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FIGB recrute




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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 22:05
Je sais pas si je l'avais dit sur ce blog, mais j'ai essayé de m'inscrire, sur les conseils d'une gourgandine, à un IUT. Pour devenir libraire, parce que c'était ce qu'on s'était dit qu'on allait faire après l'école. Ou alors travailler dans l'édition (devenir le nouveau Didier Borg, mon idole) ou la bibliothèquerie. Parce que ouais, pourquoi pas hein, quand on glande depuis des mois, toute opportunité est bonne à prendre, puis même si on gagne le SMIC, au moins on est avec des bouquins, et j'aime bien les bouquins.

Ca a pas marché, parce qu'il fallait faire un DUT métiers du livre et tout.
Ca m'attriste un peu, parce que à cause de ça j'ai pas pu voir comment ma lettre de motivation avait été accueillie.

Parce que s'il y  a quelque chose que j'ai en horreur, c'est l'exercice de la lettre de motivation. Je sais jamais quoi dire, je me sens particulièrement couillon et menteur en prime.
Après un début que j'ai mis des heures à retourner pour faire un truc tout pourri, j'ai fini la lettre en trois minutes, en me lâchant plus, et j'étais curieux de voir si ça me desservirait ou pas.

J'ai donc commencé par un poli

Madame, Monsieur

(Jusque là, je sais que c'est déjà pas top, mais j'avais aucune idée de si c'est une gonzesse ou un bonhomme qui s'occupe des candidatures)

Elève ingénieur récemment diplômé
(tu parles) à la recherche d'une nouvelle formation, je suis très (hou mais à quel point tu t'imagines même pas) attiré par la possibilité offerte par votre établissement de me mettre d'ores et déjà en contact avec le monde du travail par le biais de l'alternance (pour laquelle je commence déjà à chercher des pistes (bien sûr) et par les responsabilités que cela implique. (oui, je suis fan des phrases que tu mets dix plombes à lire)
Bien entendu, je suis comme toutes les personnes intéressées par les métiers du livre passionné par tout ce qui se publie dans tous les domaines, et j'essaye de suivre toutes les sorties au plus près.
Jusque là, je pense que vous serez d'accord, c'est très nul, sans parler du côté dégoulinant de miellerie obséquieuse faux-cul . Comme ça me prend à chaque fois des heures à écrire de la merde comme ça, j'ai décidé de finir en essayant d'être sincère et honnête, et j'ai fini d'un trait de bic acéré.

Je souffre en plus d'une tendance compulsive à tenter d'inciter tout le monde à partager les lectures que j'apprécie ou vénère, et je pense que cette formation me permettrait de transformer  en un métier plus profitable que le RMI (aussi bien pécuniairement que sur le plan de l'estime de soi) ce penchant qui se révèle sinon un lourd handicap social.
Je pense donc être un candidat de choix pour cette formation, promis à illuminer ce monde tel un phare de culture dans la triste tempête de l'ignorance générale.

Cordialement,

(paraphe illisible)


Bon.
Comme ma formation de base était pas celle qu'ils voulaient, la réponse a été "va te faire voir, péquenaud d'agronome de mes couilles, on t'encule toi et ta famille jusqu'à la neuvième génération, de toute façon t'es qu'un trou de balle mal torché, va mourir". Je brode un peu, bien sûr.

Mais bon, j'aurais quand même bien voulu savoir ce que ça aurait donné, si la candidature n'était pas non-valable.
Même si je sais plus si je l'aurais fait.

Ho, puis en fait, on s'en fout, j'ai envie de pisser, je publie et j'y vais.
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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 19:02

Y sont forts ces japonais.

 

Moi ils m’impressionnent toujours.

 

 

 

‘Fin bon, c’est pas comme si je connaissais bien, hein. Comme tout le monde, en fait. J’ai vu les films de Miyazaki, j’ai des copines japonaises ou à moitié, si j’ai mon permis un jour j’aurai une Toyota, pis j’ai lu des mangas. Quelques-uns, parce que je suis pas super fan du dessin en général, et encore moins de l’humour.

 

On peut résumer beaucoup de ce que j’ai lu, ou ce dont j’ai entendu parler, ou que j’ai vu adapté en animé à :

 

-Un gentil héros, de préférence avec des pouvoirs balèzes (membres élastiques, maître d’arts martiaux, super feeling avec les bestioles zarbs, super coup de pied, capable de sauter à trois mètres de haut pour coller un smash de ouf malade), et si possible un peu niais.

 

-Des méchants super balèzes, avec des oufs de pouvoirs aussi

 

-Une quête super profonde comme trouver des boules de cristal, gagner le championnat du monde avec l’équipe du Japon, sauver le monde d’un super méchant, devenir le meilleur tourneur de toupies du monde.

 

-Des filles en petite culotte.

 
 

(Ouais, je sais, c’est mal de généraliser, mais c’est mon blog, ch’fais c’que j’veux, d’abord).

 
 

Mais tout ça, c’est facile à faire avec des ninjas, ou des aventuriers.

 

Là où les japonais m’ont troué (façon de parler), c’est en réussissant à adapter ces clichés dans un domaine qui paraissait a priori inoffensif : la boulangerie.

 
 

Quand même, hein.

 

 

 

Voui, Takashi Hashigushi a écrit son manga de boulange, intitulé Yakitate Ja-Pan !! (un pain c’est tout)

 
 

Tout y est : la quête (faire un nouveau pain japonais qui détrône le riz, un Ja-Pan ultime), le gentil héros un peu niais avec un super pouvoir qui déchire sa maman : les mains solaires, que ça fait fermenter la pâte à pain encore mieux que les mains normales toutes froides (mais c’est rare, même parmi les boulangers français, hein) et qu’avec tu peux faire des croissants à plus de trois cent couches au lieu d’une misérable centaine, des ennemis avec des super-pouvoirs, ou plutôt des super-compétences avec des super-noms genre faire un super croissant, faire tourner super vite une poêle pour conserver la vapeur du bouillon (technique secrète de la trombe du dragon !), détecter au nez le beurre d’Echiré…

 

Même que y’en a des ennemis qui se font des « gantelets solaires », que ça leur fait les mains chaudes aussi, ils doivent devenir super costauds avec des muscles comme ça, puis y’a des querelles de famille et des histoires d’héritage en plus, et bien sûr plein de duels entre employés de boulangerie pour savoir qui ira dans la maison-mère ou gagnera un stage en France…

 

Alors on doit faire des pains de mie sans conservateur chimique qui moisissent pas pendant trois semaines, du pain equuscellent qui plaise aux chevaux ( ?), on utilise du lait de chèvre, du wasabi, du saké, oh mon dieu il a fait un pain sans levure, du melon-sushi-pan ? Il a réussi à faire en sorte que le biscuit soit cuit et la pâte à pain aussi ! Même que ça te fait tomber à la renverse quand tu en manges, et tout, ou que tu te prends pour une poétesse du 9ème siècle, ou que tu siffles ton chien pour faire le point du caractère que tu prends sa forme en mangeant un hot-yakisoba-dog.

