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Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 00:42

-Ha, monsieur B., bonjour !

-Bonjour, docteur Blog.

-Vous êtes là pour votre bilan annuel, je suppose ?

-C'est cela même, docteur. Vous êtes perspicace.

-Je l'avais noté sur mon petit carnet. Alors, si je me souviens bien, la dernière fois que nous nous sommes vus, vous étiez rentré du Sénégal depuis cinq mois, vous étiez gras, célibataire, au chômage sans indemnité, et vous habitiez chez vos parents, c'est bien ça ?

-je n'aurais pu mieux résumer la situation, docteur.

-et depuis, racontez-moi ?

-beeeen... d'abord, je suis resté au chômage, hein. Puis j'ai pris des vacances avec la famille, vu un peu les petits cousins, tout ça, puis j'ai trouvé un boulot fin septembre.

-ha, bien ! Il vous plait ?

-Ça va, il est à ma portée, quoi. Je corrigeais des traductions de guides techniques en anglais, lisais des rapports, en copiais-collais des bouts dans une base, grosso-modo. Puis j'allais à des réunions avec mon petit cahier à spirales.

-Vous en parlez au passé, vous l'avez perdu ?

-Nan, pas encore, mais c'était un boulot de neuf mois, fin juin, je rentre chez papa maman. Et comme j'ai fini la mission principale pour laquelle j'ai été pris, je commence à y penser sérieusement.

-Ha, vous aviez quitté le domicile de vos parents, ça s'est bien passé ?

-Plutôt, oui. C'était à Nantes. J'ai un appart de 28m², que je quitte donc fin juin. Mais bon, j'y passais pas non plus tous mes week-ends, comme je n'avais rien à fiche à Nantes, je rentrais souvent faire ma lessive à la maison. J'avais bien une laverie automatique au pied de mon immeuble, mais je n'ai pas compris comment elle marchait, et l'éclairage était flippant.

-Vous n'aviez pas d'amis à voir à Nantes ?

-Si, si. J'en avais un que j'ai eu le temps de voir trois fois (dont une pour son déménagement) avant qu'il parte à l'autre bout de la France, et un autre est descendu une fois de Rennes, et on est allés voir des bateaux et des appâts de pêche japonais, c'était plutôt chouette.

-Ha, ça fait pas beaucoup, sur sept mois. Vous n'avez rencontré personne ?

-À part les collègues ? J'ai discuté sur le pas de la porte avec un représentant de France Loisirs, mais je crois que c'est tout.

-Mmmh. Ça fait pas gras, en effet. Et sinon, côté filles, ça se passe comment ?

-Ho bah comme d'habitude, quoi.

-Aïe. A ce point ?

-Ben... oui. Y'avait bien cette fille, une amie d'amis, qui était mignonne, intelligente, qui riait à mes blagues...

-Et ?

-En fait, on avait plus de points communs que je ne croyais.

-Ha ?

-Oui, elle aussi préférait les filles.

-PFFFRT. Excusez-moi, c'était nerveux, et totalement hors de propos. Je suis confus.

-Bah, vous en faites pas, à votre place, j'aurais sans doute la même réaction. Mais bon, comme on dit, [biiip] derrière l'oreille assure un bon sommeil.

-On dit ça ?

-Je sais pas. En tous cas, je dors très bien.

-Bien. Puisque vous évoquez la question de la santé physique... je note que comme madame votre maman me l'a signalé, vous êtes toujours d'aspect aussi flasque, voire peut-être plus, non ?

-Voui. Mais je me suis coupé les cheveux, du coup j'ai considéré que j'en avais fait assez pour mon apparence cette année.

-D'aaaaaaccord. Mais du coup, il y a des points positifs, dans cette année ?

-Ben, là, y'en a un dont je n'ai pas le droit de parler. Et sinon, j'ai acheté et lu des tas de bouquins et de Bds, c'est plutôt chouette.

-Bon, je crois qu'on a fait le tour. Ça vous a fait du bien ?

-Bah, ça a meublé un dimanche soir, quoi.

-Très bien. On se revoit dans 10 kilos... Pardon, dans un an ?

-Ha ha.

-Allez, au revoir, et bon anniversaire !

-Oh, ta gueule.

Par Francis - Publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Dimanche 17 mars 2013 7 17 /03 /Mars /2013 21:42

Je suis allé chez mon libraire BD hier, parce que ce sont des choses qui se font quand on est un citoyen responsable que d'aller claquer son pognon dans les petits commerces de proximité afin de se construire une culture qui permette de se la jouer dans les derniers salons à la mode. Et je m'y suis acheté (avec le dernier Philémon, le dernier Marc-Antoine Mathieu et le dernier Une vie chinoise) le premier Last Man, de Vivès, Balak et Sanlaville, parce que j'en avais vu les premières pages sur internet. En voici donc le résumé à chaud :

 

Alors Last Man, c'est trop cool, c'est l'histoire d'Adrian, il a douze ans et il a trop de la chance, il est dans une école de karaté comme dans Karaté Kid ! Sauf que bon, il est pas super fort il sait pas tenir sa garde, mais quand même dans sa chambre il s'entraîne à mettre des coups de poings forts et tout, mais Gregorio il lui casse quand même la gueule, parce qu'il sait pas monter sa garde il attaque un peu comme un con Adrian, et en plus pour le tournoi il a trop pas de chance, parce qu'il est en équipe avec Vlad qu'est trop nul et qu'a une coupe de cheveux nul et qu'au foot à tous les coups ils l'auraient pris en dernier et il aurait été goal.

 

Ha oui parce que j'ai oublié, mais y'a un super tournoi de combat dans la ville et c'est organisé tous les ans par le roi Virgil et la reine Efira et c'est en équipe ! Et Adrian il a pas de chance parce qu'il est en équipe avec Vlad et Vlad en plus qu'il a un bonnet moche, il a mangé de la raclette la veille du tournoi et le matin il a mal au ventre et il peut pas combattre et du coup Adrian il peut pas parce que c'est un tournoi par équipes, comme dans Pokemon un peu ou alors rien à voir j'ai jamais joué à Pokemon mais je croyais. Et il faut casser la gueule à son adversaire ou le faire sortir du ring comme dans Dragon Ball et y'en a ils ont des pouvoirs comme en faire appel au vent et faire des genres de Kamehameha et tout.

