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FIGB recrute




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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 22:42

Vous n'êtes sans doute pas sans le savoir, les Jeux Olympiques (dits JO) s'approchent à grands pas. Et qui dit JO dit sport, et qui dit sport, dit triche, et qui dit triche, dit femmes. On se souvient du cas de cette coureuse sud-africaine, à qui on a ou n'a pas retiré sa médaille lors des derniers JO, je ne me souviens plus, parce que son taux de testostérone n'était pas très féminin, ou quelque chose comme ça. Si ça se trouve, c'était bien une femme. Mais peut-être pas. Toujours est-il qu'on l'a gaulée, ce qui est plutôt ironique si c'était bien une gonzesse.

Ce n'a pas toujours été le cas. On se souvient tous des nageuses est-allemandes, qui n'avaient manifestement de Frau que le titre. Mais il y eut des cas bien plus scandaleux. Je pense en particulier à cette gymnaste américaine des années 80, qui a réussi longtemps à tromper le public, qui ne savait plus très bien où il en était à l'époque, je ne sais pas si on peut lui en vouloir, le pauvre.

Mais aujourd'hui, il faut se rendre à l'évidence : Paulette Huntinova était un mec. Je vous jure. Jugez-en par vous-mêmes, avec la distance que permettent les années qui ont passé : sa grâce et sa tenue ne trompent pas : elle porte même une ombre de moustache. Et je dis ça sans sexisme aucun.

Un premier exemple à la poutre :

 

 


 

 

Au sol :
 


 



Et si vous avez encore besoin d'être convaincus, aux barres asymétriques :

 


 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 09:42

Une gonzesse anonyme me disait justement l'autre jour dans les commentaires de mon précédent article intitulé Les Gonzesses « mais dis-donc, vas-y, les mecs, t'en parles pas là, t'as peur qu'on croive que t'es gay ou quoi ? », ou du moins c'est en substance ce que j'ai compris.

 

Alors d'une, même pas peur, d'ailleurs je sais qu'il y a des gens qui m'ont cru gay pendant un bon moment, tout ça parce qu'en école d'ingénieur j'étais allé dire à une gonzesse de la catégorie bonnasse, avec en tête seulement toute la bonne volonté du monde et un espèce de brouillard de bière que si j'étais une gonzesse, je sortirais avec ce type, là-bas, qui trouvait qu'elle avait de belles jambes (et il faut reconnaître que c'était vrai qu'elle était bien roulée), parce que c'était un pote le type là-bas et tout (ça je l'ai pas dit c'est pour vous expliquer pourquoi j'allais lui dire ça, hein) et tout ce que cette cruche a retenu c'est que je sortirais avec si je pouvais et pas qu'il trouvait qu'elle était grave bonne, ce qui prouve bien que d'un les gonzesses quand c'est blond et bonnasse ça entend ce que ça veut bien entendre d'autant plus quand le mec qu'on leur pointe du doigt est un petit geek à lunettes à moitié barbu et qu'elle savent pas encore qu'il a couché avec Astrid parce qu'elles sont en première année parce que ça ça aurait changé les données de départ si elle l'avait su parce qu'Astrid c'était pas les deux tiers d'un thon et par là je veux dire qu'elle faisait partie de la catégorie bonnasse, même si c'est pas tout à fait vrai qu'elle avait couché avec mon pote l'essentiel c'est que le monde entier le croyait sauf Astrid, et de deux que loin de moi l'idée de refuser qu'on croive que je suis gay, même si je ne le suis pas, à cause que la nature ne l'a pas voulu ainsi, mais en même temps elle fait un peu ce qu'elle veut et des fois c'est pas super logique, comme la reproduction de la douve du foie, mais je m'égare un peu, je crois.

 

Et de deux, je peux carrément en parler, des mecs. Tu crois quoi, gonzesse anonyme, que j'ai peur des mecs ? Moi, peur ? Attends, j'ai eu des cours de krav-maga avec le garde du corps de Rocco Siffredi, le mec qui m'attaque avec un couteau, je lui fais la prise du serpent, avec le poignet comme ça, tout en souplesse, à la meka kitka TCHAC ! Alors non, j'ai pas peur. Et je vais en parler, des mecs, puisque c'est comme ça. Tu vois ? Tu vois ? Tu faisais ta maligne, là, à prétendre que j'étais un pédé sans couille et à croire que c'était une insulte qui me toucherait alors que trop pas, mais MÊME PAS, tu vois que tu dises ça m'en touche une sans faire bouger l'autre ce qui prouve bien que si que j'étais un pédé j'en serai un avec couilles, et je vais le faire ton article.

 

Alors donc, les mecs. Vaste sujet. Le mec est en effet un être par nature mystérieux, aux multiples facettes. Selon des scientifiques américains, cela serait dû à la variété de ses chromosomes sexuels.

En effet, un être humain est une équation dont les inconnues sont liées aux chromosomes sexuels.

 

Une gonzesse est donc une équation avec X pour seule inconnue : ça se résout en deux temps trois mouvements, une règle de trois et hop, bonnasse, boudin, même tarif !

 

Un mec, au contraire, c'est une équation à deux inconnues, X et Y. Et pour résoudre ça, c'est juste pas possible. On ne peut pas résoudre une équation à deux inconnues. C'est SCIEN-TI-FIQUE.