 

Puis tant qu’à faire, on met de la baston aussi et des boulangers masqués pour pas qu’on les reconnaisse (c’est vachement trop médiatisé, les boulangers), ou des maîtres des nouilles assassins…

 

Et de l’humour, avec un manga dans le manga, sur un jeune américain qui cherche à faire un riz qui remplace le pain chez les américains, dessiné par un mangaka que l’on retrouve plus tard dans le jury, et à qui son passé de mangaka a laissé des séquelles vu qu’il ne sait plus que répéter « pas assez de temps, pas assez de temps… »

 

De l’autodérision rigolote, quoi.

 
 

P’tain, je me suis laissé prendre.

 

 

 

Y sont forts ces japonais.

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 19:24

Après de fantastiques aventures science-fictionnesques, nous finissons finalement par arriver sur l'île de Pâques. Mais siiii vous savez bien, c'est là qu'on devait aller au départ, faut suivre, hein.

Je m'apprêtais à sortir du vaisseau, et c'est ce que nous faisons, dans les premières lignes.

Le lendemain, vers 7h00 (heure locale), nous sortîmes. L’on aurait cru assister à l’un des premiers matins du monde, lorsque l’aurore, de ses petits doigts roses et boudinés, tirait de dessus d’elle la barboteuse soyeuse de la nuit. La rosée de la nuit perlait sur les feuilles des acacias de la brousse pascuane, attirant les chauves souris et les hippopotames qui venaient s’y abreuver, après une longue et dure nuit de chasse (nous étions dans la partie orientale de l’île, peu explorée jusqu’ici).

Pendant que Pierre allait nous chercher un logement et se dirigeait vers un groupe de gens qui discutaient, je décidai de me balader.

Je partis donc, confiant mon destin aux mains farceuses du hasard qui, je l’espérais, allait me faire faire de fabuleuses rencontres.

Ben en fait, non.

L’île de Pâques, dans la partie que j’ai  visitée, est incommensurablement sans intérêt. Une chatte y retrouverait ses petits sans la moindre difficulté. A croire que Dieu, après avoir fait plein de coins intéressants comme la jungle de Palombie avec ses marsupilamis, s’est dit « Ah ben tiens, jusqu’ici, j’ai fait que des trucs bien, les hommes vont me prendre pour un type qui pense qu’à leur bien, y vont me soûler à longueur de journée, faut pas que ça arrive, montrons leur que je suis comme tout le monde, et que quand je manque d’inspiration, j’essaye pas de faire mon intéressant comme d’autres qui cherchent malgré tout à écrire un truc alors qu’ils sèchent complètement et qu’ils brodent là-dessus pour faire passer leur indigence pour en fait juste un passage pour faire retomber un peu le rythme haletant maintenu jusqu’ici, mais je fais juste un lieu qui ressemble à juste de l’herbe avec quelques collines en dessous, et pis quelques statues à la con pour faire quand même croire que j’ai de l’imagination même en manque d’inspiration ».

Quand on y pense bien, Dieu a une manière de penser assez bordélique. Ou alors, c’est moi qui retranscrit mal ses pensées étant donné que je suis schizotypal (en version anglaise, je sais toujours pas ce que ça veut dire) de niveau High.

Par ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer, les résultats complets de mes tests psychologiques (que nous avons réalisés pour être autorisés à faire ce stage) sont les suivants :

 

Paranoid: Low
Schizoid: Low
Schizotypal: High
Antisocial: Low
Borderline: Low
Histrionic: Low
Narcissistic: Moderate
Avoidant: High
Dependent: Moderate
Obsessive-Compulsive: Moderate

 

Même si je suis pas trop mauvais dans la langue de Saki, j’ai pas tout  capté.

 

Bref, je vais faire comme mon prédécesseur, Balzac, et vous pomper l’air avec une description sans intérêt. Je me trouvais donc au milieu de végétaux non ligneux atteignant par endroits la hauteur de 13,5 cm. Ayant suivi assidûment les cours de reconnaissance des plantes cultivées de M. Poulain, je m’attelais à la tâche d’identifier ces végétaux. C’était bien de l’herbe.

Elle poussait bien dru, pour de l’herbe, et je comptais par endroits jusqu’à 91 pousses par pied carré. Je cessai de compter quand une musaraigne me mordit cruellement l’appendice nasal, qui se mit à exsuder une substance rouge (R : 238, G : 28, B : 36 sous photoshop), me faisant pousser un cri de douleur (1438 KHz, 87 dB).

Je décidai donc d’ajourner mon étude plus poussée de la flore de l’île pour me consacrer à l’écrabouillage consciencieux de sa faune la plus riquiqui. Malheureusement, cette sale bestiole m’a échappé. Mais elle ne perd rien pour attendre, je lui ai tendu un piège, réalisé avec deux cailloux, un bâton, une ficelle et une cellule photoéléctrique.

Je décidai de descendre sur la plage. Elle présentait une laisse de mer constituée de Fucus (vesiculosus, spiralis et serratus), des cailloux sur lesquels étaient fixés des entéromorphes, et un tapis d’ulves (Ulva sp.), qui exhalait au soleil la même douce odeur que celle que vous pouvez renifler au niveau de Saint-Michel-en-Grève. Maintenant que tout le monde a constaté que je déchirais sa race au niveau connaissances en algues, passons à la suite.

Je repris le chemin de l’intérieur, traversais deux ou trois champs de carottes,  puis décidai de rentrer. Au bout de 12 heures, exténué, après avoir tourné en rond sans pouvoir retrouver Pierre et m’être perdu au milieu d’un banc de poulpes, je réussis à convaincre une charmante cavalière (voir photo) de me prendre en croupe et de me ramener au campement.

valgas3.gif

Une fois rentré, j’appris avec joie qu’il nous avait trouvé un logement.

 

Le lendemain (ouais, j'ai perdu les dates)

Salut tout le monde, ce message arrive avec un peu de retard car nous avons commencé notre stage, qui est épuisant. Il y a quelques jours, nous avons rencontré l’homme qui semblait devoir nous superviser, un colosse samoan à l’air revêche, qui était d’après ce que nous avions compris une sommité dans le domaine du cassoulet de poisson clown,  mais il est possible que nos lacunes en étranger expliquent cette spécialité. Pourquoi tout le monde ne parle-t-il pas français ? Ça simplifierait les choses, merde !