 

Mais là, Adrian il va pas pouvoir combattre parce que Vlad est malade, sauf que ! Il y a un type qui arrive et il est mal rasé et il est super musclé comme un américain et il s'appelle Richard Aldana et il trouve que la ville d'Adrian c'est un peu un bled parce que y'a pas de cigarettes et aussi ils savent pas ce que c'est une moto et il est venu tout seul sans partenaire parce que il savait pas que c'était un tournoi par équipes et il trouve que c'est pourri les matchs en équipe mais il entend Adrian qui parle avec sa mère, elle est trop jolie sa mère, et il entend qu'il a besoin d'un équipier Adrian, alors il fait semblant que son équipier l'a lâché et il demande à Adrian d'être son équipier et tout !

Adrian du coup il veut bien surtout que Richard il a l'air trop fort et même il fout la honte au prof de combat d'Adrian déjà qu'il a un bouc ridicule blond et il fait SHAÏ en attaquant et il le contre juste en levant son bras comme ça ! Trop fort !

 

Et finalement il raconte à la maman d'Adrian et à Adrian qu'il faut trop qu'il fasse son combat parce que avant il avait un copain ils s'entraînaient tout le temps ensemble et les gens les appelaient les Frères Karaté ! Mais son copain frère il est mort tué par Thaï Boy et après la maman d'Adrian change d'avis et ils vont faire des combats ensemble !

 

Alors là c'était juste le début mais après y'a les combats qui commencent et tout, et il y en a qui ressemblent aux frères Bogdanov qui se moquent d'Adrian et de Richard Aldana, et du coup on se doute bien qu'ils vont se prendre une grosse raclée, en tous cas on en a bien envie, et en même temps y'a Gregorio le sale beau gosse de la classe de karaté de Adrian et Elorna qui sont dans la même équipe qui font leurs combats et tout et Elorna c'est la fille de la classe d'Adrian qui est jolie et gentille avec Adrian alors que les autres comme Gregorio ils se moquent mais Gregorio c'est un con en plus il perd son combat et derrière Elorna elle gagne contre le gars qu'a battu Gregorio qu'est de l'école du vent et puis on voit comment les points sont comptés avec les doigts c'est trop classe et tout.

 

Et puis Adrian et Richard Aldana ils font leur combat, et Richard Aldana il dit à Adrian qu'il se bat comme une quiche et qu'il va lui apprendre et aussi le prof de karaté blond avec le bouc moche il sort avec la maman d'Adrian et il lui dit qu'il l'aime et il se cogne la tête sur une porte il est un peu taré d'ailleurs il le dit à Marianne (c'est la maman d'Adrian) il lui dit Marianne ! Je suis complètement taré ! Et il en a l'air quand il le dit et qu'il se cogne la tête contre la porte et après Marianne elle va voir Richard Aldana et je crois qu'ils finiront par tomber amoureux mais là elle est juste trop forte la maman d'Adrian j'aurais trop voulu avoir une maman comme elle et aussi jolie !

 

Et aussi y'a des autocollants à la fin du livre !

 

 

Hum. En bref, la lecture de Last Man, c'est peut-être un plaisir un peu régressif. Et c'est justement ça qu'est bon. On pourrait chercher à analyser, à dire que c'est bien foutu du point de vue narratif et tout, mais en fait, c'est surtout cool, et c'est cool de lire un truc cool. Avec les frères Bogdanov qui se font marave la gueule, ce qui rend les choses encore plus cool.

Par Francis - Publié dans : L'antre de la Flagorne
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Mardi 5 mars 2013 2 05 /03 /Mars /2013 22:42

Il fallait bien que ça arrive un jour : j'ai été tagué dans une chaîne par cubik. C'est flatteur, quelque part, ça veut dire que quelque part, fut-ce en Belgique, on se souvient de moi. Mais aussi c'est chiant, parce que c'est une responsabilité à laquelle je ne saurais me soustraire. Parce qu'internet, c'est un pacte : quand tu es tagué dans une chaîne, tu réponds. Sinon, bientôt, ça va être l'anarchie sur le web. Et qui voudrait de ça ?

Or donc, voici les règles de la chaîne :

 

Les règles du jeu :
- Poster les règles du jeu
- Répondre aux 11 questions
- Inventer 11 nouvelles questions
- Taguer 11 blogueurs et leur annoncer la nouvelle.

 

Allons-y donc gaiement pour les questions.

 

  1. 1. Quelle est selon toi la meilleure façon d'accommoder le chat ?

 

Je ne suis pas très cuisinier, hélas. Ce n'est pas faute d'avoir des exemples, voire des role-models tout plein ma famille, pourtant ! Ou alors si. J'ai tellement de personnes dans ma famille qui sont fichues de prendre des trucs pas bons de cantine (genre des courgettes, ou des petits pois, ou des steaks pour chiens) et d'en faire des trucs bons (sauf le steak pour chiens, parce que c'est dur d'enlever les petits os) que jamais je ne me suis donné la peine de tenter de faire la cuisine. La dernière fois que j'ai essayé, j'ai raté mes œufs au plat. C'est pas facile de gérer la cuisson, hein ! Le seul truc que j'arrive à faire, c'est la soupe. Je gère carrément la soupe. Soupe à l'oignon, soupe à la tomate, même harira, la tête de ma mère, alors que c'est plus compliqué, parce qu'il faut mettre la poudre dans l'eau et pas l'eau dans la poudre. Du coup, je pense que la soupe au chat serait la meilleure façon pour moi d'accommoder le chat. En plus, ça sonne bien, la soupe au chat.

Donc, pour faire une soupe au chat : prenez un chat de taille moyenne, de préférence celui de la voisine qui fait chier à miauler toute la journée, et cognez-derrière la tête avec un bâton. Si vous n'avez pas de bâton, attrapez-le par la queue, faites tournoyer et BING sur un coin de table. Epluchez-le et videz-le. Faites bouillir de l'eau dans une cocotte, mettez-y le chat, salez, poivrez, ajoutez un peu de bouquet garni, faites mijoter longtemps, c'est prêt. Mangez avec des patates.

 

 

  1. 2. Quel est ton pouvoir de mutant ?

 

Mon pouvoir de mutant ? Le pouvoir de mutant que j'ai, pas un truc que je voudrais pour espionner Scarlett Johansson nue sous la douche (fais pas attention, c'est pour faire remonter mes stats) ?

