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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 12:42

Problématique

 

L'exercice de la critique littéraire est un art notoirement difficile, faisant généralement appel à une dose importante de subjectivité. Le critique, souvent rétif aux genres dont il ne maîtrise pas les arcanes, aura ainsi tendance à dévaluer certaines œuvres, les condamnant ainsi, s'il dispose d'un tant soit peu de visibilité, à une rapide descente dans l'oubli.

Cette subjectivité inhérente à la critique littéraire telle qu'elle existe aujourd'hui ne saurait satisfaire un esprit scientifique et épris de justice. La question se pose donc : comment mesurer de manière la plus impartiale et objective possible la qualité d'une œuvre littéraire ? Peut-on user de critères qualitatifs ? Et si oui, lesquels ?

 

Il est hélas improbable que l'on puisse trouver un seul critère permettant de répondre unilatéralement à cette question. On ne peut pas dire « la reliure de cet ouvrage est en papier non recyclé, il est nul », pas plus que « la quantité de sauts de ligne est celle d'un bouquin médiocre ».

 

Nous proposons donc dans le présent article de transposer l'approche utilisée par les biologistes pour évaluer la qualité d'un milieu : il s'agit de mettre au point un indicateur multimétrique de qualité littéraire (ou IQL). Là où les biologistes font appel à des indicateurs basés sur des paramètres physico-chimiques (pH, température, épisodes d'hypoxie, etc.) et écologiques (ratio proies/prédateurs, niveau trophique moyen, etc.), comparés à des situations de référence (les mêmes paramètres dans des milieux non atteints par l'anthropisation) pour évaluer la qualité écologique des milieux (ici aquatiques), nous suggérons pour notre indicateur de qualité littéraire de faire appel à trois grands thèmes : des indices de qualité extrinsèque (IQE), des indices de couverture (IQC) et des indices de qualité textuels (IQT).

 

Ces indices seront comparés à leurs valeurs constatées dans les œuvres de Guillaume Musso, Marc Levy et Bernard Werber, qu'un échantillon représentatif de nos contacts facebook ont classé, avec un vocabulaire varié mais consistant, de manière similaire : ils sont considérés comme « nazes » (les qualificatifs proposés sont : Meh, de gare, Pffffffff..., casse-couilles, soupe, sirupeux, vendables, soporifiques, mauvais, OSEF, insipide, néant, PQ). Il est à noter qu'il est plus facile de trouver un consensus sur ce qui est mauvais que sur ce qui est bon.

 

 

Présentation des indices sélectionnés :

 

Thème 1 : Indices de qualité extrinsèques (IQE)

 

Intéressons-nous tout d'abord aux caractéristiques extrinsèques au livre. Tout un chacun aura en effet fait l'expérience que le battage médiatique autour d'un livre n'est pas forcément signe d'une excellente qualité, pas plus que l'attribution de certains prix littéraires, mais que les ouvrages les plus commentés et promus de manière similaire ont souvent des caractéristiques communes.

Cela nous a permis de dégager les IQE suivants :

 

IQE 1 : Présence dans les couloirs du métro : un indicateur relatif au nombre d'occurrences de posters représentant le visage de l'auteur par kilomètre de couloir de métro permettra rapidement d'identifier les œuvres comparables à celles de Marc Levy, Guillaume Musso ou Bernard Werber.

 

IQE 2 : Nomination et/ou attribution d'un prix littéraire. La quantité astronomique de prix littéraires décernés ne permet malheureusement pas de se fier à ce qui devrait être une caution de qualité. La nomination et, mieux/pire encore, l'attribution d'un prix littéraire sera un élément à prendre en compte, mais on ne saurait lui donner un poids trop important.

 

Il est probable qu'une étude plus approfondie permettra d'identifier de nouveaux IQE. Certains ont déjà été proposés, et sont en cours d'étude, tels que l'IQE 3 : adaptation ou projet d'adaptation au cinéma, qui laisse les experts un peu perplexes. Les nouveaux IQE qui seront jugés pertinents seront intégrés à la prochaine mouture de l'indicateur, qui sera élaborée lors des ateliers de travail organisés lors du prochain Congrès Annuel de Critique Analytique, qui aura lieu à la Massachusetts Oulipian University en février 2014.

 

Thème 2 : Indices de couvertures (IQC)

 

La couverture d'un livre peut, comme nous l'avons tous constaté, donner plusieurs indications sur la qualité d'une œuvre, sans même parler de la quatrième de couverture. On ne parlera pas ici de degré de mauvais goût de l'éventuelle illustration de couverture : celle-ci n'est pas toujours présente, et d'excellentes œuvres de fantasy notamment peuvent présenter des couvertures d'une hideur étonnante.

 

Notre équipe a proposé quatre indices de couverture (IQC).

 

IQC 1 : ratio entre la taille de police du titre et celle de l'auteur. Si ce ratio est inférieur à 1, la stratégie marketing se base sur l'appeal de l'auteur, ce qui est généralement lié à l'impossibilité de jouer sur l'originalité ou la valeur littéraire de l'oeuvre, et la note sera déclassante.

Attention : il est fort possible qu'une analyse de variance montre une forte corrélation entre l'indice de police et l'indice de présence dans les couloirs de métro. Si c'est le cas, il sera sans doute préférable de se contenter de l'indice de police, qui nécessite moins d'investissement que l'indice de couloir métropolitain, notamment en termes de surveillance.

 

IQC 2 : présence/absence de photographie de l'auteur : sur le même principe que précédemment, la présence d'une photo de l'auteur trahit plus souvent le produit marketing plutôt que l’œuvre d'art.

 

IQC 3 : taille de la photographie de l'auteur (par rapport au format du livre) : idem.

 

IQC 4 : présence d'un bandeau

4a : faisant mention d'une critique dans un journal : classement différentiel selon si le journal est « Elle », « Biba », « Minute »...

4b : faisant mention d'un nombre de lecteurs déjà conquis : points négatifs.

 

Dans tous les cas, la question technique de la notation sera abordée lors d'une prochaine étude, pour laquelle des groupes de travail dédiés seront mis en place lors du CACA 2014, si l'indice est retenu.

 

Thème 3 : Indices de qualité textuels (IQT)


Nous rentrons là dans le coeur du sujet, qui aura sans doute la plus grande importance. Cette section est donc celle qui se verra le plus critiquée, et demandera le plus de retours des participants à l'élaboration de l'IQL. Actuellement, 5 IQT ont été retenus.

 

IQT 1 : Indice de qualité rythmique

La respiration dans un texte est chose essentielle. Une rythmique trop hachée, des phrases très courtes, des virgules tous les trois mots, peuvent donner le tournis, provoquer un sentiment d'hyperventilation mentale, gâchant autant l'expérience de lecture qu'un pavé dépourvu de la moindre ponctuation à la fin duquel on se retrouve haletant et désorienté et priant Dieu son fils et la Sainte Vierge de réussir à se souvenir du début de la phrase qu'on a abandonné des lignes voire des pages avant sans se douter le moins du monde que l'auteur allait vous balader inconsidérément comme cela sans s'imaginer que peut-être vous auriez du mal non seulement à vous souvenir du début de la phrase mais même à vous souvenir à quelle ligne vous en étiez et vous forçant à remonter trois fois ou plus au début de la phrase pour enfin réussir à comprendre où il voulait en venir avec son effroyable pavé.

Nous avons donc mis au point un indice respiratoire, basé sur le rapport longueur moyenne de la phrase/nombre d'éléments de ponctuation respiratoire (virgules, deux points, points-virgules, tirets, etc). L'IQT1 est fonction de cet indice respiratoire.

 

 

où Lp : Longueur de la phrase en nombre de mots, et Nresp : nombre de signes de ponctuation respiratoires ( , ; : -)

 

En dessous ou au-dessus de valeurs seuils déterminées de manière expérimentale lors des ateliers de travail de Milwaukee, la note sera diminuée.

 

IQT 2 : Indice de jargon

 

L'utilisation d'un vocabulaire particulièrement recherché peut avoir différents effets selon le niveau du lecteur. S'il doit aller chercher dans le dictionnaire douze fois par page, le lecteur en retirera une frustration et aura envie de jeter le livre aux ordures. Cependant, un lecteur au vocabulaire plus étendu pourra en retirer un plaisir accru et se sentir intellectuellement flatté.