Mais bon, il nous mit au travail, en nous indiquant par gestes de grimper sur un moai (une de ces grosses statues, vous voyez sans doute à quoi ça ressemble), pour en gratter les fientes qui la recouvrent. Je suis monté tant bien que mal, et Pierre restait en dessous avec une toile pour ramasser tout ce que je grattais (à l’aide d’une petite cuillère en étain), afin d’estimer la masse de guano.

D’après les résultats des archives que j’ai consultées, il semblerait que la taille de ces statues soit due à l’engrais naturel qui leur est fournie par les mouettes. Il est en effet ridicule de penser que de telles masses aient pu être soulevées par des barbares sauvages même s’ils avaient tous la carrure de notre maître de stage. En fait, selon ces études récentes, les pascuans ont semé des statues de quelques cm. Au fil des années, avec les apports phosphorés du guano, ainsi que beaucoup d’attention de la part des cultivateurs, on obtient des belles grosses statues qui tapent.

Ceci dit, pour confirmer ces premiers résultats et étudier les besoins en apports des statues, on doit bien récolter ce qui tombe.

On fait aussi des tests en laboratoire pour voir les éléments nécessaires à une bonne croissance. Apparemment, un arrosage quotidien au vin de Bourgogne, additionné de clous de girofle n’a aucun effet, ceci dit, Pierre et moi n’avons pour le moment que des notions assez floues en culture de caillasse, donc on essaye un peu tout, avec la bénédiction de nos maîtres de stage.

Les meilleurs résultats ont été obtenus avec du déodorant Rexona peau sèche, dont une pulvérisation quotidienne dans les narine d’un moai permet une croissance nasale de 2mm /semaine.

 

Mais bon, j’imagine que le suivi de notre stage ne vous passionne pas, vous voulez seulement un compte-rendu  de nos journées à la Paris-Match, hein, bande de voyeurs…

Pour ça, il faudra attendre le prochain message, là on a pas beaucoup de temps, d’ailleurs je dois aller vider la fosse septique du camping, pour aller mettre quelques brouettes au pied des moais, je vous laisse.

Francis

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 18:27
Bon, là je suis en train de tenter de virer des trojans et des spywares de l'ordi de ma tata, j'en profite très très vite pour balancer des vidéos de mon guitariste préféré, que c'est un juif américain qu'il s'appelle Bob Brozman que je l'écoutais dans la 4L au Maroc pour aller à l'école.

Moi, je croyais qu'ils étaient deux à jouer, un à chanter, il est tout seul en fait.

Balèze le monsieur.

 



Puis une deuxième vidéo, qui montre qu'il sait aussi être bien habillé et jouer comme un dieu.

 

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 01:49
J'ai rencontré des gens que je connaissais d'internet.

Je me doutais que c'était des gens bien, en fait en vrai ils étaient encore mieux, c'est fou.
On avait prévu de se rencontrer à 19 heures jeudi soir aux Furieux, on l'a fait et j'avais mon T-Shirt Sauvez un lundi matin, mangez un patron.
On a picolé (enfin, pas trop, deux communards, un demi-pêche même si c'est pour les gonzesses, et une caïpirinha, ça va quoi), on a discuté, on a comparé les pipeule qu'on connaissait, ou que des gens qu'on connaissait connaissaient, et on a dû aller jusqu'aux gens que des gens  qu'on connaissaient connaissaient connaissaient (je suis plus tout à fait sûr, mais il est deux heures du mat' là), puis on a discuté d'autres choses aussi, puis on a pris un kebab et on est rentré chacun de notre côté, moi par le RER B qu'avait flambé trois quarts d'heure avant mais j'ai pu quand même sans trop de souci en fin de compte, j'ai eu de la chance.

Puis j'ai vu qu'on me réclamait pour du maraboutage, alors je me suis exécuté, en faisant des photos et en me concentrant, en plus y'a le destin qui voulait que je le fasse parce que jamais j'ai utilisé le retardateur, je savais même pas comment il marchait, puis là j'allume mon appareil photo (c'est rigolo l'appareil il a une icône pour photographier les bébés, elle bouge l'icône, c'est un bébé qui bouge les pattes de derrière, j'ai vu ça quand je voulais photographier les gens d'internet que j'ai vus en vrai), et là je l'allume je disais, et sans faire exprès j'appuie sur un bouton et il me met le retardateur, j'ai pu que m'exécuter on refuse pas une photo au destin.

Puis je me suis dit, houla, c'est moche le titre là-haut, change moi ça gars, ça va pas du tout, il était vingt heures et j'ai commencé, puis ma coloc est revenue du Danemark avec du pain mais pas des chaises alors qu'elle dit que c'est ce qu'ils font de mieux, parce qu'elle y est allée pour raser des carrés de cheveux à des gens pour voir comment ça repousse, elle a étudié le lait à la base mais là elle voit comment les cheveux des gens poussent parce qu'elle parle japonais, c'est pas LA coloc, c'est l'autre en fait, puis on a bu du thé en regardant les épisodes 11 et 12 de  Heroes après qu'elle ait rangé ses soutien-gorges et ses petites culottes, je croyais que j'avais pas les sous-titres du 12 mais en fait si, alors c'est peut-être le 13 ou alors j'ai téléchargé les sous-titres avant, le téléchargement c'est mal mais même, puis je me suis remis à Photoshop et j'ai tenté de faire un truc bien, puis finalement j'ai pas trouvé de truc drôle à faire alors j'ai mis un truc moyen drôle, mais plus que les machins qu'on voit sur les skyblogs ou les cartes postales avec des chatons dans des bottes ou des skieuses toutes nues parce que ça c'est pas drôle, et j'ai fait une note mais à cette heure c'est pas facile d'être cohérent, même si j'ai bu que du thé du supermarché en regardant Heroes.

Ha et tiens quand j'y pense j'ai appris que ma coloc (ouais, LA, cette fois) fêtait son anniversaire demain et qu'elle invitait vingt personnes et que j'étais quand même bienvenu.

Bon, je vais me coucher, hein.
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 23:53

Click

 

…dénouement dans l’affaire des faux camions de don du sang : les responsables de la société Justin Bridou ont été incarcérés, après leur mise en cause dans la commercialisation en grande surface de boudin à base de sang de donneurs bénévoles. Ceux-ci réclament, à juste titre, un pourcentage sur les bénéfices de la société. Du sport cérébral maintenant, avec le championnat annuel de belote basque…

 

Toujours rien de nouveau à la radio. J’éteins.

Click.

 

Un bruit de course dans le couloir. Ce doivent être les enfants qui rentrent de l’école.

