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FIGB recrute




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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 22:42

J’étais en train de faire la vaisselle, tranquillement, dans la semi-pénombre de ma cuisine marronnasse, lorsque je fus frappé par une Muse, d’un coup sec, alors que je désincrustais un bout de courgette du bord d’une assiette. Comme j’y suis un peu habitué, je n’ai pas lâché mon assiette, et j’ai décidé de noter tout ça, il ne reste plus qu’un plat, de toute façon.



Bref.

Donc, cette muse m’a dit : « sur l’autoroute de l’Amour, j’ai raté le péage ».

Je vous rassure tout de suite, ça ne me concerne pas, moi j’ai même pas le permis. Non, hein, je me cherchais une métaphore à filer, et c’est celle-ci qui m’est tombée sur le coin de la figure.

Ca sonne bien, je trouve. On dirait une chanson de Sardou, un peu. Ou de Mike Brant.

Mais c’est quand même pas très clair.



Ca voudrait dire quoi ? Ce serait quoi, le péage de l’amour ? Je refuse de croire qu’une muse parlerait de tapineuse, ça colle pas avec le romantisme beauf de la phrase (oui hein, tout le monde a pas les muses de Brassens). Ou alors la phrase est pas du tout romantique, et l’autoroute de l’amour accepte les contresens et est surtout fréquentée par des Fiat Punto.



Si ce n’est pas ça, de quoi cela parle-t-il ?



Hum. Le péage, c’est ce qui est cher et pénible au début, et où on fait souvent la queue.

Si il n’y avait pas la queue, ça augure pas des masses d’un amour qui fasse des jaloux. En fait, ça enlève pas mal de romantisme à la phrase.

D’autant plus que

Je me demande dans quelle mesure ce n’est



Haha, je reprends cette note trois jours plus tard, et je ne vois pas du tout où je voulais en venir avec ces deux derniers débuts de phrase.



En même temps, est-ce bien nécessaire de toujours aller au bout de ce qu'on pensait des jours avant ? Hein ? Je vous le demande.



Alors que tout compte fait, à la base, c'était pas forcément très passionnant, je m'en rends compte maintenant. Filer des métaphores, à quoi bon quand on a une GameCube® ?



Je préfère mettre des branlées à des débutantes sur Mario Kart. C'est plus rigolo et ça demande moins d'efforts intellectuels, et dieu sait que j'ai horreur des efforts intellectuels. Ca fait mal à la tête, et après on se dit qu'on a dit des conneries. Avec Mario Kart, on se dit juste « Ha, quel con, pourquoi j'ai pris cette caisse alors que je savais bien qu'elle allait m'exploser à la yeule ? » et on cherche même pas à répondre, vu qu'on a une carapace de tortue à esquiver. C'est beaucoup plus sain pour les neurones. Enfin, je crois. Dans la mesure où mes neurones ont une sainteté à préserver, ce dont je ne jurerais pas. D'ailleurs, qui suis-je pour juger de la sainteté de mes neurones ? J'ai même pas fait ma première communion, même si j'ai lu toutes les histoires de la Bible, avec les fils prodigues et les putes insoumises.



J'aimais bien, mais pas plus que les histoires de Tezcatlipoca ou Huitzilopotchli, qui avaient le mérite d'avoir des noms un peu plus funky que Jésus-Christ, Jean-Baptiste ou Marie-Madelon.



Bon, je crois que je me suis assez éloigné de mon thème de départ pour aujourd'hui. En plus, je suis en bas de la page.

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 08:00

Je sais pas si vous avez remarqué, mais ça jase pas mal ces derniers temps sur les droits de l’homme et la Chine.

Y’en a qui disent que dans un monde meilleur, les chinois ils devraient appliquer les droits de l’homme et y’en a d’autres qui disent que « c’est pas dans leur culture » et que les droits de l’homme c’est une notion super ethnocentrée et qu’on est des Occidentaux confits dans leur confort qui voudraient que tout le monde soit pareil alors que les Bushmen par exemple, ils sont contents de vivre dans le désert et de bouffer un lézard tous les deux jours et ils sont plus heureux que nous autres qu’on est pervertis par notre société de consommation.

 

Donc, ce serait pas grave que 150 millions de chinois n’aient pas d’existence juridique (comme le voudrait l’article 6), qu’il faille un permis pour changer de province en restant dans le même pays (article 13), sans compter les trucs un peu sales (cherchez les articles).

 

Penchons-nous sur la question.

 

Les chinois méritent-ils les droits de l’homme ? Parce que bon, on a beau dire « c’est le gouvernement chinois qui est pourri, les chinois de la populace eux ils ont rien fait », tout est discutable, hein.

 

Discutons donc.

 

Exercice de dissection : prenons les termes « droits de l’homme » un par un (sauf de, hahaha).

Droits : en fait celui-là on s’en fout. On sait tous ce que c’est, des droits.

 

L’homme : le chinois est-il un homme ?

