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FIGB recrute




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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 20:42

A Noël, outre plein de trucs bien, j'ai eu un chapeau. J'aime bien les chapeaux. C'est pour ça que la perte de mon bob a été dure à vivre. Mais maintenant, j'ai un chapeau. Un tout beau, marron.

Je l'aime bien. Mais avec ce chapeau, j'ai découvert tous les soucis qu'engendrent la possession d'un vrai chapeau, pas un bob ou un couvre-chef de l'armée rouge.


Déjà, la taille. Là, il me va, mais quand je me ferai couper les cheveux, parce que là j'en ai beaucoup même s'ils sont beaux, d'un blond vénitien scintillant de gras au bout de quelques jours, ben là, il me sera un peu grand. Même si je l'ai déjà fait rétrécir.


Mais y'a pas que ça comme souci, houla non.

C'est pas pratique non plus quand on a une sacoche d'ordinateur portable avec une sangle, qu'on doit faire passer par-dessus la tête pour l'enlever ou le mettre, avec à chaque fois le risque de fiche par terre le chapeau et d'avoir l'air idiot sur les quais de la gare. Il faut aussi faire bien attention au vent dans les couloirs du métro. Sinon, zou le chapeau. Alors, comment faire ? L'enfoncer plus sur le crâne, au risque de le déformer ? Le retenir d'une main ? Laquelle ? Faut-il juste tenir le bord ou le truc qui est au-dessus ? Comment s'appelle ce truc qui est quand même la majeure partie du chapeau ?


Comment faut-il le porter ? Incliné en avant, en arrière, sur le côté ? Faut-il rentrer ses cheveux dessous, que rien dépasse, ou autoriser une mèche rebelle à obstruer le champ de vision pour faire plus dandy ?


Comment empêcher la marmaille de vous le voler ? Peut-on frapper les enfants de ses cousins ? Ou faut-il juste les admonester fermement et les priver de la chanson du cavalier blanc ?


Ensuite, quels sont les usages ? Quand on rentre dans un pharmacie chercher des médicaments anti-paludisme et anti-hémorroïdes (pour mon pitit frère, suivez un peu), doit-on le retirer ? Quand doit-on le remettre ? Immédiatement, en sortant du magasin, en profitant de ce que le pharmacien farfouille dans ses tiroirs ?


Est-ce que ça se fait encore de se découvrir pour saluer ? Est-ce que ça peut être pris pour de la moquerie ?


Que faire de son chapeau dans les transports en commun ? Doit on le garder ou l'enlever ? Dans ce cas, le met-on sur les genoux, le tient-on à la main, le met-on sur le siège à côté pour dissuader les gens de s'y installer ?


En fait, posséder un chapeau, c'est nettement plus compliqué que ce que je croyais. Serai-je à la hauteur du challenge ?

L'avenir me le dira.


J'espère que oui, parce que le chapeau, c'est quand même la classe, quoi. Et ça va bien avec la barbe.

Va falloir que je me mette à fumer la pipe. Ce sera pour Noël prochain.



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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 23:42

Je ne peux pas. C'est trop dur.

Je vais jamais tenir toutes les vacances.


Quel homme pourrait supporter de se retrouver devant une assemblée de huit femelles de quatre générations de neuf mois à quatre-vingt-trois ans en train de discuter mariage pour une neuvième en entrant dans une cuisine pour se chercher un petit morceau de saucisse ?


L'oestrogène sature l'air. Je sens mes poils de barbe tomber sous l'influence délétère de leurs hormones maudites, ma voix va se cacher dans les aigus, .


Et inutile de préciser que l'envie de saucisse disparaît sur le champ.


Pourquoi ? Pourquoi ai-je dû naître dans une famille où il n'y avait que des filles ? (ou presque ?)

C'est trop dur, je ne l'ai pas mérité.

Je dois avoir un sale karma. J'étais sans doute pas Hitler, mais quelqu'un de pas bien quand même.

Peut-être Landru. Ouais, ça se tient. Ca expliquerait bien des choses, en tous cas. La barbe, et la punition par cette damnée famille matriarcale.


Le matriarcat est la plaie ultime de l'humanité. Quand on est un homme, en tous cas.


On ne peut jamais avoir le dernier mot. Dès qu'on tente de glander tranquillement en les regardant faire la vaisselle, on a des remarques désagréables. Il n'y a pas moyen de regarder des vidéos avec des nichons sur internet, même des rigolotes. On ne peut pas faire semblant de pas remarquer les enfants qui nous balancent des coups de poing dans la tronche « mais il a que trois ans, sois pas con,regarde-le », même si ça l'encourage, ce petit merdaillon.


Mais bon.

Je dois prendre sur moi.

C'est bientôt Noël.