Alors là, tu me crois si tu veux, hein, mais j'en ai un top de chez top : je sens pas de dessous les bras. Du coup, je peux me laver une fois par semaine, personne remarque rien, sauf les cheveux gras. Et re-du coup, j'économise de l'eau et je sauve les ours polaires.

Et je trouve que c'est un peu la classe.

 

  1. 3.Tu as écrit une chanson pour Didier Barbelivien, quel est son titre et pourquoi ?

 

Ça ressemble plus à une affirmation qu'à une question. Alors maman, papa, non, c'est faux, je n'ai pas écrit pour Didier Barbelivien, je n'ai pas craché sur les valeurs que vous m'avez inculquées de longues années durant, je n'ai pas foulé aux pieds ces années d'éducation à grands coups d'Albert Collins, de Cesaria Evora et de Henri Des pour la vaine gloire de voir mes mots chantés par l'idole du petit Nicolas. Mais si je devais écrire une chanson pour Didier Barbelivien, ce serait sans doute une ballade romantique sur fonds d'ocarina qui s'intitulerait « Mon amour est une terre brûlée ». Et je l'aurais écrite pour l'argent et pour crier ma détresse à la face du monde.

 

  1. 4. Pour quel blogueur/blogueuse changerais tu d'orientation sexuelle ?

 

Alors spontanément, je dirais Libon, comme ça. Parce que c'est un peu le mec qui a la classe ultime, qui sait aussi bien raconter les aventures de la mamie d'un lézard géant que réparer un lave-linge dont le posistop ne fonctionne plus. Mais en même temps, je m'en voudrais de briser un couple et de priver sa blonde d'un mec qui fait des tas de machins avec des trucs, surtout qu'elle aussi je l'aime bien et elle fait des chouettes trucs.

Du coup, je me rabattrais sur cubik, parce qu'il a quand même une putain de bibliothèque, et qu'il n'aurait pas de complexe pour appeler le livreur de sushis pour moi (je n'aime pas appeler les livreurs).

 

  1. 5. Quel est ton fromage préféré ?

 

Le Saint-Nectaire. Déjà, il a le plus beau nom des fromages, je trouve. Puis sous sa croûte noire et duveteuse, on trouve une pâte molle et parfumée que c'en est sûrement un péché que de mordre dedans mais c'est pas grave. Chaque fois que je vais chez papa-maman, je passe une bonne partie de mon temps à la cuisine, en laissant la porte du frigo ouverte pour me planquer, pendant que je me taille des tranches de Saint-Nectaire, pas trop fines sinon on sent pas le goût et pas trop épaisses sinon c'est trop vite fini. Purée, je me fais du mal, je vais me faire une tartine, je reviens.

 

  1. 6. D'où vient le vent ?

 

Réponse longue : alors il me semble que si je ne dis pas de bêtises, tu as par exemple le soleil, là, qui chauffe de l'air, au-dessus de la mer, mettons. Bon, ça te fait de l'air chaud qui monte. Puis là, il rencontre de l'air plus froid qui vient d'un peu plus loin, et genre, y'a baston, et puis t'as la force de Coriolis qui fait tourner tout ça comme une toupie d'air à cause de la terre qui tourne, et tout, puis y'a encore plein d'autres machins avec le relief et des trucs.

Réponse courte : des arbres qui éternuent (of course).

Réponse super courte : de mon cul. (lol)(en plus, y'a un jeu de mots, vous avez vu ?)

 

  1. 7. Johnny, Eddy ou Dick et pourquoi ?

Dick. Non pas parce que j'ai menti sur mon orientation sexuelle à la question 4, bande de coquinous, mais à cause de Mireille. (Connaissant cubik, il pensait à un autre Dick, mais je préfère le hollandais à cheveux au pseudo-rocker français d'où qu'il sort. Je vous ai déjà parlé de mon excellente éducation musicale?)

 

  1. 8. Tu proposes une série à HBO, quel est son titre, son sujet et son casting ?

Alors en fait, ce serait un truc un peu conceptuel, je ne sais pas si j'arriverais à le leur vendre, parce qu'il n'y aurait pas d'histoires de fesses dedans. Ce serait une adaptation de Jacques le Petit Lézard Géant, de Libon, parce que j'aime bien être cohérent, et aussi que ça me permet de pas avoir un casting énorme à gérer.

Ça s'appellerait Jacques the Little Giant Lizard, pour la touche frenchy. Mamie serait évidemment jouée par Maggie Smith. Jacques serait doublé par Bryan Cranston, mais juste doublé parce que sinon en fait ça sera une marionnette fabriquée par Jim Henson. Et Sam Lloyd, qui joue Ted l'avocat dépressif dans Scrubs, serait le scientifique dont j'ai oublié le nom qui recueille Jacques.

Y'aurait aussi John Goodman qui ferait un général, et Steve Buscemi sans doute un sous-fifre.

 

  1. 9. Quel est ton fantasme honteux (on le répétera pas) ?

Je... Je sais pas si je peux le dire.

J'aimerais bien faire l'amour avec une femme.

Mais chut.

 

  1. 10. Quel est le meilleur Expendable ?

 

C'est une question piège ? Parce que si un Expendable est meilleur que les autres, on peut plus s'en passer et du coup c'est plus un Expendable ? Non ?

Alors j'ai un peu honte, mais j'en ai vu aucun, parce que j'ai eu, en plus d'une excellente et louable éducation musicale, une toute aussi excellente éducation cinématographique. Je suis confus. Pfioulala.

Tu m'aurais demandé « c'est quoi le meilleur Kubrick », là j'aurais pu répondre (Shining, c'est le seul que j'ai pu voir en entier)(bon, à cause de ma voisine de stalle à la bibliothèque de l'Université Laval à Québec, mais ça compte quand même). Mais là, non.

  1.  

  2. 11. Tu m'aimes ? Pourquoi ?

Ho, ben ch't'aime ben, ouais. Parce que tu as pensé à moi pour ce truc, déjà, ça fait plaisir. Ha si, hein, c'est chiant de répondre, mais en même temps, on est là roooh, il a pensé à moi c'est trop chou je peux pas ne pas répondre quand même, et tout.

Puis tu m'as fait ouvrir un blog, et ça m'occupe bien depuis quelques années, aussi, et je t'aime pour ça.

