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FIGB recrute




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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 22:42

Je viens de me rendre compte d’un intérêt de mon blog : son côté catarthique. Enfin peut-être, je suis pas sûr de la signification de ce mot, mais ça peut faire une belle requête Google®  je trouve. En tout cas, plus que « ta raison mon prof c'est moi ki fait la faute » ou « patte aux quatre fromage » ou « croute dans les poils pubiens »

 

Bref.

Ca me permet de hurler sur ma coloc, chose que je n’ai fait que deux fois au cours de nos longs mois de cohabitation, à chaque fois sans raison qui puisse être considérée comme valable par des gens dits sains d’esprit (une fois pour le saucisson, une fois parce qu’elle m’avait touché, et je déteste qu’on me touche, là, je me suis contenté de hurler, la fois précédente j’avais mis un pointu du pied au cul du vil perpétrateur (qui en plus avait le toupet de s’appeler Julien)).

 

Donc là, sur ce blog, je peux me moquer d’elle, par exemple, comme pour hier soir où elle a dit qu’elle avait fait la vaisselle. Et aujourd’hui, j’avais cinq poêles (oui, cinq), deux plats à tarte, une dizaine d’assiettes, à peu près autant de bols, deux casseroles, une cocotte-minute et tous les verres et les couverts qu’on possède à laver.

 

HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA.

 

Tout un CD des Flying tractors, que ça m’a pris. Plus un peu des Colocs (oui, même pas fait exprès).

 

Puis je peux me moquer de son incapacité à peler des oignons et à les couper, ou de penser que je puisse le faire sans rien pour mettre ces putains de pelures d’oignons ce qui fait que de toutes façon je dois retourner en cuisine juste après avoir fini ma vaisselle pour peler et trancher ces saloperies d’oignon pour une sauce carbonara que je vais devoir laver demain.

Arrrrrrrrrrrh des fois tout ça m’énerve un peu.

 

Heureusement que je suis de bonne composition. Et que j’ai assez honte de rien foutre de mes journées pour faire la vaisselle. Et ranger de temps en temps (comprenez parfois : planquer, du moins, pour elle) les douze paires de bottes et huit manteaux et cinq sacs à mains qui traînent dans le salon.

 

Et elle fait du bruit avec ses bottes quand elle rentre de deux minutes de sortie dehors.

 

Et jamais elle change la litière du chat, qui s’est habituée à aller chier dehors.

 

Et elle nous ramène une chose qu’elle prétend être une plante, mais elle n’a de plante que le pot. Elle l’a vue qui mourait à son bureau, donc elle nous l’a ramenée. J’ai pas bien compris si c’est pour qu’elle achève son agonie dans une atmosphère amicale, mais je sens qu’elle va voir du pays. Ou du moins, le fond de la poubelle. Non mais franchement, quoi.

 
plante.jpg

Et elle nous met un père Noël ridicule sur l’halogène et un sapin sans même me demander si j’en veux bien. (naaaaan, j’en voulais pas, c’est encore moi qui va ramasser les aiguilles).

 

papanoel.jpg  

Pfff, je vous jure, les gonzesses, non mais franchement, c’est vraiment une plaie.

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 19:42

Je sais, je sais, je ne vous ai pas accoutumés à faire des critiques de films, en bonne partie parce que je sais pertinemment que je n’ai aucun goût et suis très bon public.

 

A quoi bon faire une critique d’un film qui ne soit pas pernicieuse et perfide, et tous les autres mots en -per que l’on puisse imaginer ?

 

Hein ? Je vous le demande ?

 

Ha, puis y’a aussi le fait que je n’étais pas allé au cinéma depuis un moment, ce qui n’aide pas non plus.

Mais là, je l’ai fait, je suis allé voir le premier tome d’A la croisée des mondes, en bon fan du bouquin, qui est bien écrit, magique, intelligent, et tout. Bref une lecture si pas indispensable, du moins essentielle pour que je ne vous regarde pas d’un air hautain en pinçant les lèvres.

 

Par contre, critiquer me force à spoiler un coup, hein vous êtes prévenus.

 

Le casting, d’abord : il est sous haute pression (je sais pas ce que ça veut dire, mais je viens de l’entendre sur M6 que j’ai en fond sonore : un casting sous haute pression)(ha, apparemment rien à voir, je viens d’entendre « t’as l’air d’un mannequin de catalogue, franchement »). Les choix sont pas trop mal passés, les personnages principaux sont bien adaptés, hein, rien à dire, y’a même Christopher Lee, on le voit trente secondes, mais c’est toujours agréable de l’entendre en VO, quel que soit le rôle, il est bien choisi. Puis, contrairement à Harry Potter, même la gamine est franchement bien trouvée. C’était pas gagné, mais voilà quoi.