L'IQT 2 devra faire appel au registre tenu par la Société de Protection des Mots en Voie de Disparition : le nombre de mots appartenant soit à la liste rouge (mots menacés) et à la liste noire (mots en voie d'extinction) apportera des points supplémentaires s'ils sont en quantité suffisante (plaisir de la découverte/redécouverte, musicalité des mots rares) et non excessive (seuil de pédanterie déplaisante). Les valeurs-seuils seront déterminées ultérieurement.

 

IQT 3 : Indice de paresse intellectuelle

 

Cet indice est relativement lié à l'indice précédent : il mesure en effet les facilités formelles, comme des répétitions de vocabulaire, ainsi que l'emploi excessif de mots vagues comme « dire » ou « faire », qui marquent un auteur enclin à la voie de la facilité. Un auteur qui abusera de ces facilités sur la forme aura également tendance à employer des facilités narratives.

La forme que prendra l'indice reste à déterminer.

 

IQT 4 : Indice de bonne mesure qualificative

 

La langue française est riche en adjectifs qualificatifs. L'auteur littéraire ne saurait, sans doute, s'en passer. Cependant, comme en toute chose, il faut savoir raison garder, et l'usage excessif de qualificatifs peut nuire. Si « le navire aux voiles blanches voguait sur les eaux écumantes » est sans doute plus évocateur que « le navire voguait sur les eaux », on peut sans doute trouver qu'une phrase telle que « le gros navire pansu aux blanches voiles raidies voguait, ballotté tel un léger bouchon sur les eaux vertes et écumantes » est un poil excessif et peu digeste.

Il a été déterminé par une étude menée en partenariat avec une équipe de recherche en neuroscience que, chez l'individu lambda, la nausée survenait lorsque le ratio adjectifs/noms dépassait 1,5. Le seuil inférieur, en-dessous duquel le texte perd de son pouvoir évocateur, reste à déterminer.

 

IQT 5 : Indice coquilliaire

 

Une orthographe négligé, outre l'inconfort qu'elle procure aux lecteur, est la marque de relectures insufisantes, et donc d'un travail éditorial bâclé. Si l'éditeur n'a que faire de la forme de l’œuvre qu'il publie, il y a fort a parier qu'il n'a pas grand chose a faire non plus du fond.

L'indice coquilliaire dégrade la note de l’œuvre lorsque la proportion de fautes dépasse une valeur-seuil. Au-delà de deux coquilles par 100 pages, la note est dégradée, et une seule faute d'accord ou de conjugaison dans l'ouvrage suffit à démontrer que l'éditeur est soit incompétent, soit je-m'en-foutiste, deux défauts rédhibitoires.

 

Les détails de calcul seront précisées lors des ateliers de travail du CACA 2014.

 

Agrégation de l'indicateur.

 

Comme indiqué plus haut, il sera nécessaire, préalablement à l'agrégation des divers indices, de faire une analyse des corrélations entre ces indices afin d'éliminer d'éventuelles redondances, notamment au niveau intra-thématique.

 

Par ailleurs, il faudra sans doute accorder un poids statistique moindre aux indices de couverture qu'aux indice textuels. Ces indices sont en effet liés à une corrélation observée de manière empirique entre des éléments d'ordre généralement marketing et la qualité d'une œuvre, corrélation qui est sans doute moins forte qu'entre la qualité et la technique littéraire, que mesurent les indices de qualité textuels.

 

Une fois ces question réglées, l'on pourra effectuer l'agrégation inter-thématique.

La forme de la note sera donc du type

 

 

α, β et γ étant des coefficients de pondération tels que α <β < γ

 

 

Si l'on estime présomptueux, dans un premier temps, de prétendre pouvoir attribuer une note absolue représentant la qualité de l'oeuvre, on pourra s'inspirer, là encore, des études écologiques mises en place notamment dans le cadre de la politique européenne de l'eau, et se contenter d'une notation par code de couleur : pour chaque indicateur,

 

Cette démarche a été testée pour deux œuvres : les Enfants de la Liberté, de Marc Levy, qui sert de référence, et La Vierge Froide et autres racontars de Jorn Riel.

Les résultats sont présentés dans le tableau 1 :

 

Tableau 1 : Évaluation qualitative des œuvres de Marc Levy et Jorn Riel

 

Les valeurs-seuils utilisées ici pour la détermination des IQE, IQC et IQT sont des valeurs empiriques, non définitives, qui ont vocation à être améliorées par des études approfondies. On peut cependant estimer qu'elles donnent un résultat qualitativement correct et en déduire que Les Enfants de la Liberté est un « livre naze », et la Vierge Froide un « chouette bouquin ».

 

 

Conclusion :

 

Comme le lecteur pourra le constater, notre IQL n'est pas encore au point, et nécessitera sans doute encore plusieurs années de mise au point des divers indices thématiques, ainsi qu'un travail de calibrage qui s'annonce aussi long que sujet à controverse. Cependant, nous estimons que notre démarche est nécessaire et juste.

Elle est d'abord nécessaire pour le lecteur qui se trouve submergé par les critiques, émises aujourd'hui aussi bien par les professionnels du secteur (journalistes, libraires, etc) que par les innombrables blogueurs littéraires qui pullulent sur le web, les deux s'additionnant pour fournir non plus un nouveau son de cloche, mais une cacophonie totalement inaudible. Notre IQL, s'il est mis en œuvre systématiquement pour chaque ouvrage publié, permettra au lecteur de facilement trouver son chemin dans la production colossale de publications actuelles.

Et enfin, elle est juste pour des auteurs de talent auxquels le système actuel ne permet hélas plus de percer, et qui se verront enfin reconnus à leur juste valeur.

Et c'est ainsi qu'Allah sera grand.

Estimation quantitative de la qualité littéraire d'une oeuvre : approche multimétrique
Estimation quantitative de la qualité littéraire d'une oeuvre : approche multimétrique
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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 19:42

Sortons un instant ce blog de sa bienheureuse somnolence et apprenons ensemble à faire une bonne feijoada, un plat qui mettra de la samba dans vos cœurs (parce qu'il est brésilien, et on ne peut pas sur internet parler de Brésil sans parler de samba, c'est dans le contrat du blogueur). Etant donné que c'est un plat à base de chou et de haricots, la samba risque de descendre aussi un peu plus bas dans votre abdomen (*).

 

Pour une feijoada de bon aloi, munissez-vous d'un oncle cuisinier portugais. Il n'est pas nécessaire qu'il soit petit, velu et doté d'un lumbago, mais cela ne peut sans doute pas nuire et je vous avoue que je ne saurais faire autrement.

 

Pour commencer, faites-lui revenir oignons et lardons (4 petits oignons ou deux gros, 200 gros grammes de lardons ou de poitrine fumée) dans une cocotte minute qu'une tante revêche qui sent la cigarette (**) se chargera de remuer de temps en temps entre des coupages de lanières de chou (voir plus bas).

 

des oignons et des lardons au fond d'une cocotte

 

Concassez huit tomates que vous aurez pelées préalablement à l'aide de ce magnifique engin qu'est l'épluche-tomates Victorinox (Victorinox, qu'est-ce que ça roxx), ou si vous ne pouvez faire autrement, prenez une boîte de tomates pelées. L'oncle portugais étant notoirement fainéant et de mauvaise foi, il tentera sans doute de prendre des tomates en boîte et de faire croire à vos lecteurs qu'il s'agit de véritables tomates du jardin de M. Le Tron, maraîcher bio de l'île de Bréhat (cultivées par Virginie, à qui je dois encore des excuses pour lui avoir envoyé une carafe d'eau dans la figure en 2005 et fait croire que mon stage en exploitation agricole s'était déroulé dans un élevage de yaks à Kuala Lumpur au Tibet).