Gagné.

-Père Francis, père Francis, raconte nous une histoire !

-Oh oui, père Francis, je t’en prie, une belle histoire comme toi seul sais les tisser ! Conte-nous les hauts faits de nos ancêtres, narre-nous les grands moments de l’aventure humaine !

-Ha ha, du calme, les enfants. Avez-vous été sages aujourd’hui ? Avez-vous nourri les crocodiles de la fosse septique et les Bonsaï Kitten ™ ?

-Oui, père Francis ! Nous avons tout fait !

-Bon, dans ce cas, je vais vous conter…

 

la Naissance du Métro

 

 

-Mais-euh, tu la racontes tout le temps celle-là! Y’en a mrffff…gglll

-L’écoute pas, père Francis, nous on l’aime cette histoire !

-Oui puis en plus, c’est un con !

-Bon, enlève-lui ce bâillon et écoutez.

 

 

L’origine de ce que je vais vous raconter se perd dans la nuit des temps. Cette histoire m’a été racontée par mon grand-père, qui la tenait de son grand-père, qui la tenait de son grand-père, qui la tenait du dernier vendeur de kebab du quartier Saint-Michel.

 

Au commencement, comme vous le savez, la Ville n’était pas appelée la Ville, mais c’était l’Olympe Pârizyenne, et c’est là que vivaient les dieux. Parmi eux, le Dieu-Taupe était un des plus aimés. Il vivait au grand air, était beau comme le sont les dieux, et tous l’aimaient, car il était bon et doux. Mais il était aussi un coureur de jupons effréné, qui ne se lassait pas de la bagatelle, et ceci était mal vu du Conseil théomunicipal, qui était tenu par des dieux issus d’une droite des plus conservatrices, hostiles à la copulation en dehors des liens sacrés du mariage civil ou du PACS. Puis en plus ils étaient jaloux. Ils décidèrent de prendre des mesures, et firent voter un Décret Préfectoral interdisant les pratiques dont était friand le Dieu-Taupe, sous prétexte d’endiguer les maladies honteuses.

Le Dieu-Taupe crut pouvoir continuer à n’en faire qu’à sa tête, mais mal lui en prit, car le décret avait été approuvé par toutes les Instances. Lorsqu’il fut surpris en flagrant délit de libertinage avec une humaine,

-Quoi ? Y’avait déjà des humains dans l’Olympe ?

-Bien sûr, les dieux n’allaient pas s’abaisser aux tâches secrétariales. Les humains étaient là pour vider les poubelles, changer les ampoules, envoyer les mails de publicité pour le Viagra, et tout le toutim. Mais ne m’interromps plus !

 

Lorsqu’il fut surpris avec une humaine, donc, les Dieux Municipaux le punirent : il fut condamné à ne pas revoir la lumière du jour, et à ne pouvoir se déplacer que sous terre. Ses bras puissants, qui avaient embrassé tant de conquêtes, ne lui serviraient plus désormais qu’à fouiller les fondations de la terre, la fange, la crasse, le putride, le sale. Le Dieu-Taupe pleura, pleura, et dut s’adonner à une pratique frénétique de l’onanisme pour calmer ses ardeurs, jusqu’à en perdre et l’ouïe et la vue.

Mais il était d’une rare persévérance, et habité par la passion de la luxure. Il lui fallait toujours des femelles à besogner, car son vit était vigoureux et en perpétuel émoi.

Il ne s’avoua donc pas vaincu, et un soir, il quitta le sous-sol de l’Olympe et alla au Bois de Bhou-Laugne. Ce lieu mythique, aujourd’hui disparu, était alors la demeure d’un peuple de dieux sauvages, venus de la lointaine terre du Brésil. Parmi eux, on trouvait la belle Anna Konda, une déesse serpent.

            Ce qu’il faut que vous sachiez, enfants, c’est que les dieux du Bois de Bhou-Laugne étaient des exclus, méprisés par ceux de l’Olympe Pârizyenne ; mais ils étaient aussi enviés, car ils étaient bien plus beaux. Par exemple, le Dieu Pârizyen Vouî-thon, entre autres, le plus prétentieux des dieux, celui qui ne supporte pas qu’on le copie, lui-même a essayé d’imiter les parures de la belle Anna. Mais je m’éloigne du sujet.

Le Dieu-Taupe, donc, rencontra Anna la Déesse-Serpent. Comme tous les mâles, il succomba bien sûr à ses appas, et comme elle avait le feu au c… comme il avait su embraser son esprit et ses sens, elle accepta de s’unir à lui. Cette nuit fut, de mémoire d’homme comme de Dieu, la plus passionnée qu’on eût connue ! Les soupirs et les râles se succédaient, et le Dieu-Taupe jouit 14 fois de suite ! C’est en hommage à cette nuit, celle entre le treizième et le quatorzième jour du huitième mois de l’année, que l’on tire des feux d’artifice à cette date, pour célébrer la passion qui unit le Dieu-Taupe et la Déesse-Serpent, l’union qui nous donna le métro, comme vous allez voir !

Mais ce fut la dernière nuit du Dieu-Taupe, car, épuisé par les efforts fournis pour satisfaire la belle, et asséché par la perte de liquide séminal, il mourut au petit matin.

Neuf mois plus tard, Anna s’enfouit sous terre pour pondre ses œufs, ceux qui contenaient la progéniture du Dieu-Taupe, et c’est ainsi que naquirent les 14 Serpents-Taupes, fils et filles du Dieu-Taupe et de la Déesse-Serpent.

Des années durant, ils grandirent, aux côtés de leur mère, qui les éleva dans la haine des Dieux Pârizyens, qui avaient indirectement causé la mort de leur père. Anna ligua si bien ses enfants contre les Pârizyens qu’ils décidèrent de venger leur père. Ils mirent au point un plan pour détruire la Ville, pour la faire s’effondrer sur elle-même et enterrer les dieux avec elle : six jours et six nuits, ils creusèrent, chacun de son côté, des tunnels sous l’Olympe. Mais un humain, du nom de Fulgence Bienvenüe entendit le grattement que faisaient les Serpents-Taupes. Intrigué, il alla jeter un œil dans une bouche d’égout, et vit un des Serpents-Taupes creuser. Il s’empressa d’aller au Conseil Municipal le dire aux dieux. Ceux-ci eurent grand-peur, car ils ne voyaient pas comment empêcher les Serpents-Taupes d’accomplir leur vengeance.

Il faut savoir que si les dieux sont très beaux, ils sont aussi très lâches, ceux-ci l’étaient aussi, et ils quittèrent précipitamment l’Olympe, abandonnant les humains à leur sort.