 

Dilemme. On aimerait bien dire que non, parce qu’en général on aime pas trop les chinois, ils tuent les tigres pour manger leur zigounette pour bien tendre leur kiki légendairement riquiqui et ils dévorent sans pitié les nids des hirondelles qui sont toutes jolies et qui doivent tout recommencer à zéro après, mais il nous faut être objectif : les chinois ressemblent foutrement à des humains, en plus jaunes (comme Dédé quand il a trop bu, ceci dit), en plus petits et en plus sournois (z’avez qu’à lire Blake et Mortimer pour vous en rendre compte). Il paraîtrait même qu’un chinois puisse se reproduire avec une blanche (sans moralité, mais il y a des moutons noirs partout) et que leur progéniture, quoiqu’hideusement contre nature, soit fertile. C’est là le critère scientifique de définition d’une espèce donc, aussi douloureux que ce puisse être, il nous faut reconnaître les chinois en tant qu’humains, et donc potentiellement soumissibles aux droits de l’homme.

 

Cependant.

 

Car oui, il y a un mais. Le chinois a beau être scientifiquement un homme, la chinoise est-elle une femme, dénomination usuelle de la femelle humaine ?

Qu’est-ce qui fait la femme ? D’abord, ça a été dit par une féministe reconnue, on ne naît pas femme, on le devient.

Les chinoises deviennent-elles des femmes ?

C’est là que le bât blesse.

 

En effet, on devient femme en dépassant le stade de gamine, puis de chieuse. Ceci passe par le stade de pousse des nichons et des poils, sous les bras et sous le nombril, n’importe quel élève de troisième vous le dira.

Or, des recherches poussées sur Google Image® ainsi qu’une observation discrète durant mes cours de chinois m’ont démontré le fait suivant : les chinoises n’ont ni nichons, ni poils.

 

Les faits sont donc là.

La chinoise n’est pas une femme. Donc pas femelle humaine.

 

Ca fait presque la moitié de la population chinoise, ça.

Si la moitié de la population chinoise n’est pas humaine, même si l’autre l’est, ça ne suffit pas. On n’est pas à moitié humain, on l’est ou on l’est pas. Ergo, la population chinoise n’est pas humaine et, en tant que telle, pas assujettissable aux droits de l’homme.

 

Demain, nous nous poserons la question : peut-on leur appliquer les droits des animaux ?

 

PS : toute personne prétendant que cet article n’est que le reflet de la frustration de l’auteur n’ayant pas réussi à choper la moindre des bonasses jaunes qui fréquentaient ses cours de chinois serait vraiment complètement à côté de la plaque, évidemment.

 

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 19:42

Cet après-midi, je suis tombé nez à nez avec une affichette « non à l’expérimentation animale ».

Ca tombe bien, j’avais plus d’idées d’articles pour un site communautaire que j'aime à fréquenter, et ça, ça m’a semblé en être une bonne. Parce que ça fait longtemps que je me suis pas fait taper dessus pour un article que j'ai écrit (bon, y'a bien des gens pour faire les outrés quand je dis que les jaunes ne sont pas humains, mais c'est pas la même chose). Voilà donc en avant-première pour les lecteurs de mon blog cet article, dont j'assume totalement les vues.

 

Et en tant que digne descendant du premier homme à avoir réalisé une expérience de circulation croisée sur deux chiens (en branchant les carotides l’une à l’autre, il me semble), je me devais de prendre parti.

Je ne me gêne donc pas.

 

Par contre, je ne m’adresse ici qu’aux gens capables d’un minimum de réflexion, hein !

Pas aux intégristes de la cause animale tenant du « hiiii les animaux sont comme les gens, en fait ils sont mieux parce qu’ils polluent pas, il faudrait supprimer l’espèce humaine et libérer les poneys pour qu’ils galopent dans les plaines la crinière dans le vent ». Ceux-là sont irrécupérables, en plus de présenter des tendances marquées à la zoophilie la plupart écoutent Tryo en disant « ho putain ils ont trop raison » (source : le Chasseur Français).

 

Bref.

L’expérimentation animale, ça sert à quoi ?

A tester des produits de beauté, sans lesquels les filles seraient moches et ne feraient envie à personne d’une part, et à tester des médicaments, qui servent à sauver la vie des gens d’autre part.

 

Dans les deux cas, c’est bon pour l’espèce humaine, pour la reproduction d’une part, pour la survie après la reproduction d’autre part.

 

Et moi, je dois avouer que si j’aime les animaux, j’ai un faible pour les plus proches de moi, j’ai nommé les humains (j’attends avec impatience les répliques originales du type « t’es pas humain, t’es un chacal / un rat / n’importe quel type d’animal de type qui grouille, est visqueux et globalement mal vu des filles »). Pourquoi ? Parce qu’il est nettement plus facile de communiquer avec eux qu’avec un chien, un chat ou un supporter du PSG. Et moi, j’aime bien la communication, surtout quand j’ai raison (comme là).

Ne me faites pas dire ce que j’ai pas dit, hein, j’aime bien les chiens, les souris c’est trop mignon, et rien ne vaut un saumon dans son pantalon pour passer un bon moment. Mais bon, ça reste des animaux, des animaux qui n’existent d’ailleurs pour la plupart que par la volonté des humains, la sélection par des humains.

 

Alors, pourquoi ne pas faire du mal à des animaux pour aider les humains, leurs créateurs ? Dieu lui-même, quand il s’énerve, il tue pour rien plein de ses créatures, et là, c’est pas pour rien.