 

Les décors pètent bien aussi, là aussi ils se sont bien démerdés, même si je pige toujours pas bien l’intérêt de mettre des véhicules genre pods de Jedi dans Star Wars là où une calèche aurait suffi, mais bon, pareil, on les voit pas longtemps et le réalisateur avait sans doute un neveu à placer dans l’équipe des effets spéciaux qui aura apporté sa contribution avec une boule de truc violet ou bleu-vert qui tourne.

 

En parlant de ça, les daemons (les bestioles qui incarnent l’âme des personnages) sont présents sans trop attirer l’attention, bien faits, bref, ça va à peu près, et les ours ont fait pousser des petits gémissements de plaisir à ma voisine qui tendait les bras vers l’écran à chaque fois qu’ils apparaissaient avec leurs ‘tites n’oreilles.

 

Au passage, juste parce que j’ai toujours M6 en fond sonore : « va dans ton strong, mais naturel ».

 

Zut, j’en ai perdu le fil.

 

Alleï, pour les côtés négatifs : les gros raccourcis scénaristiques. Bon, c’est forcé, vous me direz, comme c’est un gros bouquin. Mais bon, des fois, ça fait bizarre, il y a des transitions un peu foireuses, on sent que les scénaristes se sont dit « bon, pour faire cette scène essentielle, on a un gros passage où il se passe pas grand-chose, on va faire emmener le personnage là par d’autres sans dire pourquoi ils le font, si on fait assez vite et qu’on leur en met plein les mirettes, ils auront pas le temps de se poser la question ».

 

Donc on sait pas pourquoi Lyra (c’est l’héroïne) se fait emmener chez les ours (« hiiiiii ils sont trop mimiiii » - encore ma voisine-), ni pourquoi le personnel de la station expérimentale toute isolée dans le grand Nord avec des montagnes toutes pleines de neige et de blizzard autour se pose pas de question en voyant arriver une gamine en jupe et collants (huhu) devant leur porte. « Je me suis perdue dans la neige » est une explication suffisante pour eux.

 

Puis les gros bémols, vus du lecteur surtout *spoiler pire* : mais euuuuuuh le ptit gitan, il meeeeeeuuuuurt, il a perdu son âme, il survit pas longtemps sans, merde ! Et la fin du premier épisode, Roger se fait tuer par le père de Lyra, quoi, zut, c’est méchant ! Ils finissent le film avant la fin du livre, le deuxième épisode, ils vont le finir au milieu du second bouquin ? Nanmého.

 

Puis pour finir, ils ont loupé une scène qui aurait pu être mythique, ça se voyait en direct : quand Nicole Kidman, qui joue une trèèèès vilaine femme qui aime torturer les enfants (dans le livre), annonce à Lyra, la petite orpheline, qu’elle a fauté dans sa jeunesse, avec ma voisine (celle que les ours émoustillaient, toujours), on s’a regardé, on s’a compris :

-Naaan, ils vont pas oser…

-Lyra… je suis ta mère…

*visage plein de détresse*

-Nooooooooooooooooon !

-Come with me. Together, ve vill rule the vorld !

-Vos gueules, on aimerait regarder le film !

-Hého connard, on a payé aussi, on t’emmerde, va chier !

(les deux dernière répliques sont issues de l’imagination de l’auteur, et des suppositions qu’il a pu faire sur l’état d’esprit de ses malheureux voisins)

 

On a espéré, de longues secondes, et finalement, ils ont pas osé.

C’est bien dommage.

 

Bon, au final, déception sur des plans, moins sur d’autres, mais le problème reste que pour comprendre des bouts, vaut mieux avoir lu, et pour en apprécier d’autres, il vaut mieux ne pas avoir lu.

 

Donc l’idéal est d’aller voir le film sans s’attendre à mieux que de passer un moment sympa sans giclées de sang, même quand un ours se fait arracher la mâchoire inférieure d’un coup de patte.

 

Et sans chercher à comprendre pourquoi ils ont transformé le nom Iofur en Ragnar. Il est des mystères qu’il vaut mieux ne pas chercher à élucider.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 21:42


En relisant ma prose des temps jadis, je me rends compte qu’on pourrait croire que je n’aime pas les enfants.

Rien ne saurait être plus faux.

 

Je ne veux pas dire par là que j’aime les enfants comme Gilbert Delahaye ou André Gide, hein !

 

Non, ce que j’aime chez les enfants, c’est qu’ils sont mon meilleur public.

