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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 14:42

Il y a quelques temps, je m'ennuyais un peu grave tout seul chez moi, alors j'ai tenté de flooder l'écran de mes « amis » sur facebook pour voir ce que ça faisait, pour ça, j'ai mis à jour mon statut plein de fois en vingt minutes-une demi-heure. Ben croyez-le ou non, ça a même pas marché. Je suis déception, mais comme j'ai rien à mettre sur mon blog, je vous envoie ça quand même plutôt qu'un truc intéressant.



Francis Raifort-Titou brâme dans la nuit obscure et sombre. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou en fait non, il chante ramona le soir au fond des bois. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou ment depuis le début : il se peigne les poils du cul avec une fourchette à huîtres. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou n'a jamais su utiliser une fourchette à huîttres. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou ne sais plus écrire huîtres. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou essaye de voir quel rythme de changement d'état il peut tenir. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se dit que peut-être vous l'aurez remarqué. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou ne se sent pas drôle pour autant. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se demande si se tailler les poils des aisselles en pointe, ça fait mal quand on replie les bras. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou devrait plutôt passer l'aspirateur qu'écrire des bêtises sur facebook. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou s'en fiche quand même, il fait ce qu'il veut, han ouais. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se demande si le flood est sanctionné, et par quoi. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou n'a pas fait pipi dans sa culotte depuis longtemps. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou a fait une fois popo dans sa culotte à l'école, mais aussi, il avait la diarrhée. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou n'aime pas la diarrhée, ni le chou farci sauf s'il est bien fait. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou vient de s'arracher deux poils de barbe et de les manger. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou promeut le régime kératineux pour perdre idéalement ses kilos superflus avant les vacances. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou souffle dans ses cheveux fous, comme un cheval fou. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou a le dessous des bras qui le gratte. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se dit que quand même, il font rien pour dissuader les gens de faire n'importe quoi sur facebook, c'est la loose. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou ne sait toujours pas comment écrire la loose en français, alors il met deux o. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou n'a pas l'intention de battre des records, mais veut rester dans la mémoire de ses contacts de cette journée comme le plus chiant du jour. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou cherche un coiffeur à domicile pour tout de suite. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou n'en a pas trouvé. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou ne désespère pas, car quand on n'a plus d'espoir, on peut s'arrêter et mourir sur le bord du chemin, comme un escargot mort sur le bord d'un chemin. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se dit que quand même, peut-être que même Frodon aurait pas tenu aussi longtemps. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou a des petites cicatrices sur les pouces, à cause des rosiers. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou devrait sortir les sacs de feuilles mortes pour les éboueurs de demain. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou a la flemme. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou perd des petits bouts de peau quand il se gratte et trouve ça un peu dégoûtant. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou n'a pourtant que peu d'ongles, mais son épiderme doit pas bien bien tenir à la couche conjonctive sous-jacente. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se demande s'il ne va pas finir comme le méchant dans Indiana Jones et la dernière Croisière. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou a fait une super blague, mais personne ne risque de la remarquer, perdue au milieu de toutes ces sottises. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou aimerait bien manger des lentilles, parce que c'est encore plus plein de fer que les épinards, et c'est meilleur à manger, sauf les froides de la cantine. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou aimerait bien monter un orchestre de cantine. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou n'a malheureusement pas de flûte à nez qui l'encouragerait dans ce sens. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou encourage toute personne de bonne volonté à lui offrir une flûte à nez afin de me prouver votre profond amour. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se demande si ça pourrait pas faire une note de blog, tout ça. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se dit qu'il faudrait rajouter des allusions sexuelles à ses états d'âme pour que ça marche bien et que ça fasse venir du monde sur son blog. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou cherche des trucs sexuels pas trop sales à dire, pour pas choquer son papa qui passe sur son blog des fois. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou n'en trouve pas des masses, alors il met des mots comme bite et vagin géant, ça attirera des gens. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou joue avec son sexe. Nan c'est pas vrai. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou continue de faire autre chose. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou regrette de n'avoir jamais vu passer un dirigeable. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou se dit que ça commence à bien faire. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou va d'ailleurs bientôt regarder les informations d'actualité télévisuelles. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou sait bien qu'ils disent rien d'intéressant, mais faut bien des fois trouver quelque chose à faire plutôt que de passer l'aspirateur ou faire du chinois. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou a trop chaud aux cuisses et va sans doute s'arrêter là. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus


Francis Raifort-Titou s'arrête bien là. il y a 2 seconde(s) - Commenter - J'aimeJe n'aime plus

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 22:42
Il y a peu, une fois de plus, je m'ennuyais sur internet. Du coup, paf, comme j'ai reçu un mail ivoirien m'informant de ce qu'un moribond belge ayant fait fortune en Côte d'Ivoire voulait me léguer deux millions d'euros, je me suis dit que j'allais lui répondre.
Parce que quand même, c'était un peu plus original que l'habituel banquier nigérian ou la tombola panafricaine.

