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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 19:42

Aujourd'hui est un beau jour : pour la première fois de l'année, j'ai pu tendre la jambre droite sans appeler ma mère, qui ne me répond jamais (et qui n'appelle pas non plus. Mauvaise mère). Aujourd'hui est donc fête et bonheur, y'a bon le tendon (enfin, mieux).

Je ne sais pas à quoi c'est dû. Peut-être au petit bain de mer de ce matin au milieu des vagues après l'orgie de brochettes juteuses en bonne compagnie la veille. Peut-être à cette petite série d'acrobaobaties (copyright ma vieille tante) de cet après-midi, pour lequel je remercie ma cousine (merci, cousine). Je ne saisis pas très bien comment faire de la pirogue entre deux baobabs m'aurait détendu les tendons, mais les faits sont là, et tant mieux, pour une fois.

C'est peut-être aussi le temps qui passe inexorablement.

En tous cas, du coup, j'ai maintenant confiance en l'exorabilité de ma tendinite, et ça me met de bonne humeur. Pas au point de lancer des confettis dans la rue en embrassant des inconnus sur la bouche, mais suffisamment content pour oublier les coups de soleil attrapés sur les tyroliennes baobabières et presque oublier le prochain départ de ma cousine, qui suivra celui de son aînée qui nous a quittés en pleurant bien qu'elle parte rejoindre son doudou breton, et je me retrouverai seul comme les pierres avec un vieux couple acariâtre*. Nous mangerons notre soupe en silence, le bruit des cuillères résonnant dans les pièces trop grandes où ne subsiteront que l'écho mental des ris enfantins de deux greluches se pinçant les fesses (c'était tout pour l'instant émotion, vous pouvez ranger les mouchoirs)

 

Bon.

Donc, je suis de bonne humeur, suffisamment pour avoir la motivation pour pondre une note de blog ne racontant à peu près rien de ce week-end, parce qu'en fait j'ai aussi été convié de force à un forum des métiers dans un lycée bourgeois où j'ai croisé une ancienne ministre de l'Environnement et d'autres gens intéressants et expliquer que je ne savais pas trop ce que je faisais ni pourquoi avant de partir pour Ngaparou, manger, dormir, voir des chevals et des moutons fortement couillus, tripoter des ficelles tendues entre des baobabs du haut desquels on observait des calaos et mon premier singe sénégalais.

Et mitrailler la route sur le chemin du retour, par la fenêtre de la voiture sans regarder.

 

Histoire de montrer à ceux que ça intéressera à quoi ressemble le Sénégal en vrai, hors notes ironiques et notes cartes postales.

 

Vous pourrez donc contempler la route entre Ngaparou et Dakar de votre oeil bovin.

 

zébu

 

 

 

Alors donc, on trouve sur la route pas mal de terre rouge, avec des arbres et des bouts de terrains enclos par des murs généralement hauts d'une dizaine de centimètres, mais là y'en a plus.

 

route1

 

Des maisons penchées.

 

route2

 

 

Il y a aussi des centres commerciaux.

 

route3

 

route18

 

Des terrains de foot

 

route4

 

Des villas de standing à vendre.

 

avendre

 

Des pâtures pour les chèvres.

 

route5

 

 

route6

 

Des trucs qu'on se rappelle pas ce que c'est ni comment ça se regarde.

 

route7

 

 

Ho et puis j'en ai marre des commentaires.

 

route8

 

route9

 

route11

 

route12

 

route13

 

route14

 

(voilà pourquoi des fois, il y a des embouteillages à Dakar)

 

route15

 

route17

 

 

http://img31.imageshack.us/img31/7706/route21.jpg

 

 

Ha, et je voulais finir sur un message bien dégoulinant à la destination de ceux qui se reconnaîtront.

 

jaimemesparents

 


* cher vieux couple, cela n'était destiné qu'à booster le potentiel émotion de cette note autrement dépourvu de toute forme d'intérêt, en jouant la carte David Copperfield

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commentaires

Symbol 28/01/2010 13:57


La classe ! Ils ont des bancs sur les bords de leurs terrains de foot. On n'a pas ça nous dans nos campagnes, on remarque les matchs debout en se gelant les fesses ! (ou on n'y va pas)


Donio 26/01/2010 12:03


Ca commence fort : dès le premier zébu ils réinventent les règles du morpion...

Sinon les patûres pour les chèvres ont l'air d'être les mêmes dans tous les pays d'Afrique : on en a vu de semblables à Djibouti.