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FIGB recrute




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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 22:42

Pute vierge, la vie est une salope. Non seulement vous vieillissez, mais les autres aussi. Et des fois, ça vous prend là.

 

Je me souviens de la folie de mes jeunes années, lorsque, sémillant et enthousiaste, je fréquentais avec assiduité les bancs du labo de langues de mon école d'ingénieur, accompagné de mon fidèle faire-valoir toujours prêt à passer pour un pornographe nazi aux yeux de l'administration, ou pour une course de scooter sans scooter (1).

Par une belle après-midi d'été, alors que, les casques sur les oreilles, nous écoutions les aventures trépidantes de Brian in the kitchen ou d'un des ses petits camarades, nous voyîmes arriver la chair rose et fraîche des premières années, qui viennent s'installer devant nous.

 

Quel plus doux plaisir que celui de se remplir alors les mirettes, en faisant des commentaires à son collègue par le casque commun ?

Je me souviens...

 

« Téma, tavu la ptite potelée, là, elle est pas mal hein ?

-Oué, grave, enfin bon, un peu ronde quand même hein, pas mon genre. Vazy, tavu celle-là là-bas, avec le chapeau !

-Oué,grave, elle est bonne, tavu, on dirait Julia Roberts en jeune.

-Grave, t'as raison. Puis elle a un plus joli cul aussi.

-Oué, grave. Gragragra.

-Gragragra.

 

Ha, douces, douces réminiscences !

Et combien lointaine est la honte du souvenir de la réalisation qu'en fait, quand on porte un casque, on parle vachement plus fort que ce qu'on croit !

 

C'était l'bon temps.

 

Et puis passe le temps, s'envolent les années tandis qu'en accéléré, les aiguilles d'un réveil tournent comme l'hélice d'un ventilateur, devant un rideau qui se gonfle sous le vent, laissant apercevoir un paysage champêtre qui se couvre de neige puis reverdit, puis se peuple d'enfants jouant au ralenti dans une piscine gonflable au son d'une valse de Chostakovitch.

 

Et puis BAM.

Evidemment. Julia Roberts annonce à la cantonade, toute guillerette, qu'elle est en cloque. Comme ça. Oué.

C'est pas de jeu. Les filles dont on lorgnait les fesses alors qu'on ne connaissait pas leur nom devraient être interdites de procréation. C'est trop dur.

 

Un malheur n'arrivant jamais seul, c'est ensuite au détour d'une anodine conversation MSN avec un camarade en fin de thèse que vous apprenez que le type de votre promo, celui dont vous vous moquiez parce qu'il aimait Cloclo, mais que vous étiez bien content d'avoir pour vous prêter un sol de chambre à Montréal, va lui aussi avoir une progéniture, avec une de vos camarades de promotion.

 

Le processus est enclenché. La pente se raidit, la route se savonne, les premières victimes de l'horloge biologique tombent, et les suivantes ne sauraient tarder.

 

Le début de la fin se profile, l'horizon se rapproche, bientôt nous serons tous morts.

 

Félicitations quand même à Natch et Fanf, pis à Frosties et au Chartier. Bande de salauds sans coeur qui pensez pas aux amis.

 

 

 

(1) de son point de vue, c'était peut-être moi le faire-valoir, mais c'est mon blog, ici.

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 20:42

Et voilà.

Je suis seul. Seul comme les pierres.

Alone in the dark. Le courant est coupé. Je suis dans une grande maison vide, avec trois chats, comme une vieille fille. D'ailleurs, ce n'est pas notre seul point commun. Je suis vieux. C'est officiel. J'ai dépassé le quart de siècle, je suis sur la pente descendante, je prends des poses languissantes sur le canapé, la lampe frontale me glissant sur le nez et la sueur entre mes épaules grasses. Et je râle sur tous ces gens qui pensent à mon anniversaire alors même que je l'ai viré de facebook pour pouvoir râler sur tous ces gens qui ne pensent pas à mon anniversaire.

On est comme ça, quand on est vieux, incohérent. Gâteux. On mange du quatre-quarts vautré devant une télé éteinte. On va chercher du saucisson, pour se dire que la vie vaut quand même d'être vécue, même seul, dans le noir, sans internet, le jour de son anniversaire.

 

Enfin, n'allez pas croire que je ne l'ai pas fêté, hein ! J'ai soufflé une bougie, ce matin. Pour pouvoir mettre la photo sur mon blog. C'est misérable.