Puis aussi tu m'as fait découvrir Detroit Metal City, et ça c'est bien chouette, aussi.

Du coup, avec tout ça, oui. Je t'aime.

 

(ma maman va faire une crise cardiaque. JE MENS sur ce blog, maman, je passe mon temps à mentir)

 

(et va pas t'imaginer des choses, cubik)

 

Bon, passons aux onze questions. Pour faire simple, je vais pomper sur celles que j'ai au-dessus, je suis nul en questions :

 

1 : On t'annonce que ton métabolisme ne peut plus supporter la combinaison saucisson/Prince de Lu. Auquel renonces-tu jusqu'à la fin de ta vie ?

 

2 : Tu es le nègre de Marc Levy. Quel est le titre de votre prochain roman, et de quoi parle-t-il ?

 

3 : Quelle est ta soupe préférée, culinairement parlant ?

 

4 : Quelle est ta soupe préférée, musicalement parlant (et dont tu ne voudrais pas que le monde sache que tu l'écoutes, parce que quand même, c'est la honte) ?

 

5 : Ça ne te gêne pas que je te tutoie ? Pourquoi ?

 

6 : C'est qui le plus fort, Dinophysis ou Myrionecta ?

 

7 : Tu préfères qui, ton papa ou ta maman ?

 

8 : Tu t'es rendu compte que j'avais pas d'idée pour plus de quatre questions ?

 

9 : Pourquoi regrettes-tu ton orientation sexuelle ?

 

10 : Si tu devais me résumer ta vie en douze mots, lesquels seraient-ce ?

 

11 : Si tu devais choisir entre Marc Levy et Guillaume Musso, qui épouserais-tu ? Pourquoi ?

 

Et maintenant, c'est le moment où je regarde dans mes contacts facebook si je connais des gens qui ont encore un blog. Ça va pas être de la tarte.

 

 

Du coup, je tague Cochon, la Polonaise, Yoze, et euh. Je connais pas beaucoup de blogueurs, en fait. CSS Panda, Le Chinois et Scarlett ont dit qu'ils allaient le faire, on va bien voir si c'est pas des foies jaunes. Pis bien sûr wawaa, que j'avais oublié dans les gens que je connais dont je savais qu'ils ont un blog.

 

 

Par Francis - Publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Jeudi 14 février 2013 4 14 /02 /Fév /2013 14:42

J’aime bien la Saint-Valentin.


Mon célibat, rigoureux et prolongé, y est peut-être pour quelque chose. J’aime bien la saint-Valentin, parce que c’est un jour où je n’ai pas la moindre obligation de ne pas oublier de me souvenir qu’il faut absolument que je fasse quelque chose de gentil, contrairement à la fête des Mères, par exemple (où au jour de la coloscopie de mon petit frère).

 

C’est donc l’esprit libre que je peux me livrer à mes fantasmes de Saint-Valentin, car je suis, au fond, un grand sensible. Un romantique. Un Rodrigue. Ou peut-être pas, je ne sais si Rodrigue était romantique. Mais s’il l’était, alors j’en suis un. Je rêve de tendresse, d’amour pur et doux comme de la Soupline. J’en ai tout plein à donner, de la tendresse et de la romance et de la douce pureté. Mais personne pour la recevoir.


Personne d’autre que toi, lecteur, lectrice.


C’est donc le cœur battant comme un tam-tam dans ma poitrine que je m’adresse à toi, que je viens à toi t’offrir sur un plateau non pas mon cœur, qui est, comme dit plus haut, dans ma poitrine, mais mon âme.


Et comment mieux offrir son âme sur les internets que par un montage vidéo ?


Ainsi donc, voilà, pour toi lecteur, pour toi lectrice, mon cadeau de la Saint-Valentin.

 


 
Par Francis - Publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 17:42

Ce blog se voulant un espace de culture, un peu comme les salons viennois du dix-neuvième siècle, j'ai décidé qu'il était de mon devoir de vous ouvrir les yeux sur la littérature, en vous inondant de critiques éclairées et autorisées. Il y en aura au moins une. Celle-ci, que j'ai par ailleurs écrit pour un autre site. Mais si ça ne me permettait pas de mettre un peu à mon jour mon blog, je serais un sacré couillon, non ?

 

Toujours est-il que je viens donc vous parler, en cette fraîche journée de février, de manga. Et, afin de gagner des lecteurs potentiels, je vous causerai de ce phénomène de mode qu'est le manga pour le pinard, dénomitulé les Gouttes de Dieu. Certes, le phénomène de mode est déjà ancien. Et alors, dirais-je ? Il reste un des rares machins qui aient franchi la frontière du « bon c'est du manga, mais on peut le lire quand même » posée par je ne sais plus qui, car la caractéristique de ce manga, c'est d'être lu en France même par des gens qui « n'aiment pas le manga » ou « n'y connaissent rien en BD », parce que ça a dû être encensé dans Télérama (ou un truc du genre), parce que ça parle d'un truc typiquement français : le vin.

 

Je vous résume le pitch : un super critique japonais de vin, appelons-le Robereto Parekeru-san – ce n'est pas son vrai nom, mais j'ai oublié – est mort, sans doute tué par une barbe bizarre plaquée sur la moitié inférieure de son visage. Il a un fils beau gosse, qui n'aime pas le vin parce que son père aimait le vin et que non mais des fois hein, on est rebelle ou on l'est pas et lui il l'est, et donc il bosse dans une entreprise de bière, et quand il arrive à la lecture du testament de son père il découvre que celui-ci a un fils adoptif beau gosse ténébreux, et qu'il va y avoir un duel de beaux gosses pour hériter du magot et de la super-cave du papa, duel consistant en la recherche, une par une, de 12 bouteilles que le papa a décrites. Ouf.

 

Pour corser les choses, le fils adoptif beau gosse est un super champion du vin à lunettes, qui fait oh oh oh en écartant les bras et laisse sans doute des taches dans le fond de son slip quand il déguste un truc. Notre héros beau gosse, lui, n'y connait rien sauf qu'il découvre qu'il a eu un entraînement secret en léchant des couteaux quand il était petit ce qui fait que c'est un super dégustateur, et en plus il a un super pouvoir, celui de décanter en contre-plongée n'importe quelle bouteille pourrie pour la faire devenir comme une fleur qui s'épanouit et que les gens qui disaient avant « bon sang, ce vin est pourri » se mettent la main sur la joue et s'exclament « bon sang, ce vin n'est pas pourri du tout ».