Puis je suis sûr que ceux qui disent que c’est pas bien de faire du mal aux animaux n’ont jamais essayé. Ils ne connaissent même pas le bonheur d’ôter la peau à un lapin ou de trifouiller dans l’intérieur d’un dauphin, alors que la bestiole est morte. Tout ça parce qu’ils avaient des lapins en salopette qui jouaient à saute-mouton sur le papier peint de leur chambre d’enfants (on ne dira jamais tout le mal que font les designers de papier peint pour enfants). S’il est encore vivant, ça ne peut être que plus rigolo, ça ajoute du challenge (disséquer une bestiole qui se débat, c’est plus difficile qu’un cadavre tout raide).

 

En fait, je comprends même pas pourquoi la question se pose. Spiderman l’a dit : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Et Spiderman, il utilisait ses pouvoirs pour sauver des humains.

Les scientifiques ont le pouvoir sauver des gens et de rendre potables des filles banales à pleurer, rien qu’en faisant quelques expériences sur des animaux. Ils ne peuvent pas se soustraire à cette tâche, nom de dieu ! c’est leur devoir ! Et ceux qui dépassent les préjugés des extrémistes de la cause animale pour aider les gens sont des héros, comme Spiderman.

 

Puis soyons tout de même cohérents : si aimer faire souffrir des petits animaux qui couinent, aimer terroriser des charmantes bestioles au petit nez humide avant de les exécuter avec doigté est une marque de sadisme ou de psychopathologie, je pense qu’il est d’utililité publique de laisser les scientifiques qui s’y complaisent jouer avec des animaux.

Parce que s’ils n’ont pas cette soupape de sécurité, s’ils n’ont pas de déversoir pour leurs pulsions, sur qui vont-ils les assouvir ?

 

Sur vos enfants, messieurs-dames. Et on aura beau les arrêter et leur faire subir ce qu’ils ont fait subir à vos enfants, comme je suis sûr que nombre d’entre vous le préconiseront, ce sera trop tard.

 

Si vous avez la moindre petite once d’humanité au sens noble du terme, vous ne pouvez qu’être pour l’expérimentation animale. Le contraire serait irresponsable.

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 13:42

Cher lecteur,

Toi qui me suis depuis longtemps, qui sais tout des tréfonds de mon âme, qui me connais encore mieux que mon propre père, tu n’es pas sans savoir que je nourris à l’égard des poneys une haine qui, telle une Vénus callipyge, n’est pas dénuée de fondement. En effet, durant mon insouciante jeunesse, alors que j’arborais sans honte coupe au bol et culottes courtes, je fus sauvagement mordu au genou par un de ces féroces ongulés.

« Ho, hé, vazy, me rétorqueras-tu, qu’est-ce t’as-tu donc fait à c’te malheureux bestiau pour qu’il t’agresse ainsi ? (à noter que tu as un accent de bouseux, lecteur, mais je t’aime quand même). A quoi je répondrai, et ma voix aura les rocailleux accents de la vérité douloureuse : « Rien, absolument rien, et en particulier je ne lui ai pas donné de susucre comme le faisaient la plupart des moutards auxquels il était habitué, ce cochon de poney. »

En sale bête pourrie gâtée, il m’a donc violemment happé le genou droit de ses dents jaunes et carrées, et il a serré comme un con, me bleuissant les chairs et me faisant couiner de terreur. D’où ma légitime histoire de désamour avec l’ensemble des représentants de cette sale race. Je ne peux plus entendre parler de poney, si ce n’est dans l’expression « ho oui, prends-moi comme un poney », que je n’entends plus guère depuis que j’ai quitté l’école et ses dortoirs mal insonorisés.

 

J’en viens donc à la question qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir, comme indiqué plus haut, comment tuer un poney.

 

Commençons par le commencement, comme il se doit, et suivons les conseils de ce sage chinois qui disait « connais ton ennemi comme toi-même », ce qui n’est pas difficile dans le cas qui nous occupe, vu que la littérature sur les poneys est beaucoup plus développée que celle sur moi-même, et se présente souvent avec une couverture pleine de petites filles à bombes et culottes blanches moulantes sorties tout droit des rêves humides de Gilbert Delahaye.

Une étude sur le terrain confirmera que le poney est généralement effectivement entouré de gamines à nattes blondes, bottes crottées et appareil dentaires (généralement omis par les dessinateurs de couvertures des ouvrages sus-cités).

 

Le poney se subdivise en trois sous-espèces : le poney géant, également appelé chameau s’il a deux bosses, et dromadaire s’il n’en a qu’une, le poney moyen, que l’on nomme poney, et le tout-petit mini-mini poney, qui se nomme Mon Petit Poney™ et présente une variété de coloris de crins aussi impressionnante que les Malabars®.

 

Notre étude ne s’intéressera qu’au poney moyen, étant donné que le poney géant vit loin de nos contrées et que ses bosses lui donnent un côté sympathique, comme Quasimodo (et qui n’aime pas Quasimodo, sinon les sans cœurs et les amateurs de Dan Brown ?, et que le Mon Petit Poney ™ n’existe que sous forme empaillée.