Un instant, j'ai pensé à tenter de faire croire qu'il avait eu raison de m'appeler Votre Honneur, qu'en tant que juge d'instruction au parquet de Mende, j'étais capable de remonter sa trace et d'envoyer la police de son pays à ses trousses, mais bon, j'aime pas faire peur.

Je me suis dit que je pouvais tenter de faire le pigeon, ce que j'ai commencé à faire, mais bon, finalement, comme j'avais trouvé une idée de mieux, en l'occurence m'envoyer quelques épisodes de Scrubs, parce que c'est quand même bien rigolo.

Du coup, pif paf pouf, je me suis rétracté, et j'ai balancé ça :

==========================

Monsieur,

J'ai reçu, sur mon ancienne boîte mail, le message suivant :


Votre Honneur,

 

Je sais que mon message va vous paraître quelque peu insolite, mais ayez Confiance car je suis une personne honnête. Je voudrais que vous y prêtiez une attention particulière car le grand Humaniste Raoul Follereau nous a enseigné que « nul n’a le droit d’être Heureux tout seul »

Je suis Michel DESCHAMPS de nationalité Belge. J’ai résidé il y a quelques temps en Côte d’Ivoire suite à des affaires florissantes que j’ai entreprises dans le domaine agricole et dans le textile. Ce qui m’a permis de bénéficier d’importants fonds évalués à ce jour à la somme de DEUX MILLIONS TROIS CENT DIX HUIT MILLE EURO (2.318.000 ,00 ¤).

Je suis actuellement en observation à la CLINIQUE en Côte d’Ivoire d’où je vous écris ce message. Je souffre malheureusement d’un terrible cancer de la prostate qui est en phase terminale, c'est à dire que je suis condamné à une mort sûre et certaine.

Mon médecin traitant vient même de m’informer que mes jours sont comptés du fait de mon état de santé dégradé. Or ma situation est telle que je n’ai ni femme, ni enfants ni proches à qui je pourrais léguer mon héritage. C’est pour cela que je voudrais de façon gracieuse et dans le souci d’aider les démunis, vous léguer ces fonds.

Je vous prie de bien vouloir accepter cette offre pour ne pas que mes Avoirs deviennent systématiquement la propriété du gouvernement de Côte d’Ivoire.

Dès réception dudit message, je vous prie de bien vouloir me contacter à L’adresse suivante : deschamps-michel@hotmail.fr

De toute urgence avec toutes vos coordonnées pour me permettre de vous mettre en contact avec le Notaire qui s’occupera de la procédure de cette DONATION et du transfert des fonds auprès de vous.

Je compte dès lors sur votre promptitude et surtout je vous demande de faire un bon usage de ces fonds quand ils vous seront transférés et mis à votre disposition.

Que DIEU bénisse notre collaboration.

Michel DESCHAMPS



J'ai été très touché par votre histoire.

Je ne saurais vous dire à quel point votre argent me serait utile, j'ai en effet moi-même une épouse atteinte d'une forme rare de la maladie d'Alzheimer, faisant qu'à 28 ans à peine, elle n'est plus capable de me reconnaître, ni moi ni aucun de nos cinq enfants. Nous n'avons hélas pas les moyens de la mettre en clinique, car nous sommes endettés jusqu'au cou et mon emploi de maître-nageur à la piscine municipale ne me permet pas de faire mieux que de nourrir mes enfants de boîtes de raviolis, qu'ils doivent manger froids car nous n'avons plus d'électricité, de gaz (coupés pour non-paiement de facture), ni même de bois après l'hiver rigoureux de cette année. 

Cependant, je ne saurais vous prendre votre argent.

Vous dites que vous voulez le donner à des démunis, et il me semble que votre terre d'accueil en possède un grand nombre. Je vous en prie, je vous en supplie, faites don de votre argent à une organisation caritative ivoirienne, je ne peux accepter, bien que la tentation soit grande.


Dieu ne me le pardonnerait pas.


Allez dans la paix du Seigneur, mon frère.


Votre dévoué,

Francis Raifort

 

 

==========================

 

En plus, ça m'aura permis de faire trèèèès vite une note de blog, parce que j'ai pas fini la saison deux.

Tant pis si elle est nulle. La note, oui.

 

D'ailleurs, je dois vous faire part d'une confession : elle est d'autant plus nulle que j'ai modifié le texte du premier mail. Pour être tout à fait honnête, j'ai juste enlevé un bout de phrase que j'avais oublié de lire la première fois. Un cadeau surprise à celui qui me dit quelle était cette phrase qui rend ma réponse encore plus toute nulle.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 14:42
J'ai passé toute mon enfance avec lui. Je ne m'en portais pas plus mal. Je n'y faisais pas plus attention que ça, il était avec moi depuis ma naissance, son absence m'aurait sans doute fait tiquer.
On a passé de belles années ensemble.

Puis, quand je suis allé faire mes études à Rennes, je me suis fait des nouveaux amis, et je l'ai peu à peu perdu de vue. De temps en temps, je le revoyais, mais ce n'était jamais très long.

Puis là, d'un coup, sans prévenir, je me re-retrouve avec lui. Après pas loin de trois ans, je pense.
Qu'il est laid.
Ca ne m'était pas apparu à l'époque, mais maintenant, je me dis putain de merde, qu'il est laid.
Je veux plus le revoir.