Voilà pourquoi on ne peut pas parler des mecs aussi facilement qu'on parle des gonzesses.

 

En revanche, on peut facilement résoudre des systèmes d'équations de deux mecs à deux inconnues.

Mais ce blog, étant lu par des enfants et des mères de famille catholiques, ne saurait verser dans les dégoûtances que ce sujet impliquerait. On n'est pas sur youporn, ici, non mais !

 

On va donc faire autrement, et suivre un peu la construction du précédent article, parce qu'il n'y a pas de raison.

 

Il y a donc trois grandes catégories de mecs : ceux qui se tapent les bonnasses, ceux qui se tapent les boudins, et ceux qui se tapent les hommes qui ne sont attirés ni par les bonnasses, ni par les boudins.

 

Les hommes qui se tapent les bonnasses sont, dans la majorité des cas, des espèces de véliplanchistes bronzés et superficiels. Ils ne valent pas la peine d'être connus.

Les hommes qui se tapent les boudins sont, dans la majorité des cas, des types qui voulaient se taper des bonnasses, n'ont pas réussi, et ont dû diminuer leurs exigences. Ce sont des types sans amour-propre, qui ne valent pas la peine d'être connus.

Les hommes qui se tapent des hommes sont en général homosexuels ou, aux États-Unis, sénateurs républicains. Certains doivent valoir la peine d'être connus, mais si vous traînez trop avec eux, les bonnasses autant que les boudins vont finir par se dire que vous ne leur courez pas après (après elles, les bonnasses et les boudins. Celles après qui vous courez. Et elles se tromperont, donc). En fin de compte, ils ne valent donc pas la peine d'être connus.

 

Voilà. J'espère avoir fait le tour de la question, et qu'on cessera de me harceler avec des demandes sexistes.

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 20:42

« Francis », qu'on me disait l'autre jour, « dis Francis, toi qui sais tant de choses, pourquoi tu nous parlerais pas des gonzesses ? »

 

Bonne question. Bon, alors d'une, pour être tout à fait honnête, on ne me l''a jamais posée, cette question. En général, on me pose peu de questions, et elles sont du genre « putain, mais t'es resté à la maison toute la journée, et t'as pas trouvé le temps de faire la vaisselle ? » ou alors c'est un SMS de mon papa pour me demander « tu te souviens du nom des villages, dans la Guerre des Boutons ? » (Velrans et Longevernes)(À cul les Velrans !)

Mais même, je me disais que ça valait bien la peine de répondre à cette question, fut-elle jamais posée.

 

Alors, les gonzesses. Pourquoi ne vous en parlerais-je pas ? Certains pourront arguer du fait que mon expérience en matière de gonzesses est trop limitée. Génitalement parlant, je n'en connais pas tant que ça, certes. Mais il n'y a pas que la génitalité dans la vie, et j'ai grandi cerné par des gonzesses de toutes parts (vous êtes déjà rentré dans la cuisine vous faire une tartine de beurre pour vous voir dévisagé avec mépris par neuf ou dix gonzesses de quatre générations, vous ?), alors hein, je peux vous dire que j'en connais un rayon.

 

Les gonzesses, donc. Il y a deux grands types de gonzesses, d'abord, il y a les bonnes. Celles-là ne sont pas majoritaires dans la population, il ne faut donc pas vous attendre à ce que pour vous, une bonne soit la bonne (vous savez, quand vous dites à voix basse à votre maman à qui vous dites tout « celle-là, je crois que c'est la bonne » et qu'elle dit en général quelque chose comme « j'espère bien que non ! »). C'est un peu difficile à saisir, mais c'est comme ça. La bonne, c'est la fille que vous visualisez quand vous fermez les yeux et que vous pensez à « une fille ». Vous voyez, avec des courbes là, des renflements là et ici, et par là, c'est tout doux (et là, aussi. Puis là).

 

A côté de ça, l'autre grand type de gonzesse n'est pas, comme on pourrait le penser, la mauvaise, mais c'est le boudin. Le boudin, ça peut être bon quand on parle charcuterie (et qu'on l'accompagne d'une bonne purée maison, avec de la muscade), mais en matière de gonzesse, le boudin n'est pas bonne. Ce qui n'empêche qu'elle soit souvent la bonne de nombreux garçons, vu que le boudin effraie moins la maman des garçons que la bonne -vous savez quoi, on va dire bonnasse, parce que sinon on va se perdre avec la bonne à tout faire, qui peut être bonne, mais qui peut aussi être moustachue et vilaine comme un pou, avec toutes les possibilités intermédiaires - et qu'en plus, le boudin doit faire plus d'efforts pour plaire que la bonnasse, ce qui signifie qu'elle sera plus encline à faire la vaisselle et à ramener une bière à son homme pendant qu'il se concentre sur l'actualité importante, comme une rencontre internationale susceptible de renverser l'équilibre mondial.

 

Bonnasses et boudins, donc, forment la population féminine. On ne peut hélas pas se cantonner à ces catégories : en effet, comment classer les gonzesses de la famille ? On ne peut décemment pas mettre sa grand-mère dans la catégorie bonnasse, quoi qu'en dise son voisin de la maison de retraite (celui dont vous avez planqué le dentier, vieux cochon). On a également du mal à mettre sa soeur dans l'une ou l'autre catégorie, sous peine de se voir taxé de dégoûtant ou de pas gentil. La meilleure solution est d'éviter d'y penser.