Parce que certes, quelques blondes me croient quand je leur raconte que j’ai fait un stage dans une entreprise de beurre de yak à Kuala Lumpur au Népal. Certes, j’ai réussi à semer le doute dans l’esprit d’une blonde en lui racontant que j’étais acteur porno dans les productions cinématographiques de mon école, sponsorisées par le club SM. Certes, je parviens sans doute à entretenir chez ma blonde de coloc une étrange mythologie selon laquelle la vaisselle serait vivante et irait d’elle-même se laver et se ranger après qu’elle l’ait abandonnée un peu partout au rez de chaussée. Mais pour la plupart des gens normaux, je ne reste qu’un gros abruti qui se complaît dans le racontage de conneries (mais pas pour ma mamie).

.

Heureusement, il y a les enfants. Les enfants, eux, ont cette merveilleuse caractéristiques d’être tous un peu blondes dedans la tête, du moins jusqu’à six-sept ans, quel que soit leur sexe.

 

C’est donc facile de jeter le trouble dans leurs esprits en formation, mous comme un carambar oublié dans la poche de derrière depuis deux jours.

 

Et quel pied.

 

Je dois avoir un peu de l’esprit du papa de Calvin en moi.

 

En effet, je ne conçois pas de passe-temps plus agréable que défaire les résultats d’années d’instruction. J’aime intervenir quand les enfants regardent les hippopotames morts, et demandent à leur maîtresses ce que ça mange, et dire « des lions. Tu as vu leurs grandes dents ? Tu as vu comme ils sont gros ? Tu crois qu’ils arriveraient à être gros comme ça en mangeant des brocolis de la brousse ? ». J’aime, dans les queues des dédicaces, tirer la langue aux petits malheureux qui accompagnent leurs papas, et nier quand ils me dénoncent auxdits papas. Parce que les adultes comme moi ne tirent pas la langue, c’est bien connu. Pas plus qu’ils ne la retirent dès que le papa a le dos tourné. Par contre, je me fais un devoir de les sermonner quand ils me redénoncent, et de dire aux papas que leur enfant est excessivement mal élevé.

 

En fait, en tant qu’être super influençable, je copie mon attitude sur celle d’un héros de Saki, qui pour calmer des enfants, leur raconte une histoire de petite fille trèèès gentille, tellement gentille qu’elle gagne des médailles de gentillesse et de bonne conduite, et que le prince l’invite dans son jardin plein de myrtilles et de petits cochons, sauf qu’un loup arrive, les petits cochons s’enfuient, la petite fille se cache dans les myrtilles mais elle tremble tellement que ses médailles s’entrechoquent, le loup l’entend et la dévore.

 

J’adore ce genre d’histoire à morale, on m’en a pas raconté assez quand j’étais pitit. Alors je rattrape le coup.

 

Et je me rends compte que quand j’écris le début d’une note et sa fin à deux semaines d’intervalle, ça n’a plus aucun sens. M’en fous, d’abord.

 

Na.

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 16:42
Oui, car ils en ont besoin les bougres.
Ils sont montrés du doigt comme des gros ringards coiffés comme des culs, des rois du pimpon pompeux, des techniciens sans imagination, que de toute façon c'est pas autant des artistes que les musiciens de jazz (et là, je parle même pas des chanteurs quoi, y'a pas photo, je veux dire).

Ceci dit, j'ai rien contre eux, hein. Chacun choisit sa voie, si on est vieux dans sa tête et qu'on sait jouer d'un instrument dont les fils sont en boyau plutôt qu'en métal (de ce côté-là, je cautionnerais plutôt, d'ailleurs), bon ben je comprends qu'on se mette un costard et qu'on aille jouer devant des vieux (ou des vieux dans leur tête).

Mais bon, heureusement, tous les gens qui jouent des instruments de musique de vieux font pas que de la musique de très vieux, et se font de la musique de gens de la génération de mes parents.

Ce qui veut pas dire que mes parents écoutaient ça, hein. Ni qu'ils ne l'écoutaient pas. Mais des fois, donc, des nouveaux font du vieux avec du un peu moins vieux en inversant les trucs. Si vous voyez ce que je veux dire.
Sinon, moi non plus, mais c'est pas grave, c'est une note de week-end, alors je peux me contenter de trucs qui veulent rien dire et mettre des vidéos, sinon à quoi servirait le week-end ? A aller acheter des Bd ? Allons, un peu de sérieux. Je fais ça la semaine, après les cours de chinois, chez mon libraire d'à côté de la fac, ce qui est bien pratique.


Bref.

Voilà vos vidéos, je vois bien que vous avez  même pas lu ce qu'il y a au-dessus. Bande de philistins.






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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 23:42

Quand on me demande ce que j’ai fait comme études, je réponds quelque chose comme « euh, ingénieur dans les poissons », histoire de simplifier (et parce que la majorité des gens n’ont pas la moindre idée de ce que signifie halieutique et que je serais totalement infoutu d’expliquer.