Il n'y a décidément rien de plus affreux que le menton d'un ex-barbu.

Tout ça parce qu'on s'est mal compris avec la coiffeuse.
Je voulais bien qu'elle taille (la barbe, hein, la barbe), mais pas qu'elle tonde, bordel à cul !

Du coup, mon menton me saute aux yeux dès que je croise un miroir.
Et croyez-moi, un menton qui saute aux yeux, ça fait mal au coeur.

Putaing.

Vivement que ça repousse, quoi.

Et dire que tout ça c'est la faute à la grève des universitaires, là, cette sale engeance qui me laisse du temps libre pour aller au coiffeur. Que sinon j'aurais laissé faire ma mère, qui est pas super douée, mais qui n'aurait pas touché à ma barbe.

Du coup, j'ai boycotté la manif d'aujourd'hui.
Je n'ose plus sortir, maintenant, de toute façon. Je ne peux pas exposer mon menton à la face du monde comme ça, je ferai chialer les gosses et fuir les femmes.

Le menton, décidément.
Je veux dire, quoi.

Quelle horreur.

Mais bon, ça va repousser. Seigneur, faites que ça aille vite.
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 22:42

Il y a des soirs comme ça, où je me dis que je vous néglige, vous, mes lecteurs. Mes quelques lecteurs, soit, mais aussi peu nombreux soyez-vous, vous êtes toujours plus nombreux que les gens qui m'offrent à boire. Et je ne suis là que deux fois par semaine pour vous. C'est peu. En même temps, c'est plus que ce que je passe avec mes vrais amis, ceux qui ne me définissent pas que par ma barbe.


Mais c'est moins que ce que je consacre aux membres d'un site privé que certains connaissent et d'autres pas, site sur lequel j'ai la possibilité d'éditer les propos des gens.

Et ça, c'est bien.


Parce que je sais pas si vous avez remarqué, mais souvent, les gens sur internet sont bêtes. Certains ont une orthographe déplorable, mais ça, ça pourrait passer.

Non, ce qui m'agace plus, c'est les gens qui sont dépourvus d'imagination et qui en font étalage au grand jour.


Genre, ceux qui font « preum's » quand ils sont les premiers à commenter un article. « Preum's ». Waaaaw. Bravo, t'as cliqué avant les autres, impressionnant. Et ? C'est tout ?

Brandir ainsi au nez de tout le monde le vide abyssal de son cerveau est une pratique qui me hérisse.

Et donc, comme je le peux, j'édite.


Par exemple, je me permets de faire dire aux preum'seurs, à la place de leur preum's :

"Ah ps : je suis un boulet.

Mais j'aime chanter Ramona, le soir au fond des bois, quand résonne au loin le brame du cerf. Et je rêve qu'il rêve de moi. Je voudrais être une biche aux grands yeux tristes. Lécher le placenta de mon faon, un petit matin gris. L'herbe longue nous chatouillerait le museau, nous éternuerions, lui et moi, mon bébé et moi. Tous les deux, comme au premier matin du monde.
Il se lèverait sur ses frêles petites pattes, pousserait un timide bêlement d'amour pur, et me suivrait vers la source fraîche où j'irais brouter le trèfle mouillé de rosée.
En tous cas, j'aimerais bien, je préfère le trèfle au foin que je mange d'habitude."


C'est pas forcément très malin, mais quelque part, ça soulage.


Ensuite, en plus des preum's, il y a les +1.

Quelqu'un a dit quelque chose, t'es d'accord, tu dis +1.

« La vodka c'est meilleur que le vin »

« +1 »

« La situation géopolitique des régions caucasiennes m'inquiètent au plus haut point, je crains que l'escalade dans les tensions raciales n'entraînent une dégradation des relations paritaires, et il se peut que les conflits s'exportent à l'étranger, et le schisme entre l'Eglise Orthodoxe et la secte des anabaptistes francs-maçons n'augure rien de bon dans ce contexte »

« +1 »


Du coup, pareil, j'en vois, j'édite.


"malgré mon manque de cerveau entraînant une incapacité notoire à formuler une idée qui me soit propre, l'opinion proposée précédemment m'interpelle, et je tiens par la présente à exprimer ma plus vive approbation de ces propos"
ou
"quelle belle opinion ! Je n'ai pas les armes pour m'en forger une moi-même, mais j'applaudis des deux mains, mais comment fais-tu pour avoir tant d'idées à toi, t'as une recette, non ?"
ou
"c'est trop vrai, ce que vous dites, citoyen, je m'incline devant votre intelligence supérieure, vous baise les pieds et les nettoie de mes cheveux, que j'ai pris soin de bien laver au préalable"


On s'amuse comme on peut.


Mais je tenais à vous faire savoir pourquoi je vous néglige comme des vieilles chaussettes qui traîneraient depuis deux semaines sous mon lit, attirant les souris et exhalant un fumet de lamproie échouée sur les rives de la Garonne dont même un ragondin affamé ne voudrait pas.

 

Je fais dire des bêtises aux gens bêtes. C'est un sacerdoce*.

 

*Vous avez remarqué la mise en abyme avec le titre ? J'en ai des frissons.