Mais bon dieu que c'est dur. Les voix niaiseuses pour parler aux bébés qui ruissellent des narines sur votre beau ticheurte, les « gouzigouzigouzi qu'elle est mignonne », les « ho j'ai une montée de lait », les « mais l'excite pas il va pas dormir », les « demain je te coupe les cheveux, c'est plus possible », les « j'en ai marre d'être prise pour une conne », les «j'ai besoin de ton aide, mon ordinateur me dit qu'il a repéré un fichier suspect, qu'est-ce que je dois faire je formate mon disque dur ? », les « bon, on fait un menu, demain on fait pas des haricots verts parce qu'une personne sur quinze les aime pas », les « va aider ton cousin à trimballer ses cinquante kilos de sacs », les « te moque pas de ton frère, les hémorroïdes c'est très douloureux et ça n'a rien de honteux », on ne peut plus rien dire, on ne peut plus écouter, et maintenant que j'en parle à mon frère, j'apprends qu'il a été lobotomisé, il prétend n'avoir aucun problème avec toutes ces femmes. En même temps, il a toujours été un lèche-cul, il a a bien mérité ses hémorroïdes. Oui, il lit par-dessus mon épaule, aussi, et il rit jaune, en serrant les fesses.


Apparemment les traitements ne sont pas efficaces.


Mais bon, il me faut partir.


Demain, si je me lève tôt, j'irai voir une comparution immédiate au tribunal d'Alès avec ma cousine juge. Comme ça, je pourrais dire du mal de la justice de mon pays en toute connaissance de cause, c'est pas mal aussi.


Peut-être que ça me rachètera aux yeux du seigneur.

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 14:42

Je me souviens.


J'ai été au Québec, une fois. A Québec. Apprendre la vraie belle langue aux autochtones patoisants et leur apporter la culture délicate de la métropole. C'était mon destin, mon sacerdoce. Avec l'apprentissage des boisés urbains, de l'horticulture en milieu froid et de la nutrition américaine que j'allais étudier au passage, mais bon, hein c'était accessoire.


J'allais leur apprendre la langue de leur mère patrie, la France, terre des Lumières, des Arts, des Belles-Lettres, du fromage coulant et de l'imparfait du subjonctif. J'étais donc parti, la fleur au fusil, des rêves de cariboux plein la tête, et l'espoir de montrer à ces gens de quoi qu'y s'agissait que le vrai français, nom d'une pipe. Et tant pis si je devais pour ça perdre mes deux genoux dans une expédition hasardeuse en raquettes, tant pis si je devais me nourrir de gâteaux au sirop d'érable pendant quatre mois parce qu'ils n'ont ni Prince de Lu ni saucisson digne de ce nom, tant pis si je devais me farcir la cassette de Les Boys et la version doublée en québécois des Simpson (franchement, la française est mille fois meilleure, y'a pas de comparaison, les enfants).


Ce serait dur, mais j'allais leur apprendre que leur accent était ridicule et tue-l'amour (bien pour ça que j'ai soulevé aucune québécoise), qu'ils devaient pas pavoiser en prétendant que leur français était plus pur que le nôtre vu que c'est l'accent des bouseux normands (et il est peu de régions aussi bouseuse que la Normandie, sinon éventuellement la Creuse ou la Haute-Marne).


J'allais leur faire comprendre que leur tendance à la francisation massive de termes anglo-saxons était ridicule, que la belle langue qu'est le français s'était forgée par intégration de mots étrangers, et qu'il n'y avait aucune honte à faire du shopping tandis que le magasinage faisait plutôt penser à du travail de manutention pour intérimaire mexicain.


J'allais aussi leur démontrer que le fromage pouvait prendre bien d'autres formes que l'espèce de pâte jaune et sans goût qu'ils appellent cheddar (qui n'est déjà pas un vrai nom de fromage).

J'allais leur apprendre que le vin de glace ne valait pas le Saint-Emilion, ni les fraises de l'Île d'Orléans celles de Plougastel


Ca allait être l'oeuvre civilisatrice de ma vie. Apporter la connaissance à des personnes privées des lumières de la France.


Et j'allais commencer par mes collègues étudiants de l'Université Laval, ouais ! Ils allaient voir ce qu'ils allaient voir ! D'abord, en trouver, puis sympathiser, puis les convertir à la pensée vraie, c'était mon programme !


Peine perdue.


Les Québécois ne font pas la cuisine dans les cuisines géantes de l'université. Ils se cachent.

Du coup, je n'ai pu illuminer que des Mexicains et des Belges. Et des français. C'est toujours ça, mais bon.


N'empêche que j'aurais bien aimé voir à quoi ça ressemblait, un québécois.


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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 19:42

Il est des soirs où, seul dans une grande maison froide alors que le vent hurle en agitant les branches dénudées des rosiers du jardin, on a pas envie de regarder Super Nanny en avançant dans son tricot. Cet exercice paraît d'un coup bien vain, inutile, parce qu'on en est à la troisième pelote et qu'on se dit depuis le début qu'on aurait dû la faire plus large, et que Super Nanny manque d'intérêt.

Une chape de plomb s'abat alors sur notre front en faisant tomber les sourcils sur le nez, un « pfrrrrt » s'échappe de nos lèvres serrées, on attrape le portable en se disant « bon ben hein, une ptite série, allez, au pire ça me rendra pas plus con. »


Et c'est là qu'on va découvrir que carrément, quoi. Qu'on avait encore plus raison que ce qu'on croyait. Car j'ai découvert une série digne de figurer dans les niveaux hardcore du docteur Kawashima.