C’est quand même un peu court, hein. On avait pas que des leçons sur les poissons. On avait des cours fascinants sur l’économie des pêches (en gros, des copié-collé des cours d’économie de l’environnement qu’on avait eus l’année précédente, plus des notions sur les salaires des pêcheurs), et sur le droit des pêches.

On avait même des cours de science du sol, histoire de savoir calculer le taux de saturation en humidité du fond de la mer. On a pas bien compris ce qu’on faisait là, et les profs non plus d’ailleurs (- Mais… Vous êtes qui ? – Les étudiants de Gestion des Zones Côtières. –Et qu’est-ce que vous faites là ? –Vous voulez dire que vous avez pas été mis au courant par nos profs vénérés ? –Bon, c’est pas grave, installez-vous. Mais je vois pas bien en quoi ça va vous concerner).

 

Ceci dit, heureusement qu’on avait les cours d’océanographie. Enfin, sur le milieu de vie des poissons, quoi. C’était un vrai petit bonheur, ces cours, on y apprenait plein de choses fascinantes. Et si j’avais des idées, je vous présenterais ça d’une manière drôle et tout, pleine d’esprit, mais je suis tout fatigué et j’ai po d’idées, c’est la faute à l’hiver.

 

Donc voici en vrac les perles de nos cours sur la mer, et les trucs qu’on fait dedans.

 

Si on faisait des graves perturbations au milieu du Sahara on s’en foutrait un peu vu que quand on va là-bas ben y’a rien quoi.

 

Si vous avez vu le Grand Bleu vous savez qu’au fond il fait nuit en bref.

 

Pour l’oxygène et l’hydrogène on n’est pas super emmerdés non plus

 

J’vous apprend pas des masses de trucs…

 

Vous êtes trop profond, il fait nuit, il se passe rien

 

Pas de possibilité de trouver un ascenseur parce que y a pas d’échanges surface-fond.

 

La mer c’est franchement pas important en termes de production de vie

 

Un estuaire c’est pas un fleuve, et pas la mer en même temps

 

La richesse est encore plus grande dans les zones enrichies

 

C’était vraiment un printemps de merde

 

Les algues métaphysiques

 

Tous y meurent et produisent des excréments

 

Du phytoplanctos et du phytobenthon

 

Dans le phytobenthos y a 6 ou 7 espèces (par étage) c’est absolument ridicule

 

Le moment où on va parler de ce qui merde

 

Le pas riche y s’retrouve vachement enrichi par le très riche

 

Les animaux fixés c’est assez clair de toute façon ils vont pas se barrer

 

Les espèces estuariennes dépendent des estuaires, c’est pas hyper palpitant comme remarque

 

L’eau douce, je suis pas hyper motivé par ça

 

C’est vachement important de grandir quand on est petit

 

Un truc assez con : plus l’estuaire est grand plus y a de juvéniles dedans

 

Un jeune poisson il fait pas que manger tout le temps des fois il faut aussi qu’il se planque parce que y a des prédateurs

 

La Seine vous imaginez bien que c’est un fleuve qui subit quelques pressions anthropiques

 

On parle pas de rajouter 3 poteaux en ciment dans un coin

 

Le merveilleux littoral des côtes d’Armor

 

Y avait des gens qui allaient à la plage avec des seaux des pelles ils faisaient des pâtés et maintenant ça pue et c’est dégueulasse

 

Si vous mettez une dizaine de million de cochons derrière un estuaire avec un émissaire qui va vers la mer vous arriverez pas forcément à faire une marée verte

 

Des super stations d’épuration vachement nickel

 

Les gens téléphonent à l’Ifremer « y a des poissons morts partout, ça va pas »

 

Dans les ptites flaques vous trouvez des ptits poissons évidemment pas des gros ils tiendraient pas

 

La Hollande c’est pas un pays c’est un ensemble de digues

 

On va aleviner comme des fous

 

Quand on ferme une porte on peut pas passer à travers

 

Le schéma le plus con du monde

 

On trouve un cachalot tous les 3000 km, c’est vraiment la misère.

 

La côte, c’est de la surface jusqu’au fond.

 

L’océan c’est vachement profond.

 

Aux pôles la production (primaire) ça doit être complètement miséreux, et bien non.

 

J’raconte pas forcément que des trucs idiots.

 

Problème : la baleine bleue était herbivore. Heureusement qu’y’en a plus, elle faisait 30m

avec un niveau trophique de 1.

 

L’homme participe à la chaîne trophique en tant que matière détritique, et encore y a de plus

en plus d’incinérations.

 

Assez relativement considérable

 

Y a quelque chose qui tombe et on mange dessus.

 

On n’a jamais vu un estuaire se jeter en pleine mer.