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 22:42

Mes chers petits amis,

une fois de plus, je vous ai laissés tout seuls quelques jours, livrés à vous-même, dans un désespoir que j'imagine sans fond, contraints que vous étiez de vous rabattre sur le blog de Morandini pour vous tenir au courant des dernières nouvelles qui agitent le tout-web2.0, ou pire, contraints de lire des livres écrits par d'obscurs tâcherons dont la prose n'égale sûrement en rien celle de ce blog impérial.


Je n'étais pas bien loin, rassurez-vous, bien que je puisse dire à peu près honnêtement que je n'ai pas du tout pensé à vous.

Non, parce que j'étais sur une île de la Loire, chez des amis, chauffé au poêle à bois à écouter tranquillement Samarabalouf en buvant du thé à la menthe ou du ptit rouge, à discuter de Jean-Pierre Brisset ou des avantages du mouton d'Ouessant et du radis noir. A aller à un festival de BD aussi, au passage, pour revoir Lelf et son Kromagnon et profiter un peu des auteurs présents que mon hôtesse avait contribué à nourrir de ses blanches mains. A marcher un peu sur les bords de la Loire, en discutant de la pénurie d'abeilles de cette année et des maladies des peupliers qui sont tous malades dans le coin, et de Riton la Manivelle qui vient au Lenin Café en plus de la librairie Goscinny où je l'ai rencontré (et de la manif où je l'ai croisé), et des inondations qui font que c'est problématique pour avoir des moutons et qui rend heureux les chats qui font des carnages avec les souris dont les radeaux de paille arrivent près de la maison, et des castors qui sont là depuis dix ans, et tout ça.

C'était bien.


Tiens, j'ai découvert en plus que j'étais capable de plein de choses, ces trois jours et quelque, par exemple, je suis capable


-de manger cinq fruizélégumes par jour (et non, le couscous c'est pas de la triche)

-de m'arrêter de manger du couscous avant que j'ai l'oesophage qui déborde par le nez

-de passer trois jours sans avoir envie d'aller sur internet (et d'y rester quand même plus de dix minutes par simple acquit de conscience, c'est fou comme malgré tout les automatismes restent)

-d'aller à un festival BD sans me ruiner (quelques oeuvres de Pépito, dont une seule pour moi, ça fait pas gras), et d'y passer sans me faire faire la moindre dédicace (le deuxième jour, soit)

-d'être reconnu par Cécily que quand même on s'est vus qu'une fois à l'occasion du Festiblog y'a deux ans (je devrais le mettre à son actif, soit. Mais même, je le prends comme une reconnaissance de ma capacité à être reconnaissable, ne serait-ce que par ma barbe et mes oryctéropes)

-de ne pas être jaloux de Lelf et de sa belle interview d'Emile Bravo

-de ne pas travailler mon chinois

-de déchiffrer des étiquettes de boîtes de thé chinois (oui, en chinois)

-d'acheter un stylo à calligraphie

-de boire du café turc jusqu'au fond de la tasse

-de ne pas regarder du tout la télé

-d'assumer complètement mon amour du sport à la télé, mon chauvinisme et mon amour de Miyazaki devant des amis qui méprisent tout ça (oui, je connais des gens qui n'aiment pas Miyazaki et je les aime)

-de louper sans regret un match du XV de France

-de trouver dans quel album Tournesol pique une colère mémorable

-de jouer du Chostakovitch à la flûte à nez après quelques essais seulement

-de ne pas me sentir un intrus chez des gens dont je mange la nourriture, ennuie le grand-père avec une flûte à nez, salis les draps, use le PQ et à qui globalement je n'apporte rien, sinon l'honneur extrême de ma présence dont je vous ai privés vous, petits malheureux.

 

Mais rassurez-vous, je suis re-là.

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 16:42

Mes amis

Ma vie n'est que souffrances et chaque pas en avant m'est un martyre insupportable.

Ne voyez pas dans ces mots une métaphore psychologique à deux balles, mais bien l'énoncé d'un simple fait : putain, je morfle comme un chacal.


Tout avait pourtant commencé normalement : hier soir, vers vingt heures trente, ma cousine et moi nous engueulons (je ne sais pas si les torts sont partagés, mettons que les raisons le sont), du coup je fais comme à mon habitude : je me barre pour ruminer les répliques cinglantes que j'aurais dû lui sortir, ou que je lui sortirai en rentrant.


Je prends donc mes cliques, mes claques, mon manteau et mon walkman avec D12 dedans (merci Donio), et en route mauvaise troupe. En plus, que je me dis, ça me fera mon sport du trimestre.


Et putain que ça l'a fait sa mère.

Parce que bon, je pars, comme ça, la fleur au fusil et le nez au vent, je marche le long de la N20, j'arrive à Porte d'Orléans (trajet cumulé : 2,71 km), je me dis que bon, ben je peux bien continuer vers la Tour Eiffel, en remontant l'avenue du Maine jusqu'à la tour Montparnasse (trajet cumulé : 5 km), puis en prenant l'avenue Vaugirard, le boulevard Garibaldi, le boulevard de Grenelle jusqu'à la Seine, puis le quai Branly.