 

une tomate pelée par un épluche-tomate Victorinox

 

Coupez en lanières une dizaine de feuilles de chou non pommé (idéalement chou portugais de la variété cavalero). Que vos lanières soient fines et pas trop longues (5mm x 4cm), sans quoi votre plat sera nul et non avenu. Attention, ça prend du temps. N'oubliez pas de remuer vos lardons et vos oignons. Vous avez le droit de mettre à contribution une ou deux tantes qui auraient eu la mauvaise idée de traîner dans la cuisine.

 

Du chou et de la barbaque

 

Coupez la viande en petits morceaux. N'importe quel morceau de porc fera l'affaire, vous pouvez admirer ci-dessus du filet mignon de porc coupé en petits morceaux à côté des lanières de chou (il n'y en a pas encore assez). Si vous avez des restes de rôti de porc de la veille, n'hésitez pas, faut pas gâcher c'est péché. Ajoutez la viande dans la cocotte, par-dessus les oignons et les lardons.

 

Préparez la condimentation : broyez un tas de gingembre (je ne sais pas dans quelle mesure cet aspect de la recette n'est pas lié au retour de ma tata du continent, où elle était partie pour apprendre à devenir instit de maternelle (alors qu'elle a été prof au primaire et directrice de collège, mais la capacité de l'éducation nationale d'utiliser au mieux les compétences des gens n'est pas le sujet de cet article), et ajoutez du laurier et du poivre pour faire joli sur la photo, ainsi qu'un peu d'ail (4 gousses) très grossièrement haché. Ne les mettez pas dans la cocotte tout de suite, malheureux ! C'était pour la photo.

 

des trucs sur une table

 

Une fois que la viande est un petit peu dorée (moins crue, en tous cas), vous pouvez y aller en toute sérénité et tout balancer dans la cocotte.

 

des trucs qui cuisent

 

(pendant ce temps, les coupeurs de chou s'énervent, parce qu'ils sont toujours sur leur ouvrage)

 

Si vous avez été prévoyants, vous aurez eu la bonne idée d'acheter des haricots noirs Compal à l'intermarché de Brest, ou si vous avez été prévoyants et citoyens, chez le petit arabe du coin (sauvez les petits commerces). Sinon, vous pouvez vous arrêter tout de suite et tenter de transformer votre mixture en sauce pour les spaghetti. (Normalement, ce devrait être des haricots noirs secs que vous aurez laissé tremper toute la nuit, mais on en trouve apparemment peu en France.)

 

Videz les deux boîtes de haricots avec leur jus dans la cocotte de la viande. Vous pouvez rajouter un peu d'eau de rinçage des boites, pour ne pas perdre tout le bon bisphénol du revêtement.

 

Rajoutez ensuite la tomate fraîche concassée dans la cocotte encore (si vous avez choisi de la tomate pelée en boîte, ne mettez pas tout le jus, juste les tomates. Mais vous n'aurez pas fait ce choix honteux, n'est-ce pas ? Le cuistot me fait remarquer que vous pouvez utiliser le jus de tomates pour faire un bloody mary).

 

Goûtez et rajoutez du poivre sauf s'il y en a assez, et pareil pour le reste des condiments.

 

Couvrez (pas en mode cocotte-minute, heing) et laissez cuire à peu près une heure à petits bouillons glou-glou.

 

N'écoutez pas la suggestion de votre oncle qui voudrait que vous peliez (en enlevant la peau blanche) une demi-orange par tête de pipe et sortez plutôt peaufiner votre technique à la slackline.

 

un gros sur un fil

 

Revenez quand il a fini et exclamez-vous d'un air désolé « ho bon sang, j'avais complètement oublié ! ».

 

Coupez-les en tranches fines à l'aide d'un couteau PureKomachi rose, parce qu'un homme qui utilise un couteau PureKomachi n'a rien à prouver quant à sa virilité.

 

un couteau rose qui coupe une orange

 

Utilisez maintenant une autre casserole pour faire blanchir le chou en lanières (i.e : faites-le bouillir quelques minutes, il doit rester croquant). Et encore une autre pour faire du riz blanc avec des baies roses parce que c'est bon.

 

Hooo ! Comme c'est beau !

 

un truc qui ressemble à rien et du riz blanc devant une bouteille de Belle Cabresse

 

une assiette magnifiquement dressée

 

NB : au moment de servir, normalement, on saupoudre les haricots dans l'assiette de farofa (farine de manioc), mais là, on n'en avait pas parce que c'est difficile à trouver en France, mille fois zélas.

 

 

(*) Prout. HAHAHA !

(**) ce commentaire n'est là que pour remettre les pendules à égalité avec les autres tantes de la famille qui se sont vues traiter d'acariâtres ainsi que d'un autre adjectif qui m'échappe (séniles ? Je ne sais plus trop) sur ce blog vers 2008 et m'en veulent encore. Plutôt que d'admettre qu'elles sont effectivement on ne peut plus cariâtres et qu'en plus elles ont accepté de s'occuper de leur neveu de nombreux mois d'été durant, je préfère vexer les autres tantes aussi.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 18:10

J'ai eu l'occasion, sur ce site et ailleurs, d'évoquer sur un ton jugé parfois condescendant, des peuplades étranges qui hantent les rives de la Meuse, des êtres connus sous le nom de Belges (et de Belges, ne soyons pas sexistes). Ce fut également le cas pour les Chinois, les Suédois, les Autruchiens et les Cochons. Mais, comme il me l'a été fait remarquer, je ne connais personnellement qu'un ou deux exemplaires, voire aucun, de toutes ces nationalités. Il était donc temps de parler de ce que je connais le mieux pour en être perpétuellement entouré, les Français, que j'écrirai par la suite avec une minuscule, car j'ai une crampe au petit doigt gauche.

 

Le français, donc, est une sous-espèce de la sous-espèce européenne de l'espèce humaine.

Il vit (pour faire simple) dans le plus beau pays du monde entier, cerné de toutes parts par des étrangers jaloux, dont les miasmes vénéneux suintant aux frontières y ont fait apparaître des accents comiques mais néanmoins bien plus sexy que ceux des autres côtés des frontières. La réponse immunitaire à cet état de fait a été de développer une certaine conscience patriotique, qui se manifeste essentiellement lors de matchs de foot victorieux. Contrairement aux patriotes étrangers, les patriotes français le sont pour de bonnes raisons : ils vivent dans le plus beau des pays.

 

Le français est difficile à caractériser physiquement, car il peut se cacher sous des aspects aussi divers que peuvent l'être les apparences auvergnates, musulmanes, moustachues, cul-de-jatte, voire même féminine, auquel cas on l'appellera française et s'émerveillera de sa capacité à rester élégante tout en slalomant en talons hauts entre les crottes de chien dans les rues de Paris (car la française est généralement parisienne).

 

En plus de cette diversité visuelle, le français est un être pétri de contradictions. Il refuse qu'on lui serve de la viande hallal, mais se battra jusqu'à la mort pour sauvegarder son foie gras. Il est anticlérical, mais sa personnalité préférée est l'abbé Pierre. Il ira voir trois fois Bienvenue chez les Ch'tis et les Visiteurs, mais exigera que son président ait lu la Princesse de Clèves. Il est fier de sa gastronomie qui surpasse celle du monde entier, mais son plat préféré est le couscous marocain ou les moules-frites belges, une fois.

 

Cette incohérence a tendance à un peu désorienter le français, qui en arrive à se demander ce qui fait son identité de français. Les questions fusent : puis-je être français alors que je n'aime pas les escargots ? Si je suis grosse, puis-je me prétendre française ? La réponse est pourtant simple : si vous vous posez la question de savoir si vous êtes français, vous l'êtes probablement (*), les autres nationalités ne se posant généralement pas cette question.

 

Cette question n'est d'ailleurs pas aussi importante que celle de la qualité du français, car de la même manière qu'il y a de bons et de mauvais chasseurs, il y a de bons et de mauvais français.

Selon le gouvernement au pouvoir, le bon français peut se définir de différentes façons : au pourcentage de bon sang qui ne saurait mentir, à son volume versé dans tout un tas de sillons, généralement proportionnel à la longueur du patronyme, lui-même souvent inversement corrélé à la longueur des cheveux, ou encore au taux d'imposition reversé au fisc français, à la position vis-à-vis de la question du pain au chocolat (©Copéright UMP) ou plus simplement à l'appartenance au parti majoritaire.