 

La voilà.

 

P1060967.JPG

 

Je suis vieux. Je n'aime pas ça. J'aime encore moins les encore plus vieux qui me disent que je suis jeune. Je ne suis pas jeune. Un jeune, ça sort le samedi soir, à Dakar, quand ses logeurs sont partis en vacances au Cap Vert, et moi, c'est bien la dernière chose dont j'ai envie, de sortir. Je ferais bien du tricot, mais je ne vois pas mes aiguilles. Je ne vois que l'écran de mon fidèle portable, et je ne sais pas combien de temps la batterie tiendra. Je ne sais pas combien de temps je tiendrai.

Ca sent le sapin.

 

26 ans, putain. Je suis plus proche des trente que des vingt. Et je suis là. A rien foutre. Comme toujours.

 

Enfin, si. Je fais une note de blog larmoyante. Après tout, ça faisait longtemps. Et c'était l'occasion ou jamais. Si on peut pas geindre quand on est seul le soir de son anniversaire, à des milliers de kilomètres des gens avec qui on serait bien sorti se pinter la goule dans un bar parisien, je sais pas quand on peut le faire, merde.

 

En plus, y'a des moustiques. Ils sont de retour. Et je ne les vois même pas. C'est encore pire.

 

Enfin. Il y a toujours des raisons de positiver. Chaque année nous rapproche de la fin, après tout.

 

 

Bon. Il est 20h12, je crois que je vais aller me coucher. Et bravo à Grnx et Lucie de s'être souvenues (comment vous avez fait ?).

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 17:42

Trois mois. Ca va faire trois mois que je suis au Sénégal, et les paniques qui pouvaient me prendre par moments ont enfin disparu.

Mais ce n'est que pour laisser la place à une perpétuelle terreur, dans laquelle je vis. Une angoisse routinière. De celles qui vous rongent petit à petit. Mais je dois tenir. Je dois vivre avec mes peurs.

 

Je dois me faire à l'anxiété renouvelée tous les jours de ne pas avoir de monnaie, et de ne me trimballer que des grosses coupures. Comment voulez-vous filer un pourboire de cent balles à quelqu'un quand vous n'avez que des biffetons de dix mille dans votre poche ? Comment voulez-vous vous payer un thé quotidien à cinquante balles quand le paiement de votre repas ne vous laisse qu'avec des pièces de 500 au mieux ? Ca me bouffe tous les jours.

 

Comme les moustiques. On croit qu'on va s'y faire, mais non. Tous les jours, à chaque minute, ils sont là. Pendant que j'écris cette note, ils volent devant mon écran. Sous ma moustiquaire, je crois les sentir se poser sur ma peau, et j'allume la lumière, et ils ne sont pas là, et quand j'éteins, ils me bourdonnent aux oreilles. C'est inhumain. Intenable.

 

Intenable comme le suspense de savoir si le courant ne va pas être coupé pendant qu'on se regarde un épisode de Chuck sur le vidéoprojecteur. Avec des coupures qui ont repris depuis la fin de la Coupe d'Afrique des Nations, et qui ne finiront qu'avec « la réélection de Wade en 2012 », selon le directeur de la Sénélec, et qui peuvent durer des heures, on n'est jamais sûr qu'on ne va pas faire sauter l'ampoule à 1000€ du projecteur.

Sans compter l'arrêt des téléchargement que ça entraîne. On se retrouve tout perdu dans un monde cruel, perdu dans un pays où volent les vautours au-dessus des autoroutes squattées par les zébus.

 

Mais il y a pire que tout ça. Ce sont des choses inévitables, après tout.

Le pire, c'est quand il y a des choix à faire. Le pire, ce sont les dilemmes.

 

J'ai un paquet de biscuits fourrés chocolat d'une marque, et un paquet d'une autre marque, et j'aimerais bien pouvoir les comparer, parce que cette décision va conditionner les achats de biscuits fourrés au chocolar des prochains mois.

Le problème, c'est que je n'ai que ces paquets pour tenir la semaine.

Et que je ne peux pas ouvrir les deux paquets en même temps, parce que les biscuits deviennent tout mous une fois le paquet ouvert.

Et comparer des biscuits à deux jours d'intervalle, ce n'est pas sérieux. On n'est pas dans le même état d'esprit, d'hydratation, de faim...