 

Et donc, au fil des vingt-cinq tomes (jusqu'à maintenant), on va chercher 12 vins. Au tome 19, on en est au cinquième. Mais il faut du temps, pour que le lecteur découvre des noms de pinards et des méthodes de fermentation, qui constituent, il faut l'avouer, le point intéressant de la série. Parce que sinon, c'est quand même un poil lassant de voir des gens ouvrir des bouteilles et faire oh oh oh il est bon en écartant les bras. Bon, il y a aussi un peu de fesses, parce que le fils adoptif ténébreux se tape quelques gonzesses, par exemple quand il va quelques semaines dans le désert chinois pour être sûr d'avoir soif.

 

Parce que oui, il y a aussi des aventures, entre les ouvertures de vin, mais elles sont quand même un poil excessives, et nos amis pinardophiles ont généralement un bol assez incroyable, et ils rencontrent partout des gens dont le pinard est l'unique passion dans la vie, ou a ruiné la vie à un point qu'on ne soupçonnerait pas le pinard d'être capable : on trouve donc des amateurs de vin dans le désert de Gobi (enfin, pas encore amateurs, mais en passe de devenir super-dégustateurs), mais aussi dans le moindre bar à sushis dans lequel pénètre un des héros, et si leur vin doit représenter un premier amour, sur qui croyez-vous qu'ils tombent dans les douze pages qui suivent ? Bingo. Leur premier amour, qu'ils n'ont pas vu depuis des années, mais qui entretemps est devenu pro du vin. Et s'ils doivent trouver un vin qui représente le mont Cervin, sur qui tombent-ils, accrochée à une touffe d'herbe au-dessus du précipice ? Une nana dont le petit copain disparu a promis de lui faire goûter un vin qui représente le Cervin japonais, bing.

 

En bref, niveau scénario, c'est quand même un peu facile de sortir des deus ex-machina à chaque tome. Si vous faites ça, arrangez-vous pour que ce soit drôle, quoi (quelqu'un a réclamé la police végétalienne ?).

 

Dans le même domaine, le truc hyper-récurrent (et essentiel à l'histoire) c'est la réaction disproportionnée à la moindre goutte, qui évoque forcément un truc hyper-précis et identique pour tout le monde. Alors je sais pas vous, mais moi, je n'ai jamais rencontré personne capable de dire en buvant du pinard « ha oui, c'est une prairie remplie d'orchidées au soleil couchant avec des bébés renard qui jouent devant leur terrier et mon premier amour qui joue du violoncelle – argh, c'est pas le vin que je cherchais, elle devait jouer de la vielle à roue ! ». Et si c'est pas ça, c'est un totem, ou l'amour d'une mère, ou un coup d'un soir (je vous jure). Franchement, dans Yakitate !! Ja-pan, c'est plus drôle et presque plus crédible.

 

Tout ça pour dire, mais bon sang, il y a tant de chouettes mangas, pourquoi faut-il que les médias ne parlent et n'encensent que des bouses sous prétexte que « y'a du pinard donc c'est bien puisque ça fait français » ? Pour le pinard, lisez les Ignorants de Davodeau, merde.

 

En plus, s'il dessine vachement bien les bouteilles, le dessinateur sait pas faire les barbes et les filles ont des ongles de douze centimètres, berk.

 

 

Par Francis - Publié dans : Les plaintes geignardes de moi
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Dimanche 20 janvier 2013 7 20 /01 /Jan /2013 00:42

La rue est vide. Dix-neuf heures, un mardi soir, ça faisait pas un pli. Je prends une grande inspiration, je tire le bas nylon sur mon visage, et j'empoigne le fusil à pompe planqué sous le siège passager. L'espace d'un instant, je me dis que je peux encore reculer, que je suis en train de faire la connerie de ma vie. Puis mon regard tombe sur la carte plastifiée posée sur le tableau de bord. Cette carte qui a été déclarée périmée par ces enfoirés de la BM. Trois semaines déjà. Trois putains de semaines. Le manque me monte à la tête. Je serre les dents, mes doigts se crispent sur la crosse du fusil. C'est parti.

 

Je me glisse hors de la bagnole, ferme la portière sans un bruit, traverse la rue déserte dont les lampadaires s'allument tout juste, et je pousse la porte de la boutique. Un tintement retentit. Le type est au fond de la boutique, de dos, en train de trimballer des cartons.


« Désolé monsieur, il est sept heures, on ferme ! » Sa voix est amicale, mais ferme. Moi aussi, je peux être amical et ferme, connard.

« Je m'excuse de vous déranger, mais c'est pour un hold-up. »

Haha. Calme, poli, et avec de l'humour. Trop la classe. Gentleman cambrioleur.

« Pardon ?

-JE TE DIS QUE C'EST UN HOLD-UP, CONNARD, ALORS FAIS-MOI LE PLAISIR DE ME REGARDER QUAND JE TE CAUSE ET DE RAMENER TES MICHES SI TU VEUX PAS QUE JE T'EXPLOSE TA GUEULE DE CONNARD J'AI UN PUTAIN DE FLINGUE, CONNARD ! »

Bon. Je devais être plus stressé que ce que je pensais, malgré le Gelsemium que m'a filé maman pour les entretiens d'embauche. On va faire avec.

Le type se retourne, l'air plus surpris qu'effrayé. Puis il aperçoit le canon du fusil. Sa mâchoire tombe. Il fait moins le malin. Il a l'air jeune.

« Je... vous... vous voulez la caisse ? Je vous la donne, y'a pas de problème, mais un mardi, vous savez, dans une librairie, les affaires sont pas terribles, y'a pas grand-chose, mais y'a pas de problème, je vous la donne hein !

-Je m'en bats les steacks de ton pognon. File-moi tout ce que t'as en Jorn Riel.

-Je... Hein ?

-Jorn Riel. Les Racontars Arctiques. En poche ou en intégrale, je m'en fous, balance-les dans le sac. »

Je lui envoie le sac de sport à la tronche, il l'attrape par réflexe.

« Je... je suis désolé, j'ai pas de Jorn Riel.

-Putain ! Elle dit bien « librairie », la pancarte au-dessus de ta boutique, connard, je me trompe ?

-Non, mais...

