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FIGB recrute




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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 12:34
 

…C’est du moins ce que je me suis dit en me réveillant cette nuit pour aller pisser.

C’est fou comme ce qu’on peut s’imaginer bon à cette heure (et dans cet état) sonne naze une fois le jour bien levé.

Pour tout vous dire, j’étais même allé jusqu’à le demander si c’était pas plutôt sinus que cosinus, pour pousser la métaphore jusqu’au bout de sa nullité. Mais finalement, je me suis dit que cosinus sonnait mieux, et que comme cosinus (0)=1, il était plus adapté, si on considère qu’à t=0, c'est-à-dire à la naissance, on est plutôt sur un pic : bon, d’accord, on entre dans un monde de merde, comme le dit George Abitbol, n’empêche qu’on va vous coucher sur un sein de femme, même si en général à ces moments-là elle n’est pas présentable, et puis on voit pas bien à cet âge-là, et Sacha Guitry ne disait-il pas « toutes les femmes sont jolies à la lueur d’une bougie » ?, et on peut sans doute dire qu’à la naissance on a une vision encore pire qu’à la lueur d’une bougie, non ?

 

Mais je reprends : ma métaphore : dans la vie, il y a des hauts et des bas. Aux joies succèdent les peines, aux succès succèdent les échecs.

 

Hier devait être une journée de succès.

J’ai appris à découper les araignées de mer, j’ai beurré dans ma main cinq biscottes sans les casser, j’ai réussi à dépiauter mon demi-corps d’araignée en entier avant de le manger, j’ai fait une putain d’allitération (succès succèdent), j’ai gagné à « les garçons attrapent les filles » (bon, un garçon de 23 ans, un de 18 et une gamine de 6 contre une fille de 18, deux de 12 et un garçon de 13 c’est pas super glorieux, n’empêche que le môme (mon cousin), je l’ai eu sans courir, il était rabattu devant le portail que je surveillais de sur le côté, alors c’est quand même un succès une embuscade réussie), j’ai eu droit à un rêve mettant en jeu un surprenant personnel de la SNCF, Hiro Nakamura et de la crème Chantilly ™ (mon subconscient m’étonne, des fois), j’ai aimé des coquilles Saint-jacques, et en plus c’est moi qui les avais coupées en fines tranches avec un couteau à jambon, j’ai laissé d’autres s’occuper du ménage, j’ai réussi à ne pas lancer de réflexion ironique quand, lorsqu’une de mes tantes lui disait que son fils ne savait pas prendre de décision, sa cousine lui a demandé « il est balance ? », j’ai une fois de plus vaincu mon envie de prendre mon élan et de sauter très loin sur les rochers en contrebas du phare où on est allés en balade, j’ai appris à ma cousine de six ans à se faire reconnaître des extraterrestres et des rockeurs, j’ai fait deux fois mah-jongg sur les deux parties jouées, même si c’était sans faire Main Pure.

 

Alors, malgré un temps pas top, ç’a été une bonne journée. 

 

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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 14:53

Haaa… Se lever sans bruit de voiture dehors… Pas de bruit, pas de télé, pas de colocs, pas de brosse à cheveux… Chauffer au soleil breton, allongé sur un mur, un livre sur les yeux, en écoutant les touristes qui passent devant ta maison et jettent un œil par le portail…

-C’est beau !

-Non, ce n’est pas beau… C’est très beau !

 


Merci, monsieur. T’as bien raison. Et c’est chez moi.

 

Et tu verrais la vue depuis la cuisine…


 




Nan, je déconne.

En vrai, ça donne ça :


 



On sort ?

Ok :

Bon, je m'arrête, parce que ça prend des plombes de charger des images ici, pis mon papy serait po content, et quand papy pas content...

Je vous délaisse un peu en ce moment, mais faut pas m'en vouloir, y'a toujours un truc à faire ici : les courses, les crêpes, la sieste...


Je reviens bientôt, hein.

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 10:04
Vive le progrès !

Grâce à lui, de plus en plus, les aspirants misanthropes comme moi peuvent repousser leurs limites. Jusqu'ici, j'allais faire mes courses le plus rarement possible, mon walkman sur les oreilles, subissant les sourires gênés des caissières quand une vieille passait dix minutes à chercher sa monnaie dans son sac à main, je me forçais à lâcher un "b'jour" renfrogné à l'arrivée de mes Prince de Lu et de mon saucisson au bout du tapis roulant, et un "m'ci" quand elle me rendait ma carte bleue.