Pushing Daisies, c'est l'histoire d'un pâtissier qui a le pouvoir de réveiller les morts en les touchant, mais s'il les retouche une fois, paf, ils remeurent. Et s'il les laisse survivre plus d'une minute, quelqu'un d'autre mourra dans le voisinage.

Du coup, il aide un privé à élucider des meurtres, en réveillant les victimes pour leur demander qui est leur assassin, et en les retouchant moins d'une minute après, pouf.

Jusqu'au jour où il tombe sur son amour d'enfance, son premier baiser, toute raide dans son cercueil, et qu'il la ressuscite pour de bon (aux dépens d'un méchant monsieur obèse détrousseur de cadavres).

Du coup, ils vont rester ensemble, sans pouvoir se toucher, à continuer d'élucider des meurtres et tout.


C'est rigolo, on dirait un peu du Roald Dahl, c'est plein de couleurs, absolument pas réaliste (pas comme Heroes, quoi), mais c'est pas ça qui exerce le cerveau.


Non, le challenge intellectuel que m'a offert Pushing Daisies hier soir, c'est la désynchronisation des sous-titres. Et pourtant, j'en ai essayé plusieurs versions (cinq, en fait). Rien à faire, dans chacune, il y avait à peu près une minute de décalage entre le dialogue entre les personnages, en anglais bien sûr, avec des fois des gros accents, et l'apparition à l'écran du sous-titre correspondant. Du coup, ça demande une grosse gymnastique cérébrale : il faut suivre ce qui se dit, tenter de comprendre, et se souvenir de ce qu'on a compris une minute avant pour vérifier qu'on a bien compris quand les sous-titres apparaissent enfin.

C'est épuisant.


Entendre « What the hell do you want ? » en lisant en même temps « Mets là quelque part où tu n'aies pas à la voir », se souvenir ensuite une minute plus tard quand apparaît « Qu'est-ce que vous voulez, bordel » à quelle situation ça correspond, parce que ça n'a rien à voir avec l'image à l'écran, qui est celle des trois héros dans une voiture qui parlent de leurs problèmes de couple et ne sont absolument pas surpris de se voir, et ne s'annoncent pas qu'ils font partie du club des historiens du comté de Papen, ce qui était le cas du tueur manchot qui venait dans un moulin une minute avant, avant qu'on ait une scène avec les deux tantes de la ressuscitée et l'amoureuse éconduite du pâtissier en train de suivre en voiture un pigeon qui vole vers le moulin avec une aile de perroquet (greffée par les deux tantes sur ce pauvre animal mutilé), scène précédant celle avec les héros en voiture. Moi, je dis pfiou.

Pareil quand on lit « c'est mon pigeon » en entendant « this is my window ».


Ou alors, c'est mon apprentissage de l'anglais qui a été saboté depuis le début ?

On m'aurait menti ?

On m'aurait pris pour un hongrois ?






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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:42

Parce qu'un blog, c'est un peu fait pour ça, hein ? Donner une fenêtre sur ma vie et mon âme, en passant par des photos de mon cul ?

Donc, pour la peine (et parce que j'ai un peu la flemme d'écrire un truc), je vous offre ici-même ma fiche de présentation sur un autre site, qui n'est pas Meetic. Et qui nous force à nous parler de nous. Alors je vois pas pourquoi je devrais vous en priver, mes canailloux de lecteurs (même si une partie d'entre vous l'avez déjà lue, mais faut penser aux autres des fois, hein).


Voilà donc :




Et ta soeur, elle bat le beurre ?


Désolé pour cette entrée en matière abrupte, j'en avais besoin. Enfin, pas tant que ça, mais c'est si bon, pourquoi se priver, hein ? Tu vois, tu n'en sais rien non plus. Ce n'est pas parce que tu es bête, ne t'en fais pas. Ou alors, peut-être que si, mais on va faire comme si non. Ca sera meilleur pour ton ego et pour le mien, je n'aime pas être lu par des abrutis.


En fait, si, j'aime bien, c'est rigolo, des fois, mais il faut vraiment tomber sur des cas, il y en a sur ce site, mais j'espère qu'ils passent pas trop sur ma fiche, quand même. Enfin, si on peut appeler ça une fiche, d'ailleurs. Il faudrait que j'y mette des trucs importants, non ?


Allons-y pour la déclaration : Ordinateur, toi qui nous réunis, je t'aime, comme un fou comme un soldat, comme une star de cinéma, ton clavier si doux sous mes doigts, la brillance de ton écran, la solidité sans failles de ton processeur me chavirent, me font palpiter le coeur et bourdonner les boyaux. C'en est presque inquiétant, du point de vue médical. En parlant de ça, j'espère que ta douce chaleur quand je te tiens sur mes genoux n'abîmera pas trop mes spermatozoïdes. C'est pas qu'ils servent tant que ça, mais c'est une question de fierté masculine, tu comprends, des fois avec les amis, on se compare les liquides séminaux, ho j'en suis à 12 mL à 50000/cm3, pas mal et toi ? Et si j'en ai moins que les autres, ils me montreront du doigt en faisant hohoho en se cachant derrière leurs grosses mains poilues.