 

Bon, tout ça, c'est très bien, me direz-vous, mais que faire des gonzesses, une fois qu'on les a reconnues et classées ?

C'est une question tout à fait différente. Je vous avoue ne pas en être venu à bout. Vous pouvez euh.

 

Les suivre dans la rue, noter leurs adresses et leurs horaires de déplacement, et voler leurs sous-vêtements quand elles ne font pas attention au pressing ?

Je ne me suis pas vraiment penché sur la question, en fait.

Je ne sais même plus pourquoi j'avais écrit cet article.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 11:42

Ha bé les aminches, ça faisait une paie, pas vrai ? Mais allez pas croire que j'étais mort, ou que j'abandonnais ce blog sans rien dire (c'est sans doute ce que je ferai un jour, mais pas encore tout de suite), nan, en fait, j'avais juste tellement plein de trucs à faire que je savais pas par où commencer. Alors pour faire simple, je vais commencer par le dernier truc qui m'est arrivé, c'est que je me suis rendu compte que cette semaine, j'ai fait ma fête de la saucisse. Sans sous-entendu scabreux, c'est pas mon genre. Juste samedi, avec mon petit frère et sa copine, on était à Montmartre, et on a vu un magasin de hot-dogs, et on s'est dit ouah j'ai trop envie d'un hot-dog là, mais quand on a demandé au type derrière son comptoir, il nous a dit on fait plus de hot-dog, alors on a dit zut et comme on en avait trop envie on est allés dans le Marais parce que je me souvenais d'un hot-doggueur par là bas, et on s'est baffré de hot-dogs et j'étais trop content parce que j'ai retrouvé le coin sans problème et vu mon sens de l'orientation c'était pas gagné. Et puis après, lundi, j'ai mangé une saucisse d'Auvergne avec de l'aligot, et mardi une saucisse de Francfort avec des frites dans un bistrot qui faisait tout vieux avec des chiottes à la turque et une chaîne pour tirer la chasse, je vous jure. Et quand j'ai raconté ça ce soir je me suis fait dire par tout le monde que mon histoire était chiante, alors que c'est moins chiant que mon père avec son nouvel iphone, parce qu'il a un nouvel iphone, et qu'il est tout frétillant comme un petit garçon des années 80 avec sa première gameboy, et il aime pas qu'on lui fasse remarquer, il nous dit pfff tu dis ça parce que t'es jaloux parce que t'as pas d'iphone, alors qu'en fait non, moi je suis content avec mon téléphone flipflap qu'il m'a donné quand il a pris son iphone parce que j'avais dû laisser mon vieux Nokia à Dakar parce qu'il était à l'équipe et le chef de l'équipe voulait pas que je le vole. Lui, il est content, parce qu'avec son iphone il peut faire de la musique en le bougeant et tout, et il est tout épaté quand il voit que je sais traduire quand son iphone dit « les nouilles sont trop chaudes » en chinois grammaticalement incorrect, et que le lendemain je sais encore le traduire, parce que je sais pas pourquoi, il aime bien faire dire à son iphone « les nouilles sont trop chaudes » en chinois au moins une fois par jour ces derniers temps, mais c'est mignon.

 

Un autre truc qu'est mignon, c'est les tritons, et la semaine dernière on est allés chez ma mamie en Lozère et du coup avec mon petit frère, qui commence à devenir balèze en bestioles, on est allés chercher des mares pour trouver des tritons mais on a trouvé qu'une mare et elle était tout à fait dépourvue de tritons, c'était un peu la louze, mais pour compenser on a soulevé des cailloux, et dessous un on a trouvé un lézard et plein de fourmis les plus grosses d'Europe, et dessous un autre une reine fourmi qui venait de commencer une colonie, du coup elle avait juste une ouvrière et une demi-douzaine d'oeufs, et je les ai mis dans une pochette de CD AOL que j'avais trouvé chez ma mamie quand on cherchait des pistolets chez elle, parce qu'elle avait peur de se tirer dessus depuis qu'en Lozère un môme s'est pris une balle dans la tête à cause d'un pistolet qu'un copain avait trouvé chez son père, et du coup on a fouillé les tiroirs de ma mamie et on a trouvé une chaussette de ski qu'était pleine presque à ras-bord de flingues, bon en fait y'en avait que deux, et du coup on les tenait du bout des doigts pour pas se prendre une balle perdue, mais finalement, avec tout plein de précautions on a fini par tourner le canon vers nos nez (en fait juste le mien) et c'était des pistolets à pétard, des trucs qui pouvaient juste tirer à blanc, mais bon on est pas spécialistes en flingues chez nous, du coup on les a remis dans la chaussette et c'était ce qu'il s'est passé de plus intéressant chez ma mamie, même si le mieux c'était de chercher des tritons avec mon petit frère même si je me demande s'il se la joue pas un peu et qu'il profite pas du fait que je suis incapable de dire s'il bluffe ou pas quand il me donne des noms de plante en latin, le sagouin.