A la limite de l'insoutenable, quoi.

Heureusement, les dirigeants des Casinos ont pensé à nous et installé des caisses automatiques que t'as même pas besoin d'enlever tes écouteurs pour les utiliser. Juste tu passes tes code-barres devant le scanner, ça fait BIIP, tu le poses à côté, tu enchaînes, tu payes, t'emballes et tu te casses.

Et là, j'apprends que même la politique entre dans l'ère de la modernité !

Voui, avec la machine à voter.

Bon, je dis pas que ça changera grand-chose au moment du vote, j'imagine qu'il y aura bien quelqu'un pour vérifier qui tu es et tout, mais au moment du dépouillement, c'est autre chose : j'ai vaguement commencé à m'intéresser à la politique en sixième, quand un pote m'a entraîné pour aller assister au dépouillement des votes à la mairie de Montigny-lès-Cormeilles (ouais, chez Robert Hue), là où on habitait.
Et là, tout jeune et frétillant bambin binoclard que j'étais, stupide et ignorant de la cool-attitude (la misanthropie, donc), j'avais bien aimé. C'était rigolo tout ce monde qui se concentrait sur ses petits bouts de papier, qui annonçait ses votes d'un air plus ou moins triomphant, la tension palpable qui imprégnait l'atmosphère et les aisselles des militants crispés...
Puis y'avait les ptites blagounettes, les gens qui votaient Jeanne d'Arc, ou, comme mon papy me le racontait, celui qui mettait une tranche de saucisson enveloppée de papier alu dans l'enveloppe, ce qui permettait aux dépouilleurs d'organiser des paris sur celui qui tomberait dessus...

Le genre de truc qui pouvait détourner l'innocent que j'étais de la Voie, quoi. Mais ouf, grâce à une société privée, on a maintenant cette machine qui élimine dans l'oeuf les vélléités de participer à un tout petit vague niveau à la vie politique de chez soi.

Je peux souffler.
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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 17:27

Je l'ai déjà révélé en exclusivité mondiale sur ce blog, j'ai super du mal à parler aux gens au téléphone, pour des tas de raisons parfaitement valables, contrairement à ce que d'ex-maîtres de stage voudraient faire croire.

Mais c'est aussi valable pour répondre à mes mails, ou pour écrire des mails professionnels. Par exemple, pendant mon stage, je faisais vérifier mes mails de demandes de données, parce que ça exige un certain degré de diplomatie que je n'ai pas toujours ('sont susceptibles les fonctionnaires quand tu leur demandes de te faire une petite extraction de données qui leur demanderait qu'une petite après-midi de boulot, c'est dingue, mais passons), je les faisais vérifier, disais-je, par un collègue breton plus habitué à la chose.

Heureusement, je ne suis pas le seul.
Y'a aussi ma coloc (ouais, Ze Ouane).

J'avais déjà (enfin, moi et trois-quatre autres personnes) été sollicité pour donner mon avis sur l'interprétation à donner à des SMS, ainsi que pour la rédaction d'un mail laissant entendre que, mais pas trop non plus, pour pas avoir l'air trop, bref, voilà.
Enfin, voyez, quoi.

J'étais malgré cela, comme tout un chacun, heureux de pouvoir partager mes lumières dans un domaine un poil délicat  (approximativement 7,5 watts, les lumières).

Aujourd'hui, un nouveau challenge s'offrait à ma coloc : en effet, elle a reçu un mail d'un de ses collègues, un pilote d'avion, pour lequel mon avis, ainsi que celui d'une autre de mes colocs, fut nécessaire.
Je cite le message de mémoire :

"Tu as reçu les photos que je t'ai envoyées ?"

Ce message, en plus de démontrer une technique de drague encore plus misérable que les miennes (les photos montraient des mouflons dans la montagne), a plongé ma coloc dans des abîmes de perplexité quant à la conduite à tenir.

Oui, parce que dire, "oui, j'ai bien reçu, merci, trop joli, lol, c'est toi qui les a faites ?", c'eut été trop simple.

D'où : appel à nous autres, colocs.