Sinon, moi, ça va. Enfin, je pense. Grosso modo. Aussi bien que ça peut aller quand on est en week-end un mardi soir, enfin là on est plutôt mercredi matin. Il faudrait que je fasse des lignes d'écriture, demain, tiens. Ca me ferait pas de mal. Mais je crois que je vais plutôt larver en lisant des bouquins ou des bédés. J'aime bien ça, larver, et je suis assez fort pour lire des bouquins et des bédés, j'ai failli écrire bébés, mais ça ne se lit pas. Par contre, ça peut se manger, mais il faut être quelqu'un d'un peu malsain, ou de très affamé, surtout s'il vous regarde avec ses grands yeux et qu'il est mignon, parce que le cynisme, ça va deux minutes, quoi.


Les films, j'aime bien aussi. Y'a pas longtemps, j'en ai vu un avec Ben Stiller, ben c'était marrant. Plus que un autre que j'avais vu y'a longtemps au cinéma avec mon papa, c'était chiant, même si j'étais content d'y aller avec lui. C'était bien, mais maintenant qu'il est espion dans des pays plus ou moins pas trop démocrates, il a plus trop le temps. Je suis sûr qu'il tue des gens, mais qu'il n'y prend pas de plaisir. Il essaye de faire ça vite, sans les faire souffrir. Et ils le méritent, je crois.


Tiens, je voulais me remettre à mon tricot, mais je l'ai pas fait, j'ai regardé des anime (pas des mangas rolala, faut pas tout mélanger), tout seul dans ma grande maison. Comme un chien abandonné. Mais j'ai pas mâché de chaussures ni fait pipi sur le canapé. Je sais me tenir. Par contre, je ne sais pas faire la cuisine, juste éplucher les patates, et encore, pas bien (mais avec enthousiasme). Puis je sais aussi faire des fiches. Sur moi. Ma vie. J'ai pas d'oeuvre, encore. Ca saurait tarder. Je sais distribuer des catalogues, depuis peu. Ou alors peut-être que j'ai toujours su, que c'était dans mes gènes, et qu'il fallait qu'une occasion se présente pour faire fleurir ce talent. Elle s'est présentée, et j'en ai distribué plein, des catalogues, même à des gens qui n'en voulaient pas. C'était sans doute dû à mon charisme sans faille et mon sourire ravageur qui me valent des félicitations dans tous les dîners mondains où je me rends. Pas ceux où on sniffe de la cocaïne, c'est d'un vulgaire.


Bientôt, je vais devenir un beauf, et je mettrai des marcels que je porterai pendant deux semaines, pour qu'ils soient gris sous les aisselles, et un peu jaune au niveau du pli du nombril.Je regarderai la F1, et je filerai des coups de pieds au chien. Si j'en ai un. C'est pas dit. Peut-être aussi que j'écouterai du Amel Bent et que j'irai faire des courses en charentaises avec un caddie à carreaux. Pour le moment, j'ai des babouches, mais ma soeur va se marier, alors. Que me réserve l'avenir ? Je ne sais déjà pas ce que me réserve le passé. C'était une petite phrase pour faire poète maudit, c'est un genre que j'aime bien, sans le rimmel qui coule sur les photos. D'ailleurs, je manque aussi de tenue en cuir pour ça. Si j'en avais, je pourrais aller dans des bars gothiques noter les numéros de téléphone dans les toilettes et si ma tante en avait, ce serait mon oncle. La boucle serait bouclée. Il boirait du bourbon dans un fauteuil moelleux en fumant la pipe et en racontant des anecdotes de sa vie aux colonies. Ce serait bien. Et moi, je ferais la lecture les soirs d'orage à sa mère, fragile des poumons mais avec un héritage en vue. Je prendrais une voix inspirée pour lire des passages de la Bible, et un ton sévère pour lire Autant en emporte le vent.


Puis je boirais un verre d'eau, je l'embrasserais sur le front et je rentrerais chez moi en calèche. Hue-dia.

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 21:42

Le top du top au Salon de la Littérature Jeunesse, cette année, pour moi, outre les dédicaces, ç'aura été aujourd'hui, les distributions de catalogues aux passants innocents. Parce qu'on en avait trois mille, répartis en cartons de 19 kilos et 819 grammes. Et que la patronne nous a dit qu'il fallait s'en débarrasser, et que l'an dernier ils en avaient pris autant et avaient donné que la moitié.


Du coup, ça a bien occupé quelques heures aujourd'hui, parce que trois mille, mine de rien, ça fait un paquet à distribuer, même si on en file à chaque acheteur.

En fait, c'est un peu comme un sport de combat, la distribution de catalogues. Il faut à la fois une bonne constitution physique, parce qu'on porte des kilos de papier et qu'on est debout pendant des heures, et une tactique irréprochable adaptée à chaque adversaire, enfin client, enfin client potentiel, enfin n'importe qui qui passe devant le stand.