 

En gros, c'est un peu n'importe quoi, pourvu que ça fasse descendre dans les rues de temps en temps, parce que le français aime bien descendre dans les rues avec ses congénères pour inciter les mauvais français au pouvoir à serrer les fesses parce qu'ils arrivent à toute vitesse, à préciser son ascendance jusqu'à la troisième génération (à choisir entre plusieurs options, de l'immigré à l'hétérosexuel) ou à évoquer des lieux de stockage potentiels et intimes pour les dernières réformes en date.

 

Cependant, si vous voulez reconnaître un bon français, un moyen plus simple est de lui demander son opinion sur le débat beurre doux /beurre salé, pain au chocolat/chocolatine, poche/sac plastique, rose/rôze. S'il a une opinion, c'est un bon français, et vous pourrez vous fier à son avis sur la cuisine anglaise.

 

(*) cette définition non contractuelle n'engage que son auteur

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 13:42

**Note sponsorisée par moi-même et les gants Mapa**

 

Ami touriste randonneur, tu es, j'en suis sûr, un ami de la nature. Pourquoi sinon viendrais-tu te promener à Bréhat, perle de la Bretagne ?

 

Je sais que tu admires autant que moi l'aspect sauvage de l'île, ses rochers de granite battus par les vents et les vagues, ses landes de fougères et d'ajoncs, ses champs de mûres qui noircissent au rude soleil breton, ses prairies où gambadent lapins et faisans le crépuscule venu. Je sais que tu es comme moi sensible à la beauté des jardins, aux hortensias mégalithiques, aux allées d'agapanthes, aux murs de pierre envahis d'ombilics de Vénus et de lichens barbus. J'entends souvent tes exclamations admiratives devant notre maison, tandis que je m'escrime à arracher des tiges d'agave ou à tailler les rosiers à la machette, et ça me fait toujours rougir de plaisir.

 

Pour toutes ces raisons, tu m'es sympathique, ami randonneur bréhatin, mais NOM DE DIEU POURRAIS-TU S'IL TE PLAIT T'ABSTENIR DE VENIR CHIER DANS MON CHEMIN DE DEVANT CHEZ MOI ? Bon sang, c'est quand même pas compliqué de se trouver au pire un coin isolé (MAIS NON, PAS DANS LES AJONCS NON PLUS, TON PAPIER CUL S'ACCROCHE AUX ÉPINES ET TU ES SUR LA ROUTE AUSSI NOM D'UN CHIEN), au mieux de suivre les panneaux qui indiquent les chiottes publiques. Et si tu trouves les chiottes publiques trop sales, fais comme tous les gens civilisés, et chie autour, là où on s'y attend, mais foutrecul, PAS CHEZ LES GENS.

 

Oui, je suis énervé, parce que je reviens de m'en coller plein les doigts en allant ramasser un gros étron qu'une saloperie de petit foutriquet (ou de gros foutriquet, plutôt, vu les dimensions de la bête) avait déposé quasiment devant mon portail. Et en fourbe, le temps qu'on monte dire au revoir à tonton et tata, à l'aller, rien, deux minutes plus tard, une merde fumante à trente mètres de là où on agitait nos mouchoirs en pleurant nos adieux. Ça m'énerve. Tu m'énerves, randonneur. Alors que de base je t'aime bien, tu sais, malgré ta propension à empiler des galets sans raison valable (je doute un peu que tu sois tibétain ou népalais, ou que tu aies à cœur de montrer le chemin à des amis égarés, il n'y a qu'une route à Bréhat), mais là, ça me hérisse le poil, que j'ai par nature lisse et doux.

Personne ne devrait avoir à ramasser ta merde, touriste. C'est humiliant, c'est sale, ça souille ce paysage que nous aimons tant tous les deux.

 

S'il te plaît, ne fais plus jamais ça. Je ne sais pas ce que je pourrais faire si je m'énervais pour de vrai avec toi. Mais les probabilités sont fortes pour qu'après, j'ai honte de moi. Alors, je t'en prie, va chier ailleurs. Je t'en serai reconnaissant.

 

 

(merci Julie pour le titre)

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 22:42

Il est des moments dans la vie d'un homme où il regarde derrière lui et se dit que franchement, pfff, quoi. Puis il regarde autour de lui et là, c'est pas mieux. Assis devant son clavier, il pousse un soupir chargé de vapeurs de coca et de kebab et se dit ralala, non mais franchement, pfff, quoi.

 

Peut-être a-t-il une bonne raison de se dire cela et de pousser un gros soupir. Peut-être voit-il arriver au galop la fin de son contrat, peut-être s'y est-il pris vachement tard pour essayer de vendre son mobilier avant de rentrer vivre, à vingt-neuf ans passés, chez papa-maman et se sent-il piégé par sa commode Ikéa trois tiroirs, sa bibliothèque Billy dont il a fixé le fond à l'envers (ce qu'il a cherché à planquer derrière un tas de bouquins et de bande-dessinés de bon aloi) et sa table en bois. Peut-être a-t-il négligé de répondre à des offres d'emploi en se disant que de toute façon, pffff, à quoi bon de toute façon il est nul et il saura pas faire ces trucs et en plus ç'a même pas l'air intéressant. Peut-être se doute-t-il qu'il ne trompe personne en écrivant à la troisième personne du singulier.

 

Mais toutes les bonnes raisons du monde ne sauraient suffire à ébranler cette tour d'acier à toute épreuve qu'est son optimisme béat en sa bonne étoile. Et l'homme relève la tête, et va sur facebook, et se dit qu'il va crier à la face du monde qu'il n'est pas battu, qu'il est encore là, malgré les épreuves, malgré sa commode et sa table en bois, et que rien ne saurait l'empêcher d'être encore là demain, et après-demain, et les jours suivants !

 

Mais rien ne vient ; et la tour d'acier commence à branler sous les coups de boutoir du manque d'inspiration.

 

L'homme baisse la tête, vaincu.

 

Et contemple ses pompes.

 

Elles sont marrons, comme toutes ses pompes depuis qu'il a l'âge de choisir autre chose que des tennis blanches. Elles sont usées, parce qu'il les porte depuis pfiou. Au moins. Il les avait déjà au Sénégal, c'est dire. Avant son contrat qui s'achève. Qu'il a trouvé neuf longs mois après son retour du Sénégal. Et c'est déjà fini. Et il va devoir trouver quelqu'un à qui fourguer sa commode et sa bibliothèque et sa table et ses chaises.

 

Un sanglot monte dans sa gorge.

Et se brise.

 

Car il a remarqué un détail qui lui était sorti de la tête. Son regard, brouillé par les larmes, a perçu une raison d'espérer. La preuve de sa valeur. Le témoignage inaltérable de ses capacités.

 

Ses lacets.

 

Car oui, depuis ce qui lui semble la nuit des temps, l'homme avait des lacets trop longs à ses chaussures, il marchait tout le temps dessus, il râlait, il faisait pffff mais bon sang c'est pas vrai ces lacets franchement quoi, et il se penchait, et il se disait oups, on va voir ma raie des fesses, et il allait trouver un banc pour poser son pied et avoir à moins se baisser, et il refaisait ses lacets, avec des grandes boucles pour pas que ça traine trop.

 

Mais l'avant-veille, il avait pris un grand couteau, et tranché ces saletés de lacets qui avait encore fait un nœud super serré, mais encore plus que d'habitude. Puis il avait mis des chaussures de randonnée encore plus vieilles que celles sans lacets, et il était allé manger avec son petit papa et sa petite maman au resto libanais, et il était allé ensuite au bazar acheter de l'anti-fourmi et des lacets neufs.

 

Et ces lacets neufs, il les a maintenant sous les yeux, dans les œillets de ses chaussures marrons qui lui ont causé tant de peines et de tracas.

Ils sont parfaits. Pile-poil à la bonne taille pour pas marcher dessus quand il marche. Tellement parfaits qu'il n'y avait même pas fait attention de toute la journée, tellement il n'a pas marché dessus.