 

Au niveau des abysses c’est la grande misère.

 

On balance une ancre à 3000 m de fond et y a plein de poissons qui viennent autour parce

qu’ils trouvent ça rigolo.

 

C’est quand même assez sauvagement régulier.

 

Y a un putain de décalage là, y a pas vraiment de morue en Alsace-Lorraine.

 

C’est vachement grave de mettre des polluants dans la mer… c’est vrai que c’est pas une très

bonne idée mais par rapport aux atteintes physiques du milieu c’est peanuts.

 

Les baleines c’est assez facile à exterminer, les poissons faut mettre de plus gros moyens.

 

Toute cette faune dont le pêcheur se fout éperdument ben on en bute 40% avec un passage de

chalut.

 

Aux Etats-Unis y a la baie de Chesapeake et la baie de San Francisco, en France y a la rade de Brest.

 

C’est un peu plus dégueulasse qu’ailleurs mais on reste dans la même gamme.

 

Comme ce que j’ai mis c’est complètement foireux et qu’on a perdu un peu de temps ce matin, on va pas le faire.

 

 

Merci à Grnx pour la collecte. Puis c'est elle qui a mis les couleurs, aussi. Qu'est-ce que vous voulez, c'est une fille, après tout.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 21:42

Regarde autour de toi.

 

Le temps te fuit, tel le loup des steppes face au souffle glacé qui transperce impitoyablement sa maigre fourrure qui s’étiole sur son corps décharné par la faim, une faim écrasante qui lui tenaille ses entrailles.

 

Ce temps, dont tu n’avais que faire, te file entre les doigts comme un sable trop fin que tu ne peux retenir, tu auras beau serrer les poings, ce sera en vain, toujours en vain.

 

Et tu ne peux plus que pleurer d’amères larmes salées, car avec le temps, c’est ton destin qui t’échappe inexorablement. Tu n’as pas plus de prise sur lui que tu n’en as sur la lente course des nuages dans un ciel d’orage, sur la migration des soles africaines vers les eaux plus clémentes du golfe du Lion.

 

Cette sole te ressemble tant, à y bien penser. Sa platitude reflète ta vie, une vie morne, sans hauts ni bas, nourrie à la médiocrité d’une société avilissante. Comme elle, tu te reproduis en eaux troubles, et nourris tes enfants de la fange qu’est la culture télévisuelle.

Comme elle, lentement, tu t’écailles, ton passé part en lambeaux phosphorescents, tu les regardes avec d’autant plus d’émerveillement qu’ils s’éloignent plus de toi, et tu pleures sur ton enfance perdue, sur l’innocence de ta jeunesse, sur ta pureté noircie par le péché, ce péché dans lequel tu te perds, à présent que tes illusions ont disparu dans les méandres des désordres hormonaux perfidement instillés par une puberté honnie et sacrilège.

 

Oui, tu es sole et pécheur, et cette dualité te tord, te torture, te vrille l’âme et t’égare dans un labyrinthe schizophrénique dont la sortie n’est découverte que par les agonisants et les névrotiques, jamais tu ne t’en tireras sans y laisser ta raison, et ton Moi intérieur le sait bien, et il te pousse dans une fièvre convulsive et paranoïaque, une fièvre lancinante qui t’éloigne de ton prochain, inéluctablement.

 

Et plus tu t’en éloignes, et plus tu te rapproche de lui, car l’humanité est une, dans sa confusion et sa propension à la haine irrationnelle et destructrice, et c’est par là que tu approches le divin, par le biais d’une asymptote hystérique.

 

Car le divin, en fin de compte, n’est rien qu’un désir de destruction ancré profondément en chacun de nous, un gestalt d’anéantissement péristaltique et hyperchondriaque, que la sensation de notre propre déliquescence ne fait qu’amplifier dans sa forme stochastique. Lorsque cette réalisation nous envahit, une fulgurance fétide s’empare alors de nous, un sentiment âcre, bilieux, qui provoque une nausée épistémiologique, et c’est alors qu’on est perdu.

 

Cependant, paradoxalement, c’est cette perte d’idéal, ce deuil pylorique et spirituel qui peut nous sauver, en nous dégrisant de la réalité sensorielle platonicienne, en nous aidant à thésauriser dans un refuge prosthétique les convéniences entropiques du Je, et c’est seulement ainsi que l’on atteint le Châarabia ultime.

 

Om manipadme hum.

 

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 21:42

Ce week-end fut difficile.

En effet, je l’ai passé avec des gens à tendances nettement plus littéraires que les miennes, et dotées d’une culture philosophique un poil au-dessus de la mienne. Bon, ça s’est très bien passé malgré tout hein, y’avait du côteaux du Layon et un bon gros toutou adorable. Puis on a pas parlé que de philosophie non plus, on a dit du mal de gens, aussi. Mais quand même, ça complexe un peu.