Bah ouais, il fait beau, pas froid, le temps est clair, je ressasse gentiment en écoutant Eminem, je marche à un bon rythme, pas de raison de m'arrêter, hein, donc je continue. Je me perds un peu vers Grenelle, je retrouve la Tour Eiffel, flambeau de la fierté nationale brillant de mille feux, blabla (trajet cumulé : 8,77 km).

Du coup, comme il est pas tard (vingt-deux heures dix-sept à mon téléphone portable), je décide d'appeler un copain qui répond pas, du coup j'en appelle un autre que je suis pas allé à son mariage mais qui est dans le bus et qui répond quand même, même si je l'avais pas appelé depuis avant son mariage ni à son mariage.


On papote on papote, pendant que je longe la Seine vers Notre Dame par des espèces de parcs un peu boueux, on ragote sur les connaissances communes qui

-sont restées dans leur branche

-donnent pas de leurs nouvelles (comme Alainpimpin dont j'avais pas d'échos depuis trois ans et qui a surgi sur mon blog le soir même, c'est fou)

-continuent leur thèse

-sont entrées au séminaire (putain de dieu !)


Puis il voit sa maman, je les laisse et je me dis que puisque je suis à Saint Michel (trajet cumulé : 13,1 km) je peux bien continuer jusqu'à Porte d'Orléans, c'est tout droit.

Puis en plus, avec un peu de chance, le bon air parisien va me racornir le gros bouton qui a décidé d'élire domicile sur mon visage. Enfin, j'espère que c'est un gros bouton, parce que là j'ai plus l'impression que c'est un deuxième nez qui essaye de pousser à côté du premier.


Bref, donc, je marche. Boulevard Saint-Michel, rue de l'Observatoire, avenue Denfert-Rochereau, avenue du Général Leclerc, hop, de retour à Porte d'Orléans (trajet cumulé : 16,86 km). Bon, ben une fois là ce serait bête de s'arrêter prendre le bus, il est que 23 heures et un gros paquet de brouettes. Hop, on traverse le périph', N20.

Jusqu'ici, tout va bien. Puis, une fois dépassée la Vache Noire, à dix minutes de chez moi, aïe. Mon pied gauche a décidé de m'emmerder, sans prévenir. Ca tire fort derrière les tendons. Je serre les dents, et j'avance, le regard fixé devant moi, émettant par moment un vaillant « Aïeuh ! » ou « Pute ! ». Mon pied gauche commence à faire coucou aussi. Vaille que vaille, j'avance.


Bon. J'arrive chez moi (trajet cumulé : 19,38 km), j'enlève mes godasses, je bouffe un peu, je me pose sur mon lit, et, retenant ma respiration (plus pour l'odeur que le suspense), j'ôte mes fines chaussettes en fil d'Ecosse, m'attendant à voir surgir une masse de chairs meurtries et noirâtres, avec quelques reflets verts gangréneux.


Que dalle.


Mes pieds sont roses, sains et odorants. Mais douloureux. Un coup sous l'eau froide, et au dodo.


Et ce matin, fier de ma résolution, je mets des bonnes chaussettes de tennis et vais à la fac, d'une démarche encore plus canardesque que d'habitude vu que j'ai mal dès que je pose un pied par terre. J Me mordant mes lèvres purpurines à chaque pas, je fixe sur mes traits une grimace de douleur crispée (ou de dépressif constipé, sans miroir je suis pas sûr), dans le but inavoué de d'attirer l'attention d'une fraîche jeune fille aux yeux pétillants et aux longs cheveux claquant dans le vent, qui viendrait avec sollicitude et de l'inquiétude dans ses yeux pétillants s'enquérir de si elle pourrait faire quelque chose pour moi.


Encore, que dalle.


Toutes des putes, les fraîches jeunes filles aux yeux pétillants (et en plus, y'avait pas de vent).


Bref. Je suis donc allé à la fac au prix d'atroces douleurs dans mes pieds mutilés, pour ne pas rencontrer de jeune et fraîche pute aux yeux pétillants et aux longs cheveux claquant dans l'absence de vent, tout ça pour apprendre qu'il y avait pas cours à cause de la grève.


On m'y reprendra pas, à faire du sport.


Au moins, j'ai la confirmation que le gangsta rap aide à marcher.




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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 23:42

Des fois, quand je m'ennuie chez moi, je regarde en arrière. C'est moins stressant que de regarder en avant.

Et du coup, ça fait faire des découvertes de ouf malade. En particulier, ça fait découvrir l'importance de gens qu'on a quasiment oubliés depuis longtemps.


Parce que bon, des fois, des gens, c'est normal qu'ils laissent une trace dans nos vies. Genre la famille, pour faire simple. Par exemple, j'aime bien lire, c'est la faute à ma grande soeur qui m'a appris (avant de vouloir attenter à ma vie avec tous les couverts qui lui passaient entre les mains), et à cause de mon popa et ma moman qui m'ont fourni de quoi assouvir cette soif quand j'en avais besoin en me lisant Bilbo le Hobbit au lit, en cédant lâchement à mes réclamations geignardes d'un autre club des 5 ou du dernier Super Picsou Géant, puis en me fournissant en sommets de la littérature, que ce soit du polar navajo (Tony Hillerman, tu me manqueras) ou des récits de jeunesse irlandaise (mon père est amateur inconsidéré de récits de jeunesses irlandaises, qui se ressemblent toutes étrangement, avec des pères alcooliques, des courses de chevaux, des patates, du homard et du sexe souvent effrayant).