Au bout d'un moment, on apprend. Capter le regard de la personne qui caresse du sien le stand de l'éditeur. Rester à côté d'elle au besoin. Décocher un grand sourire, et proposer d'une voix suave « Je peux vous offrir notre catalogue ? », c'est la base.


Ensuite viennent les techniques secrètes, acquises au fil des expériences malheureuses et des attitudes de rejets des adversaires qui se sentent menacés : préciser « c'est gratuit » est un bon début. Enchaîner par « ça me fait plaisir », « de rien », est apprécié en général. Et ça marche pour à peu près toutes les personnes qui se baladent sur le stand, mis à part les mégères du type « j'en ai pas besoin, j'ai déjà 69 ans, j'en sais beaucoup plus que vous » avec qui y'a rien à faire.


Mais le distributeur de talent se reconnaît à son aptitude à faire feu de tout bois pour filer sa came à n'importe qui qui n'en a rien à foutre, sous les arguments les plus spécieux « c'est le plus beau catalogue du salon, sa couverture est toute douce, touchez, il est vert et rouge, c'est les couleurs de Noël, vous pourrez même en faire des guirlandes festives et joyeuses ! » ou bien « N'hésitez pas, ce catalogue est une source inépuisable de bonheur, regardez-moi, je respire la joie de vivre depuis que j'ai un de ces catalogues chez moi ! Regardez mon collègue, son oeil éteint, sa mine maussade, il n'en a pas encore ! Merci de votre confiance n'hésitez pas à revenir et à nous conseiller à vos amis ! ». La fatigue aide généralement à trouver les arguments et à capter l'attention du public : pointer quelqu'un du doigt et annoncer « Monsieur ! Je vois dans votre regard la flamme d'un amour pur et sincère pour les tracteurs rouges ! C'est votre jour de chance, regardez plutôt ! », ça marche. Si, si. Le chantage affectif du type « en prenant ce catalogue; vous aidez à lutter pour la paix dans le monde » aussi, étrangement mieux que « Accepter ce modeste don est un acte citoyen pour lutter contre l'effet de serre, en l'emmenant chez vous, et en le conservant précieusement, vous stockez du carbone dans toute cette bonne cellulose qui sera autrement renvoyé dans l'atmosphère où il contribuera au réchauffement de la planète » est peut-être trop compliqué, je ne sais pas. On peut aussi faire dans la poésie :


De la joie dans votre coeur,

Des couleurs dans votre demeure


Vient ensuite le niveau distributeur-saïen : celui qui file des catalogues aux gens qui en ont déjà. Grâce à la simple phrase « en prenant ce sac, vous sauverez un chaton », on a pu en filer quatre (plus un agenda Bragelonne) à un malheureux enfant. La lutte fratricide entre distributeurs marche aussi pas mal : les gens ne veulent pas vous voir vous déchirer avec vos collègues et vous prendront un catalogue de plus. Des fois, expliquer « Prenez-en plusieurs, au cas où des amis viendraient chez vous et vous les emprunteraient et oublieraient de vous les rendre, ça pourrait servir » fonctionne aussi.


Ce distributeur-là parviendra même à fourguer un catalogue à des stars, par la technique du « Pardonnez-moi de vous interrompre, monsieur Boulet, je n'ai pu m'empêcher de remarquer que vous ne possédiez pas encore notre catalogue ? C'est une erreur monumentale que nous ne pouvons pas laisser passer, tenez donc », qui marche aussi sur le passant lambda, par ailleurs (quoi de mieux que l'auto-flagellation, montrer qu'on s'en veut d'être aussi négligent et tout, pour donner aux gens l'envie irrépréssible de partir avec un catalogue vert avec un tracteur rouge ?)


Mais bon, faut aussi reconnaître, des fois on tombe sur des gens pas joueurs qui viennent vous demander un catalogue et vous remercient en plus chaleureusement après. On peut pas toujours s'amuser.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 22:42

Cher blog,

aujourd'hui, je m'ai levé tôt, mais j'ai même pas râlé, et pourtant j'aime pas me lever tôt, d'ailleurs je n'essaye même plus d'aller au cours de chinois de 8h30, j'y vais à 13h30 à la place, sinon j'aurais trop la tête dans le là-où-le-soleil-ne-brille-jamais. Mais aujourd'hui, je ne me levais pas pour aller en chinois pour avoir une (bonne) note de version, mais pour aller au Salon du Livre de Jeunesse de Montreuil avec les charmantes libraires d'A Livr'Ouvert (je ne sais pas pourquoi l'apostrophe) que je rencontrus à l'occasion du salon Blog et Livres où je distribuai des canettes de Coca à des auteurs méritants et des charmantes libraires.


Et c'était plus motivant. A neuf heures donc, je me présentai aux majestueuses portes du Salon, et saluai d'un geste de la tête les vigiles qui s'inclinèrent pour me laisser passer quand j'annonçai « je suis attendu stand E32 ». Et je l'étais.