 

Ha et puis aussi j'allais oublier, mais je me suis lancé dans la mode ces derniers temps, j'ai été embauché comme main d'oeuvre gratuite par ma cousine parce que la famille c'est sacré, et du coup elle m'a fait repasser des foulards en soie comme si j'étais une gonzesse mais j'ai rien dit et j'ai repassé, parce que la famille c'est sacré, puis j'ai mis des tas de bijoux dans des petits sacs tout jolis pour les envoyer à des clients dans toute la France et puis j'ai mis des tas de foulards dans des plastiques aussi et j'ai mis les plastiques pleins de foulards dans des cartons pour le Japon puis j'ai aidé ma cousine à faire ses inventaires de tas de bijoux et à aller chez son fournisseur chercher d'autres tas de bijoux pour les envoyer encore au Japon et puis partout et puis on est partis aux galeries Lafayette dimanche dernier pour préparer son stand où elle est en train de cartonner et c'est chouette parce que tout le monde lui dit qu'il est beau son stand et c'est un peu grâce à moi et à l'alcool à 90 parce qu'il a fallu gratter pour enlever un paquet de scotch sur les présentoirs mais là je me dis que si ça se trouve, je suis en train de vous emmerder alors à la place voilà un lien.

 

Ha, puis j'ai vieilli, aussi.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 19:42

Ha bé les aminches, me v'là propre. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je viens de prendre ma douche (je vous avais dit qu'on avait une super grande nouvelle douche, chez moi ? On pourrait y faire des jetés-pas de bourrées à tire-larigot, à supposer qu'on y entre en tutu).

D'ailleurs, je viens de prendre ma douche, mais c'était pas tellement la peine, parce qu'étant donné que vu que j'ai mis un tablier pour faire la cuisine hier, je me suis même pas sali du tout, sauf les mains pleines de gras de beurre, de blanc d'oeuf et de courgette molle, mais comme j'avais un tablier, je pouvais essuyer mes mains dessus, hé. Pas con le mec.

 

Non, quand je disais que ha bé me v'là propre, je le disais au figuré. Enfin, je le disais à vous, mais c'était pas à prendre littéralement, que je voulais dire. Allez pas vous imaginer que j'écris des notes de blog à l'intention d'un type qui se ferait appeler le Figuré (peut-être un mec qui aurait eu une opération de chirurgie esthétique sur le visage, parce qu'il avait eu une grosse cicatrice qui lui courait de l'oreille droite au coin gauche de la mâchoire, en se battant au couteau contre un lynx ? Enfin, j'hypothèse, là, parce qu'en fait, ce type n'existe pas, et c'est tant mieux pour le lynx, qui est une espèce protégée et en voie de disparition). Non, j'écris pour vous, et pour vous seulement, les aminches du début de ma note (là, en haut).

 

J'aurais pu dire Me v'là beau, notez. Mais je suis toujours parti du principe que c'est pas parce que je parle à des gens que je ne connais pas que je dois être malhonnête (et pis de toute façon le plus important c'est la beauté intérieure, et ça j'en ai des paquets, j'aime autant vous le dire).

 

Tout ça fait pas avancer le schmilblick, et donc, toujours est-il que me v'là propre (et n'en parlons plus). Parce que là, j'ai bien comme l'impression que je suis en train de me faire couillonner un peu, 'tendez que je vous explique : là, depuis dimanche, y'a qu'un gonze dans la baraque qui se cogne de préparer la pâtée au troupeau, et c'est bibi.

 

Ç'aurait été de la préparation de Minut'soup, encore, j'aurais rien dit, j'aurais mis la bouilloire à bouiller, pis j'aurais ouvert des sachets avec les dents pis j'aurais versé dans des bols et rajouté la flotte sans rien dire, mais là non. Non seulement on m'a fait éplucher et couper des oignons et des courgettes et des poulets et des poivrons et tout et tout, on m'a forcé à faire CUIRE des trucs.

Enfin, on. Ma frangine, je veux dire. Elle m'a forcé à faire de la BÉCHAMEL, sur la tête de ma mère. Deux jours de suite. Et pis en plus, elle est pédagogue, hein. « ho bé tu mets de la farine, pis quand ça fait de la pâte avec le beurre fondu, tu rajoutes du lait. Puis tu touilles et tu rerajoutes du lait ». Et allez pas essayer de lui demander des proportions : « ho, jusqu'à ce que ça ait la bonne consistance ».

 

Puis c'est pas elle qui va se déplacer pour voir si les oignons sont fondus comme il faut, hein ! Non, il faut que je l'appelle, depuis le fin fond de devant ma poêle qui commence à sentir chelou « Frangine ! -Oui ? - tu peux me dire si ça va, là ? » et là elle répond plus. « Frangiiiiiine ? -Oui ? Les oignons, là, ça va ou ils devraient pas être noirs ? » pis là, encore pas de réponse, du coup faut que je lui amène la poêle pleine d'oignons pour qu'elle puisse vérifier depuis le canapé qu'en effet ils sont bien cramés et qu'il faut que je recommence mais d'abord je dois aller racheter des oignons au Casino pour finir le gratin de courgettes et que du coup prends des citrons, tu feras de la tarte au citron, tiens !

 

Non mais franchement, quoi, ça commence à bien faire, là. Normalement, c'est ELLE qui fait la cuisine, moi je me goinfre la vaisselle, c'était une affaire qui marchait. Mais maintenant, il faut qu'elle me cendrillonne.

 

La famille, je vous jure, des fois, hein, c'est égoïste comme pas permis. Du coup des fois, on a bien envie de raconter au monde entier comment y'a des grandes sœurs qui prennent prétexte du plus petit tranchage de doigt dans le mixer (parce que ça doit pas être évident à tout le monde que la lame qui tourne vite vite, là, elle tranche aussi bien la viande que les poireaux qu'on pousse dedans sans faire attention) pour exploiter leurs petits frères trop bonnes poires.