Mais des fois, ce sont des gens complètement improbables qui donnent une orientation à votre vie.


Prenons le cas de Fredouille, garçon au physique aussi improbable que son patronyme (hahaha, je plaisante, cher Fredouille, si tu passes), avec qui je n'avais qu'un contact intermittent en prépa. Je lui parlais sans doute plus qu'aux psychopathes du DM de maths, mais moins qu'à mes partenaires de colle. Je n'ai que peu de souvenirs de lui, mis à part sa tendance à être plus con quand il était avec ses amis (je ne lui en veux pas, c'est un trait pénible que je partage), à faire des combats au sabre laser invisible dans les escaliers avec un de ses potes en imitant le bruit du sabre avec sa bouche (à vingt ans, c'était mignon), et à me faire la promotion de Lapinot, une BD qu'il appréciait apparemment beaucoup.

Du coup, moi qui n'avais pas beaucoup évolué depuis mes lectures de BD de jeunesse (qui incluaient l'Incal, Valérian et Barbarella, quand même, en plus d'Astérix, Tintin et Lucky Luke), je me foutais bien de sa gueule « haha, il lit Lapinou » (oui, la prépa n'est pas plus gage d'élite humoristique que culturelle, hein).

Puis, un jour, je me décidai à lire Lapinot (parce qu'en prépa, la BD, c'est bien, ça déstresse après les examens de quatre heures du samedi, et ça prend pas trop de temps à lire). Et là, claque dans ma gueule. J'enchaînais avec les Donjon, et Plageman.

Puis je ne m'arrêtai plus.

J'ai fini la prépa, et je n'ai plus jamais parlé depuis à Fredouille. Mais à cause de lui, mon premier poste de dépense est figé depuis sept ans au moins : la bédé. Et ça a pas l'air d'être près de changer.

Enculé, va. Mais merci quand même.


Tiens, à cause de ce type, j'en ai rencontré un autre. Enfin, rencontré, sur un site internet. Un forum consacré à la BD, même.

Et là, paf, alors que jamais je l'avais rencontré en chair et en poil, le gars, là, il me fait ouvrir un blog.

Que j'alimente de pas mal de rediffusions, certes, mais pas que.

Mine de rien, ça me bouffe un paquet de temps. Que je n'utilise pas pour chercher à bosser, du coup.

Tout ça par la faute d'un faux belge que j'ai vu quoi, six fois en vrai ?


Décidément, je me dis que je dois un peu ma vie à des gens qui n'en ont rien à foutre.

Quelque part, c'est un peu inquiétant.

D'un autre côté, je m'en fous, j'aime bien ma vie, tant que la chaudière marche.

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 22:42

Je n'aime pas ma chaudière. Depuis le début de l'année, elle me fait chier. Depuis qu'elle s'est arrêtée, et que j'ai tenté sans succès de la rallumer, alors qu'il faisait six degrés dans le salon, et qu'elle a essayé de me péter à la gueule en faisant VROUF, parce que en appuyant sur le bouton, au lieu de laisser sortir un petit filet de gaz gentil, elle laissait sortir toute un fleuve qui faisait VROUF en menaçant de me cramer les sourcils. Du coup, j'ai dû aller dormir chez ma tante, parce qu'un petit radiateur électrique gros comme une boîte à chaussures, c'est limite pour chauffer 150 m². Puis bon, sans eau chaude, c'est pas top non plus pour se laver. Non que je tienne particulièrement à me laver, mais voilà, quoi.

Bon, après, ma tante est passée et a réussi à la rallumer sans qu'on ait besoin de faire appel à des plombiers. Pour un temps. Parce que finalement, elle se remettait sans arrêt en panne, cette salope de chaudière. Toutes les trois heures, au mieux. En fait, on s'en rendait compte quand les radiateurs étaient froids.

Qu'à cela ne tienne, on est allés rallumer régulièrement la chaudière. Même en allant pisser à six heures du mat, hop, babouches, et on ouvre la porte fermée à clé, on sort en faisant crisser les feuilles mortes pleines de neige, on ouvre la cave, on descend les escaliers, on constate que la pression dans le ballon est à zéro, on ouvre le robinet, on laisse monter la pression, on referme le robinet, on ouvre la chaudière, on appuie sur le bouton, on met une allumette parce que le piézo est niqué, ça fait un petit vrouf, on attend un peu, on pousse la languette, ça fait un gros VROUF, on referme la chaudière, on remonte les escaliers, on ferme la cave à clé, on retraverse la cour gelée, on referme la porte de la cuisine et on retourne se coucher.

Ca aura marché une bonne semaine, quand même. Une semaine à passer mon temps à descendre à la cave et à tâter les radiateurs, si on peut laisser la main dessus, la chaudière est éteinte.