 

Je pourrais comparer le dernier biscuit du premier paquet ouvert avec le premier du deuxième paquet, mais le premier ne sera plus bon, vu que ça me prend quelques jours à finir un paquet.

Je serai donc réduit à tester un biscuit dans son meilleur état à un dans son moins bon. Et bien que je mange des biscuits dans leur moins bon état, je veux pouvoir juger dans leur meilleur état de forme.

 

 

Je ne sais plus quoi faire. Vous êtes mon seul espoir. Aidez-moi.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 20:42

Ah que mes amis je souffre dans ma chair en ce moment. Que ça faisait bien longtemps que je n'avais pas connu de telles douleurs, des déchirements de nerfs en feu qui m'arrachent des rictus incontrôlés accompagnés de Aïeuh ! virils en rentrant dans une voiture pour me mettre entre mes deux cousines qui essayent de se pincer les fesses en criant « Makapouf ! » sans se préoccuper de ce que leurs élèves ou maîtres de thèse potentiels diraient en les voyant mais là n'est pas la question, vu que c'est MON blog où je me plains de MES abominables souffrances, et que les puérileries de deux femelles fussent-elles de mon sang n'ont rien à y faire, si ce n'est me permettre des phrases à rallonge et de discrètes moqueries qui n'intéresseront que la famille en même temps y'a que vous qui lisez, non ?

 

Puis si non, mes lecteurs sont comme de la famille, hein (vous voilà bien flattés, j'espère), donc ça revient au même, pouf pouf.

 

Mais reprenons. J'étais en train de vous expliquer l'indicibilité de ma souffrance.

 

Car donc, j'ai mal. En fait, je crois que je fais une allergie articulaire aux pays pas d'chez nous. Mes genoux sont farouchement attachés à leur terre bretonno-lozéro-parisienne et me font régulièrement comprendre, dès que je m'en éloigne, qu'il serait temps de les ramener chez eux, de manière tout à fait française : ils font grève.

 

Mais je ne me laisse pas intimider.

 

La première fois, c'était au Québec. Ils m'ont fait la gueule pendant deux-trois semaines après une malheureuse journée en raquettes, et m'ont valu le surnom de Jambay à mon retour.

Puis en Martinique, une pauvre ascension de la montagne Pelée les a de nouveau rendus rétifs, et ils ont refusé de m'accompagner dans la descente. Fourbasses de genoux.

 

Après ça, je n'ai pas trop voyagé. Je suis bien allé sans encombre à Malte pour un mois, mais c'est parce que ce mois a été rapidement transformé en un week-end.

 

Puis voilà qu'ils rerâlent. Alors que je les emmenais dans de tout jolis paysages pleins de baobabs et de pélicans, ils se permettent de pas être contents, tout ça parce que je leur ai atterri dessus en faisant une bombe dans quarante centimètres d'eau (ce n'était pas mon but, j'étais persuadé qu'il y avait deux mètres de flotte, et la pente de la plage elle était COMME CA quoi, mais allez expliquer ça à une paire de genoux qui viennent de se prendre 80 kg tombant d'une hauteur de toute façon trop haute).

 

J'essaye de les consoler, du coup. Je les bichonne. Je les masse au Voltarène® matin et soir en tenue sexy (mon caleçon bleu avec Homer Simpson sur la cuisse gauche), à grands gestes langoureux et sensuels. Je les plains avec ardeur et régularité, je fais leur attaché de presse auprès de la communauté, mais ils ne veulent visiblement rien savoir, ces deux petits salopiauds.

 

Ils continuent à m'en faire baver à chaque pas, à chaque montée d'escaliers, à chaque entrée et sortie dans le lit. Ca va un peu mieux que les deux premiers jours, quand je devais m'appuyer aux murs pour faire demi-tour dans les chiottes, mais ça fait toujours bobo.

 

Bon. Au moins, c'est pas tout à fait comme les dernières fois. Avant, c'était les tendons de devant les genoux qui me faisaient morfler et m'empêchaient de me tourner dans mon lit. Maintenant, c'est les tendons de derrière qui tirent dès que je tends les jambes. Un peu de symétrie, ça amène un peu de joie dans la chaumière. Ouais, on se raccroche à ce qu'on peut.

 

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 13:42

Une barbe, c'est un peu le même fardeau que le mariage pour une femme : on y dissout son identité.

On se perd dedans.