Avec des paquets de cartons de 19,819 kg pleins de catalogues Usborne à mettre en place dans les étagères, ce que je fis, avec la collégialité de la charmante Laetitia. Nous passûmes un bon moment à blinder les étagères du bas de catalogues à couverture molle, ce qui demande plus de techniques qu'on ne pourrait le croire, vu que ça se casse la gueule en glissant les uns sur les autres ces machins-là, quand on fait pas gaffe et qu'on cherche à tous les mettre dans le même sens plutôt qu'imiter les phalanges romaines et les disposer en quinconce, manoeuvre délicate qui demande essentiellement de ne pas se casser le cul à vouloir bien faire.


Mais y'avait pas que les catalogues, hein ! Heureusement d'ailleurs, sinon le stand serait tristouille. Non, là, il est tout joli, le stand Usborne, avec des tas de livres, des durs, des mous, des doux, des mauves (beaucoup), des coincoins, des toudoux, des qui font ouaf ouaf quand on appuie dessus, des qui grince comme des portes de manoirs hantés, des livres-puzzle, des livres-pochoirs, des avec des autocollants, des avec des aimants ou des tracteurs dedans, c'est fou ce qu'on fait dans le livre jeunesse, et qui demande à être joliment exposé dans des étagères et des présentoirs en carton. C'est moins funky que le stand Milan, mais ça fait quand même mal aux yeux, surtout avec les étiquettes de prix multicolores qu'on a collés partout, à deux c'est plus facile, sur deux exemplaires de chaque bouquin.


Moi, j'aime bien. Puis j'ai pu regarder, c'est pas pour faire de la pub indue, mais faut reconnaître que quand on est fan de bédé, ça fait un peu mal au cul de voir les prix de l'éditeur comment c'est super pas cher, ça m'a fait râler toute la journée, avec un arrêt pour la pause-sushis. En plus, si c'était des trucs nuls, mais même pas, ils font des bons bouquins, d'ailleurs j'ai de très bons souvenirs d'une encyclopédie sur laquelle j'ai passé des heures, et d'une autre pas pareille sur laquelle j'ai fait pareil.


Bon, pour manifester un peu mon amertume, je me suis quand même moqué de l'imagination des auteurs, qui font un bouquin « Mon Chaton », un bouquin « Où est mon chaton ? », un bouquin « Les Chatons » et un autre encore « C'est mon Chaton ». Pareil pour les sirènes, les chiots, et les pirates, avec les déclinaisons pour chercheurs « ce n'est pas mon pirate, son cache-oeil est trop doux », « ce n'est pas mon pingouin, ses ailes sont trop velouteuses » (oui, velouteuses).


Y'a même une version pelleteuses, j'en reviens toujours pas (« ce n'est pas ma pelleteuse, ses jantes sont trop bosselées »).


Bref, j'ai passé de sacrées bonnes heures que j'en ai pas vu le temps passé à trimballer des bouquins, coller des bouts de papier dedans, les changer, écrire sur des cartons de réserve, et chanter Ho Daniela, la vie n'est qu'un jeu pour toi. En plus, j'ai été nourri gratis et j'ai séché le chinois. Que demande le peuple, à part de ne pas se voir dire qu'il a une voix de dessin animé (Laetitia, je te hais) ?




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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 22:42

Wouhou !


Dansons la vie, sous le soleil de novembre, chantons l'amour des petits oiseaux, regardons voguer les nuages dans l'azur automnal, batifolons gaiement, des arc-en-ciel dans les yeux, car Noël arrive, il court vers nous de toutes ses petites jambes dodues et chamarrées, et avec Noël se profile le cortège habituel d'interrogations multiples : où vais-je ? Quand ? Qu'offré-je ? A qui ? Le méritent-ils ? Et si j'ai des cadeaux pourris ? Saurais-je cacher ma déception ? Me forcera-t-on à aller à la messe ? Me laisserai-je faire ? Braillerai-je « GloOOOooOOOooOOOriA in EXCelsis DEo » et « Il est né le divin enfant, lalalala lalala la lala » ? Tendrai-je la main à des bourgeoises poudrées qui se pencheraient vers moi avec ardeur en murmurant « La paix du Christ » avec un soupçon de suggestivité ? Répondrai-je « Ouais, pareil madame » comme je le fis autrefois ? Ou resterai-je regarder le programme de Noël d'Emcis comme la dernière fois, d'autant plus qu'il y avait une adaptation de Pratchett ?


Sera-ce bien ? Alors qu'il y aura pas mon papa, ni ma grande soeur, ni mes petits cousins, ni une bonne partie de mes grands cousins ? Saurai-je m'empêcher de faire la tronche, ou resterai-je en phase avec la tradition immuable qui veut qu'on fasse la gueule quand on se retrouve en famille, que ce soit moi, mon petit frère ou ma grande soeur ? Me moquerai-je de ma petite soeur communiste pour son intégrisme anti-capitaliste qui la fera râler de ce qu'est devenu cette fête que d'abord c'est de l'opium du peuple, ou me moquerai-je d'elle pour son reniement de ses principes qui seul lui permettra d'apprécier cette réunion de famille placée sous le signe des cadeaux juste faits pour faire grimper la croissance nationale en fin d'année ?