 

 

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 10:42

Il y a quelques temps (des années, je crois), j'avais caressé l'idée d'écrire pour le site d'une copine, consacré à lui faire recevoir des bouquins gratos (où ça, de la mauvaise foi ?). Malheureusement (pour elle, je veux dire), elle a trouvé, l'ingrate, que ce que je lui envoyais n'entrait pas dans sa ligne éditoriale. Donc, comme j'aime pas gâcher, c'est, une fois de plus à vous que j'inflige ça.

 

Voilà donc.

 

 

« On s’en souvient tous, on s’en souviendra, le premier livre coquin qu’on a piqué à papa », chantait (approximativement) le grand Georges.

En ce qui me concerne, cette première expérience fut préparée longtemps à l’avance, les plans tirés précis et exécutés le cœur battant et les mains moites : vérifier longuement que personne n’occupe les environs, choper le bouquin, le glisser sous l’élastique du pantalon et contrôler que le T-shirt est bien par-dessus pour qu’on ne puisse rien voir, puis quitter lentement la chambre des parents, avec précautions, pour éviter que l'objet du délit ne tombe avec un bruit assourdissant, attirant toute la maisonnée outragée. Même si j’avais attendu un moment où j’étais seul à la maison, ce n’était pas une raison pour laisse la moindre chance au hasard.

Je dois dire, à ma grande honte, que le résultat de mon larcin ne fut pas vraiment à la hauteur de mes espoirs. Il portait pourtant un titre équivoque, « Et quand je vous fais ça, vous sentez quelque chose ? », par Robert Sheckley, et la couverture arborait une moitié de fille en maillot de bain, la deuxième moitié (supérieur) étant fourrée dans un gros tube.

Eh bien, malgré ce titre aguicheur, j’ai été, à l’époque (vers 10 ans, je crois), profondément déçu. Le pire dans l’histoire fut que mon père (que l’on ne peut soupçonner de pousser ses enfants à la débauche) m’a conseillé de le lire peu après. Des larmes de honte me montent encore aux yeux quand j’y pense. Au temps pour mes fantasmes.

Néanmoins, en bon fils obéissant, je le lus, cette fois sans chercher exclusivement les cochonneries qui ne s’y trouvaient de toute façon pas plus que lors de ma première lecture. Puis je le relus. En réclamai d’autres du même auteur à mon père. Passai des heures à fouiller les cartons dans les brocantes, afin d’en trouver de nouveaux (avec un certain succès), le cœur battant aussi fort que quand j’étais persuadé de l’illicitité de l’œuvre, tout ça parce qu’il me fallait PLUS de Sheckley. Je l’avoue sans honte, j’étais devenu addict.

Depuis, j’ai ralenti ma consommation, un peu. Je me suis mis au deal. J’ai tenté de convertir des gens (beaucoup), et d’ailleurs, comme vous voyez, je continue. Mon argumentaire est maintenant bien rodé : « RobertSheckleyc’esttrobien, ilfautlelire, tiensjetel’offre, lislealorsc’esttropbienheinheinhein ? »

Oui, Robert Sheckley est à ma bibliothèque ce que Justin Bieber est à la playlist secrète de Lelf. (hein ? Il fallait pas le dire ?)

Bon, je vous l’accorde, ici, vous êtes en droit d’attendre plus de moi que si je vous tenais en face de moi (je ne vous souhaite pas d’être un jour dans cette situation).

Robert Sheckley est, pour dire les choses simplement, le maître de la nouvelle de Science-Fiction. J’allais mettre « de la SF d’humour », mais en fait, non.

Un aspect particulièrement agréable dans la SF de Sheckley, c’est que la science a beau être là, on a les vaisseaux, les extra-terrestres, les robots et tout, elle reste absolument à sa place : elle est là pour fournir un cadre aux aventures d’humains qui ne changent pas vraiment par rapport à ce qu’ils étaient dans les années 50-60. Pour un auteur aussi drôle, capable de faire tomber amoureux un aspirateur d’une jeune femme (dans Et quand je vous fais ça, vous sentez quelque chose ?), ou l’inénarrable (rassurez-vous, il la narre très bien) agence A.A.A. Ace de décontamination planétaire, Sheckley ne parait pas être super optimiste sur la nature humaine.

Ses héros, de superbes américains moyens, ont du mal à faire face à la société qu’on se prépare, que Sheckley décrit parfois avec une surprenante justesse (là, je pense en particulier au Prix du Danger, nouvelle écrite dans les années 60, où le héros participe à une émission de télé-réalité dans laquelle il doit survivre une semaine à une meute de tueurs lancée à ses trousses, tandis que les téléspectateurs peuvent l’aider (par téléphone) ou aider les tueurs… On en est pas encore là, mais on s'approche).

Avec Sheckley, même quand tout va bien, tout ne va pas bien. Soit les oignons sont des carottes déguisées, soit ils sont beaucoup trop oignonnés, comme dirait (peut-être) le dieu Thot-Hermes. C’est jusqu’à l’Utopie qui en prend pour son grade (un Billet pour Tranaï), et pourtant, elle est pleine de bonnes idées, comme le fait de conserver sa femme en stase, pour ne l’en sortir que quand on est d’humeur, et qu’on a du temps à lui accorder, ce qui permet une vie de couple beaucoup plus équilibrée (et en plus, quand on est vieux, on a le plaisir d’avoir une fraîche et jeune épouse).