Tout d'abord, quelle est l'espèce des bestioles sur les photos ? Ha ben quand on a une formation de biologistes de ouf comme moi, on peut tenter de répondre à cette question de manière cohérente. Malheureusement, je n'ai pas réussi à lui faire accepter  "ho, des chèvres sauvages" ou "des mistouflons".

Ensuite, que dire ? c'est très joli, ça fait pas trop nul ? qu'est-ce que tu mettrais, toi ?
Bon, comme on s'ennuie en ce pâle dimanche, on en rajoute, forcément.
-Mais si tu lui demandes si c'est près de sa maison, il va prendre ça comme une demande d'invitation !
-ha ouais, les pilotes, c'est des queutards (coloc numbeur two)
-Il faut ptet pas être trop amical, non ? Envoie un accusé de réception, tu mets "bien cordialement" à la fin, et hop.
-Ou tu lui demandes si tu peux venir chez lui avec ton copain ?
-Demandes-lui s'il a pris les photos en faisant du rase-marmottes ! (haha, on est une bande de petits rigolos et otes)
...

[s'ensuit une courte période de tapage frénétique, ponctuée d'effacements frénétiques. Apparemment, Coloc Ouane est d'avis que le message est une invitation à raconter sa vie]
-Mais si tu mets ça, et qu'il le dit à la boîte, ils vont croire que tu cherches à te casser !
-Non, parce que je veux dire ça ! [explications vaseuses que je ne citerai pas pour ne pas nuire à la brillante carrière promise à Coloc Ouane]

...

-Là, comment je le dis ? Je peux pas dire que je vais aux vacances au ski, je vais faire du snow !

...

Finalement, après une grosse demi-heure, et malgré le fait que l'autre coloc se soit éclipsée et que donc malgré quelques hurlements elle n'ait pas pu approuver les six lignes du mail, il a été envoyé (le mail).

En fait, il aura pris à peu près autant de temps que cette note, qui, malgré son manque d'intérêt certain, m'aura permis d'occuper de manière constructive mon matage de Vivement Dimanche Prochain.

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 13:15

Aloha, amigos.

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, j’ai choisi un titre avant d’avoir la moindre idée de ce que j’allais pouvoir mettre dans mon article.

Evidemment, il fallait que ça tombe là-dessus. J’aurais pu penser à « Dix recettes minceur pour rentrer dans votre bikini cet été » ou « l’invasion des kangourous par les eaux de ballast : canular médiatique ou scandale de la mondialisation ? », mais non. Sale temps pour les ravioles. C’est d’autant plus perturbant que je ne sais même pas d’où ça peut sortir. D’une part il fait beau, (ndlr : à l'instant où cet article a été écrit, en fait. Ceci est une rediffusion. Arte le fait, moi aussi j'peux.) d’autre part je ne sais même pas à quoi ressemble une raviole, ni même si c’est féminin ou pas. J’ai le malheur d’avoir un cerveau qui m’envoie des messages incompréhensibles, non seulement au commun des mortels (toi, qui lis, là), mais à moi-même également. C’est quoi une raviole ? Ca ressemble à un ravioli ? Va falloir que je cherche sur Google.

 

 

Ah. Ben en fait c’est laid. Blanc sale, carré, sans imagination. Je commence mieux à comprendre. Effectivement, on peut dire que c’est un sale temps pour les ravioles. En même temps, je ne sais pas quel temps pourrait leur être favorable. Comment est-ce qu’on en est arrivé là ? Comment une société civilisée (si tant est qu'on puisse traiter les italiens de civilisés) a-t-elle pu commettre la raviole ?  Il paraît évident que cette pauvre bête ne va pas pouvoir survivre longtemps. Regardez un de ses concurrents, la harira (miam).

 

 

Ou celui-ci.

 

 

C’est autre chose, non ?

 

Ces haricots luisants, ces saucisses charnues et sensuelles, cette sauce épaisse et nutritive même par écran interposé… c’est irrésistible, non ?

Après cette comparaison, qui pourrait encore hésiter ?

 

A présent, je comprends (et je me répète, je sais). La raviole a vécu sa vie, elle a nourri des pauvres et tout, mais bon là, ça commence sérieusement à plus être possible.

Tous ensemble, sifflons, huons, et disons adieu à la raviole.