 

Or donc, comment tuer un poney (moyen) ? La question, je l’admets, est ardue, même pour un connaisseur comme moi en exécutions animales : j’ai déjà tué un lézard d’un coup de bâton et enfermé un moustique dans une boîte de jeu de Game Boy™ que j’ai gardée près de mon lit jusqu’à ce que mort s’ensuive (et ce fut long). J’ai même tué un rat en lui balançant une pioche sur la gueule depuis mon perchoir dans un oranger, et d’innombrables truites en leur cognant la tête sur des cailloux (c’est pas simple, ça glisse une truite).

 

Malheureusement, ces techniques sont difficilement applicables à un poney moyen : il ne se laisse pas facilement enfermer dans une boîte de Game Boy™, même de première génération, il est trop lourd pour qu’on puisse lui cogner la tête contre des cailloux, et l’exécution à coups de bâton ou de pioche est bien trop salissante, j’ai pas tant que ça de fringues propres.

 

J’aurais bien pris exemple sur le voisin de ma tante, qui tuait les chiens du village en semant sur la route des bouts d’éponge qu’il avait fait cuire dans du gras de bacon et que les chiens mangeaient avec délectation avant de crever d’une occlusion intestinale à la première petite soif : c’est propre et machiavélique.

Malheureusement, les poneys, s’ils aiment les genoux de petit garçon, semblent ne pas raffoler de bacon.

Cette solution élégante est donc inapplicable, il faut en trouver d’autres.

 

La plus intéressante m’est venue en regardant le catch sur MTV : un étranglement, type inverted facelock breaknecker, me paraît idéal pour venir à bout de ces bestioles, quitte à s’y reprendre à plusieurs fois. L’inconvénient est qu’il faut d’abord s’introduire dans les bonnes grâces de la bête, sans quoi on ne pourra l'approcher sans se faire mordre le genou : il faut lui peigner la crinière, y nouer des rubans, lui lustrer le poil à la cire d’abeilles bio, racler sa bouse, enlever les toiles d'araignées dans son étable, bref réaliser toutes les corvées pénibles que des gamines qui refusent obstinément de ranger leur chambre sont ravies d’effectuer dès que ça leur permet de mettre une bombe sur la tête et des bottes en cuir. L’attrait de la mode a décidément des effets étranges.

 

Mais nous nous éloignons du sujet. Puis c'est déjà trop long et vous ne lisez déjà plus.

Ce n’est d’ailleurs peut-être pas plus mal, vu que je ne sais pas comment conclure.

Ha, si !

 

 

*Pchouf*

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:42

Mes amis, comme vous le savez, j’étudie en ce moment le chinois. Or, à ma grande surprise, malgré leur connaissance de mon assiduité d’appretissage, des personnes qui se prétendaient mes amis étaient persuadés que j’étais infoutu de dire quoi que ce soit en chinois, alors même que je leur avais démontré que je savais dire « il y a trois tasse sur la table ».

Devant ce ridicule entêtement à me nier toute capacité intellectuelle, j’ai décidé de prouver ici que j’étais capable de vous conter une histoire en chinois, vous avez qu’à vérifier, la traduction est parfaitement exacte. Non mais.

En plus, ça me permet de faire mes devoirs pour demain.


============================= 


Xiăo péngyou, wŏ kuàiyào gĕi nĭmen jiăng yī ge hĕn yŏu yìsi de gùshi. Qĭng zuò hé tīng wŏ.

 

Gŭ shíhou, zài yī ge hĕn yuán de guójiā, yŏu yī wéi guówáng. Zhè wéi guówáng hĕn hăo, késhi bèn. Tā zuì xĭhuan piàoliang de yīfu, yŏu hĕn duō de, yīnwei tā yŏu hĕn duō qián.

 

Liăng wéi mài yīfu de rén yī tiān lái gĕi tā mài yīfu. Tāmen gĕi tā yī ge fēicháng hăokàn de yīfu. Tāmen shuō zhĭ yŏu hĕn cōngming de rén kéyi kàn zhè jiàn yīfu, bèn rén bù kéyi kàn.

Guówáng méi xiăng shuō tā bù kéyi kàn zhè jiàn yīfu le, tā gĕi mài yīfu de rén hĕn duō qián.

 

Míngtian, guówáng gēn lüshī qù malù zŏulù. Tā chuān tā de xīn yīfu. Rén kàn guówáng guò mălù, tāmen bù shuōhuà. Késhi yī ge xiăo háizi shuō « Kàn, bàba, wáng shì nü ! »

-Bié tánhuà, xiăo zhū.

 

(le paragraphe suivant n’existe pas en version originale, le chinois étant une langue pleine de pudeur)

 

Ránhòu zhè ge guójiā de rénkŏu dōu chuān zhè zhòng yīfu.

Késhi shíèr yué lái. Yīnwéi rén dōu méi chuān yīfu, tāmen de shēntĭ nă guì, ránhòu tāmen méi yŏu shēntĭ.

 

Zhè ge gùshi hĕn nánguò.

Yī ge bling-bling de guówáng duì tā de rénkŏu bù hăo.

 

 ***************************

 

Mes chers petits amis, je m’en vais vous conter une édifiante histoire. Asseyez-vous, et écoutez.

Il y a de cela fort longtemps, dans un pays fort lointain, il y avait un roi.