Excusez-moi. J’en dis trop, ou pas assez. Je pourrais m’éterniser sur chacune de ses petites perles de nouvelles, où la guerre a disparu de la Terre (grâce à la loi sur le Suicide librement consenti), où la schizophrénie est traitée en dispersant les personnalités surnuméraires dans des corps artificiels (Avatar avant la lettre), où l’Enfer fait des promotions exceptionnelles aux potentiels clients, des nouvelles aux titres alléchants comme « Et quand… », « Supertrip du tube digestif au cosmos via mantra, tantra et super-cocktail maison », « les Vacances de Monsieur Papazian », « Au royaume des Carottes, les Oignons sont rois »…

Il faut aussi signaler que certaines de ces nouvelles sont plus du domaine du fantastique, et que Robert le grand a aussi commis des œuvres de fantasy, avec Zelazny comme partenaire (la série du « Démon de la farce »).

Je pourrais aussi citer ses romans. Oméga, un bouquin sur une planète prison, est particulièrement réussi. Les Erreurs de Joenes fait partie d'une sélection du New Scientist des romans de SF injustement méconnus. Mais je vais m'en abstenir, car j'ai juré l'abstinence avant le mariage.

En bref, Sheckley, c’est bon, lisez-en, ou mourez idiots (ou fans de Werber, ce qui revient au même).

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:42

À chaque fois que je me fais interviewer par un de ces innombrables magazines people, il est une question que la reportrice (c'est toujours une femme. Il n'y a pas de frontières au besoin de fouiner des femmes) ne peut s'empêcher de poser : « Mais enfin, Francis, vous avez tout pour vous : l'intelligence, la beauté, le talent, la barbe, comment se fait-il que vous soyez encore célibataire ? ».

Et derrière leur question, je lis celle qui ne dépasse pas leurs lèvres, mais qu'un coup d'oeil dans leur regard enfiévré rend évidente : « Hooo Francis, pourquoi pas MOI ? »

 

Pourquoi pas elles, c'est évident. Elles sont reportrices pour magazines people.

Mais pourquoi pas les autres ? Hein ? Hein ?

 

Aujourd'hui, en exclusivité, je vous explique le processus mental qui s'opère quand je croise une gonzesse potentiellement draguable (i.e., une gonzesse) J'aurais pu faire une flow-chart pour avoir l'air jeune et funky, mais j'ai la flemme.

Ce n'est bien sûr qu'un des nombreux flux possibles, mais il est assez représentatif.

 

 

1) Elle est jolie ?

-Oui : Étape mentale 2

-Non. Laisse tomber.

 

2) Elle a de jolies mains ?

-Ho non, elle a des ongles d'actrice porno / je sais pas, cette conne porte des moufles / des moches mains. Laisse tomber

-Ça va, ouf. Étape mentale 3

 

3) Oui, mais elle doit être bête. C'est sûr, à tous les coups, elle est bête, sinon pourquoi elle serait mignonne ?

-En effet, elle lit un Marc Lévy. Étape mentale 4

-Naaaan, elle a pas l'air bête, elle a des lunettes sérieuses et tout. Mais si elle était plus intelligente que moi ? Si elle lisait du Nabokov ou du Nietzsche ? Elle doit être insupportable dans la vie, en fait. Puis à tous les coups elle méprise la SF et la fantasy, et je supporte pas les gens qui méprisent alors qu'ils connaissent même pas. Connasse. Laisse tomber.

 

4) Oui, mais elle lit, et elle est mignonne, et c'est peut-être pour se moquer

Mais elle est habillée comme une nana de droite ! Étape mentale 5

Mais elle est habillée comme une nana de gauche ! Étape mentale 6

Non mais en fait, elle est assez canon pour que je ne puisse l'imaginer que sans vêtements. Étape mentale 7

 

5) Ho merde, à tous les coups elle doit jeter la croûte de son fromage et voter Sarkozy. Laisse tomber.

 

6) Ho non, si ça se trouve, c'est une militante insupportable genre ancienne de l'UNEF comme celles décrites par ma petite sœur, une qui se croit meilleure que tout le monde et se sent obligée de parler aux SDF dans le métro et de faire la leçon sur tout. Laisse tomber.

 

7) Si ça se trouve, c'est une fille bien.

- Ho putain, elle parle mal à la serveuse. Laisse tomber.

- Hé, elle a souri ! Elle a de belles dents ! Étape mentale 8

 

8) Oui mais si je l'aborde et qu'on discute et qu'on se trouve des points communs et qu'on se donne un rendez-vous et qu'on va ensemble manger des glaces et qu'une belle histoire commence avec du sexe dedans je devrais la présenter à la famille et si ils l'aiment pas ?

- Ho bon sang elle leur plaira pas ça sert à rien. Une gonzesse ne vaut pas qu'on se moque de toi dans ton dos comme tu le fais pour d'autres personnes de la famille. Laisse tomber.

- Mais si ça se trouve ils l'aimeront bien. Étape mentale 9

 

9) Oui mais du coup je dois la présenter à mes amis.