Puis la chaudière refusera de se mettre en mode sécurité, et au lieu de s'arrêter quand la température est trop haute, elle continuera de chauffer. En faisant monter la pression dans le ballon. Qui se purgera dans un grand dégagement de vapeur, au moment même où je descendrai parce que les radiateurs sont bouillants et que ça commence à cogner dans les tuyaux. Quand on est pas habitué, ça fout la trouille, même si c'est pas forcément super grave. On aura juste eu l'air un peu con en appelant les pompiers. Enfin, ils l'ont pas dit, même pas sous-entendu, même pas fait la moindre remarque, ils sont bien nos pompiers.


Bref. On a appelé des chauffagistes, qui ont constaté que notre vase d'expansion était naze (plein de flotte au lieu de gaz) et que les pompes qui mettaient en mouvement la flotte dans les tuyaux jusqu'au deuxième étage aussi. Du coup, on les a remplacés. Ca douille.


Mais ça suffit pas, parce que cette connasse de chaudière continue a faire des siennes. Et à monter en température sans s'arrêter. D'ailleurs, elle prétend qu'il fait 20 dans son ventre. Alors que ça flambe comme en 33 à Berlin. Menteuse. Et comme elle prétend qu'il fait pas assez chaud, elle continue de chauffer, et je dois redescendre l'éteindre. Presque comme avant, quoi. Sauf que maintenant, au lieu de descendre pour l'allumer, je dois aussi descendre pour l'éteindre. Et purger le vase d'expansion quand elle passe dans le rouge. PSCHHHHHHH. Pas appelé les pompiers, cette fois.


Je hais cette chaudière.

Je crois que c'est réciproque.

Ce matin, je la rallume. Quarante minutes plus tard, je vérifie, la pression est montée un peu haut, je l'éteins. Cet après midi, je réitère. Ce soir, les chauffagistes repassent. Je la rallume une heure avant qu'ils passent, qu'ils voient ce qui cloche. Quand on est en bas, seule la veilleuse est allumée au lieu de tous les brûleurs, et la pression n'a pas bougé d'un iota, elle est parfaite. Tout va bien. Elle fonctionne. Elle se relance correctement quand on augmente la puissance, et se remet en veilleuse quand on la diminue. Parfait.

Une heure et demie plus tard, quand les chauffagistes sont repartis, je redescends. Elle flambe à fond et la pression a grimpé.


Cette salope de chaudière me hait.

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 18:42

Pfiou. Je mets pas à jour souvent, en ce moment, dites donc. Je devrais ptet, mais bon, en même temps, y'a la déprime post-vacances à respecter (je fais ce que je peux, faut pas m'en demander trop non plus de ce point de vue là), puis y'a les partiels à réviser, fouuu je suis chaud comme la braise là, je connais bien par coeur plein plein de caractères qui se ressemblent des fois un peu, des fois pas trop, puis je connais plein de structures zarb, mais pas si zarb que ça en chinois, hein, et puis la grammaire et tout et tout, là, ouech ouech ça va donner cousin, ça va donner sa mère !

Enfin, d'ici lundi, j'ai bien le temps de tout oublier, il faut oublier, lalalala.

C'est vrai qu'un week-end, c'est limite un passage à la Légion Etrangère, pour zapper tout ce qu'on a pu apprendre les jours précédents. Grave, ouech.

Enfin bon.

On va espérer que ça va pas trop s'en aller, que je me souviendrai un peu de mon vocabulaire le moment venu, tout ça. J'y crois moyen, mais j'y crois. Ouech.


Sinon, la chaudière est toujours capricieuse. Une vraie diva, la salope. Enfin, je devrais pas trop dire ça, là, elle a décidé de nous faire plaisir, elle chauffe sans interruption depuis plus de 24 heures sans que j'ai eu à la rallumer. Juste j'ai purgé un peu un radiateur parce que la pression s'approchait de la zone rouge, alors que d'habitude elle a tendance à baisser sans raison. Mais là, depuis, elle s'est presque stabilisée, et les petites fuites qui étaient apparues un peu partout dans les tuyaux se sont calmées. C'est pas super logique, mais ça soulage. Pour le moment.


Bon.

Du coup, j'en oublie que ma grande soeur va se marier dans quelques heures. Pinaise. Plus que quelques heures, et la première de la génération du côté de mon père convole. Merdalors. Et j'y suis même pas à cause de quelques foutues constructions syntaxiques à la con, les séries shang et na et zou, leurs combinaisons à la con, yanamarre.


Je devrais manger, pour compenser la frustration. Il me reste deux paquets de Petit Lu et un de Prince à peine entamé. Mais je le fais pas. Il est 16h55 et j'ai juste petit déjeûné d'un peu de thé et de trois Prince. Je vais devenir anorexique. Mais là, ça va encore, j'ai bien du gras partout pour protéger du froid, comme les otaries. Mais je m'abstiens de faire honk honk, pour le moment.