Heureusement pour nous, Fulgence était un homme de ressources. Il habitait le Quartier de la Gare, qui était celui où on parquait les humains, et il partageait sa chambre avec des cafards, qui étaient déjà les principaux concurrents des humains pour la place disponible. Il rentra chez lui, et s’agenouilla sous l’évier, et parla aux cafards. Il leur parla de nourriture, leur dit qu’il savait où il y en avait beaucoup, de quoi nourrir tout le peuple cafard pour longtemps, de la nourriture plus succulente que les boîtes de raviolis vides avec encore un peu de sauce tomate séchée sur les bords et les peaux de saucisson, il parla longtemps, usant de toute son éloquence, et les cafards furent alléchés, et ils vinrent nombreux pour l’écouter.

Le soir venu, tous les cafards de l’Olympe Pârizyenne, des millions et des millions de cafards, descendirent dans les profondeurs du sous-sol, et trouvèrent les Serpents-Taupes qui ronflaient sereinement au fond de leurs tunnels, certains que rien ne pourrait leur arriver. Par millions, les cafards pénétrèrent dans les gueules ouvertes, un tapis grouillant de carapaces noires et luisantes qui se mit aussitôt à ronger les chairs, à découper de leurs mandibules cliquetantes les viscères molles des Serpents-Taupes, qui ne purent qu’agiter vainement leurs queues dans les affres de l’agonie.

Toute la nuit, les cafards affamés rongèrent et dévorèrent, jusqu’à ce que des Serpents-Taupes, il ne reste que quatorze carcasses vides et récurées, sans la moindre trace de viande, et les quatorze tunnels qu’ils avaient creusés et qui s’entrecroisaient sous l’Olympe.

            Alors seulement, rassasiés, les cafards quittèrent les tunnels et rejoignirent les habitations des humains.

            Le lendemain, les humains se réveillèrent et trouvèrent l’Olympe vide de dieux, et découvrirent les tunnels, et les ossements des Serpents-Taupes. Or, à cette époque, si les hommes avaient bien besoin de quelque chose (en plus d’un déodorant efficace) c’était d’un moyen de circuler facilement d’un point à un autre de l’Olympe, car ils avaient été parqués loin des endroits intéressants, comme les quartiers des cinémas, des musées, ou des filles avec des étoiles au bout des nichons. Ils décidèrent donc d’utiliser les tunnels à des fins déambulatoires. Comme ils étaient ingénieux, ils recyclèrent les squelettes géants des serpents taupes pour en faire de longs véhicules, qu’ils montèrent sur des roues.

Et c’est ainsi que naquit le métro.

 

-Waaaaaaah trop fort…

-C’est parce que c’est des serpents-taupes morts que ça sent bizarre dans le métro alors ?

-Et comment qu’y zont fait le RER, père Francis ?

-Et la tour Eiffel, elle vient d’où ?

-Ouais, et la tour Eiffel ?

-Ca, mes petits, c’est une histoire que je vous raconterai le premier samedi du mois…

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 19:34
Tout d'abord, pardon aux mamans pour cette touche triviale de vulgarité, ceci dit des fois ça fait du bien (je parle de la vulgarité, hein, je ne voudrais pas lancer d'affirmations sans savoir, je ne suis pas critique de cinéma).

Pourquoi Procrastinator l'a-t-il dans le BIIIP ? (oui, j'ai décidé d'abandonner là la vulgarité, tant pis pour les pervers attirés par le titre, vous pouvez aller voir ailleurs, bande de dégoûtants)

Parce que là, il a été forcé à agir.

Ouais, parce que vendredi dernier, il avait reçu un coup de fil dans le métro pour lui demander s'il était toujours intéressé par la surveillance des pêches accidentelles de cétacés (et accessoirement leur découpage en morceaux au sécateur)

Alors il avait dit "ouais mais j'ai pas mon permis, je vais réfléchir, on peut en reparler la semaine prochaine ?"

Puis il était allé se biturer à Rennes au milieu d'un gros tas de chouettes copains (sauf Bigberta qui prétend retenir contre moi des propos tenus sous l'emprise de l'alcool)(hahaha je rigole), afin d'éviter d'y penser.

Puis il est rentré à Paris, et il a  éteint son portable pour éviter le coup de fil.
Quand même, hein.

Mais le lendemain, il s'est pris par la peau des fesses (façon de parler, bien sûr, sa souplesse de biscotte Heudeubert tout juste sortie de son sachet fraîcheur le lui interdit, en fait), et il a envoyé un mail pour dire "ouais, pourquoi pas, mais j'ai toujours pas mon permis, hein."

Puis il s'est interdit de regarder les réponses. Mais il l'a finalement fait. Et il a reçu une réponse, avec une demande de rendez-vous pour cet après-midi. Alors il a répondu, en espérant s'y être pris trop tard pour pouvoir  avoir ce rendez-vous le jour même, parce que comme ça il pourrait dire qu'il pourrait pas le lendemain à cause des travaux dans la maison.

Mais non. Alors il a dû y aller. Il a mis un de ses pantalons pas jeans, une chemise à carreaux achetée aux fripes par sa maman (environ 2 €, probablement), comme ça il était aussi beau que le jour du mariage de son cousin, là où il avait dû lire un extrait de l'épître aux Corinthiens pendant la messe, et il y est allé.

Et là, il tombe sur une fille adorable à peine plus âgée que lui, sortant de la même école. Alors, il discute un peu du boulot, et beaucoup de gens, ils pourrissent un de leurs anciens profs (mais qui ?? je suis sûr que certains le sauront), ils disent du mal des amis de Greenpeace qui viennent dire bonjour aux dauphins mais qui ne pourraient en aucun cas les ouvrir et qui hurlent quand les pêcheurs broient les pauvres araignées prises dans les filets...

Puis ils rediscutent boulot, horaires (10 jours par mois sur le bateau, ça va), et blablabla et puis finalement, Procrastinator qu'avait pas envie de venir, il a plus envie de partir, et finalement, ça le tente bien, ce taf.

C'est bien ce qu'il se disait y'a trois quatre mois.

Bon, ben va falloir avoir le permis, maintenant.
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 00:07

Résumé des épisodes précédents : Deux héros, Pierre et Francis, en route vers l’île de Pâques, se retrouvent accidentellement dans une galaxie lointaine. Quelques péripéties leur permettent de trouver un vaisseau spatial qui devrait les ramener vers leur belle planète bleute. Avec en prime une des plus longues phrases de l'histoire des blogs, si c'est pas beau.