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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 10:36
J'aime pas téléphoner.
Une espèce de phobie. J'aime pas parler de loin aux gens que je connais pas, de loin, et c'est bien pire s'il y a quelqu'un dans la même pièce que moi. Là, je sens toute la désapprobation qui pèse sur chacun de mes mots maladroits, mon bafouillis tremblotant doit paraître inaudible à mon malheureux correspondant qui n'a rien à foutre de ce que je lui demande, une suée froide se met à couler le long de mes cuisses, le micro du combiné claque contre mes dents serrées.

C'est handicapant.
Pendant mon stage au [biiiiip], où j'étais censé rechercher des données, entre autres en appelant ce qui se fait de pire comme correspondants, des fonctionnaires qui ont du travail, j'ai rusé. J'ai envoyé des mails, j'ai cherché tout ce qui était possible sur internet, j'ai déclaré "ouais mais ces données on s'en fout", je reculais le moment fatidique en travaillant au lieu de surfer ou en me rendant compte que c'était l'heure de la troisième pause café de la journée (vive la recherche publique).

C'est d'autant plus ballot que chaque fois que j'ai réussi, contre mon gré, à passer un coup de fil, je suis tombé sur quelqu'un de sympa (qui me disait en général : "ha non, ces données j'ai pas" ou "c'est sur internet". Pas si dur, donc.

Mais même.
Là, j'ai beau rien foutre de mes journées, ça ne m'empêche pas de ne pas appeler France Télécom ou EDF, ou des gens que j'aurais dû (ou le pire, des amis qui auraient pu trouver un travail).

Je préfère encore marcher et aller voir les gens que leur téléphoner. Là, je viens (après 4 ou 5 mois d'insistance de mon papa) d'aller à la mairie (20 minutes de marche) pour demander des sacs poubelles pour le jardin. Parce que j'ai des feuilles mortes qui traînent dans le (petit) jardin depuis novembre, que j'ai commencé à désherber, et qu'un sapin de Noel traîne encore sur la terrasse (débité en petits morceaux par une de mes colocs la semaine dernière), et que la voisine est en train de faire tomber des branches dans la cour (ouais, j'ai une cour, un jardin et une terrasse. Et 5 colocs et un chat). Je rentre donc gaiement dans la mairie, je me dirige guillerettement vers la charmante secrétaire...

Et elle me donne un numéro de téléphone.
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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 10:40

Ode

 

Quand tu m’es apparue pour la première fois, tu m’as d’abord irrité. Je te trouvais pénible, je me suis débarrassé de toi le plus vite possible.

Je ne le savais pas encore, mais tu es une coriace. Tu es revenue à l’assaut, un nombre incalculable de fois. D’abord, tu te faisais douce, tu apparaissais sous mon nez sans même que je m’en rende compte, et tu ne t’imposais pas. Je t’ai repoussée, un peu malgré moi, tu es revenue, plus régulièrement, tu te faisais plus dure. Tu savais ce qu’il me fallait, en ta présence, je me sentais un homme.

Finalement, je t’ai accepté, accueillie. C’est ce que tu attendais, apparemment, car tu a retrouvé ta douceur. Tu grandissais, toi aussi.

Grâce à toi, j’ai fait des rencontres, des gens qui ne m’auraient peut-être pas adressé la parole venaient vers moi. Tu attires certaines filles, hein !

Tu as tes mauvais côtés, c’est vrai. Tu n’es pas toujours propre, tu fais peur aux enfants et tu aimes te faire tirer, par les filles, et pas seulement par moi. Mais bon, je peux l’accepter, en fait, ça ne me déplaît pas, à vrai dire. Et puis tu restes avec moi, malgré tout, jour et nuit.

Certains te trouvent laide, et me disent que tu dois être étouffante, et que je serais mieux sans toi.

Ils ne me feront pas te quitter, ma barbe.


 


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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 22:20

Comme tout le monde, j'aime cracher sur la télé-réalité de TF1. Mais aujourd'hui, (au moment où j'écris mais hier au moment où je publie, je pense) c'est France 2 qui m'a scié. Aujourd'hui, sur France 2, dans l'émission de Christine Bravo (oui, bon, c'est ma coloc qui regarde pendant que je traîne sur internet), on a pu voir, accrochez-vous, le fils du créateur des lunettes de Michel Polnareff.