-T'es un putain de libraire, mais t'as pas de Jorn Riel ?

-En littérature nordique, j'ai Paasilina, c'est très bien aussi, c'est finlandais, de l'humour un peu absurde... » Sa voix tremble un peu. Y'a de quoi, avec des propositions pareilles.

« Putain, mais tu crois que je choisis mes auteurs par nationalité ? T'es con ou t'es con ? En plus, Riel, il est danois, ducon ! Bon, Pratchett, t'as quoi de Pratchett après les douze premiers ? Et grouille, j'ai pas la nuit !

-Pratchett, vous avez de la chance, je viens juste d'avoir du réassort, j'ai tous les derniers, je... je vous les mets dans le sac ?

-Fais ça, ouais. MAIS NAN DUCON UN SEUL EXEMPLAIRE DE CHAQUE TU CROIS QUE JE CHANGE DE BOUQUIN QUAND JE VEUX LE RELIRE ? » Ma voix est partie dans les aigus.

« Pardon, pardon, désolé, je voulais pas, je... c'est pas pour revendre donc ?

-Nan, c'est pas pour revendre, c'est pour lire, crétin. Maintenant, file-moi... Rah, putain de merde, j'ai oublié la liste !

-Je... je peux vous aider ? Vous avez une idée de l'auteur, du thème ?

-MAIS TA GUEULE, J'ARRIVE PAS À RÉFLÉCHIR ! Alors attends, ma tante m'en avait parlé aux dernières vacances...

-Plutôt classique, vous savez pas ? Ou SF, fantasy ? C'est quelle genre de lectrice, votre tante ?

-PUTAIN LA FERME ! Une histoire épistolaire, pendant la seconde guerre mondiale ?

-Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ?

-Ouais, c'est ça ! Merci !

-Alors attendez... Ha.

-Quoi ?

-Ben, en fait, j'en ai bien un exemplaire, mais c'est une cliente qui me l'a commandé, elle doit passer le prendre demain.

-PUTAIN, fait chier !

-Mais si la période vous intéresse, j'ai plein de trucs dessus.

-C'est pas tant la période que le lieu. Les Anglo-Normandes, je sais pas pourquoi, ça m'a toujours fait rêver.

-Haaa, alors là, je peux vous conseiller Sarnia, de je sais plus qui., et c'est un beau bouquin, c'est les mémoires d'un habitant de l'île, il me semble que c'était traduit par Queneau...

-Queneau ? Il était traducteur ?

-Ha bé oui, il en a fait quelques-unes. Par exemple, vous avez l'Ivrogne dans la brousse, d'Amos Tutuola, un écrivain nigérian, un des tout premiers grands auteurs africains, ça parle d'un mec... Attendez, je vous lis les premières lignes... « Je me soûlais au vin de palme depuis l'âge de dix ans. Je n'avais rien eu d'autre à faire dans la vie que de boire du vin de palme. »

-OK, envoie !

-Et après, son malafoutier meurt. Son malafoutier, c'est le type qui lui prépare son vin de palme...

-M'en dis pas plus, balance !

-Les deux ? Sarnia et L'Ivrogne ?

-Bien sûr les deux ! Et putain, t'as intérêt à ce que ça vaille le coup !

-On a une politique d'échange en cas de... quoiqu'en fait, je sais pas si elle s'applique, là.

-LA FERME ! Primo Levi, Si c'est un homme !

-Quoi, vous l'avez pas lu au collège ?

-Non, OK, j'ai des trous dans mes classiques, content ? Je suis pas le seul, que je sache !

-Ha ouais, mais quand même...

-HEY, j'essaye de régler ça, justement ! Grouille !

-OK, OK, je vous le mets.

-Bon, maintenant, le dernier Musso.

-Sans déconner ? Merde, vous me décevez.

-J'ai une tête à lire du Musso ? C'est pas pour moi, ma copine est fan...

-Ouais, c'est ce qu'on dit. Enfin, j'ai rien contre Musso, hein, il me fait vivre, ce mec.

-C'est bon, t'as fini ? Grouille, ou je t'allume !

-C'est bon, c'est bon ! Mais...

-Mais quoi ?

-Ben, si vous me permettez un accès de conscience professionnelle, ça me fait mal de vous voir partir avec ce bouquin. Pour votre copine, je mets le premier tome des chroniques de San Francisco, ça se passe un peu dans les mêmes coins que les Musso, mais en pas pareil. En bien. Moins sirupeux, aussi. Puis correctement écrit. Puis si elle aime pas, quittez-la, sans rire.

-Je...

-Bon, ben, au revoir.

-C'EST MOI QUI DIS QUAND JE DIS AU REVOIR ! C'EST MOI QU'AI LE FLINGUE ! OK ? AU REVOIR ! ET J'AI PAS BESOIN DE CONSEILS MATRIMONIAUX D'UN PUTAIN DE LIBRAIRE, MERCI BEAUCOUP ! »

 

Je recule en le braquant, le sac dans la main gauche. Je pousse la porte de l'épaule, l'épaule, je traverse la rue encore vide à toute blinde, je saute dans la bagnole, j'arrive à démarrer en trois essais, et je fous le camp. Pas de sirènes, pas de flics sur la route, rien, pourtant, mon cœur bat à deux cent à l'heure.

 

Mais putain, ça fait du bien de savoir que j'ai ma dose pour la semaine. Si ces connards de la Bibliothèque Municipale m'avaient pas sucré ma carte jusqu'à la fin de l'année pour une malheureuse douzaine de bouquins non-rendus, j'en serais pas là. Putain.

 

Je réussis un créneau parfait devant le HLM.

Et merde. Je savais bien qu'il me manquait quelque chose. Une Histoire de tout ou presque, de Bill Bryson, je le voulais depuis des plombes. Je fais quoi ?

 

J'y retourne ?

Par Francis - Publié dans : Les élucubrations verbeuses de moi
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Jeudi 10 janvier 2013 4 10 /01 /Jan /2013 19:42

S'il est bien quelque chose de triste en ce bas monde, c'est de rentrer chez soi après une journée de travail, parce qu'on arrivait plus à réfléchir, et de se rendre compte qu'on n'a rien envie de faire en arrivant à la maison (en particulier le ménage qui attend depuis l'année d'avant).