 

Voilà une raison d'espérer. Voilà un haut fait à clamer à la face du monde. Voilà un statut facebook pas geignard à poster.

 

Mais maintenant qu'il a posté son statut facebook, que des gens y ont répondu, il se sent coupable. Coupable, parce qu'il n'a fait qu'un statut facebook de ce qui pouvait largement faire une note de blog, blog qu'il délaisse depuis de longues semaines.

 

Alors, il lance son logiciel de traitement de texte et se lance. Avec confiance. Il sait qu'il arrivera à faire une note de blog.

 

La vie n'est pas si grise, finalement.

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 20:42

Amis suiveur de facebook, je te disais tantôt que je retrouvais dans mon ordinateur des choses que je ne me souvenais pas le moins du monde avoir écrites, et que c'était tant mieux.

 

Je voulais te dire qu'un exemple vaut mieux qu'un long discours, hélas des fois c'est pareil. Voici donc un exemple de ce que j'avais oublié.

 

*******

 

Bonjour

 

aujourd'hui je voudrais vous parler d'un livre que j'ai lu que j'ai beaucoup aimé que des fois il m'a fait pleurer parce que c'était triste et des fois il m'a fait rire beaucoup, ma maman me demandait ce qu'il m'arrivait lol c'était harry potter harry potter c'est un garçon anglais mal coiffé il a des lunettes et une blessure sur la tête en forme d'éclair qui veut pas partir parce que c'est un sorcier très fort et très méchant qui lui a lancé un sort qui l'a pas tué mais qui aurait dû et qui en fait a tué la maman de harry potter et son papa il l'avait tué avant du coup il est allé vivre chez son oncle et sa tante son oncle il est méchant et gros et sa tante elle est méchante et maigre et son cousin il est bête et gros et il vit dans un placard et un jour il parle à un serpent et en fait c'est un sorcier harry pas le serpent et son oncle veut l'enfuir mais un géant vient le chercher en fait c'est un demi-géant c'est pour ça qu'il est gentil alors que les géants sont méchants il veulent revenir avec le sorcier méchant qu'en fait il est pas mort même si on le croyait et il revient dans un cimetière dans un chaudron avec la main d'un sorcier qui était l'ami du papa de harry mais en fait il était méchant parce qu'il se transformait en rat pour s'amuser avec ses amis mais en fait il va les trahir parce qu'il est lâche et il va se couper un doigt et il va avoir une main en or magique mais quand même il va devoir être pas trop méchant avec harry parce qu'il l'a sauvé parce que son parrain voulait le tuer parce qu'il l'avait fait mettre en prison en se coupant un doigt pour faire croire qu'il l'avait tué mais c'était pas vrai en fait c'était un gentil mais on va mettre tout un livre à le savoir parce qu'on croit que il est un vrai tueur échappé de la prison magique pour tuer harry avec un balai ensorcelé en fait il était juste super cher et super bien parce qu'il avait de l'argent dans la banque des sorciers pendant qu'il était emprisonné et les intérêts ont dû courir pendant pas mal d'années et ils devaient avoir des sortilèges pour empêcher leur argent de subir la crise économique des subprimes alors il a pu l'envoyer à harry parce qu'il avait cassé son balai, et il lui servira bien pour se débarasser d'un dragon qu'il doit affronter pour lui voler son oeuf en fait c'est un faux en or qui crie quand on l'ouvre mais si on l'ouvre sous l'eau on se rend compte qu'en fait ça parle en français et harry l'écoute sous l'eau et un fantôme de fille le regarde quand il est tout nu lol parce qu'elle vit dans les tuyaux et les cabinets parce qu'elle est morte dans les cabinets à cause des yeux qui tuent, mais en fait c'est pas grave et on pleure pas là parce que c'était y'a longtemps et qu'en plus elle avait des lunettes et des boutons et qu'en plus elle est devenue un fantôme pas comme le papa de harry ou la maman de harry ou le parrain de harry quand il meurt en tombant dans un truc en se battant contre sa cousine avec des paroles magiques et il tombe dans le truc du ministère de la magie dans les sous-sols quand harry il se bat avec ron et hermione et un je me souviens plus de son nom mais c'est pas harvey ni harold harvey c'est un méchant dans batman qui était une espèce de gentil au début mais méchant avec les méchants et ron a des cicatrices de cerveau et hermione elle est un peu madame je sais tout mais elle a des dents à la bonne taille alors elle est plus jolie qu'avant mais ron je crois qu'il est amoureux mais il ose pas lui dire alors c'est viktor qui sort avec elle mais je crois pas qu'il l'embrasse parce que même si il est super fort en balai il est pas français mais même s'il la drague à la place de ron il est quand même réglo et tout il roule les r par contre alors c'est pas facile de le comprendre sauf hermione parce qu'elle est très intelligente et qu'elle lève le doigt en classe tout le temps et elle connaît toutes les réponses mais ses parents sont moldus alors elle se fait traiter de madame je sais tout par les gens qui l'aiment bien un peu quand même et de sang de bourbe par ceux qui l'aiment pas mais qui sont des racistes avec des cheveux blonds comme hitler qui était raciste aussi contre les juifs mais harry potter il est pas juif sinon il s'appelerait harry wolowitzgenstein ou alors salomon, mais les racistes sorciers l'aiment pas quand même parce qu'il a tué le méchant sorcier du début mais pas complètement et que eux ils trouvaient qu'il avait de bonnes idées sur les gens qu'il fallait tuer alors que harry il pense qu'il faut tuer personne même pas les vampires et les loups-garous parce que un ami de son père en était un et il était gentil quand il était pas un loup et il était un professeur de harry quand il est allé à l'école des sorciers, parce qu'en fait j'ai oublié de le dire mais harry il va apprendre à être sorcier.

 

J'espère que je vous ai pas trop raconté mais c'est trop bien il faut le lire.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:42

J'ai fait la malheureuse expérience, il y a un couple de semaines de cela, de faire l'achat (dans une grande surface culturelle, évidemment. Préférez vos librairies de proximité, sauf celles tenues par des dames effrayantes entre deux âges) d'un livre auquel il manquait des pages, nommément l'Expédition du Kon-Tiki, de Thor Heyerdahl, publié chez Libretto. Si je me permets de citer des noms, c'est bien parce que cette triste affaire a connu un heureux dénouement, et que la suite contient de tels passages de lèche-bottage que je ne voudrais pas que vous vous méprisassiez sur l'objet de ces abjectes professions d'amour : c'est bien Libretto, et pas Harlequin. Mais j'anticipe.

Devant ce coup du sort*, je pris l'option la plus évidente, à savoir demander l'avis de mes amis facebook sur la marche à suivre. Il me fut répondu « mais bon sang, pourquoi que t'appelles pas l'éditeur, tête de nœud ? » Ce que je fis. Pas par le téléphone, bien sûr, étant toujours aussi téléphobique, mais par mail.

Mail que je vous cite texto ci-dessous, au cas où vous vous trouveriez dans la même situation que moi, et que ça puisse vous servir. N'hésitez pas, c'est gratuit, c'est modèle, et surtout, ça marche, j'ai reçu dans les jours qui suivirent une charmante lettre d'un éditeur de Libretto, suivie, quelques jours plus tard, d'un nouvel exemplaire de mon bouquin.



Voici donc (attention, mots-clés pour google) une « lettre-type de réclamation à un éditeur pour un livre présentant des défauts d'impression rédhibitoires »

 

 

Cher (chère ?) Libretto,

 

c'est le cœur plein d'amertume que je prends la plume pour t'écrire aujourd'hui. Je te suis depuis longtemps, te laisse me guider par monts et par flots, fidèlement, parce qu'il faut dire les choses comme elles sont, je t'aime. J'irais même jusqu'à dire que je te kiffe grave, Libretto, parce que tes livres sont beaux.

 

Tu peux donc imaginer la détresse qui m'envahit lorsque hier, dans mon lit, seul avec mon célibat, je saisis ma dernière acquisition, à savoir l'Expédition du « Kon-Tiki », de Thor Heyerdahl, et réalisai, arrivé à la page 192, alors que Thor et ses copains commençaient à s'ennuyer et à discuter de l'île de Pâques (aussi appelée Te-Pito-te-Henua, ou encore Rapa-Nui, ou encore encore Mata-Kito-Rani, mais je me doute bien que tu le sais déjà), qu'il me manquait la page 193.