 

Vous êtes né. Vous avez grandi, voulu tuer votre père et épouser votre mère, êtes devenu une bête au ping-pong, fan des Spice Girls, puis d'Alice Cooper, avez commencé une collection de timbres, lu l'intégrale de Gotlib et de Panaït Istrati, avez fait de la manutention dans un aéroport pendant vos études d'esthéticien, êtes devenu accro aux jeux de rôle, bref vous êtes construit votre personnage, et un beau jour, dans un accès de flemme, vous vous laissez pousser la barbe, et paf, tout ce que vous étiez est oublié, vous êtes devenu le barbu.

 

Défini par vos seuls poils. C'est un peu triste.

 

J'ai toujours un peu de mal à me considérer comme barbu. Après tout, j'ai vécu 80% de ma vie sans l'être à temps plein, hein.

Puis en fait, je m'en fiche un peu. Comme je disais, je me la suis laissé pousser parce que ça me permettait de me lever plus tard le matin. Il suffit d'entretenir un peu de temps en temps avec quelques coups de ciseau là où ça dépasse, et hop.

 

C'est comme ça. C'est pareil pour les filles, ceci dit, c'est celles qui se laissent pousser les poils sous les bras qu'on remarque, pas celles qui se défrichent les aisselles à grands coups de produits toxiques (loués soient les produits toxiques). Mais même elles, on les définit pas par ça. Bon, généralement, on les appelle « la hippie, là » ou « l'allemande de l'est », mais ça ne tient pas qu'à leurs poils. Y'a tout un tas d'autres facteurs.

Mais les barbus ne sont que barbus.

 

Ou alors, il faut qu'ils se soient vraiment beaucoup illustrés dans un autre domaine. Et encore, la barbe vient rapidement dans leurs traits dominants.

 

Que retient-on en deuxième de Barbe-Bleue ou de Landru ? Qu'ils étaient barbus.

De Karl Marx ou Darwin ? Barbus aussi.

 

Et c'est un processus à peu près irréversible. On s'y noie nous-mêmes. On finit par être ce qu'on voit en nous, des barbus, uniquement des barbus. On ne se voit plus sans. Si on se tond par accident d'un peu trop près, on se cache le temps que ça repousse, parce que vraiment, voir le menton d'un barbu, c'est ridicule.

 

Dévorés par nos barbe.

C'est affreux.

 

Je ne suis pas une barbe, je suis un homme libre !

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 00:42

Il y a des gens cons, sur cette terre.

Les supporters de foot en font partie. Ces cliques qui se déplacent en meutes colorées en beuglant des insultes à quiconque a pas la même couleur de maillot, alors qu'ils sont infoutus de situer le pays d'où vient ledit maillot. Des gros boeufs bornés, pour beaucoup.

 

Mais des fois, je croise des gens encore plus bornés et intolérants que les supporters : les gens qui n'aiment pas le foot. Qui râlent parce que des gens sont contents et font du bruit, qui va les priver d'une ou deux heures de leur précieux sommeil. Quels rabat-joies. Quels peigne-culs. Quels bande-mous (j'ai quelques doutes sur l'orthographe de bande-mou au pluriel)(et pour les autres aussi, d'ailleurs).

Il me font un peu penser à ces pénibles de sobres qui s'emmerdent en soirée et passent leur temps à tirer la tronche, tout en critiquant les gens qui ne savent pas s'amuser sans boire. En un peu pire, je crois.

 

Parce que bon, ces pète-burnes là, ils ont un argument : l'alcool tue. Mais une victoire au foot, ça fait une bonne poussée d'hormones qui n'incite à tuer que beaucoup moins de monde, et pas si souvent que ça (statistiquement), et puis y'a pas de gueule de bois après. Alors pourquoi vouloir à tout prix en priver les gens, nom de dieu ?

 

Et tout ça ressort les mêmes arguments : «c'est con de courir après un ballon, qu'on leur en donne un à chacun », « à quoi ça sert de regarder, de toute façon ils vont perdre », « mais pourquoi t'es content, c'est même pas toi qui joue »...

Autant de moments de profonde incompréhension entre les gens me désole. Le pire, c'est que les anti-foot sont souvent des gens très bien. Des gens comme vous et moi, qui rigolent devant south park, qui n'aiment pas les hommes politiques, qui ne prennent pas une mine inspirée devant un tableau d'art moderne, avec qui on peut échanger des vues sur des séries télé, des gens que j'aime bien en général.