 

J’essaye de me rassurer en me disant que ce n’est pas de ma faute si je suis totalement handicapé dans le domaine de la réflexion abstraite.
Ce n’est pas ma faute si pour moi Rousseau n’est qu’un grand champion de cyclisme sur piste ou si le seul Marx dont j’ai pu lire tous les écrits est prénommé Groucho.
Ce n’est pas ma faute si ma définition de l’indicible se cantonne à « les chaussettes de l’archiduchèche sont-elles sèches archi-sèches» ou «  xīngqījĭ ? » (quel jour de la semaine sommes-t’on ? en chinois).

Non non non.

 

C’est bien sûr la faute de mon éducation.

Bah oui, mes cours de philosophie en terminale S ont été plus que succints. Notre bien-aimé professeur nous a donné deux devoirs dans l’année, passait les cours à nous lire ses poèmes d’amour à sa coiffeuse mongole (amour platonique, il était marié), à nous faire écouter du Jean Ferrat, à ne pas être là parce qu’il s’était fait cambrioler sa maison de campagne, puis recambrioler, puis rerecambrioler (il devait rester le papier peint après le deuxième cambriolage), ou à organiser des sorties pour aller voir les nichons d’une actrice de théâtre.

Enfin, c’était pas bien productif ou stimulant, quoi.

Et si j’ai eu 13 au troisième trimestre, c’était pas par mes prouesses dissertationnelles (je n’ai rien rendu, mais ce trimestre, il avait rien donné à faire non plus), mais juste parce que je faisais partie des trois qui venaient en cours (par pitié pour ses cheveux blancs).

 

Bref, je suis nul en philo, je ne connais rien aux grandes théories fondatrices de la pensée contemporaine, et je ne peux briller dans les salons qu’en citant Manu Larcenet ou Guillaume Bouzard, ce qui n'impressionne pas autant que ça le devrait si on vivait dans un monde juste.

 

C’est vexant, d'être nul dans un domaine. J'aimerais bien ne pas l'être.

 

Cependant, dès que je tente d’ouvrir le moindre ouvrage d’un des « grands auteurs » de la philosophie, il se produit en moi un phénomène troublant : tous les muscles de mon corps se relâchent, mes mains, échappant à mon contrôle, lâchent le livre, mes yeux se ferment tandis qu’un filet de bave coule sur mon menton. Je dois faire une allergie, ou quelque chose comme ça, c’est pas possible autrement. Et cela me désole, toute cette connaissance, toute cette culture que je n’aurai jamais. Et je suis sûr que je ne suis pas le seul.
Puis si citer Husserl fait le même effet à des gonzesses que ses bouquins ont sur moi, si j'arrive à le maîtriser un peu, ça éliminera mes frais de GHB dans mes prochaines soirées.

 

Mais j’ai trouvé une solution. Enfin, nous avons trouvé une solution, avec mes camarades de beuverie du week-end (enfin on a pas tant bu que ça, papa, t’inquiète, c’est pour l’effet de style)(par contre on a écouté avec bonheur ton festival de musique graisseuse).

 

Cette solution, la voilà : puisqu’il est difficile, pour moi et sans doute pour beaucoup d’autres gens, de lire ces œuvres essentielles, il faut évidemment en faire une adaptation cinéma ! Ca a bien marché pour les gens qui n'ont pas réussi à lire le Seigneur des Anneaux, alors pourquoi pas pour ceux qui n'arrivent pas à lire la Phénoménologie de l'esprit ?

 

Nous pensions donc commencer avec une adaptation de Kant : la Critique de la Raison Pure, avec Sylvester Stallone dans le rôle du Critique. Etant donné qu’il a joué le rôle-titre de Judge Dredd, un personnage issu de manipulations génétiques, il a toute l’expérience du jugement synthétique qu'il faut.

La raison pure, je peux vous dire qu’elle se fera décortiquer, mais en petits morceaux quoi, genre niaquoué dans Rambo 4. Ca va transcender de l’esthétique et de l’analytique dans les moindres recoins de leurs concepts, à grands coups de canon et de paralogisme. Puis ça nous permettra de faire un deuxième épisode Critique 2: le retour de la Raison. (La raison revient, et elle est Pratique), où elle se fera spéculer profond. Si ça attire pas les spectateurs, je comprends plus rien à la psychologie humaine.

 

Ainsi, la masse aura accès à la culture philosophique, ce qui ne saurait qu’être bénéfique à la société dans son ensemble.

Reste plus qu’à trouver les scénaristes et les réalisateurs.