 

Sapristi ! Me dis-je – je suis une des rares personnes à encore dire Sapristi, parce que je considère qu'il faut préserver ce patrimoine vocabulesque - Sapristi (j'aurais aussi pu me dire Palsambleu, mais je me suis dit Sapristi), voilà qui est bien fâcheux !

 

Attention, je ne voudrais pas que tu croies que je me contrarie pour si peu, hein ! J'ai juste froncé un peu les sourcils, comme ça. Mais je me suis rendu compte, très vite, que la page 193 n'était pas la seule à manquer à l'appel ! Il manque également la page 194, la 195, la 196, la 197, la 198, la 199, la 200 – alors que je n'aime rien tant que voir deux zéros en haut de ma page ! - la 201, la 202, la 203 (alors que je me suis laissé dire qu'elle était peut-être la meilleure du livre !), la 204, la 205, la 206, la 207, la 208, la 209, la 210, la 211, la 212, la 213, la 214, la 215, la 216, la 217, la 218, la 219, la 220, la 221, la 222, la 223 et la 224. Là, j'ai froncé un peu plus, et ça m'a fait éternuer.

 

Tu reconnaîtras que c'est un peu frustrant, alors qu'ils commençaient à s'embêter, et que sans doute il y allait avoir des scènes de promiscuité dans la cabine en bananier entre ces beaux messieurs blonds et barbus aux corps d'athlètes !

 

Du coup, au lieu de ça, j'ai dû refermer mon livre, et je me suis retrouvé des violons sanglotant monotonement dans mon cœur, ce qui ne l'a pas du tout bercé, parce que je n'arrêtais pas de me demander ce qui se passait entre ces fichues pages 193 et 224.

 

Mais ce matin, au petit-déjeûner, j'ai pris de grandes tartines d'espoir, et, sur les conseils avisés d'un tas d'amis facebook, je suis venu te voir. Te voir pour savoir. Te serait-il possible, ô beau Libretto, de faire quelque chose pour un fidèle entre les fidèles ? Je sais, je sais. Il n'est pas agréable de voir un inconnu s'amener devant vous et pointer qu'il manque des boutons à votre braguette. Je comprendrais que tu m'envoies paître.

 

Mais si l'on pointe ta braguette, c'est aussi pour que tu ne sortes pas la quéquette à l'air sans t'en rendre compte, Librettino mio !

 

Enfin. Si tu ne peux m'aider, je saurai prendre les mesures qui s'imposent. Je retournerai à ma librairie, dont j'ai malheureusement perdu le ticket de caisse, et je tenterai de lire furtivement les pages 193, 194, 195, 196, 197, 198, 199, 200, 201, 202, 203, 204, 205, 206, 207, 208, 209, 210, 211, 212, 213, 214, 215, 216, 217, 218, 219, 220, 221, 222, 223 et 224, à croupetons entre deux rayons, dans l'espoir d'éviter les patrouilles de la libraire. Sachant qu'elle porte un chignon serré et des lunettes à monture métallique, je ne sais quel sera mon sort si elle me surprend, et je préfère ne pas le savoir.

 

Je t'en supplie, Libretto. Ne me pousse pas à cette extrémité.

 

Grosses bises,

 

Francis B.

 

 

 

* en français dans le texte

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 00:42

-Ha, monsieur B., bonjour !

-Bonjour, docteur Blog.

-Vous êtes là pour votre bilan annuel, je suppose ?

-C'est cela même, docteur. Vous êtes perspicace.

-Je l'avais noté sur mon petit carnet. Alors, si je me souviens bien, la dernière fois que nous nous sommes vus, vous étiez rentré du Sénégal depuis cinq mois, vous étiez gras, célibataire, au chômage sans indemnité, et vous habitiez chez vos parents, c'est bien ça ?

-je n'aurais pu mieux résumer la situation, docteur.

-et depuis, racontez-moi ?

-beeeen... d'abord, je suis resté au chômage, hein. Puis j'ai pris des vacances avec la famille, vu un peu les petits cousins, tout ça, puis j'ai trouvé un boulot fin septembre.

-ha, bien ! Il vous plait ?

-Ça va, il est à ma portée, quoi. Je corrigeais des traductions de guides techniques en anglais, lisais des rapports, en copiais-collais des bouts dans une base, grosso-modo. Puis j'allais à des réunions avec mon petit cahier à spirales.

-Vous en parlez au passé, vous l'avez perdu ?

-Nan, pas encore, mais c'était un boulot de neuf mois, fin juin, je rentre chez papa maman. Et comme j'ai fini la mission principale pour laquelle j'ai été pris, je commence à y penser sérieusement.

-Ha, vous aviez quitté le domicile de vos parents, ça s'est bien passé ?

-Plutôt, oui. C'était à Nantes. J'ai un appart de 28m², que je quitte donc fin juin. Mais bon, j'y passais pas non plus tous mes week-ends, comme je n'avais rien à fiche à Nantes, je rentrais souvent faire ma lessive à la maison. J'avais bien une laverie automatique au pied de mon immeuble, mais je n'ai pas compris comment elle marchait, et l'éclairage était flippant.

-Vous n'aviez pas d'amis à voir à Nantes ?

-Si, si. J'en avais un que j'ai eu le temps de voir trois fois (dont une pour son déménagement) avant qu'il parte à l'autre bout de la France, et un autre est descendu une fois de Rennes, et on est allés voir des bateaux et des appâts de pêche japonais, c'était plutôt chouette.

-Ha, ça fait pas beaucoup, sur sept mois. Vous n'avez rencontré personne ?

-À part les collègues ? J'ai discuté sur le pas de la porte avec un représentant de France Loisirs, mais je crois que c'est tout.

-Mmmh. Ça fait pas gras, en effet. Et sinon, côté filles, ça se passe comment ?

-Ho bah comme d'habitude, quoi.

-Aïe. A ce point ?

-Ben... oui. Y'avait bien cette fille, une amie d'amis, qui était mignonne, intelligente, qui riait à mes blagues...

-Et ?

-En fait, on avait plus de points communs que je ne croyais.

-Ha ?

-Oui, elle aussi préférait les filles.

-PFFFRT. Excusez-moi, c'était nerveux, et totalement hors de propos. Je suis confus.

-Bah, vous en faites pas, à votre place, j'aurais sans doute la même réaction. Mais bon, comme on dit, [biiip] derrière l'oreille assure un bon sommeil.

-On dit ça ?

-Je sais pas. En tous cas, je dors très bien.

-Bien. Puisque vous évoquez la question de la santé physique... je note que comme madame votre maman me l'a signalé, vous êtes toujours d'aspect aussi flasque, voire peut-être plus, non ?

-Voui. Mais je me suis coupé les cheveux, du coup j'ai considéré que j'en avais fait assez pour mon apparence cette année.

-D'aaaaaaccord. Mais du coup, il y a des points positifs, dans cette année ?

-Ben, là, y'en a un dont je n'ai pas le droit de parler. Et sinon, j'ai acheté et lu des tas de bouquins et de Bds, c'est plutôt chouette.

-Bon, je crois qu'on a fait le tour. Ça vous a fait du bien ?

-Bah, ça a meublé un dimanche soir, quoi.

-Très bien. On se revoit dans 10 kilos... Pardon, dans un an ?

-Ha ha.

-Allez, au revoir, et bon anniversaire !