Enfin, j'ai quand même failli le faire, quand j'ai vu mes stats ce matin. Parce que comme prévu, j'ai boosté un grand coup mes visites avec un article avec sexe dans le titre. De 30 malheureux petits visiteurs la veille, j'ai grimpé à 76 d'un coup. Puis retombé à 40-50, mais bon, ça fait du bien de se dire qu'on avait raison, sans compter d'être pris pour une frustrée du kiki (ou un hétéro mal orienté, je sais pas bien). Toujours un bonheur, les gens qui passent chez toi sans te connaître ou prendre la peine de tenter de comprendre où ils sont. Tiens, ça fait un peu pédant, de dire ça. Ca me va quand même, je le dis, je suis un incompriiiiiiis.


Et en plus, futur beauf. Dammit, dammit dammit dammit dammit dammit dammit dammit dammit garanti sans copié-collé (j'ai trop de respect pour vous, lecteurs compréhensifs).


Dammit et holy crap.


Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai besoin de faire monter mon score à ce test de géographie tout pourri, moi.


A plus les chouchous.

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 22:42

Hier, histoire de pas faire comme tout le monde, j'ai fêté la nouvelle année avec des gens. On a parlé de prépuces et de prénoms. On a mangé des trucs qu'étaient pas des burritos, on a écouté pas de l'Amel Bent, on a dit des trucs sur des gens que je répéterai pas pour pas porter atteinte à leur réputation sexuelle, on s'est fait des bisous de bonne année, on a caressé des chattes toutes douces, du coup j'ai parlé de mon ancienne coloc, on a vu passer des jeunes qu'on a pris de haut, je me la suis pété avec les mêmes histoires que depuis des mois, j'avais le nez qui coulait dans ma moustache, mais dans l'ensemble, c'était bien. Bien bien, même. Pas la débauche, mais mieux. En fait, tellement que c'était bien qu'on a presque pas vu arriver la nouvelle année.


Mais bon, ayé, maintenant, la nouvelle année est bien là, l'ancienne commence déjà à s'éloigner, je devrais travailler, réviser mon chinois, les résultatifs, les formes potentielles avec directifs, la structure avec bă, essayer de parler, d'écouter du chinois, mais j'ai la flemme. Parce que je suis malâââââde. Que même j'ai failli pas aller au Nouvel An que ç'aurait été dommage, parce que j'avais peur de m'endormir et de laisser une flaque de morve liquide sur le plancher d'une femme enceinte et d'un barbu geek sans prépuce.


Mais j'y suis allé quand même, et j'avais pris du Smecta avant, que j'ai même pas eu besoin d'aller faire popo chez eux, alors que la veille j'avais utilisé deux rouleaux de PQ (double épaisseur), et que ça faisait un bruit pas agréable dans les toilettes. Et dire que quand ça a commencé, j'avais pas de papier, ni de mouchoirs, j'ai par chance dégoté dans un placard de la cuisine des serviettes en papier qui devaient dater d'un ancien anniversaire. C'est pas rigolo de couler du nez et des fesses. Et d'avoir le ventre qui gargouille comme la fontaine Saint-Michel pendant toute la nuit. A s'en demander si j'ai pas les boyaux qui se sont rétrécis, ou déplacés, et qui cherchent une position plus confortable dès que je bouge. Un peu comme un foetus, sans doute, en plus allongé. Mon Dieu, mes boyaux sont vivants. Ma flore intestinale a évolué, et cherche à s'échapper avec mes tripes, j'ai une civilisation dans les entrailles qui veut partir à l'aventure voir le vaste monde. J'ai peur, et envie de chier. Mais pas trop, grâce au Smecta. Je fais juste résonner la porcelaine avec des pets retentissants qui font vibrer le sol et les murs. PRAAAAAAAAT. Puis plus rien.


Bref.

Je suis malâââââde. Et des fois, je suis pris de grands frissons qui me parcourent le corps comme un orgasme bon marché. Ca me donne des envies de comparaisons scabreuses, pour faire monter mes stats. Je préférerais que ce soit la température qui monte, mais là, le chauffage marche plus dans toute toute la maison. Et dehors, il fait entre moins deux et moins un. Heureusement que j'ai une couette. Et un ordinateur pour me mettre sur les genoux. Pendant ce temps, ma soeur approche de son mariage auquel je serai pas. Jamais. De toute ma vie. Alors que c'est pas tous les quatre matins qu'on a une soeur qui se marie au Cameroun. J'aurais dû dire prout à mes partiels, et y aller, là-bas. Surtout que j'ai le transit idéal pour dire prout, en ce moment, et qu'il doit faire moins froid là-bas qu'ici. Puis j'aurais pu voir mon futur beauf avant que ce soit mon beauf. Parce que là, je le connaîtrai que comme un beauf. C'est un peu triste.


J'ai le droit d'être triste, mon petit corps malingre est secoué de vilaines grosses quintes de toux alors que, seul dans une grande maison vide (ma cousine m'a abandonné pour passer un Nouvel An au Maroc en amoureux), seul, pathétique, un ordinateur sur les genoux pour seul source de chaleur, je raconte ma vie à des gens qui feront que se dire de chez eux « pfff mais quel geignard, burp, de quoi il se plaint alors qu'il l'a bien cherché ce ptit con ». Vous êtes vraiment trop cruels, je ne mérite pas tant de haine alors que mon nez coule dans mon clavier.


Vilains.


Bonne année quand même.

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