 

Mais rien de rien, hein. T'es chez toi, tu regardes ton appart tout crade, la table qu'il faut essuyer, la vaisselle qu'il faut faire, la chambre qu'il faut ranger, la poussière qu'il faut balayer, et pffrrt. Tu te couches tout habillé sous ta couette, sans même éteindre la lumière (que tu as allumée parce que tu n'as pas ouvert les volets depuis des semaines, parce que quand tu rentres chez toi il fait nuit de toute façon).

 

Qu'est-ce qui peut te remonter le moral dans cette situation ? Un peu de statistiques descriptives, bien sûr !

 

Voici donc mes lectures de 2012 en chiffres :

 

(Je n'ai pas pris en compte les bandes dessinées, parce que je ne les ai pas recensées, j'ai un peu honte, mais c'est comme ça, ma bonne dame, que voulez-vous.)

 

J'ai donc lu en tout (à quelques bouquins près que j'ai pu oublier) 141 livres, ce qui fait 0.3852 livres par jour, ou un livre tous les 2.59 jours (tous les deux jours, quatorze heures, dix-sept minutes cinquante deux secondes), ou 2.71 livres par semaine. Je ferais bien les calculs sur le temps réellement disponible pour lire chaque livre en fonction de mes heures de sommeil et de mes heures de travail, mais ayant été au chômage une bonne partie de l'année, ça devient très compliqué.

 

Ces 141 livres sont répartis sur 74 auteurs (ou parfois, doublette d'auteurs), dont 48 ne sont représentés que par un seul bouquin.

Les auteurs les plus représentés sont Terry Pratchett, avec 14 livres (dont deux one-shot hors Disque-Monde), Alexander McCall-Smith, avec 12 livres (sur trois séries), et Jorn Riel, avec 11 livres (trois séries et un one-shot). Suivent ce trio de tête Nigel Barley, Bill Bryson et Orson Scott Card avec quatre livres chacun.

 

Sur ces 141 ouvrages, 99 étaient en français et 42 en anglais, ce qui nous fait du 70 % de français contre 30 % d'anglais. C'est un score honorable.

 

La répartition des genres se fait ainsi :

  • 30 romans réalistes (21%)

  • 22 livres de science-fiction dont 6 recueils de nouvelles (15.5%)

  • 21 polars (15%)

  • 18 ouvrages de fantasy (13%)

  • 15 essais (enfin, non-fiction non-scientifique) (10.5%)

  • 11 ouvrages autobiographiques (8%)

  • 11 livres pour enfants/ados (8%)

  • 7 ouvrages « scientifiques » (5%)

  • 5 romans de voyage (4%),

  • un recueil de mails.

 

En version camembert LibreOffice, ça donne ça :

 

graphe1

 

Et en colonnes, ça donne ça :

 

graphe2.jpg

 

Et on va s'arrêter là pour les graphes moches, en fait j'aime pas.

 

La question que je me posais principalement avant de faire cette étude portait sur mon taux de relecture. Comiquement, le score de relecture est exactement égal à celui de la lecture en anglais : 42 de mes lectures sont des relectures (donc, une fois de plus, 30%), pour 70 % de primo-lectures.

Parmi ces relectures, 11 sont de Pratchett (il en a sorti trois nouveaux cette année), pour au total 19 relectures de livres en anglais, soit 45 %.

 

Etant donné le score de Pratchett, le genre le plus relu aurait par conséquent dû être la fantasy, avec 15 relectures au total, soit un taux de relecture de 83 %, mais c'est en fait les livres pour enfants, avec 90 % de relectures (nostalgie, quand tu nous tiens) qui est en tête.

A l'inverse, je n'ai relu qu'une seule autobiographie, soit moins de 10 % de mes lectures. Ensuite viennent les essais, avec 13.3 % de relectures. Le roman réaliste s'en tire bien, avec 16 % de relectures seulement. Pour la SF, c'est moyen, avec 23 % de relectures, quand même.

 

Voilà voilà, c'est tout pour cette année. Pour la prochaine, j'essaierai de voir combien j'ai acheté de livres sur ceux que j'ai lus.

 

Pour ceux qui veulent des précisions sur les titres, vous n'avez qu'à être mes amis facebook. D'ailleurs, vous l'êtes sans doute déjà.

Par Francis - Publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Mardi 8 janvier 2013 2 08 /01 /Jan /2013 19:42

Camarades, camarades,

cela faisait trop longtemps que je n'avais pas écrit d'article putassier visant à faire remonter mes statistiques. De la part d'un traducteur publié de webcomics porno (achetez Oglaf, joli, pas cher, y'a du sexe), c'était parfaitement scandaleux.

 

Voici donc de quoi, je l'espère, me faire pardonner. (maman, papa, merci de ne pas lire, ce ne vous est pas destiné). Même si c'est juste un truc vite fait pour un site qui me prend du temps que je devrais consacrer à ce blog.

 

******

 

L'humanité, il faut bien le reconnaître, a une certaine tendance à foutre le boxon chez Mère Nature. C'est un peu déprimant, je trouve. On ne sait répondre à nos besoins qu'en déforestant, polluant, exterminant, j'en passe et des pires. Même le plus innocent de nos loisirs, à savoir le sexe, est à l'origine d'une part des pires industries qui soient : celle de la contraception.

 

Attention : je ne suis pas contre la contraception, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. La contraception nous évite une surpopulation encore pire que celle que l'on connaît, et qui aurait elle-même un impact plutôt négatif.

 

Cependant, dans sa forme actuelle, la contraception est dégueulasse : l'industrie du latex nécessaire à la fabrication de capotes détruit des forêts primaires absolument irremplaçables, qui abritent une biodiversité inimaginable et dont nous n'aurons jamais la moindre idée. C'est suffisant pour me faire pleurer. Mais il y a plus glauque encore : la pilule contraceptive, qui a eu l'effet infiniment louable de libérer la femme, ce qui est une bonne chose dans l'ensemble, a un effet pervers : ces hormones de synthèse introduites dans le système féminin n'y sont pas détruites, et se voient relâchées quotidiennement dans les millions de litres d'urine produits par les femmes libérées, puis, après un éventuel passage dans une usine de traitement des eaux usées qui n'y peuvent rien, se retrouvent dans les eaux de surface. Les rivières et les lacs. Là où vivent des poissons. Qui n'ont pas particulièrement envie d'être libérés, pour autant qu'on sache, mais qui subissent quand même l'effet des hormones sexuelles : on se retrouve avec des poissons mâles féminisés, aux testicules atrophiées, et aux capacités reproductrices sabotées.