Ce roi, bien que bon, était quelque peu sot, et aimait par-dessus tout les beaux habits, et en possédait beaucoup, car il était fort riche.

Un jour, deux vendeurs de vêtements vinrent lui vendre des vêtements. Ils lui montrèrent un vêtement magnifique que, lui dirent-ils, ne pouvait être vu que des gens intelligents. Le roi ne voulut donc pas dire qu’il ne pouvait le voir, et donna beaucoup d’argent aux vendeurs de vêtement pour ce vêtement.

Demain, le roi alla marcher sur la grand-route, avec des avocats, en portant ce nouveau vêtement.

Les gens regardaient passer leur roi sans piper mot. Mais un petit enfant dit : « Papa, regarde, le roi est nü ! 

-La ferme, cochonnet."

 

Car en effet, la foule, constituée essentiellement d’hommes, admirait sans réserves la poitrine haute et ferme et le gracieux dandinement du popotin du roi qui se révélait être une femme (nü en chinois) (ce qui explique sans doute sa coquetterie) (oui, tout ça pour un jeu de mots franco-chinois foireux, j’ai honte).

 

Bientôt, le roi étant arbitre des modes, tout le monde se mit à porter le même vêtement.

 

Las ! Rapidement s’en vint décembre, décembre et ses frimas, et la population, dénuée de tout vêtement, perdit sa santé jusqu’à n’en plus avoir du tout.

 

C’est une bien triste histoire.

 

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 21:42

Ca s’est passé un peu comme le développement des cellules d’une tumeur cancéreuse : il y a quelques années encore, peu nombreuses, presque insignifiantes, elles ne semblaient pas présenter le moindre danger. On ne les imaginait pas se multiplier, il n’y avait pas de raison, apparemment. Comme des cellules anormales au sein d’un organisme sain, on pensait qu’elles seraient noyées dans la masse, et que les cellules normales ne sauraient faire que des cellules normales.

Mais depuis quelques années, leur nombre a explosé. Elles sont partout.

 

La comparaison s’arrête là.

 

Parce que bizarrement, plus elles sont nombreuses, moins on les remarque.

 

Les dessinatrices de BD sont devenues une évidence.

Elles sont là, et on y fait même plus attention.

 

C’est un fait : les gonzesses sont tellement présentes dans le monde de la BD que ce n’en est plus un critère de vente, vu qu’il y en a plein : Lucie Albon, Algésiras, Aurélie Aurita, Virginie Augustin, Capucine, Catel, Lucie Durbiano, Fanny Montgermont, Vanyda, Lisa Mandel, Aude Picault, Isabelle Pralong, Rutu Modan, Nadja, Nancy Peña, Linda Medley, Florence Dupré la Tour, Tanxxx, Julie Doucet, Colonel Moutarde…

Les pauvres Claire Brétecher, Florence Cestac, Chantal Montellier, Jeanne Puchol ou Béatrice Tilliers sont débordées de toutes parts par les jeunes (enfin, plus jeunes) pousses qui savent tenir un crayon, raconter une histoire et possèdent également des nichons.

Mais ces nichons sont passés de mode.

Ils ne présentent plus d’intérêt.

 

Les questions sur la place de la femme dans la BD sont devenues aussi ringardes que celles sur les blogs.

 

Puisqu’on les voit partout. A commencer par la blogosphère, d’ailleurs, où les gonzesses dessinatrices sont aussi reconnues que les mecs.

Pas forcément toujours méritée, cette reconnaissance, mais elle existe.

Miss Gally, Soph Din, Zof, Pénélope Jolicoeur, Laurel, Cécily, Mélaka, Thorn, Cha, Princesse Capiton, Clotka… On ne les compte plus. Enfin, on peut, mais ça demande du temps, hein.

 

C’est pour ça que ça me paraît bizarre, le prix Artemisia qui a été créé l’année dernière, pour récompenser les meilleures œuvres réalisées par des gonzesses.

J’ai l’impression que c’est du féminisme régressif et sexiste.

 

Donc, je dis Bouh ! Les femmes n'ont pas besoin de ça !
(c'est marrant, je savais pas du tout de quoi parler avant de commencer l'article, en fait, je m'en fiche un peu de la légitimité du prix, bravo à Johanna)

 

Voilà, c’était pour faire un article qui soit pas du fayotage et qui ait un rapport avec la journée de la femme, parce qu'il n'est jamais trop tard pour être conventionnel.

J’ai presque réussi, wouhou !

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:42

 Hop, encore une fois, ayant maintenant la Wii de ma coloc comme distraction, je recycle. Recycler, c'est très important. Là, c'est un texte d'un jeu sur un autre site, visant à réécrire en moins d'une demi-heure un article, sur un ton plus absurde / nonsensique. En l'occurence, là, je réécris un texte d'une nana (je crois) racontant que son prof de philo disait que tout le monde fonctionnait sur un modèle de société famille-boulot-salaire-désirs-consommations, et que si on s'y pliait on était mal vu car pas conforme, et elle elle refusait cette vile société de consommation, et elle voulait être non conforme à cette société même si c'est mal vu.

Donc, en 18 minutes, j'ai dû le réécrire.