-Oh, ta gueule.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 21:42

Je suis allé chez mon libraire BD hier, parce que ce sont des choses qui se font quand on est un citoyen responsable que d'aller claquer son pognon dans les petits commerces de proximité afin de se construire une culture qui permette de se la jouer dans les derniers salons à la mode. Et je m'y suis acheté (avec le dernier Philémon, le dernier Marc-Antoine Mathieu et le dernier Une vie chinoise) le premier Last Man, de Vivès, Balak et Sanlaville, parce que j'en avais vu les premières pages sur internet. En voici donc le résumé à chaud :

 

Alors Last Man, c'est trop cool, c'est l'histoire d'Adrian, il a douze ans et il a trop de la chance, il est dans une école de karaté comme dans Karaté Kid ! Sauf que bon, il est pas super fort il sait pas tenir sa garde, mais quand même dans sa chambre il s'entraîne à mettre des coups de poings forts et tout, mais Gregorio il lui casse quand même la gueule, parce qu'il sait pas monter sa garde il attaque un peu comme un con Adrian, et en plus pour le tournoi il a trop pas de chance, parce qu'il est en équipe avec Vlad qu'est trop nul et qu'a une coupe de cheveux nul et qu'au foot à tous les coups ils l'auraient pris en dernier et il aurait été goal.

 

Ha oui parce que j'ai oublié, mais y'a un super tournoi de combat dans la ville et c'est organisé tous les ans par le roi Virgil et la reine Efira et c'est en équipe ! Et Adrian il a pas de chance parce qu'il est en équipe avec Vlad et Vlad en plus qu'il a un bonnet moche, il a mangé de la raclette la veille du tournoi et le matin il a mal au ventre et il peut pas combattre et du coup Adrian il peut pas parce que c'est un tournoi par équipes, comme dans Pokemon un peu ou alors rien à voir j'ai jamais joué à Pokemon mais je croyais. Et il faut casser la gueule à son adversaire ou le faire sortir du ring comme dans Dragon Ball et y'en a ils ont des pouvoirs comme en faire appel au vent et faire des genres de Kamehameha et tout.

 

Mais là, Adrian il va pas pouvoir combattre parce que Vlad est malade, sauf que ! Il y a un type qui arrive et il est mal rasé et il est super musclé comme un américain et il s'appelle Richard Aldana et il trouve que la ville d'Adrian c'est un peu un bled parce que y'a pas de cigarettes et aussi ils savent pas ce que c'est une moto et il est venu tout seul sans partenaire parce que il savait pas que c'était un tournoi par équipes et il trouve que c'est pourri les matchs en équipe mais il entend Adrian qui parle avec sa mère, elle est trop jolie sa mère, et il entend qu'il a besoin d'un équipier Adrian, alors il fait semblant que son équipier l'a lâché et il demande à Adrian d'être son équipier et tout !

Adrian du coup il veut bien surtout que Richard il a l'air trop fort et même il fout la honte au prof de combat d'Adrian déjà qu'il a un bouc ridicule blond et il fait SHAÏ en attaquant et il le contre juste en levant son bras comme ça ! Trop fort !

 

Et finalement il raconte à la maman d'Adrian et à Adrian qu'il faut trop qu'il fasse son combat parce que avant il avait un copain ils s'entraînaient tout le temps ensemble et les gens les appelaient les Frères Karaté ! Mais son copain frère il est mort tué par Thaï Boy et après la maman d'Adrian change d'avis et ils vont faire des combats ensemble !

 

Alors là c'était juste le début mais après y'a les combats qui commencent et tout, et il y en a qui ressemblent aux frères Bogdanov qui se moquent d'Adrian et de Richard Aldana, et du coup on se doute bien qu'ils vont se prendre une grosse raclée, en tous cas on en a bien envie, et en même temps y'a Gregorio le sale beau gosse de la classe de karaté de Adrian et Elorna qui sont dans la même équipe qui font leurs combats et tout et Elorna c'est la fille de la classe d'Adrian qui est jolie et gentille avec Adrian alors que les autres comme Gregorio ils se moquent mais Gregorio c'est un con en plus il perd son combat et derrière Elorna elle gagne contre le gars qu'a battu Gregorio qu'est de l'école du vent et puis on voit comment les points sont comptés avec les doigts c'est trop classe et tout.

 

Et puis Adrian et Richard Aldana ils font leur combat, et Richard Aldana il dit à Adrian qu'il se bat comme une quiche et qu'il va lui apprendre et aussi le prof de karaté blond avec le bouc moche il sort avec la maman d'Adrian et il lui dit qu'il l'aime et il se cogne la tête sur une porte il est un peu taré d'ailleurs il le dit à Marianne (c'est la maman d'Adrian) il lui dit Marianne ! Je suis complètement taré ! Et il en a l'air quand il le dit et qu'il se cogne la tête contre la porte et après Marianne elle va voir Richard Aldana et je crois qu'ils finiront par tomber amoureux mais là elle est juste trop forte la maman d'Adrian j'aurais trop voulu avoir une maman comme elle et aussi jolie !

 

Et aussi y'a des autocollants à la fin du livre !

 

 

Hum. En bref, la lecture de Last Man, c'est peut-être un plaisir un peu régressif. Et c'est justement ça qu'est bon. On pourrait chercher à analyser, à dire que c'est bien foutu du point de vue narratif et tout, mais en fait, c'est surtout cool, et c'est cool de lire un truc cool. Avec les frères Bogdanov qui se font marave la gueule, ce qui rend les choses encore plus cool.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 22:42

Il fallait bien que ça arrive un jour : j'ai été tagué dans une chaîne par cubik. C'est flatteur, quelque part, ça veut dire que quelque part, fut-ce en Belgique, on se souvient de moi. Mais aussi c'est chiant, parce que c'est une responsabilité à laquelle je ne saurais me soustraire. Parce qu'internet, c'est un pacte : quand tu es tagué dans une chaîne, tu réponds. Sinon, bientôt, ça va être l'anarchie sur le web. Et qui voudrait de ça ?

Or donc, voici les règles de la chaîne :

 

Les règles du jeu :
- Poster les règles du jeu
- Répondre aux 11 questions
- Inventer 11 nouvelles questions
- Taguer 11 blogueurs et leur annoncer la nouvelle.

 

Allons-y donc gaiement pour les questions.

 

  1. 1. Quelle est selon toi la meilleure façon d'accommoder le chat ?

 

Je ne suis pas très cuisinier, hélas. Ce n'est pas faute d'avoir des exemples, voire des role-models tout plein ma famille, pourtant ! Ou alors si. J'ai tellement de personnes dans ma famille qui sont fichues de prendre des trucs pas bons de cantine (genre des courgettes, ou des petits pois, ou des steaks pour chiens) et d'en faire des trucs bons (sauf le steak pour chiens, parce que c'est dur d'enlever les petits os) que jamais je ne me suis donné la peine de tenter de faire la cuisine. La dernière fois que j'ai essayé, j'ai raté mes œufs au plat. C'est pas facile de gérer la cuisson, hein ! Le seul truc que j'arrive à faire, c'est la soupe. Je gère carrément la soupe. Soupe à l'oignon, soupe à la tomate, même harira, la tête de ma mère, alors que c'est plus compliqué, parce qu'il faut mettre la poudre dans l'eau et pas l'eau dans la poudre. Du coup, je pense que la soupe au chat serait la meilleure façon pour moi d'accommoder le chat. En plus, ça sonne bien, la soupe au chat.

Donc, pour faire une soupe au chat : prenez un chat de taille moyenne, de préférence celui de la voisine qui fait chier à miauler toute la journée, et cognez-derrière la tête avec un bâton. Si vous n'avez pas de bâton, attrapez-le par la queue, faites tournoyer et BING sur un coin de table. Epluchez-le et videz-le. Faites bouillir de l'eau dans une cocotte, mettez-y le chat, salez, poivrez, ajoutez un peu de bouquet garni, faites mijoter longtemps, c'est prêt. Mangez avec des patates.

 

 

  1. 2. Quel est ton pouvoir de mutant ?

 

Mon pouvoir de mutant ? Le pouvoir de mutant que j'ai, pas un truc que je voudrais pour espionner Scarlett Johansson nue sous la douche (fais pas attention, c'est pour faire remonter mes stats) ?

Alors là, tu me crois si tu veux, hein, mais j'en ai un top de chez top : je sens pas de dessous les bras. Du coup, je peux me laver une fois par semaine, personne remarque rien, sauf les cheveux gras. Et re-du coup, j'économise de l'eau et je sauve les ours polaires.

Et je trouve que c'est un peu la classe.