Mais qu'un match de foot arrive, et ils retirent leur masque pour devenir des sales gros racistes nazis intolérants qui peuvent pas comprendre qu'on prenne du plaisir à quelque chose qu'ils n'aiment pas.

Qui se foutent de gens qui se rassemblent autour d'un sport, qui partagent des émotions brutes. C'est pourtant pas désagréable. A se demander si ces gens-là, les anti-footeux, ont déjà pris leur pied autrement qu'avec leur paluche. Les gars (et les filles, parce que faut pas se voiler la face, le foot rend conne encore plus qu'il ne rend con), partager, c'est bien. Quoi que ce soit. Se rapprocher des autres, fût-ce pour quelque chose de con, c'est agréable. Fourrez-vous ça dans le crâne, nom de dieu, avant de jouer les vierges effarouchées par le fait que des gens chantent un hymne national. Parce que y'a cet argument là aussi, les supporters de foot sont tous des fachos. C'est mimi.

 

Ca m'énerve. Non, vous n'êtes pas supérieurs aux autres parce que vous n'aimez pas le foot. Non, il n'y a pas quelque chose que vous avez compris et les autres pas. Laissez les gens s'amuser, bordel.. Faites de la batterie dans vos caves. Trouvez quelque chose d'intelligent à faire, cultivez-vous, regardez une rediff' de X-Files, profitez qu'ils soient dans les stades ou au bar ou devant la télé chez des potes pour sauter leurs gonzesses, mais par pitié, taisez-vous. Vous êtes encore pires que ceux que vous traînez dans la merde. Même si on est heureux pour des raisons cons, au moins, on est heureux, et on dirait que c'est ça qui vous défrise ? Connards.

 

Tout ça pour dire que je suis content que la France se soit qualifiée pour la coupe du Monde, malgré que ce soit complètement volé à ces pauvres Irlandais qu'ont pas fini de râler (en tous cas, on aurait été à leur place, on en entendrait parler encore quelques années), et malgré les commentaires de ma grande soeur que je remercie de m'avoir laissé regarder la télé ce soir, et que j'espère qu'on va battre les Samoa au rugby samedi, parce que le rugby, c'est quand même vachement moins un sport de lopettes que le foot.

 

(et si je suis un peu vulgaire, c'est qu'il est tard et que l'heure relâche les inhibitions dues à une excellente éducation. L'heure, pas le foot)

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:42

Depuis plus d'années que la mémoire humaine ne peut se souvenir, mon régime alimentaire a été basé sur trois mets essentiels : les céréales, les Prince de Lu et le saucisson.

C'est pourquoi il me paraît essentiel de revoir certains tabous concernant ces aliments, qui trop souvent se voient profanés par des blasphémateurs.

 

Venons-en donc aux basiques :

Comme les Miel Pops, les Frosties se mangent secs. Jamais, au grand jamais, on ne leur ajoutera du lait, même sous prétexte de calcium et de mais tu es en pleine croissance mon chéri.

Le lait, ça se rajoute aux Chocapic. Du lait froid. D'ailleurs, jamais on ne rajoutera de lait chaud aux céréales, quelles qu'elles soient. Le plus froid possible, le lait. Même pas du lait tiédasse conservé à l'extérieur. Non, du lait du frigo. Sans que ça dépasse le niveau des céréales.

La cuillère doit s'orthographier cuillère et pas cuiller, doit être tout en métal (pas de bout de manche en plastique, ça gâche le goût), et doit être une cuillère à café de taille moyenne (ce sont les anglais qui utilisent des cuillères à soupe, didju).

Les cornflakes ne se mangent pas dans un bol, mais directement dans la boîte, devant la télé.

Le bol doit être relativement profond, mais pas trop grand non plus.

Et un point très important : on ne mélange JAMAIS JAMAIS le fond d'un vieux paquet de Chocapic avec un nouveau. Le fond des vieux paquets est constitué de miettes et de céréales mollasses et fades absolument abominables. Et les cousines qui se permettent ce genre de comportement sous prétexte d'économies devraient être crucifiées.

 

Voilà pour les céréales.

 

Les Prince de Lu, maintenant. Ils sont ronds, donc on ne commence pas par ronger les coins comme les petit Lu (qu'on ne croque jamais par le milieu non plus, mais c'est une autre question). Ce ne sont pas des BN non plus, on ne sépare pas les deux moitiés pour lécher le chocolat.