Mangera-t-on aussi bien que l'an dernier alors que mon tonton sera pas là pour gérer les chapons ? Ne sera-ce pas tristounet sans marmaille braillarde tout excitée à la vue de magnifiques papiers cadeaux dans lesquels patauger en regardant autour histoire de dire t'as bien vu comme je suis mignon à m'éclater dans les papiers cadeaux alors que j'ai reçu des trucs super chers dont j'ai trop rien à foutre ? Aurais-je su m'extasier sur la pureté de leurs esprits restés vierges de la souillure du consumérisme galopant qui pollue nos enfants ? Ou me serais-je juste moqué de ceux qui leur auront fait des cadeaux super chers ?


Geindrai-je plus de douze fois par jour que ma soeur fasse de moi un beauf dès janvier, moi qui étais né pour tenir à bout de bras l'étendard du bon goût ?


Arriverai-je à me soûler au Sauternes et à vomir du foie gras et des huîtres par la fenêtre, si tant est que l'appartement de ma tante dispose de fenêtres ? Saurai-je rejeter la faute sur quelque innocent afin de sauvegarder ma réputation ?


Parviendrai-je à passer plus de dix minutes d'affilée sur mes cours de chinois, à me procurer le Monde Chinois de Jacques Gernet, à le lire, à faire semblant d'être capable de prononcer trois mots en cette langue barbare bourrée de rétroflexes, de résultatifs et de structures du potentiel ?


Je ne sais pas, et ces interrogations vrillent ma conscience, me permettant opportunément de passer une heure à écrire une note de blog plutôt qu'à réviser mon contrôle de version qui me prend déjà la tête, c'est dur la vie d'étudiant en chinois en période de contrôle continu après une semaine à trois heures de cours.


Mais je le passerai, demain. Et j'irai même en cours de lecture, et je prendrai mon tour, comme tout le monde, trébuchant sur chaque mot, mais sans rouge au front, car j'ai découvert une excuse en béton : je n'ai pas travaillé.

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 09:42

Il y a de cela bien des lunes, les fidèles d'entre mes fidèles le savent, je suis parti, la fleur au fusil, étudier un semestre au Québec, terre de contrastes où la chaleur des coeurs le disputent à l'ardeur des frimas. Enfin, il paraît, les Québécois restant manger dans leurs chambrettes, j'ai rencontré plus de Mexicains ou de Belges, fort sympathiques au demeurant.


Or donc, étudiant j'étais, je devais donc étudier, et pour cela braver la rigueur de l'hiver pour franchir les quelques centaines de mètres qui séparaient la résidence des bâtiments de cours. Bon, je pouvais le faire par les souterrains, mais j'aimais bien de temps en temps passer par dehors et patauger dans la neige avant d'aller prendre un café fadasse et apprendre mille choses fascinantes sur la culture de la canneberge et ses effets sur la fixation des bactéries sur la paroi interne de la vessie, ou l'usage d'un galipeur.

Et lors de mon cheminage de dormitoire en salle de cours, j'avais pris l'habitude d'égayer mon trajet des rythmes caribéens de Marcel et son Orchestre, qui beuglaient dans les écouteurs de mon baladeur CD tout neuf.


Et à mon retour dans notre mère Patrie, je ne sus me défaire de mon walkman, qui depuis des lustres m'accompagne donc dans mes périples, mes voyages en train, en bus, en métro, dans mes courses et mes promenades, compagnon fidèle de mes bonheurs et de mes tristesses, m'isolant du monde extérieur et de ses sollicitations incessantes.


C'était bien.


Puis, un jour, hier pour être précis (par rapport au jour où j'écris, pas par rapport au jour où je publie), les piles m'ont lâché. Soudainement, comme ça.


Je marchais tranquillement dans les couloirs du métro, les écouteurs dans les oreilles, réfléchissant à une note de blog, quand soudain, une illumination me frappa, m'immobilisant au milieu du couloir (et provoquant une bousculade en chaîne derrière moi et de copieuses insultes) : QU'EST-CE QUE JE FOUTAIS A REFLECHIR DANS LE METRO ?


La réponse était simple : la musique s'était éteinte, laissant le champ libre à mon cerveau pour s'activer. Cette douleur inhabituelle aux tempes, cette chaleur derrière les oreilles, c'était des neurones en action. Je ne savais plus quoi faire. Devais-je les utiliser, regarder les gens, tenter d'amorcer une conversation ? D'un coup, l'environnement m'envahit, les pas, qui claquaient sur les dalles, les bips des cartes de transports, le claquement métallique des portillons, les annonces de grève résonnant contre les murs carrelés, les odeurs, les musiciens rastas...


C'était trop. Je me recroquevillai en position foetale et commençai à chanter à tue-tête « Tirelipimpon sur le chihuahua ».

...

C'est pas vrai.

Enfin, presque.