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Je n’ai pas eu la joie d’avoir des cours de philosophie. En effet, mon prof, à un an de la retraite, ses longs cheveux blancs attestant de sa sagesse autant que nécessaire, et sans doute plus que ne pourraient le faire ses cours, n’a pas jugé bon de faire autre chose que de nous initier à Aragon et Jean Ferrat, tout en redistribuant les richesses qu’il détenait dans sa maison de campagne à trois cambrioleurs différents au cours de l’année. Ha, et on est allés mater les nichons d’une actrice dans une pièce de Nabokov, aussi. Mais pour les cours, nada, mate.

 

Ceci dit, je ne doute pas que s’il s’était intéressé à notre formation philosophique, il ne se serait pas privé de fustiger le conformisme.

Le conformisme, aurait-il dit un doigt en l’air pour signaler le bon mot, est étymologiquement le formisme du con, de formus, la forme, et conus, l’organe génital dont est dotée sa coiffeuse mongole à laquelle il adressait des vers, bien que marié (c’était platonique).

 

Ce conformisme, nous aurait-il dit, en bon séditieux communiste, ce conformisme provient de l’aliénation du peuple au modèle de société :

 

famille - boulot - salaire - désirs - consommation...

 

Or, ceci ne doit pas être votre idéal, enfants, car c’est celui de la pègre capitaliste, qui fabrique à la pelle des petits enfant pauvres au Brésil.

Vous ne devez pas être les chiens de garde de cette société dépravée, car le bonheur est atteignable autrement !

Il suffit, comme disait l’autre, d’une femme, d’une pipe et d’un pull (de préférence des Shetland, car être rouge n’empêche pas d’avoir la classe, hein petits canailloux, regardez-moi)(quand je dis moi, je veux dire lui, bien sûr).

 

Et les moutons de Panurge auront beau vous dire le contraire, ils baveront devant votre bonheur sans écran plat, et leurs enfants jalouseront les vôtres, qui seront capables de jouer même pendant une coupure d’électricité, car les fourmilières à brûler n’ont pas besoin d’électricité, contrairement à la PS3.

 

Et là, vous les aurez bien enflés.

 

Rejoignez –nous, camarades !

 

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 20:42

Avertissement : voilà un vieux truc que je ne me souviens pas avoir passé sur ce blog. Si je l'avais déjà fait, je l'ai pas retrouvé, et puis on a qu'à dire que c'est un best-of, hein. Ouais, comme sur TF1.

***************


Coucou, ami lecteur-blogueur !

 

 

 

Tu l’as sans doute remarqué, les bonnes critiques sont rares sur les blogs. La raison en est fort simple : la critique est un art difficile. C’est bien dommageable, car qui dit bonnes critiques dit plein de lecteurs qui vont se précipiter pour avoir un avis pertinent sur les œuvres qu’ils n’osent pas dépenser des sous pour les tester, que ce soient des films, des livres, des pièces de théâtre ou des plats précuisinés William Saurin (miam), et dont ils ont cependant besoin pour continuer d'avoir une vie sociale, car que seraient les conversations si chacun n'avait pas un avis sur les derniers films / bouquins / pièces / plats précuisinés William Saurin ? Cependant, comme se faire un avis personnel demande du temps, la plupart des gens préfèrent lire des critiques et adopter leur point de vue, et c'est là que le blogueur (toi) intervient.

 

 

 

Or donc, comment faire une bonne critique ? (de film, de livre, de pièce de théâtre, de plats précuisinés William Saurin) ?

 

Voilà un petit guide pour toi, qui te tirera d’un coup d’un seul hors de la fange graisseuse du monde des mauvais critiqueurs et te fera entrer dans celui des leaders d'opinion.

 

 

 

Tout d’abord, choisis avec précaution l’oeuvre que tu vas critiquer (oui, j’inclus dedans les plats précuisinés William Saurin).

 

C’est un point crucial : il faut que ce soit quelque chose de connu mais en même temps que personne n’ai jamais vu (ou goûté, mais seulement dans le cas du plat précuisiné William Saurin), et selon toute probabilité n’ira jamais voir (ou ne goûtera jamais, mais je te laisse le soin de deviner dans quel cas, en tous cas évite de parler du cassoulet William Saurin)

 

Cela t’évitera bien des déboires, comme le fait d’avoir à supporter des remarques de personnes qui s’y connaissent mieux que toi. Peu de gens te reprendront pour te dire « Tu es sûr que cette pièce d’Andrzej Scatowski n’a pas plutôt été écrite spécialement pour l’actrice austro-hongroise Mariya-Helena Zdoubrowskaia ? » Puis en plus tu auras l’air cultivé, ce qui est aussi essentiel au critique que l’écharpe en soie sauvage et le stylo avec une lumière au bout (voire plus, car sur un blog, ces choses-là se voient peu).

 

 

 

Vient ensuite la phase dite de la « lecture » (ou visionnage, ou dégustation). Ce n’est pas vraiment indispensable, particulièrement si tu as suivi le conseil précédent, mais ça peut servir.

 

Si tu estimes que c’est une perte de temps sans intérêt, que tu es là pour faire péter ton blog-rank et pas pour te prendre le chou avec une pièce polonaise de 1870 (et comme je te comprends !), une petite recherche sur internet peut aider (Google Est Ton Ami).