Non, à jeun le matin, le prince de Lu se consomme tout sec, si la boîte est neuve et juste ouverte à l'instant.

La boîte une fois entamée, le Prince perd son croustillant, il faut donc le tremper dans du thé, de préférence Earl Grey, sans sucre, après un peu d'attente parce que sinon le Prince se décompose en fragments irrécupérables.

 

Venons-en au point le plus important : le saucisson. Le saucisson est un mets digne des dieux, du moment qu'il est bien sec et sent un peu le pipi. Il convient donc de le traiter avec les honneurs qu'il mérite, et de lui associer une bonne baguette.

Le saucisson se coupe en tranches fines, avec un couteau lisse bien aiguisé mais pas trop.

En aucun cas on n'utilisera de couteau à bout rond et à dents, ça le met en charpie, ça oblige à faire des tranches épaisses, et c'est une marque d'irrespect innommable. Les ex-colocs qui se rendent coupables de ça devraient être étranglées avec la peau de saucisson qu'elles se permettent sans doute d'arracher à leur propriétaire comme le faisaient les docteurs nazis dans les camps de concentration.

 

Si en plus elles entament le saucisson par les deux bouts (par les deux bouts ! Ça a beau dater d'il y a deux ans, ça me hérisse encore rien que d'y penser), je ne vois pas de sanction assez sévère.

 

Bref. La nourriture se respecte, il faut la manger dans les règles de l'art, sinon, c'est MAL. Et ce qui est mal doit être annihilé. Purement et simplement. Pas de demi-mesures, sinon, les femelles incultes continueront à arracher la peau du saucisson (ce qui traduit sans doute quelque part une sexualité déviante mal assumée), à mélanger les fonds de boîtes de céréales au mépris total de leurs colocs au nom de convictions politiques qui ont prouvé leur néfastitude en faisant des millions de morts, et à nous gâcher la vie.

 

Oui, en fait, c'était juste contre mes colocs passées, présentes et à venir.

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 22:42

Cher papa, cher maman.

 

Ne vous inquiétez pas, tout va bien. On a eu quelques petits soucis avec le bouchon de purge du radiateur de la cuisine, celui qui est à deux mètres de haut, quand on a essayé de mettre de l'eau dans le circuit depuis la cave on a entendu un grand cri, parce que ça jaillissait du radiateur comme les grandes eaux à Versailles. Mais comme la cuisine est au rez-de-chaussée, on a pu tout sortir dehors facilement, même si on s'est un peu tout mouillés avec Christian qui était sur la table de la cuisine à essayer de boucher le purgeur et moi dessous à essayer de fermer le robinet d'arrivée d'eau.

Mais même si j'ai pas réussi, ça s'est arrangé dans la cuisine parce qu'on a pris un bouchon de purge dans la petite chambre en haut au deuxième étage pour le mettre dans le radiateur de la cuisine. Par contre, à ce moment, malgré le peu de pression, ça a commencé à couler du radiateur tout en haut. Du coup, on a mis un seau sous ce radiateur, et on a essayé de faire diminuer la pression que déjà il devait plus y en avoir beaucoup vu qu'on avait éteint la chaudière (enfin, mis en position été) en purgeant un radiateur du salon, mais comme le bouchon de purge était près du mur ça a coulé un peu par terre, mais comme le parquet est vitrifié on a pas eu trop de problème à serpiller tout bien sous le canapé (on a réussi à éviter de trop tremper le pouf) puis à aller se coucher parce qu'il était deux heures du matin.

 

Enfin, à presque aller se coucher, parce qu'on s'est rendu compte juste avant que le radiateur du deuxième coulait encore en voyant que le plancher du deuxième était tout mouillé et que ça coulait du plafond, du coup on a mis un autre seau au premier et un torchon dans le trou de purge du radiateur en haut pour canaliser la fuite vers le seau (sous le radiateur, pas sous le plafond). Pour que ça fasse pas trop de ploc-ploc bruyant dans le fond du seau, j'y ai mis une chaussette (une vieille et trouée), ça atténue bien le bruit.

 

En tous cas, ça a eu du bon, ça m'a donné un prétexte pour éviter d'aller au cours de chinois du vendredi matin. Parce que bon, non seulement j'avais pas fait mes devoirs, mais en plus, j'avais plus rien à me mettre parce que j'attendais le week-end pour faire ma lessive.