 

 

 

Quelques heures après le décollage, je m’étais mis dans le siège du copilote, et nous nous apprêtions à passer en vitesse lumière, ayant atteint les spatioroutes sans limitations de vitesse. Pierre tendit donc la main vers la manette de changement de vitesse, l’enclencha, et tout s’éteignit dans le cockpit, excepté les lumières de sécurité alimentées par la roue des hamsters. Plus un bruit, le doux ronronnement du moteur s’était tu lui aussi.

 

 

 

-Putain, qu’est-ce qui se passe ? hurla Pierre, les yeux ronds. Ce n’est pas possible, on a fait le plein d’ultralum avant de partir !

 

 

 

-Est-ce que tu as vérifié que le déflecteur positronique était enclenché avant de décoller ? S’il ne l’était pas, le flux entrant dans le champ magnéto-cinétique de l’anti-grav arrière a pu déconnecter la turbosoupape des tuyères, et faire un court circuit…

 

 

 

-Non, je suis sûr de l’avoir  enclenché pendant que je vérifiais les courroies bimotrices du générateur à pulsions inversées, ce ne peut pas être ça… Par contre, si les coordonnées que nous avons entrées dans l’ordinateur du système de navigation spatiotemporel sont erronées, il est tout à fait possible que ça ait enrayé la transmission du comburant au niveau des vannes à iris, et que par un simple phénomène de résonance sheckleyenne, les composants multipolaires des chambres à stase se soient bloqués en position ouverte.

 

 

 

- Tu dis vraiment n’importe quoi… Les coordonnées étaient justes, les Shingouz ne se trompent jamais… Mais j’y pense ! Et si c’était tout simplement que la réaction de Mikkelton dans le mélange isoprotonique de refroidissement n’avait pas eu lieu à cause d’une fissure dans le revêtement de kevlo-mithril du combustateur imparipenné ? Ca aurait pu arriver, tous ces relargages pirates de résidus de flogums par les nefs harko-impériales… Leurs molécules tensio-décapantes peuvent bousiller la plus solide des siliciocéramiques !

 

 

 

-Oui, peut-être…

 

 

 

Notre conversation technique fut interrompue par un craquement caractéristique de métal hurlant sa douleur minérale.

 

 

 

- Et merde, des fauves mange-matière ! Ils étaient censés avoir disparu des spatioroutes ! Il faut qu’on se grouille de se tirer !

 

 

 

- Et comment on va faire si on ne sait pas ce qui cloche ? Si au moins le détecteur de pannes fonctionnait…

 

 

 

- Mais bien sûr ! Comment n’y avais-je pas pensé ! s’écria Pierre. On peut le remettre en marche, il suffit de mettre ce chewing-gum ici (il joignit l’acte à la parole), ensuite, avec cette éponge Spontex, un peu de Coca-Cola, et une goutte de liquide séminal… Tu peux actionner ce briquet et l’approcher de la mèche, s’il te plaît ?

 

Je m’exécutai, et bien sûr, le résultat fut immédiat : une voix métallique se fit entendre : « présence-d’élement-étranger-dans-le-mécanisme-d’activation-des-réacteurs-ultraluminiques…présence-d’élement-étranger… »

 

 

 

Pierre et moi nous précipitâmes sur la manette d’accélération, et en trifouillant quelques secondes avec une fourchette à fondue, nous extrayâmes (extrûmes ? extractâmes ?) une bande de matière blanchâtre et visqueuse. Pierre me regarda avec un air à la fois excédé et navré.

 

 

 

- Francis… Tu ne pourrais pas faire un peu attention, quand tu manges un sandwich au jambon, et regarder où tu jettes ton gras ?

 

 

 

- Oups…Désolé, dis-je en regardant par terre.

 

 

 

- Bon, ça ira pour cette fois, mais tâches de faire plus attention dorénavant.

 

 

 

- Euh… Oui, m’sieur…

 

 

 

Nous pûmes donc relancer les moteurs, nous éloigner de ces vils fauves mange-matière et nous diriger à plus de 400 000 km.s-1 vers notre bien-aimée Terre-Mère du XXIème siècle et vers de nouvelles aventures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca fait plusieurs jours que Pierre ne donne pas de nouvelles… Je vais finir par m’inquiéter, moi ! Il était parti dans la coquerie pour préparer le dîner de jeudi (des sardines de l’espace de Capt’n Manu et des lembas alflololiens), et depuis, je ne l’ai pas revu… Je commence à avoir faim… C’est décidé, je pars le chercher. Je passe d’abord dans la cambuse, il y a peut-être été terrassé par les poulpes qui ont pris le contrôle du bac à légumes du frigo depuis le départ, nous empêchant de prendre la moindre petite tomate ou litchee qui composaient nos seuls apports de vitamines, ce qui explique d’ailleurs les premiers symptômes de scorbut que nous ressentons depuis un moment (déchaussement des dents, disparition de la pilosité sous-brassière et dépigmentation de l’iris, chute des orteils mais de toute façon on en a pas besoin).

 

 

 

Il n’est pas là… Par contre, il semble que les sardines aient été victimes de moisissures : une épaisse couverture de mousse verdâtre recouvre maintenant les murs de toute la pièce, et essaye visiblement de m’attraper, des pseudopodes barbapapesques m’entourent les chevilles. Je me dégage d’un coup de machette laser (je ne m’en sépare plus depuis que je l’ai ramassée dans le spatioport à côté d’un corps proprement tranché en deux dans le sens de la longueur) et je quitte la pièce par la porte du fond, vers les salles des machines. La vision obscurcie par la fumée des chaudières qui saturait l’air ambiant, je vérifie si le corps de Pierre n’encombre pas le chemin des droïdes chargés d’apporter les bûches de matière noire.

 

 

 

Apparemment non. Bon… Peut-être est-il resté aux toilettes ? On ne sait jamais, il  pu choper une tourista, avec les trucs bizarres que les gens nous ont filé à manger là-bas… Et pis en plus, il y a toute une collection des Fluides Glacials d’avant la parution sur Terre à côté des cabinets… De quoi lire pendant un bon moment, peut-être qu’il n’a pas vu le temps passer.