En tous cas, les piles de mon walkman sont vides, et comme à chaque fois, j'ai redécouvert la sensation étrange de regarder autour de moi et de réfléchir en prenant le métro ou en faisant mes courses. C'est pas si mal, j'ai pu penser à une note de blog, et ramener autre chose que des Prince de Lu et du jambon de mes courses (le saucisson est devenu trop cher, après l'orgie dépensière des deux dernières semaines). Pour une fois, je me suis pas dit en rentrant « Ha, merde, j'ai oublié ça, ça et ça ». Dire que je m'étais volontairement privé de ce plaisir.


Pour la peine, j'ai racheté des piles pourries pour mon walkman, elles dureront moins longtemps que les anciennes.


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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 21:42

Il est des retours de week-end difficiles. Celui-là est parti pour rester dans les annales, parce que ça fait vraiment mal au cul qu'il soit fini.


Ce week-end, comme le titre vous l'aura peut-être fait deviner, je l'ai passé aux Utopiales de Nantes, festival des littératures de l'imaginaire (SF, fantasy, fantastique, bref des trucs de geek), et ptain, ça valait le coup.


Déjà pour les animations, bien sûr. C'était surprenant de voir Kek et Turalo présents, vu le peu de liens que je voyais entre leurs oeuvres et la SF, encore que, mais apprendre qu'ils étaient là pour une démonstration de manga en direct, c'était grand. Bon, honnêtement, ils sont passés un peu à côté du thème, mais la fresque qu'ils ont réalisé était sympa, et ça m'a permis de me taper l'affiche au milieu de centaines de personnes en braillant Ouééééééé et en applaudissant comme une brute à l'annonce de leurs noms, et en étant tout tout seul à le faire. Un moment de solitude comme j'en ai rarement connu, mais ça valait le coup.

Puis il y a eu cette grandiose bras-coudes-genoux party le samedi soir.

Qu'est-ce que c'est donc que ça encore, une BCG party, que vous me demanderez, si vous ne faites pas partie des quelques privilégiés qui ont pu y assister ?

Une bras-coude-genoux party, c'est (en l'occurence) une lecture à voix haute d'une nouvelle roumaine, traduite en français par des roumains, et lue avec l'accent roumain par la talentueuse Sylvie Miller. Je dois avouer que je n'ai pas tout saisi des intentions de l'auteur, ça devait être une réflexion profonde sur la communication, qui se passait dans une boutique avec une vitrine faite en vitre d'un mètre cinquante de large sur trois de long, et où on pouvait acheter des lettres toutes faites adressées à Roxana, Roxa-Doxa, se remémorant la sensation indescriptible de son coude touchant celui de l'auteur, qui aime bien la chevaucher comme l'étoile du Nord dans le grand steeple-chase, vu qu'elle a un sacré alléluia entre les seins (ou alors c'est Ravi ?), et l'auteur aime tellement sa Roxa-Doxa qu'il ne veut pas finir sa phrase, d'ailleurs il a commencé un roman, dont il présente le début au milieu de la lettre, ce qui perd un peu le lecteur quand il y revient, et il ne veut vraiment pas finir sa phrase, alors il la continue, même s'il n'a pas grand-chose à dire, mais il ne veut pas finir, mais il conclut quand même par bras, coudes, genoux.

Bon, je crois que je vais arrêter là, de toute façon, une bras-coudes-genoux party, ça ne se raconte pas, ça se vit. Intensément, même.


Après cette mémorable performance de Sylvie, accompagnée par les imitations de Georges par un peu tout le monde (rares seront ceux qui comprendront de quoi je parle, pas grave, merci quand même à Robert Heinlein), après le buffet au resto de la cité des Congrès, le Naheulband est venu mettre un gros paquet d'ambiance, avec (à ma grande surprise), de bons musiciens, de bons chanteurs, de bonnes (graou) chanteuses, et des chansons qui nous permettaient de brailler en choeur (FUCK YOU !) avec Lucie, Zoé et Yoze, tandis que sur scène pleuvaient les points Chacal et les points Raclure. Oui, bon, il fallait être là pour comprendre, aussi. Enfin, c'est plus pratique.


Bref, c'était bien. C'aurait pu s'en tenir là. Mais bon, avec les gens qu'il y avait, ça ne pouvait être que mieux. Et mieux, par rapport à bien, c'est mieux.

Parce que grâce à la présidente de son fan-club (que je remercie au passage de m'avoir hébergé, merci aussi au Kromagnon), on a pu manger et discuter avec Jean Millemann, qui est un homme (je déteste ce mot) adorable (oui, c'est de ce mot là que je parlais) en plus d'un auteur à ne pas louper (ce que je vais m'empresser de continuer), que Lucie Chenu et Sylvie Miller sont tout aussi (je déteste ce mot) adorables (et je vais pouvoir découvrir leurs oeuvres), et puis j'ai même pu découvrir, grâce à Yoze et Stéphane Manfredo (pas adorable lui, namého), au cours d'un dîner où j'ai pas pu ouvrir la bouche de peur de dire des conneries, que Robin Hobb était également une femme (je déteste ce mot) adorable en plus d'un des meilleurs auteurs de fantasy en activité (Hiiiiiiiii j'ai mangé en face de Robin Hobb ! De Robin Hobb, didju ! J'en reviens encore pas !)


Putain.

Bras, coudes, genoux, les aminches.

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