 

C'est triste, et c'est grave.

 

Face à ces drames de la contraception, on ne saurait rester les bras croisés, mais que faire ? La supprimer totalement serait un pas en arrière dont personne ne voudrait. La conserver sous la forme actuelle serait criminel.

 

La réponse s'impose donc d'elle-même : à défaut de supprimer la contraception, il faut en changer la forme.

Certains extrémistes prôneront l'abstinence. Nous pouvons, la conscience tranquille, les pointer du doigt en huant. Ça n'a jamais marché.

 

Non, il me semble que s'il est une forme de contraception susceptible de n'avoir aucun impact écologique majeur, ni de créer une société de frustrés, c'est bien le sexe oral et la sodomie.

Il est maintenant temps de prendre le taureau par les cornes et de l'enseigner dans tous les collèges et centres de planning familial. On ne sauvera peut-être pas les forêts, mais il reste un espoir pour les poissons.

 

Je voudrais conclure avec cet ancien limerick nantais :

 

There was a girl from Connecticut

Whose new year resolution was to always do it in the butt

She did so well that by the end of August

She had saved a dwindling population of halibut

 

Merci de votre attention.

Par Francis - Publié dans : Les élucubrations verbeuses de moi
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Vendredi 21 décembre 2012 5 21 /12 /Déc /2012 08:42

Lectrices, lecteurs

à l'heure où vous lirez ces lignes, peut-être ne les lirez-vous pas. En effet, vous n'êtes pas sans savoir que la fin du monde a été prévue pour maintenant, globalement, à quelques heures près, par Roland Emmerich (et des types morts).

Je me sens envahi d'une tristesse assez difficile à commensurer. J'avais tant de choses à voir, tant de gifs de loutres à publier, tant d'habitats benthiques prédominants à rapporter, tant de livres à lire. Je ne les verrai plus, ne les publierai plus, ne les rapporterai plus, ne les lirai plus, et de grosses larmes salées roulent sur mes joues rien qu'à leur évocation. Sauf, peut-être, pour les habitats benthiques prédominants. C'était un peu du foutage à rapporter, on a zéro donnée sur les fonds meubles du circalittoral en Mers Celtiques, c'est que de la modélisation, tout ça n'a aucun sens.

Cependant, en cette heure plutôt dramatique sur tant de tableaux, c'est vers vous que volent mes pensées, vous qui, à l'heure où se profile la fin, n'en restez pas moins connectés sur l'internet, jusqu'au dernier moment, attendant jusqu'au bout un nouvel article avec une loutre trop choupie, une note de Boulet, un nouveau film cochon avec des nains unijambistes, tout ça.

C'est vous qui avez raison. Même la fin venant, il n'en faut pas moins garder à l'esprit ce qui est important dans la vie.

C'est pourquoi, pour la dernière fois peut-être, je voudrais partager avec vous ces mots de sagesse, proférés par un homme mort il y a près de 2000 ans, et qui sonnent toujours justes à mes oreilles.

 

Et puis, pour partir sur une note choupie, mon dernier gif de bébé loutre :
http://imageshack.us/a/img708/3492/tumblrlyq461mzp81qzs75g.gif
Adieu, mes amis, adieu. Je vous ai tant aimés.
Par Francis - Publié dans : Les annonces de fin de blog de moi
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Lundi 26 novembre 2012 1 26 /11 /Nov /2012 22:42

Je sais pas comment c'est chez vous, mais en ce moment, chez moi, c'est l'hiver et ses frimas. Du coup, j'ai ressorti gros pulls et slips fourrés du cagibi de chez maman et papa où ils prenaient une bonne odeur de sous-bois, et je me fais pousser la barbe et les poils des oreilles, dont les qualités adiabatiques ne sont plus à démontrer. Mais surtout, je me suis mis au régime hivernal. Car quoi de mieux qu'une bonne couche de bon gras pour se prémunir des glaglas ? (vous avez noté l'allitération ? C'est pour faire poétique. La poésie, ça vous réchauffe l'âme, qui en a bien besoin aussi).

 

Donc, je mange de la soupe.

 

Parfaitement. De la bonne soupe en sachet, achetée chez Intermarché. Je la fais réchauffer le soir, dans ma casserole, sur mes plaques à induction, je remue de temps en temps comme ils recommandent dans les instructions de montage consultables au dos du paquet, pour pas que les vermicelles accrochent au fond. Parce qu'il y a des vermicelles, comme ça c'est un peu si j'avais fait des spaghetti en plus de la soupe. En plus petits, parce que quand même, j'ai déjà de la soupe. Il y a des pois chiches, aussi. Parce que la soupe comme ça, ça a une double action de chauffage, une instantanée et une différée. Tu te réchauffes quand tu la bois, toute chaude et gluante de bonne gélatine, et là, c'est la première action instantanée. Puis, par la grâce des pois chiches, tu te réchauffes toute la nuit, sous la couette.

 

...

 

Oui, en pétant, oui. Il faut toujours vous expliquer, c'est pas possible. Ça déglingue toute la subtilité du truc. On essaye de relever un peu le niveau d'internet, on case des allitérations, des frimas, et vlan, vous fichez tout par terre avec vos basses histoires de pets. Et voilà, vous m'avez cassé le moral, merci bien. J'étais content, je parlais de ma soupe, de son effet garanti sur la couche de survie hypodermique, surtout quand on en prend deux bols parce que c'est des rations de deux bols, et que je peux pas garder parce que j'ai pas de frigo, parce que j'ai la flemme d'en acheter et que de toute façon il fait froid dans la cuisine, avec tous ces frimas, sans parler des bises glaciales qui sifflent sur nos têtes et vous ratatinent un scrotum en moins de temps qu'il n'en faut, et là, paf, vous me forcez à retomber dans du pipi-caca-prout de cour de récré.

 

Oui, du pipi aussi. Vous êtes contents, maintenant ? Parce que oui, la soupe, c'est plein d'eau, surtout quand on en prend deux bols, et du coup, ça fait faire pipi. Au moins, ça donne une raison de se lever matin.

 

Voilà. Cette note est finie. J'espère que vous l'avez autant appréciée que les vieilles notes de 2008, qui étaient bien, elles.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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