 

Ou alors il a tiré la chasse sans s’être levé d’abord et il a été aspiré dans les profondeurs insondables de l’espace intersidéral, ses yeux se sont exorbités avant d’être éjectés de leurs orbites, suivis peu après de ses  autres organes, et ses restes sont maintenant en orbite autour d’un astéroïde quelconque de la ceinture d’Oort de la galaxie d’Andromède, attendant une possible récupération par des extra-terrestres malfaisants qui le cloneraient et l’élèveraient dans la haine de la race humaine, pour le renvoyer complètement embrigadé sur Terre, où il gravirait  rapidement les échelons du pouvoir grâce à son charisme incroyable boosté par des années d’entraînement sur sa planète d’adoption dont les habitants ont capté et visionné des films hollywoodiens qui ont permis aux aliens de connaître toutes nos faiblesses, puis une fois président du monde il céderait la planète à ses maîtres secrets qui réduiraient rapidement le peuple humain en esclavage et nous forceraient à manger des choses dégoûtantes pour nous humilier nous poussant à fomenter une révolution qu’ils réprimeraient dans le sang en parfait accord avec la constitution spatiale rédigée par des gens qui fument des gros cigares dans leurs salons high-techs avec des décors futuristes en fond qui ne pensent qu’au profit et puis des siècles plus tard quand l’humanité aura perdu sa fierté un homme, un homme seul brandirait le poing face aux tyrans et mènerait une résistance souterraine, formant un réseau qui réunirait les esprits les plus forts et ils mettraient en œuvre une stratégie consistant à déguiser notre héros en femelle désirable de l’espèce de nos envahisseurs, puis à séduire le dirigeant de ces derniers qui au moment de passer à l’acte verrait sa dulcinée rejeter fièrement son déguisement, secouer sa crinière blonde et crépue en arrière, lui jeter une dernière phrase de défi au nom des humains qui sont pas si faibles et couillons que tu le croyais, hein, ordure de fumier d’estrateress de ses couilles (et c’est pas peu dire parce qu’il faut en avoir pour accepter et réussir une telle mission quand même) et puis il exploserait dans un gargouillis et comme c’est une race pareille que dans la trilogie d’Ender d’Orson Scott Card (lecture que je recommande à tous petits et grands jeunes et vieux garçons et filles parce que c’est bien) et ben tous les autres ET mourraient parce qu’ils sont connectés parapsychiquement à leur maître qui est un peu comme une reine des fourmis et ainsi la race humaine serait libérée de ses chaînes et reprendrait sa place dans la galaxie et les hommes changeraient et mèneraient une vie plus respectueuse de la nature et des autres sans chercher leur intérêt à tout prix et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes et ils seraient infiniment respectés pour leur sagesse dans les conseils de l’Organisation de Nations Galactiques Unies même si certains se moqueraient d’eux dans leur dos mais seulement parce qu’ils seraient pas tant évolués que nous  et que de toute façon ils seront un jour convertis à notre vision de la vie qui serait tellement mieux sans vouloir se la péter mais vraiment objectivement.

 

 

 

Et bien non, les chiottes ne sont pas occupées, tant pis pour l’humanité. (Bon, j’avoue, j’ai dû remonter voir où j’en étais parce que j’avais un trou (de mémoire)).

 

 

 

Peut-être a-t-il décidé d’observer les dégâts faits par les fauves mange-matière ? Je descends dans les vestiaires, et tente d’enfiler une combinaison spatiale. Manque de bol, elle n’est pas à ma taille. Je perds un temps fou à faire des ourlets aux manches et aux manches des jambes. Une fois équipé, je sors par le sas, et examine l’état de la navette. Pas brillant, mais les droïdes d’entretien ont bien réparé les dégâts. Mais toujours pas de Pierre… Je rentre.

 

 

 

Comme j’ai un peu sué dans ma combinaison, je décide de la laver avec Ariel, la lessive qui lave plus blanc que blanc et élimine 99 taches (99 !), même des taches super incrustées que les dames elles font « oh ! » quand une autre dame ou parfois un monsieur frotte la chemise sur une poêle où ils ont fait cuire du chocolat au ketchup avant de mettre un peu d’Ariel dessus et les dames elles se murmurent les unes aux autres « une tache pareille, mais c’est irrattrapable », il faut bien dire que souvent les dames de pub Ariel elles sont un peu connes.

 

 

 

Et devinez qui je vois dans la laverie ? Et ben ouais ! Dans le mille ! Un Ewok ! Ou plutôt une Ewoke, étant donné qu’à côté je vois un Pierrot tout nu qui essaye de protéger son intimité avec une serpillière.

 

 

 

- Euh… je peux tout t’expliquer…

 

 

 

- Eh bien, n’hésite pas !

 

 

 

- Alors euh, en fait, tu vois, j’étais en train de préparer à manger dans la cambuse, quand j’ai été attaqué par les poulpes du frigo. Ils m’ont attiré dans leur antre et m’y ont laissé pendant plusieurs heures, je devenais tout bleu, quand soudain, alors que je pensais être perdu, j’entends la porte du frigo qui s’ouvre, et là, j’ai une vision de rêve : cette adorable créature, qui s’appelle Berthartchaly (je hoche la tête pour la saluer, elle y répond d’un charmant rougissement pudique), qui me sort de cet enfer glacé… Mais j’étais encore frigorifié, alors elle s’est serrée contre moi pour me réchauffer, et une chose en entraînant une autre…

 

 

 

- Mmmhm, je vois… Tu permets que je te parle en privé ?

 

 

 

Pierre adresse un petit sourire  d’excuse à sa compagne et me suit hors de la laverie que je referme soigneusement avant d’exploser.

 

 

 

- Mais enfin Pierre, à quoi tu penses ? Cette femelle n’est même pas de ton espèce ! Tu n’as donc aucune moralité ?

 

 

 

- Mais je l’aime, et elle m’aime ! N’est-ce pas le plus important ?

 

 

 

- Mais Pierre, si tu l’aimes, pense donc un peu à elle ! Tu l’as gâchée pour le mariage dans son peuple !

 

 

 

- Mais c’est moi qu’elle veut épouser ! Elle m’a dit que je suis bien plus intéressant que les mâles de son peuple de toute façon, et c’est pour ça qu’elle m’a suivie dans le vaisseau et qu’elle s’est cachée en se faisant passer pour une peluche de la chambre d’enfant.

 

 

 

- Pierre, réfléchis un peu. Tu n’avais pour elle que l’attrait de la nouveauté, elle risque de te laisser tomber pour le premier koala qu’elle croisera !

 

 

 

- Sûrement pas ! De toute façon, ça ne te regarde pas, c’est ma vie, je fais ce que je veux, et elle m’épousera et m’accompagnera sur Terre !

 

 

 

- Là, je ne serais pas aussi sûr de moi si j’étais toi. Tu sais bien que les services de douane et d’hygiène de l’île de Pâques sont super tatillons, et ils ne la laisseront sûrement pas pénétrer sur leur territoire, on sait pas quels parasites elle peut trimballer… Et tu as signé ta convention de stage, tu ne peux plus te défiler !