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 22:42
Parce que j'ai passé l'après-midi au salon du Livre, et ça fait marcher.
Donc là, j'ai envie de dormir, demain, je pars tôt, donc là juste je mets le début de l'autre histoire de Jean-Futon que j'avais commencée (regardez donc l'article en dessous).

Si vous voulez une suite à Jean-Futon et la grenouille, tapez 1
Si vous voulez une suite à  Jean-Futon contre les hommes-moustiques tapez 2
Si par respect pour la littérature, vous ne voulez pas qu'une seule de ces histoires se continue, tapez-moi.

Jean-Futon contre les Hommes-Moustiques



Il y a bien longtemps, dans un lointain royaume, sur une verte colline, se dressait un château.

Comme dans tous les châteaux, il y avait un donjon où vivaient un roi à la barbe blanche  et sa fille, la princesse aux cheveux blonds, au teint de pêche, et très belle (même si elle louchait un peu).

 

Jean-Futon travaillait aux cuisines. Il était protecteur du fromage. Avec son arc en os de poulet et ses flèches taillées dans des allumettes, il empêchait les mouches de se poser sur le roquefort et le camembert  royaux. Et comme tous les hommes du château, il était éperdument amoureux de la princesse et de ses cheveux d’or, et puis elle ne louchait pas tant que ça. D’ailleurs, de profil, ça ne se remarquait même pas.

 

Un jour, alors qu’il patrouillait la cuisine, il tomba sur une grenouille ligotée dans l’évier. Elle allait être servie sur la table royale ! Jean-Futon croisa son regard désespéré, et son sang ne fit qu’un tour. Il sauta dans l’évier et trancha ses liens avec un couteau à jambon sale.

Vite, avant que la cuisinière ne revienne, Jean-Futon sauta sur le dos de la grenouille et ils bondirent hors de l’évier.

Pendant quelques mois, il cacha la grenouille sous l’évier, au milieu des tuyaux qui fuyaient, et lui apportait des mouches pour la nourrir.

 

Un beau jour, en plein banquet royal, un espion arriva et annonça que le château allait être attaqué par les hommes-moustiques.

-Les hommes-moustiques ? Ces terribles suceurs de sang ? demanda le roi.

-Mon dieu, ils vont me piquer et je serai pleine de boutons partouuuuuut hurla la Princesse. Ma pauvre peau de pêche, je ne veux pas la perdre ! Père, faites quelque chose !

-Bien sûr ma chérie ! Chers et loyaux sujets, j’offre une forte récompense à celui qui nous débarassera du péril des hommes-moustiques !

 

Jean-Futon sauta sur sa table en agitant les bras et en criant « Moi ! moi ! moi ! Je vais aller éliminer ces misérables hommes-moustiques ! »


A suivre. Peut-être.

PS : comme vous l'avez constaté, ça a été torché en quelques minutes pour vous. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour ne pas laisser un blanc dans la parution, hein.

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 22:42

Aujourd’hui vendredi, clopin-clopant, je m’en vais gaiement au salon du Livre de Jeunesse de Montreuil.

Bah vi, y’a des auteurs de bédé en dédicace, je serais con de pas y aller, hein. Ca va faire des cadeaux de Noël tout trouvés si j’arrive à me décider à pas tout me faire dédicacer pour moi.

 

Puis je dois passer voir le frère du namoureux de ma cousine, il a fait un beau bouquin qui s’appelle Le Silence de l’Opéra, lu par Jean Rochefort, la critique de la Monde que vous pouvez cliquer à gauche explique bien, les mamans achetez-le à vos enfants, ça les changera de Tokio Hotel (parce que oui, au fait, c’est un livre bellement illustré accompagné d’un CD avec Jean Rochefort et de la musique dedans).

silence-opera.jpg

 

Mais foin de propagande familiale (élargie), aujourd’hui, je vous propose, pour fêter ce salon du livre de jeunesse, une histoire pour enfants.

Comme je n’avais pas d’idée, j’ai pensé à une image de Zof que j’aimais bien, intitulée « Jean-Futon et la Grenouille », et j’ai décidé de tenter d’en faire une histoire.

 Jean-futon.jpg

Mais comme je suis un gros feignant, j’en ai tenté deux et je n’en ai fini aucune.

Alors bon, en voilà déjà un bout d’une (la plus courte)

 Jean-Futon et la Grenouille

 

 

Jean-Futon n’était pas un petit garçon normal.

En effet, il avait pour animal de compagnie une grenouille, avec laquelle il aimait se promener par monts et par vaux.

 

Mais quand on est le fils aîné d’une grande famille d’éleveurs de souris de trait, c’est mal vu de chevaucher une grenouille.

 

Ses parents lui disaient sans cesse : Allons, Jean-Futon, tu fais de la mauvaise publicité à l’entreprise familiale ! Prends plutôt une souris, ou au moins une musaraigne !