 

 

 

Une fois la lecture terminée (ou les lectures, par exemple pour les BD la première est une phase de recherche des filles à poil) vient le moment de la rédaction de la critique. Là, trois choix s’offrent à toi : tu peux tenter le copier-coller, mais c’est maaaaaaaal et si c’est remarqué tu seras grondé et on te fessera avec une pelle en fer, ou alors tu peux écrire toi-même ton article.

 

Si tu choisis la deuxième solution, soit écrire toi-même ton article, tu as donc deux choix (mais tu auras réussi tout seul à faire ce calcul, non ?) : le premier est de faire quelque chose de construit, de savant, écrit dans un style digne de l’Académie ou de mon grand-oncle Jean-Pierre (mais avant parce que là il a Alzeihmer, c’est triste mais c’est comme ça, en même temps c’est rigolo, il croit qu’Al Qaida lui envoie des rats par hélicoptère, mais je m’égare)(update : cet article date vraiment, mon grand-oncle Jean-Pierre est mort, mais ses écrits restent. Paix à son âme). Si tu en es capable, tu n’avais d’ailleurs pas besoin de lire cet article, mais là c’est trop tard.

 

Le deuxième choix (mais la troisième solution) est de balancer tes idées pêle-mêle, comme elles viennent, en parlant de ton grand-oncle Jean-Pierre (ou n’importe quel autre grand-oncle, ne te crois pas mis à l’écart si ton grand-oncle se prénomme Jean-Luc, Célestin ou Marinette parce qu’il a subi une opération, mais ta grand-mère l’accepte mal et continue à dire que c’est ton grand-oncle, d’ailleurs peut-on dire le contraire ?), reflétant le bouillonnement d’idées que recèle ton crâne de génie dilettante de la littérature. Tu auras ainsi réussi à peu de frais à te faire passer pour un critique new wave de première classe, quoiqu’un peu bedonnant mais personne n’est parfait.

 

 

 

Voilà !

 

 

 

Tu es enfin prêt, lecteur, à te lancer dans le monde impitoyable de la critique !

 

Vole, petit scarabée, vole au vent du destin, et fais péter tes scores…

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 22:42

La note précédent n'ayant pas dégagé de majorité qui me convienne, aujourd’hui sera consacré à la leçon de choses.

En l’occurrence, nous traiterons de la différence (car différence il y a) entre yourte et yaourt.

 

Alors, bien sûr, certains petits esprits me diront « Pfff mais vazy, on s’en fout, parle nous plutôt de la taille de ta bite », en quoi ils auront tort.

Car certaines questions, malgré l’intérêt qu’elles peuvent soulever, se doivent de rester dans la sphère du privé, pour d’évidentes raisons (ne pas coller de complexe au lecteur, ce qui risquerait à terme d’en faire un frustré psychopathe qui violerait des moutons innocents dans les causses lozériens).

Nous allons donc nous plonger dans le monde merveilleux des mots en « ourte », auxquels nous ôteront courte, qui n’est que le féminin de court, et tourte, qui n’ont rien à faire dans cet article. Nan, je déconne, vous pouvez rester, les filles.

 

Bref. La yourte et le yaourt, donc, présentent de nombreux points communs, à commencer par leurs origines lointaines et orientales, qui en font des objets prisés par les bobos amateurs d’exotisme plus ou moins bridé.

En effet, la yourte nous vient de la lointaine Mongolie, et le yaourt du rayon frais du Cora de Montrouge.

 

Cependant, il ne faut pas se laisser leurrer par ces origines proches, ni par leurs formes similairement globalement cylindriques de la yourte et du yaourt, car ces ressemblances ne font que souligner les profondes dissemblances, à commencer par leurs dimensions. Si le yaourt ne mesure qu’approximativement 0,005 m3, la yourte, elle, mesure en moyenne 6,10 m de diamètre pour une hauteur minimale de 1,50 m (sur les bords), soit un volume de plus de 40 m3. Une seule yourte peut donc contenir 8767 yaourts, alors que l’inverse est totalement impossible. C’est mathématique.

 

Cette différence est également marquée par les coûts des deux objets. Un yaourt bio coûte (d’après le site leguide.com) 0,4375 € (1€75 les 4), alors qu’une yourte de 27 m², 1p, ss sdb, chem, 5murs, se négocie à partir de 2658 € sur internet. Pour le prix d’une yourte, on peut s’offrir 6075 pots de yaourt, ce qui permet de remplir une yourte et de garder un peu de place pour faire dormir le chien (il s’agirait pas de se faire faucher tous ces yaourts). Mais assez de chiffres, passons à l’intérêt nutritif comparé des yaourts et des yourtes.

 

Un yaourt, c’est quoi ? C’est du lait, de vache ou d’autre ruminant généralement cornu, auquel on a ajouté des bactéries telles que Lactobacillus bulgaricus ou Streptococcus thermophilus. Dit comme ça ça fait pas très envie, impression renforcée par cette texture molle et cette couleur oscillant (pour le yaourt nature) entre le blanchâtre et le gris. Malgré cela, les mamans ont tendance à persister à le conseiller à leurs enfants, sous prétexte que ça diminuerait les risques d’adénomes colorectaux, ce dont les yourtes ne peuvent se vanter.