 

 

 

Après des heures d’argumentation, Pierre finit par écouter la voix de la raison (la mienne), et je le laisse aller expliquer la situation à Berthartchaly (quel nom stupide). Des pleurs se font entendre, mais apparemment Pierre ne se laisse pas fléchir. On l’abandonne sur un astéroïde avec un saucisson. Pierre pleure en regardant s’éloigner son amour impossible. Ca me fend le cœur, mais c’était la seule solution. J’espère que Pierre ne m’en voudra pas trop…

 


Francis

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 18:55

C'est la fête du cinéma ! Alors en l'honneur de la fête du cinéma, un article sur le cinéma. En fait, je l'avais écrit avant et heureusement parce que là, j'aurais eu plus de mal après le méchoui en Bretagne, où il n'a même pas plu.
Par contre, il y a eu un verre de rosé, deux de Jurançon, deux de coteaux du Layon moelleux, deux de punch, un de vodka-multivitaminé, deux bières, un peu de Ricard et une quantité indéterminée de rouge californien qui auraient rendue difficile toute tentative de rédaction d'article aujourd'hui (oui, levé tard aussi). Donc, voilà.


Moi, j'aime bien le cinéma. Enfin, j'aime bien les cinémas

Parce que le cinéma, c’est un mix de plusieurs choses : on a d’un côté un écran avec des formes qui bougent et qui font du bruit, d’un autre une salle avec des spectateurs qui en font aussi. Alors je sais pas pour vous, mais pour moi mon appréciation d’un film se fait en bonne partie en fonction du deuxième critère. Des fois même, le film passe limite au second plan (bon, ça dépend généralement de la surface découverte de poitrine de l’héroïne, soyons honnêtes). Ca peut faire de très beaux souvenirs, autant que laisser des envies de meurtre inassouvies qui seront responsables un jour d’une psychothérapie longue et coûteuse, suivie de périodes d’enfermement aux frais du contribuable (nan, j’exagère, c’est juste pour faire un effet de style, histoire de se la jouer élitiste).

Allez, je me lance dans mes souvenirs de jeunesse, bons et moins bons, histoire de faire pleurer la ménagère lectrice de Gala qui sommeille en chacun de vous (j’aime bien Gala moi aussi, mais je préfère Public. Plus de nichons et de capitons).

Dans toutes les salles que j’ai fréquentées, mon taupe deux est constitué par : en deuxième position le cinéma « BIIIIIP » de Bordeaux (j’ai oublié le nom), situé dans un ancien couvent. C’est joli de partout, des fresques aux murs, je viens de retrouver le nom c’est l’Utopia, franchement ce décor frappe et laisse encore plus de traces que la tatane de Jean-Claude Van Damme (je parle de manière métaphorique). En unième position, je mets… nan j’en parlerai plus tard pour ménager le suspense.

Les plus pires de mes souvenirs de cinéma… La Tunisie, avec les gens qui parlent, mangent et sortent pisser pendant le film… Pas facile de rentrer dans l’histoire. Ca doit aussi être le pire souvenir d’une pauvre dame à côté de qui j’étais assis, vers 9 ans, pour regarder Hook, et à qui je racontais tout le film, ayant déjà lu le bouquin… Je sais pas comment elle a réussi à ne pas me mettre des baffes la malheureuse, en tous cas sa place au paradis est assurée.

Sinon y’a aussi un cinéma de campagne, avec le projecteur qui ronronne à 40 dB juste derrière moi, des chaises métalliques sous mes fesses, et je sais plus quel film…

 

Mais mon meilleur souvenir de cinéma, c’est devant Wild Wild West. En Bretagne, sur ma petite île de Bréhat que j’aime, on avait trois kilomètres à pied pour venir, la caisse était tenue sur une table de camping à l’entrée, la salle était toute petite avec des chaises en plastique sauf celles que des gens avaient amenées, on avait dû s’installer sur des coussins au premier rang, le film était projeté sur un drap formant un écran de 1m50 sur 1 m, avec en prime des fourmis volantes dans la salle et des rampantes sous les fesses. Le tout conclu par le retour dans la nuit noire, obscure et moite, sans lampadaires (trois kilomètres encore), suivis d’un bain de minuit en maillot au milieu du plancton phosphorescent.

Que du bonheur.

 

 

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 10:01
Cette nuit, j'ai été réveillé par un bruit de respiration.
Des inhalations qui faisaient un bruit d'aspirateur engorgé par une pelote de cheveux de grande soeur, vous savez, genre  hhhhhhhhuiiiiiii, le genre d'inspirations qui donnent l'inpression qu'il y a moins d'air qu'il ne devrait dans l'atmosphère, genre 6000 mètres d'altitude par temps dégagé.
Je me suis vite rendu compte que c'était la mienne de respiration, , et qu'elle était accompagnée de ce charmant et incontrôlable écoulement de mucus par les narines, genre grandes eaux de Versailles, version un chouïa plus collante. Cette ravissante morve perlée et translucide, juste teintée d'un vert pâle, qui transperce immédiatement le morceau de PQ du tout dernier rouleau sacrifié à cet usage et vous colle aux doigts, cette morve relativement homogène mais avec des petits grumeaux blanchâtres qui s'égarent à droite à gauche au moindre mouchage. Et je vous raconte pas la galère avec la moustache.
Par ailleurs, si cette substance est trop liquide pour pouvoir empêcher qu'elle coule en descendant, dès que vous tentez de l'inspirer un bon coup, elle refuse des quatre fers et se bloque désespérément dans la narine en vous faisant sortir les yeux des orbites, vous forçant à des gymnastiques respiratoires de maître yogi pour réussir à renifler avec un snurflurflurulufl satisafaisant.

C'est agaçant.
Je vais me venger. Ce soir, je fais la bise à toutes les copines bretonnes. Après tout, y'a  pas de raison que je sois le seul à dégouliner du tarin.

Ca me fait d'ailleurs penser que j'ai eu une grande dicussion sur le cactère viril des gros nez avec Krassinski, l'auteur du Singe qui aimait les fleurs  et des Coeurs boudinés, parce que le singe en question est  un nasique que ça a des gros pifs les mâles mais pas les femelles et que Krassinski et moi on a des gros pifs, et qu'il m'a fait des dédicaces jolies, tout comme Phicil et Drac les auteurs de London Calling et  de Georges Frog, qui est une excellente bédé animalière qu'elle est belle et intelligente (et Drac, qu'elle est mignonne en plus de faire  des belles couleurs), que George il aime le jazz et que c'est une grenouille avec des principes pas comme des démons assassins de Claude François et c'est pas facile d'expliquer ça quand Pierre raconte la partie d'In Niomine Satanis d'hier soir que j'ai pas pu y aller parce que j'étais un bon petit-fils chez mon papy chez qui je suis arrivé tardà cause des dédcaces de ces gens chamants et en plus qu'elles sont belles j'en suis content.

Youpiya, comme on dit sur la montagne

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