-Ho bon sang, ils vont faire des remarques comme sur les nanas que je convoitais à l'école et je vais me rendre compte qu'ils ont raison et je ne vais plus voir que ses tares et je pourrais plus la supporter et ça va finir dans le sang et les larmes. Laisse tomber.

-Haaa mais non, je ne suis pas si influençable ! Étape mentale 10

-Non mais peut-être qu'ils vont l'apprécier, hein, on sait jamais. Étape mentale 11

 

10) Ha ha. Laisse tomber.

 

11) Oui mais bon, cette fille, elle doit avoir des amis et une famille elle aussi.

-Ho bon sang, jamais j'aurais le temps de m'intéresser à SA famille et SES boulets, j'en ai trop chez moi. Laisse tomber.

-Non mais regarde-la, regarde-la ! À tous les coups, ses amis sont snobs et vont te juger comme les gros connards qu'ils sont. Et ses parents sont vieux, statistiquement ils votent Sarkozy, tu vas t'engueuler avec eux, ça va pas marcher. Laisse tomber

-Non mais si ça se trouve, ses amis et sa famille sont bien, après tout elle n'a pas l'air con elle-même. Étape mentale 12.

 

12) Oui mais du coup dans ses amis, il risque d'y avoir une fille plus sympa et mignonne.

-Raaah non mais c'est SÛR, elle aura une copine plus sympa et mignonne qu'elle, je ne vais plus voir que ses défauts, je ne pourrai plus la supporter mais au point où on en est j'ai trop investi dans la relation du coup je peux pas arrêter tout de suite je vais juste être chiant et ça va finir dans les larmes et c'est moi qui passerai pour un salaud alors qu'elle avait juste qu'à pas avoir des copines qui en valent douze comme elle et en plus sont à coup sûr meilleures au pieu. Laisse tomber.

-Je prends le risque. Étape 13.

 

13) Ha ha ! Nan, c'est carrément sûr qu'elle aura une copine plus mignonne. Laisse tomber, tu tomberas peut-être sur cette copine par hasard, et tu te seras évité d'avoir à lâcher la première.

 

 

 

 

Voilà. Et laissez-moi vous dire que si tout le monde faisait comme moi, on aurait pas tous ces problèmes de surpopulation.

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 16:51

S'il y a une chose importante dans la vie, c'est la famille. Ha si. Et comme c'est dans le Nord que l'on sait, paraît-il, le mieux aimer sa famille (souvent une famille de chômeurs)(à vrai dire, je tiens mes connaissances sociologiques sur le Nord d'un camarade supporter du PSG), je suis allé dans le Nord, traîné par ma petite sœur et son copain, pour prouver mon amour fraternel à mon néo-lillois de petit frère en le virant de sa chambre pour le faire dormir dans son salon regorgeant de blattes (de belles grosses blattes. Au passage, j'adresse toutes mon admiration à sa dulcinée, parce que c'est pas toutes les gonzesses que je connais qui accepteraient un élevage de blattes siffleuses dans leur appartement, fût-ce dans un tupperware bien fermé, ni même de céder leur chambre à la belle-famille).

 

Hélas, trois fois zélas, nous ne pûmes passer autant de temps que nous l'eûmes souhaité en la compagnie dudit petit frère, car ce petit coyon avait des partiels à réviser, du coup on l'a souvent laissé tout seul pour aller admirer le cap Gris-Nez (c'est venteux et plein de touffes d'herbe semées de ci de là de crânes blanchis par les embruns, riant des morsures de la bise de leurs petites dents pointues)(bon, en fait, on n'a trouvé qu'un seul crâne), les oiseaux morts de Calais (Calais est truffée d'au moins deux oiseaux morts, que nous avons dûment pris en photo), ou les friteries de Lille ou de Bruxelles (frites tous les midis, et tartiflette deux soirs sur trois, le Nord m'aura pesé sur l'estomac).

 

C'était rien chouette.

 

J'ai également pu, lors de mon court séjour, constater que la tendance à discuter de caca n'était pas mon seul apanage dans la famille (hourra !). Je m'estime d'ailleurs, dans ce domaine, beaucoup plus délicat que d'autres, étant donné que j'ai, en ce qui me concerne, le bon goût de généralement réserver mes anecdotes à mon blog, que je ne vous force pas à lire pendant le repas. En tout cas, ces discussions autour d'une tartiflette (très bonne quoi que tu en dises, Céline) sur la forme idéale des cabinets ou la meilleure technique pour chier dans un pot de laboratoire m'auront édifié (on en apprend tous les jours sur les gens qu'on connaît depuis leur naissance) et rassuré. Par ailleurs, je commence à songer à scénariser une série télé autour de nos aventures intestinales familiales. Ce serait une grande époopée (ou épopet ?), pleine de diarrhées aiguës survenant sur un lit durant des révisions du bac, d'engueulades avec les laboratoires d'analyses médicales (« on vous avait demandé un échantillon de selles, pas d'urines ! » « mais ce sont des selles ! J'ai dû boire l'eau du fleuve parce que la pirogue ne pouvait pas supporter le poids de bouteilles !»), et, de temps en temps, des épisodes hémorroïdes. Je suis sûr que ça ferait un carton.

 

D'ailleurs, je ferais bien de m'y mettre de suite, sinon je vais me faire piquer l'idée. Cette note touche donc à sa fin. Over.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 12:42

Bon, je m'étais promis de ne pas rediffuser de vieux articles, mais je ne me suis jamais promis de tenir mes promesses. Et pour aujourd'hui, ça s'impose.Puis ça doit dater de 2007, ce machin.