 

C'était pas forcément une mauvaise idée d'attendre, parce que sinon, généralement, j'oublie mes fringues dans la machine, et après elles sentent mauvais et c'est encore pire que quand elles sont sales. Mais finalement, c'était un peu une mauvaise idée quand même, parce que la machine à laver ne marche plus et que tout ce que j'ai de propre, ce sont quelques caleçons. Et j'ai même pas pu faire des courses de fringues propres parce que d'une je suis allé voir un copaing belge qui descendait sur Paris, de deux je sais pas acheter des frigues, et de trois de toute façon j'avais plus de sous (enfin, il me restait 22 euros sur mon compte, moins 10 de BD pour une dédicace de Frederik Peeters (hiiii) moins six de manger, et je veux pas dépenser ma pièce de cinq euros toute belle que j'ai eue à la Poste). Et le bouton de mon dernier pantalon propre vient de sauter. Enfin, propre. Je le porte depuis quelques jours, quand même. Je vais fouiller le bac à linge sale demain matin, tiens.

 

Bref.

 

Tout va bien. Je ne stresse pas du tout pour quoi que ce soit.

 

D'ailleurs, je ne stresse jamais.

Je sais en plus tout à fait positiver : la chaudière marche, on a de l'eau chaude, je dois avoir du parfum reçu il y a trois ou quatre Noël dans un coin, j'ai une dédicace sur Pilules Bleues, je viens de manger des crevettes, et quand je me mets dans mon lit, il chauffe super vite.

 

Ca pourrait être bien pire.

 

 

 

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 21:42

S'il y a bien une chose dont j'aurais du mal à me passer, c'est de marcher. Ca me prend comme ça. Généralement, sans élément déclencheur, y'a pas de préparatifs compliqués, si j'ai des chaussures et que l'envie s'en fait sentir, j'attrape mon blouson et je sors. Parfois avec une destination vague, rarement la même, aller à la Vache Noire ce soir, le mois dernier à la Tour Eiffel, quand j'étais à Rennes aller au centre-ville ou à la gare, le long du Léguer pendant un stage, le long de la mer pendant un autre... Et je marche. J'avale le bitume, je piétine les galets qui roulent sous mes pieds, j'écrase l'herbe rase, avec parfois un oeil pour le paysage, le plus souvent le regard braqué sur mes pieds. Des fois jusqu'au but fixé, des fois moins loin, des fois plus.

 

Une fois arrivé, souvent, je fais demi-tour et je rentre de suite, parfois je m'allonge, je sors un bouquin, je pose mes lunettes, je tente de dormir malgré les insectes. Globalement, mes randonnées ne servent à rien. Juste à marcher. Aucune pensée d'exercice physique là-derrière, si je veux faire du sport, je m'achète une Wii. Et je m'y refuse.

 

En fait, je ne sais pas trop pourquoi je marche. Souvent, c'est pour ne pas avoir à supporter les récriminations culinaires de mes colocs, mais pas forcément. Juste j'aime bien. Surtout le soir. Je pars tard, et je rentre au crépuscule, parfois plus tard. Des fois, je pars alors qu'il fait déjà nuit. Ca donne le temps de respirer (oui, même à Paris), de ne pas penser, et d'être moi-même, sans avoir à jouer le copain, le cousin, le frère, le con du net, n'être rien qu'un marcheur, vide. Personne. Perdu, et retrouvé (c'est beau comme du Marc Lévy, j'ai des pulsions comme ça des fois, un petit paragraphe de cliché pour midinette, pardonnez-moi). Perdu au sens propre, des fois.

 

J'aime bien quand je ne rencontre personne. Ce qui arrive souvent, vu que je pars tard, et parfois dans des coins paumés (oui, du côté du Sillon de Talbert, à 21 heures, y'a personne même en été, et encore moins dans la campagne lozérienne à minuit). Ca m'évite de lancer la boîte à fantasmes dans laquelle je fais preuve de super connaissances en krav-maga parce que tout passant est un agresseur potentiel quasi-ninja. C'est agréable sur le moment, les fantasmes de super-héros, mais après, j'ai honte d'avoir un cerveau formaté TF1. Je préfère donc avoir juste le vent, les nuages, les vagues (oui, là, tout de suite, la Bretagne me manque un peu. Un peu grave).