 

  1. 3.Tu as écrit une chanson pour Didier Barbelivien, quel est son titre et pourquoi ?

 

Ça ressemble plus à une affirmation qu'à une question. Alors maman, papa, non, c'est faux, je n'ai pas écrit pour Didier Barbelivien, je n'ai pas craché sur les valeurs que vous m'avez inculquées de longues années durant, je n'ai pas foulé aux pieds ces années d'éducation à grands coups d'Albert Collins, de Cesaria Evora et de Henri Des pour la vaine gloire de voir mes mots chantés par l'idole du petit Nicolas. Mais si je devais écrire une chanson pour Didier Barbelivien, ce serait sans doute une ballade romantique sur fonds d'ocarina qui s'intitulerait « Mon amour est une terre brûlée ». Et je l'aurais écrite pour l'argent et pour crier ma détresse à la face du monde.

 

  1. 4. Pour quel blogueur/blogueuse changerais tu d'orientation sexuelle ?

 

Alors spontanément, je dirais Libon, comme ça. Parce que c'est un peu le mec qui a la classe ultime, qui sait aussi bien raconter les aventures de la mamie d'un lézard géant que réparer un lave-linge dont le posistop ne fonctionne plus. Mais en même temps, je m'en voudrais de briser un couple et de priver sa blonde d'un mec qui fait des tas de machins avec des trucs, surtout qu'elle aussi je l'aime bien et elle fait des chouettes trucs.

Du coup, je me rabattrais sur cubik, parce qu'il a quand même une putain de bibliothèque, et qu'il n'aurait pas de complexe pour appeler le livreur de sushis pour moi (je n'aime pas appeler les livreurs).

 

  1. 5. Quel est ton fromage préféré ?

 

Le Saint-Nectaire. Déjà, il a le plus beau nom des fromages, je trouve. Puis sous sa croûte noire et duveteuse, on trouve une pâte molle et parfumée que c'en est sûrement un péché que de mordre dedans mais c'est pas grave. Chaque fois que je vais chez papa-maman, je passe une bonne partie de mon temps à la cuisine, en laissant la porte du frigo ouverte pour me planquer, pendant que je me taille des tranches de Saint-Nectaire, pas trop fines sinon on sent pas le goût et pas trop épaisses sinon c'est trop vite fini. Purée, je me fais du mal, je vais me faire une tartine, je reviens.

 

  1. 6. D'où vient le vent ?

 

Réponse longue : alors il me semble que si je ne dis pas de bêtises, tu as par exemple le soleil, là, qui chauffe de l'air, au-dessus de la mer, mettons. Bon, ça te fait de l'air chaud qui monte. Puis là, il rencontre de l'air plus froid qui vient d'un peu plus loin, et genre, y'a baston, et puis t'as la force de Coriolis qui fait tourner tout ça comme une toupie d'air à cause de la terre qui tourne, et tout, puis y'a encore plein d'autres machins avec le relief et des trucs.

Réponse courte : des arbres qui éternuent (of course).

Réponse super courte : de mon cul. (lol)(en plus, y'a un jeu de mots, vous avez vu ?)

 

  1. 7. Johnny, Eddy ou Dick et pourquoi ?

Dick. Non pas parce que j'ai menti sur mon orientation sexuelle à la question 4, bande de coquinous, mais à cause de Mireille. (Connaissant cubik, il pensait à un autre Dick, mais je préfère le hollandais à cheveux au pseudo-rocker français d'où qu'il sort. Je vous ai déjà parlé de mon excellente éducation musicale?)

 

  1. 8. Tu proposes une série à HBO, quel est son titre, son sujet et son casting ?

Alors en fait, ce serait un truc un peu conceptuel, je ne sais pas si j'arriverais à le leur vendre, parce qu'il n'y aurait pas d'histoires de fesses dedans. Ce serait une adaptation de Jacques le Petit Lézard Géant, de Libon, parce que j'aime bien être cohérent, et aussi que ça me permet de pas avoir un casting énorme à gérer.

Ça s'appellerait Jacques the Little Giant Lizard, pour la touche frenchy. Mamie serait évidemment jouée par Maggie Smith. Jacques serait doublé par Bryan Cranston, mais juste doublé parce que sinon en fait ça sera une marionnette fabriquée par Jim Henson. Et Sam Lloyd, qui joue Ted l'avocat dépressif dans Scrubs, serait le scientifique dont j'ai oublié le nom qui recueille Jacques.

Y'aurait aussi John Goodman qui ferait un général, et Steve Buscemi sans doute un sous-fifre.

 

  1. 9. Quel est ton fantasme honteux (on le répétera pas) ?

Je... Je sais pas si je peux le dire.

J'aimerais bien faire l'amour avec une femme.

Mais chut.

 

  1. 10. Quel est le meilleur Expendable ?

 

C'est une question piège ? Parce que si un Expendable est meilleur que les autres, on peut plus s'en passer et du coup c'est plus un Expendable ? Non ?

Alors j'ai un peu honte, mais j'en ai vu aucun, parce que j'ai eu, en plus d'une excellente et louable éducation musicale, une toute aussi excellente éducation cinématographique. Je suis confus. Pfioulala.

Tu m'aurais demandé « c'est quoi le meilleur Kubrick », là j'aurais pu répondre (Shining, c'est le seul que j'ai pu voir en entier)(bon, à cause de ma voisine de stalle à la bibliothèque de l'Université Laval à Québec, mais ça compte quand même). Mais là, non.

  1.  

  2. 11. Tu m'aimes ? Pourquoi ?

Ho, ben ch't'aime ben, ouais. Parce que tu as pensé à moi pour ce truc, déjà, ça fait plaisir. Ha si, hein, c'est chiant de répondre, mais en même temps, on est là roooh, il a pensé à moi c'est trop chou je peux pas ne pas répondre quand même, et tout.

Puis tu m'as fait ouvrir un blog, et ça m'occupe bien depuis quelques années, aussi, et je t'aime pour ça.

Puis aussi tu m'as fait découvrir Detroit Metal City, et ça c'est bien chouette, aussi.

Du coup, avec tout ça, oui. Je t'aime.

 

(ma maman va faire une crise cardiaque. JE MENS sur ce blog, maman, je passe mon temps à mentir)

 

(et va pas t'imaginer des choses, cubik)

 

Bon, passons aux onze questions. Pour faire simple, je vais pomper sur celles que j'ai au-dessus, je suis nul en questions :

 

1 : On t'annonce que ton métabolisme ne peut plus supporter la combinaison saucisson/Prince de Lu. Auquel renonces-tu jusqu'à la fin de ta vie ?

 

2 : Tu es le nègre de Marc Levy. Quel est le titre de votre prochain roman, et de quoi parle-t-il ?

 

3 : Quelle est ta soupe préférée, culinairement parlant ?

 

4 : Quelle est ta soupe préférée, musicalement parlant (et dont tu ne voudrais pas que le monde sache que tu l'écoutes, parce que quand même, c'est la honte) ?

 

5 : Ça ne te gêne pas que je te tutoie ? Pourquoi ?

 

6 : C'est qui le plus fort, Dinophysis ou Myrionecta ?

 

7 : Tu préfères qui, ton papa ou ta maman ?

 

8 : Tu t'es rendu compte que j'avais pas d'idée pour plus de quatre questions ?

 

9 : Pourquoi regrettes-tu ton orientation sexuelle ?

 

10 : Si tu devais me résumer ta vie en douze mots, lesquels seraient-ce ?

 

11 : Si tu devais choisir entre Marc Levy et Guillaume Musso, qui épouserais-tu ? Pourquoi ?

 

Et maintenant, c'est le moment où je regarde dans mes contacts facebook si je connais des gens qui ont encore un blog. Ça va pas être de la tarte.

 

 

Du coup, je tague Cochon, la Polonaise, Yoze, et euh. Je connais pas beaucoup de blogueurs, en fait. CSS Panda, Le Chinois et Scarlett ont dit qu'ils allaient le faire, on va bien voir si c'est pas des foies jaunes. Pis bien sûr wawaa, que j'avais oublié dans les gens que je connais dont je savais qu'ils ont un blog.

 

 

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