 

 

 

 

Je le sens mal.
Il est avec une d’Elles. Je l’entends, de ma tanière, j’entends son timbre, plus aigu que le Sien. Elle rit. Généralement, c’est mauvais signe. Ca veut dire que ça va recommencer. Comme régulièrement. Je ne sais pas pourquoi Il m’en veut, je ne sais pas ce que je Lui ai fait. Mais je sais que je n’y échapperai pas. Une fois de plus.

Il a quitté son siège. Il marche. Elle est à côté. Je le sais, je le sens. Ca va recommencer.

On est arrivés à destination. Ca continue à discuter, puis les sons se font plus étouffés. Des bruits de succion. Ho non…

J’attends le bruit de fermeture à glissière. Zzzzip. Je me crispe. Réflexe conditionné. Combien de fois ai-je entendu ce son honni ? Une lumière m’aveugle soudain. A quoi vais-je avoir droit cette fois-ci ?

Mon Dieu, elle veut me dévorer ! Une bouche avide, aux dents blanches et luisantes de salive s’approche de moi ! Je me contracte de terreur, mon corps est tendu comme un arc, je tremble de tout mon être.
Elle s’approche, je sens son haleine chaude de prédateur, chargée de vapeurs d’alcool, elle se referme sur moi !
Je crois ma dernière heure arrivée.

Mais non. De sa lourde langue, Elle s’est contentée de m’enduire longuement d’une salive visqueuse. Je suis parcouru de hoquets de dégoût. Evidemment. On commence par une humiliation. Ils savent y faire…

Elle arrête. Serait-ce fini ? Déjà ? Je n'ose y croire...

Ho non ! Je Le vois venir !

Pas la cagoule ! Pas la cagoule de plastique !

Sourd à mes injonctions désespérées, d’un geste sec, Il m’enferme dans cette camisole odieuse, qui me compresse, m’empêche de respirer, et me fait subir le supplice de la caverne infernale : Il me plonge dans cette sombre fosse, chaude, moite, sanguine, m’en extrait, m’y replonge, violemment, recommence, encore et encore, jusqu’à la nausée, une nausée implacable et glacée qui me saisit au bout d’une minute de ce traitement inhumain.


La torture est tellement intense que, secoué de convulsions irrépressibles, je vomis d’un jet une substance visqueuse qui me brûle de l’intérieur. Je me recroqueville, comme un enfant, espérant que ça cesse, je suis vidé, je n’en peux plus, faites que ça stoppe, faites qu’il en ait assez…

Je crois qu’il a entendu mes suppliques…

Il bafouille quelques excuses. Comme d’habitude. Je ne Le comprendrai décidément jamais. S’Il regrette, pourquoi me fait-Il subir cela ?

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 12:42

Autant vous le dire tout de suite, j'ai longtemps été convaincu qu'il n'y avait pas de rock en France. Après tout, on n'a pas Liverpool ou Manchester, du coup, c'était pas étonnant qu'on n'ait pas les musicos qui en sont sortis.

J'avais oublié quelque chose. Si on n'a pas Liverpool, on a le Havre. Il fallait bien un cinéaste chelou finlandais pour me rappeler ça. Je parle bien sûr d'Aki Kaurismaki (j'ai oublié où il était accentué) et de son film Le Havre. C'est un bon film. Depuis deux jours qu'on l'a vu, avec mon popa, on n'arrive plus à ne plus se parler comme les acteurs qui jouent dedans (c'est à dire avec force politesse, une grammaire irréprochable et une diction élégante, qui nous font regarder de travers au rayon légumes du Cora)(oui, je vais au cinéma avec mon popa, quand il faut le remercier pour l'achat d'une demi-douzaine de bouquins au Gibert un vendredi après-midi. Depuis que je suis au chômage à la maison, j'ai l'impression d'avoir retrouvé mes douze ans, c'est merveilleux).

Mais je papote, je papote, et j'en oublie le sujet de mon article, à savoir qu'Aki nous a fait découvrir un vrai groupe de rock français des années 70, Little Bob, et en particulier son meneur, Little Bob, nom de scène de Roberto Piazza (on n'est jamais si bien français aux yeux des français que quand on est un fils d'émigré qui a réussi).

Je m'en veux de ne pas avoir connu Little Bob plus tôt, tiens. Mais bon, je n'ai pas le sentiment qu'il ait été particulièrement connu en France, même à sa grande (haha) époque. Apparemment, en revanche, il marchait bien chez les angliches, à l'époque où on idolâtrait Michel Sardou, C. Jérôme ou Abba. Je n'aime pas les anglais, ils n'ont pas de goût en matière culinaire et des mauvaises dents, mais faut reconnaître que musicalement, ils sont quand même un gros poil au dessus (ou l'étaient, du moins. Je le saurai quand j'écouterai ce qui se fait maintenant là-bas, c'est à dire dans une dizaine d'années au moins).

Mais trêve de blabla, écoutons du wock'n'woll ! Du bien gras, bluesy comme il faut. Yeah. Les Stones sont plus les seuls vieux ridés du rock.

 

(ça, c'est dans le film)

 

 

(ça, c'est dans les années 80)

 

 


 
 

 

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