Quand même.

Ca claque.

Apprendre, comme ça, sans être préparé psychologiquement, que le créateur des lunettes de Michel Polnareff a eu un fils, moustachu qui plus est, c'est un choc, que seule la télévision publique est en mesure de nous offrir.

En entendant ça, j'ai failli en faire tomber mon couteau que je faisais des tranches de patates pour la tartiflette avec (des fines même si c'est plus long, ça cuit mieux que les grosses, c'est la faute aux lois de transfert d'énergie, puis à la fin c'est plus tendre et on mâche moins, ça use moins les dents).

 

Quelque part, ça remet en question ma vision du monde.
J'ai déconnecté un moment, même.

Ca a parlé monture de lunettes, je crois, entre Christine, Steevy et  le fils du créateur des lunettes de Michel Polnareff. On a malgré ça réussi à éviter de parler de Johnny, le plus connu des vendeurs de lunettes suisses.

 

En tous cas, ce fut assurément un grand moment de télé. Je suis content de pas avoir de boulot et de pouvoir pas louper ça.

Tiens, en plus de ça, toujours sur France 2 ce soir, j'ai pu voir une performance de Vincent Delerm, qui arrive à "chanter" avec une main dans la poche.

Tiens, un scoop, j'écris ça en suivant d'une oreille France 2, et on vient d'apprendre en direct, pendant la prestation de la pauvre Agnès Jaoui, qu'on sait guérir les cancers avec des remèdes naturels. Le direct permet encore des petites joies. Puis les illuminés avec des causes qui leur tient  à coeur, ça change joyeusement des politiqueux.
Voilà ma journée sauvée.

Vive la télé, qui nous offre tant de petits bonheurs, et nous permet d'oublier ce vilain monde où le linge qui reste deux malheureuses journées dans le sèche-linge se met à sentir le pot-au-feu.

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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 22:28

Le monde est injuste. Certaines personnes naissent avec des dons que d’autres rêvent d’avoir. En ce qui me concerne, par exemple, je suis totalement infoutu de sourire avec les dents.

Heureusement, le destin dans son infinie bonté m’a doté d’une plume me permettant de rivaliser avec les plus grands, je pense en particulier à l’albatros des mers du Sud et au gypaète barbu (c’est bien sûr une plaisanterie, tant pis si elle ne fait rire personne).

 

Pour en revenir au sourire, voilà : je ne peux pas. Je ne sais pas sourire avec les dents, ou alors quand je m’égare à essayer, les enfants se mettent à pleurer et les chiens s’enfuient la queue entre les jambes, enfin les pattes (les seuls animaux à avoir des jambes sont les chevaux et les poneys, qui possèdent par ailleurs des dents qu’il vaut mieux ne pas montrer, d'autant plus que ces sales bêtes mordent les enfants innocents au genou. Je vais maintenant refermer cette parenthèse éducative).

 

Pourquoi ? Pourquoi la nature m’empêche-t-elle de posséder ce don, qui rapprocherait un peu plus mon physique de celui de Brad Pitt, et me permettrait sans doute de me taper plein de gonzesses ?

(A ce que disent certains, il m’arrive de sourire avec les dents, mais quand je suis plein comme un coing seulement, et généralement, à ce moment, je raconte des bêtises qui incitent les gens à me croire homosexuel (n’essayez pas d’aider un camarade en disant aux filles qu’ils convoitent que si vous étiez homo, vous le choisiriez lui, ça ne marche pas et ça lance des ragots. C’est rigolo ce genre de ragots mais pour choper de la caille c’est pas ce qu’on fait de mieux. Et ça casse le coup des copains)).

Certains disent que c’est parce que je suce mon pouce. Bon, peut-être, mais y’en a d’autres, et eux arrivent à sourire avec les dents, nondidju !

Alors sont-ce les gens qui ont eu un appareil disgracieux dans leur jeunesse, ceux que l’on montrait du doigt en ricanant, qui pour compenser se retrouvent plus tard avec un sourire à la Julia Roberts ?

Je ne sais pas, mais s’il y a un dieu (ou un FSM) sur cette planète, j’espère qu’il aura une bonne excuse quand je me présenterai devant lui.

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