 

Mais Jean-Futon refusait. Il aimait sa grenouille. Il l’avait trouvée alors qu’il chassait des papillons, sur le bord de la route, un soir d’été

.

Elle n’allait pas très bien. Sans doute avait-elle été attaquée par le gang des Maçons, car elle avait une patte prise dans un bloc de ciment.

 

Heureusement, Jean-Futon ne se déplaçait jamais sans son marteau-piqueur, et put la libérer sur le champ.

 

Ravie et reconnaissante, la grenouille ne voulut plus le quitter.

Très vite, Jean-Futon se rendit compte qu’il préférait une grenouille qui saute à une souris qui court.

 
A suivre (éventuellement. Peut-être. Un jour. Qui sait.)

 

 

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 22:42

Je parle pas beaucoup des blogs des autres, sur mon blog. Je préfère parler de moi, si j’ai ouvert un blog, c’est bien parce j’ai un ego gros comme ça. Je suis mon sujet de conversation favori. Mais aujourd’hui, non, je parle de quelqu’un d’autre que moi, qui en plus n’est pas auteur de BD.

 

Pourquoi donc cet écart de conduite ? me demanderez-vous, les yeux en soucoupe et la bouche bée, ce qui rend l’élocution difficile (ça donne approximativement ‘our'oi 'onc 'et éca’t eu ‘on’uite, mais j’ai traduit).

.

Parce que j’ai découvert un blog qui tranche dans la blogosphère (pas que je connaisse grand-chose de la blogosphère en fait, je vais pas voir tant de blogs que ça (mais le tien si, lecteur commentateur, parce que je t’aime, d’un amour pur et si fort que nul ne saurait se mettre en travers (sauf Marie-Josée Croze ou Monica Bellucci)).

 

Je parle du blog de Jean-Patrice Verdennet.

 

Jean-Pat, c’est un un peu un visionnaire. C’est l’homme d’un concept, d’une idée. J’irai cracher sur vos blogs est son bébé.

 

J’irai cracher sur vos blogs, comme son nom l’indique, s’attache avec rigueur à dénigrer les blogs des autres. Plutôt ceux qu’ont du public, hein, sinon, c’est pas drôle, ça ramène pas de coms.

 

C’est un concept d’une audace rare sur le net, je trouve. D’abord parce que dire que du mal de blogs, c’est limite maso, ça veut dire qu’il faut se farcir plein de blogs qu’on trouve tout pourris (comme a dû le faire remarquer Hervé Resse, c’est un peu comme aller que dans des rades infects pour faire des critiques gastronomiques négatives). Moi, quand je trouve un blog tout pourri, j’insiste pas, je clique sur le mien pour me faire rigoler tout seul. Ou je vais voir un autre que je préfère. Ou je lève mon cul pour aller faire la vaisselle, parce que ça commence à bien faire, là, encore cinq jours que les colocs ont rien foutu, pfff.

 

Puis il faut le faire, quand même, s’attaquer aux gens avec un large public donc tout plein de fans. On risque de passer pour un aigri ou un jaloux (un peu comme quand on tente de dire du mal de Gregory Lemarchal devant une minette de 14 ans), c’est pas très bon pour l’image.

Pas plus que se placer dans la position du gars qui tire sur l’ambulance (c’est le cas des fois aussi, parce que dans les blogs, y’a des trucs tout pourris aussi). En plus, il fait ça à son corps défendant, Jean-Pat. Parce qu’il faut une sacrée dose de courage pour s’enfiler les archives d’un blog qu’on aime pas afin de cerner ce qui fait qu’on doit ne pas l’aimer.

 

 

En fait, Jean-Pat, il fait œuvre de salubrité publique, un peu. Son blog, c’est un peu le Public ou l’Entrevue de la blogosphère, c’est celui qui va entourer en rouge les peaux d’orange et la cellulite des stars du web 2.0, histoire de rassurer un peu la France d’en bas sur leur humanité. D'ailleurs, les vils parisiens en prennent bien pour leur grade (les bobos au bûcher !) Mais s’il les égratigne, en fin de compte, ça change pas vraiment l’opinion qu’on en a. Moi, j’aime bien Cameron Diaz, même si j’ai vu dans Public ou Closer.toute l’acné qu’elle a sur la figure  Et j’aime bien Mélina Loupia, même si « les mères de famille ne savent pas écrire ».

 

Moi, j’oserais jamais faire tout ça. Déjà parce que j’aime tout le monde très fort (sauf Adolf Hitler qui était méchant, c’est ma maman qui l’a dit). Puis je préfère qu’on m’aime très fort aussi, plutôt qu’on me dise des gros mots en com’. Et que je les mérite.

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