 

En effet, constituée de 5 murs (en général), une porte, deux poteaux de soutien, une clé de voûte, 81 perches, de deux couches de feutre et d’une toile imperméable de coton par-dessus (merci wiki), la yourte est très peu digeste, ce qui explique sans doute que ses utilisateurs aient choisi de l’utiliser comme habitation (parfois même à l’intérieur d’un immeuble, comme ça se fait à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie qui regroupe 50% de la population).

 

Par ailleurs, si les contraintes de construction d’un yaourt sont faibles (mettre le pot autour du yaourt et le couvercle par-dessus), celles du montage d’une yourte sont infiniment plus pénibles, il faut regarder wikipedia, constater que la porte doit être orientée au sud, chercher la mousse sur les arbres pour chercher le nord et en déduire que le sud est de l’autre côté, constater que ça manque d’arbres en Mongolie, attendre que se couche le soleil, repérer l’étoile polaire, lui tourner le dos (elle ne le prendra pas mal), monter sa porte, puis les murs, mettre le poêle au centre avec l’ouverture vers l’est (repéré avant d’avoir mis le toit, au cas où, ça permet d’être sur de son sud), puis laisser les femmes à l’est et mettre les hommes à l’ouest. Pfiou.

Puis il faut sortir, parce que ça rend claustrophobe, la yourte, en plus ça sent la sueur rance, à tous les coups ils connaissent pas le désodorisant Brise Touch&Fresh® Fraîcheur des Pins les mongols, sentir sur son visage le vent glacé des steppes, se laisser envahir par l’esprit du léopard des neiges, courir dans la plaine, chasser le cheval de Przewalski à mains nues, lui trancher la carotide avec les incisives et se repaître de son sang âcre et chaud qui éclabousse la poitrine dans un jet saccadé et rythmé comme les chants des chamans en transe hallucinogène.

 

Hum.

Je m’égare.

 

Bref, la yourte est plus exigeante que le yaourt, qui se laisse même manger par Richard Berry, ce qu’une yourte digne de ce nom n’accepterait jamais.

Faut pas déconner non plus.

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 22:42

J’essaye.

J’essaye, hein, juste j’y arrive pas.

 

Je cherche, je me creuse mes petites méninges, je racle jusqu’au bout la plus infime idée, mais queud. Mon cerveau est le désert de Gobi. Je ne peux pas faire une note.

 

Tout ce à quoi j’arrive, c’est des embryons. Des débuts d’idées d’articles mal foutues (les idées) qui vont pas plus loin que les premières lignes.

Je vais donc vous laisser le choix, à vous, lecteurs, du prochain article. Il suffit de me dire de quel début vous voulez la suite.

 

Voici donc les premiers débuts de machin pour lesquels vous pouvez voter.

 

**************

 

1) Depuis aussi loin que je me souvienne, ma vie n’a été qu’un tissu de douleurs. Il y a entre quinze et vingt ans jour pour jour, par exemple, un poney m’a mordu au genou.

 

2) J’ai toujours eu des relations tendues avec les animaux. Tendues comme la paupière de cette vache, accrochée à un clou, qui tirait comme une diablesse pour s’en défaire. Entre bourreau (me pardonneras-tu un jour, petit lézard ?) et victime (je hais les poneys), voici mes plus honteux secrets animaliers (ça c’était pour une éventuelle chaîne, mais j’aime pas les chaines)

 

3) J’aime bien dire du mal. Sur ces pages, depuis près d’un an, j’ai pu dire du mal des jeunes, des vieux, des enfants, des parents, des gros, des beaux, des gros enculés de fumeurs, des Belges…

Tout cela remplit mon cœur d’une ineffable douceur (et mon pantalon d’une bosse, ouais). Aujourd’hui, pour ne pas laisser s’éteindre une si belle tradition, nous allons ensemble partager le plaisir de vilipender les

 

4) C’était un jour comme un autre, à Rennes. Insouciant, le nez au vent, je vaquais. J’aime bien vaquer. En l’occurrence, je ne sais plus à quoi je vaquais, mais c’était après manger, sans doute après un petit babyfoot, sous le lumineux ciel breton. Soudain, interrompant mon doux vacage, surgit mon camarade Bruno (que j’ai toujours eu tendance à appeler Carlos, sans qu’il y soit pour rien). « Francis, viens vite ! On va déclencher l’accouchement, pas le temps de vaquer ! ».

Je le suivis dans la pièce moite et étouffante où nous attendait la mère.

 

5) En ce moment, dès que je me mets devant mon clavier, l’angoisse monte.

Pas l’angoisse de la page blanche, non.

 

L’angoisse de la page grise.

 

Je tape, les mots apparaissent, noir sur blanc, puis le sens s’estompe et les mots noirs se mêlent au blanc de la page, pour coaguler en une masse grise qui reflète le gris du ciel et de mon âme. Un gris partagé par mes chaussettes après des heures de marche entre mairie, Casino et siège de la communauté de communes, un gris d’asphalte, le gris du mucus qui obstrue mes narines et, par intermittences, se projette sur mon écran.

*********************

A vos votes !

 

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