 

Avancer sans réfléchir, c'est bien, mais c'est pas facile. Au bout de quelques minutes, on se rend compte qu'on a fait le vide, et paf, les idées s'enclenchent, en général une idée, toute seule, qui tourne en rond en se répétant sur plusieurs tons. Pas très productif, pas même de quoi faire une note de blog, souvent. En fait, en règle générale. Sauf si je pars pour ça (ce qui est très rare, ouf. C'est arrivé il y a quelques jours, en rentrant de Paris à pied pour contrer la grève de RER, et en me disant que ça servirait à quelque chose de marcher, mais c'est rare rare rare).

 

Je ne fais pas du tout ça comme exercice physique, et pourtant, j'aime bien quand je le ressens comme ça. Quand mon t-shirt est collé à mon dos par la sueur, quand mes pieds râlent, quand mes genoux se mettent à ne plus vouloir se plier, et que je continue, moins vite, mais régulièrement. En lâchant entre mes dents serrées des petits râles de douleur, pour la forme, ça fait cow-boy blessé, j'aime bien.

 

Puis je rentre, et la magie disparaît, le monde réapparaît, Michael Jackson est mort, internet est passionnant, il faut penser à l'avenir et toutes ces sortes de choses.

 

Zut.

 

Bon, au moins, cette note de blog m'aura fait réaliser quelque chose : c'est quand même tout seul que je me sens le mieux.

 

Par moments.

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 15:42

Bon. On est le premier mai, et cette fois, je reste chez moi. Une fois n'est pas coutume, hein.

 

Parce que c'est pas pour dire, mais les manifs, j'en ai un peu ras le bonnet phrygien, là. Je vais laisser aux frangins et gines lyonnais le soin de me représenter. Une manif dans la semaine, c'est déjà bien, en plus on s'est vendus à une autre fac pour faire du bruit chez eux, parce que ma fac, c'était encore plus lamentable que d'habitude. Aucun bruit, mais trop coloré pour faire un faux cortège mortuaire.

 

Du coup, on s'est retrouvés à trois de ma fac à gueuler derrière la banderole d'une autre, mardi dernier, parce qu'ils étaient finalement pas toujours plus bruyants que nous. Pour l'honneur de Paris 7, on a refusé de tenir la banderole, par contre.

 

Bref.

Donc aujourd'hui, je fais mon social-traître sans la moindre honte. J'ai fait ma part et plus, nom d'une pipe.

Pas que ça ai servi à grand-chose jusqu'ici, soit. En cherchant bien, on se rend compte qu'il y a des manifs étudiantes depuis un moment, mais en regardant la télé, on voit nettement plus les médecins, quand même. C'est pas que ça aigrisse, mais quand même. Tant mieux pour les médecins, toujours.

 

Puis de toute façon, j'aime pas le muguet.

Puis on est en mai, je fais ce qu'il me plaît, hein. Et là, ce qui me plaît, c'est de glandouiller devant mon ordinateur, comme un trader, mais sans les sous. Et de ne pas réviser mon chinois et en particulier pas le chinois classique, pour lequel je suis déjà supeeeeer à la bourre, mais si ça se trouve on aura pas d'examens cette année. Ou moins. Ou faciles. Je compte sur le fait d'avoir été là en AG et en manif pour avoir la clémence du jury. Haha.

 

Sinon, rien à signaler. Je m'ennuie. Je profite de mon ennui. Je le savoure, heure après heure. Je me lève tard sauf en cas de cours le matin à des heures indues, je lis, je traîne sur internet, je regarde des téléfilms sur M6 avec des chiens qui parlent et qui font des catapultes à lions des montagnes qui parlent pas parce qu'ils sont méchants et plouf ils tombent à l'eau et c'est grave bien fait pour eux et heureusement y'a des gentils vieux barbus à lunettes qui prennent soin de leurs amis chats parce qu'ils en ont quand même, je fais la vaisselle, et je pleure seul la nuit, barbouillant de morve mon oreiller en gémissant « Pourquoi moi ? Pourquoi ? ». Haha.

 

Puis des fois, je mets des trucs sur youtube, histoire de voir combien de gens ils vont attirer. Et ben, croyez le ou non, mais ça n'intéresse personne, du coup je vous les inflige.

 

Z'aviez qu'à aller voir ailleurs.

 

 

 

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