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FIGB recrute




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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 19:42

De toutes les régions françaises, la Bretagne est sans nul doute celle que l'on pourrait qualifier de « favorite du ciel ». La preuve, il lui jouit dessus plusieurs fois par jour (1).

En effet, depuis pas loin de trois semaines que je suis là, je ne crois pas qu'il ait fait beau deux jours d'affilée. Et il y en a, des paires de jours d'affilée en trois semaines. C'est dire, donc.

Le temps étant à l'indécis fixe, il nous a été impossible de nous adonner à toutes ces joyeusetés normalement associées à l'été en Bretagne : pas de chasse au farouche bigorneau sauvage, pas de bains  de mer ponctué de petits cris efféminés « hi, hi, hi, elle est froide », pas de longue promenade sur les remparts de Saint-Jacut-du-Méné, pas de traque de crevettes entre les trous d'eau.

Du coup, les deux tantes acariâtres et staliniennes (2) chez qui je loge ont décidé de m'exploiter jusqu'au trognon.

Ca fait que mes après-midis, au lieu d'être dévolus à de douces séances de bronzette sur la pelouse avec un bon bouquin (3), se déroulent dans les maisons qu'elles ont achetées afin de les retaper.

Pas que j'y retrouve à redire, en fait. Retaper des maisons en Bretagne, c'est plus gratifiant que de bâtir des châteaux en Espagne (4).

Me voilà donc contraint à transporter des plaques de plâtre de trente kilos (c'est chiant à faire passer par les escaliers), tailler des plaques de plâtre au cutter, raboter des plaques de plâtre, poncer des plaques de plâtre, couper des montants métalliques et des fourrures à la grignoteuse, enlever des mèches de perceuse, aller chercher des machins dans la maison d'à côté par laquelle on accède par le placard au fond des chiottes, visser des vis dans tout ce qui peut se voir percé par des vis, poser des tapis de laine de verre urticante partout où il faut isoler (là, on devrait pas entendre dans les chambres les gens qui font caca, même si les murs sont mitoyens avec les gogues), le tout en écoutant les dix mêmes chansons qui passent en boucle sur MFM depuis trois semaines parce que c'est la seule station qu'on reçoit correctement.

 

Mais, malgré tout, à mes moments perdus, car il se trouve que je perds des moments, des fois, quand on en est à l'électricité et que j'ai rien à faire parce qu'on peut pas être à trente-six sur un escabeau avec des tournevis et des dénudeuses à fil, je peux prendre le temps de faire de l'art.

Et donc, je laisse parler mon tempérament d'artiste, que mes parents ont cherché à brimer en moi depuis ma plus tendre enfance, et que j'ai longtemps dû refouler par peur des sarcasmes maternels qui accompagnèrent chacune de mes tentatives de cadeau de fête des mères (5).

 

C'est bien malheureux quand même, parce que j'ai découvert qu'à l'aide d'un simple cutter, d'un bout de tuyau à eau potable et d'un peu de talent, je pouvais faire un magnifique ressort à boudin (6), fixable au bout du doigt pour faire comme si on avait des doigts de déesse comme dans Yakitate Ja-Pan.

Mais mon grand-oeuvre est plus audacieux formellement.

Réalisé avec des rejets de montants métalliques, de rails et de fourrures, à l'aide d'une grignoteuse, d'un machin à faire des trous et d'un peu de simple force brute, voici le clou de ma future exposition au Grand Palais :

 

Machin n=°1

 

 

 

Vous pouvez faire vos offres d'achats.

 

  1. 1. Hop, voilà de quoi faire remonter mes stats

  2. 2. Bon, en fait, l'une est anarchiste mais reçoit des tracts trotskystes, et l'autre préfère regarder le tour de France et reçoit Tennis Magazine

  3. 3. Pour être tout à fait honnête, j'ai essayé une fois, et je me suis retrouvé des fourmis plein le T-shirt. Et elles mordaient, les salopes. Du coup, je suis rentré, et dix minutes plus tard, il pleuvait.

  4. 4. C'est pas beau comme du Marc Lévy, ça ?

  5. 5. Je dis ça parce qu'il paraît que ma maman me lit. Coucou maman !

  6. 6. A vrai dire, je ne sais pas ce qu'est un ressort à boudin, mais ça sonne bien.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 18:42

Quelques instants durant, internet m'a offert le moment le plus émouvant de ma vie.

Quelques instants durant, j'ai cru avoir trouvé l'âme soeur.

Une personne qui pensait comme moi, avec qui je partageais des expériences. Une personne qui, comme moi, testait les limites de facebook, respectait le saucisson, avait un frère de carte téléphonique, répondait aux mails de récents orphelins de banquiers ivoiriens. Une personne qui avait des amis dans le Maine et Loire, connaissait la Lozère et...

Merde, qui me ressemblait en plus vachement quand j'avais sept ans ?

 

Hum.

 

Bon, tout compte fait, pas d'âme soeur, juste un gros plagiaire.

C'est assez flatteur, quelque part, d'être plagié. Parce que bon, OK, ça m'est arrivé une ou deux fois d'avoir quelqu'un qui me demande « on peut publier quelques uns de tes articles sur notre site, silteuplé ? On mettra ton nom et un lien vers ton site et tout », à quoi j'ai répondu quelque chose comme « Ha bé. Heu. Pourquoi pas », un peu étonné et content que ça intéresse un tant soit peu quelqu'un.

 

Mais là, sans déconner, quoi. Quelqu'un s'est dit que c'était suffisamment bon pour valoir le coup de le faire passer pour sien.

 

Puis être plagié en étant lu, c'est encore plus mieux. Parce que bon, même si mon plagiaire laisse des photos de moi, il (elle ?) a quand même pris soin de changer mon nom dans mes textes. Parfois même (pas souvent, hein), de changer les titres (Y'a des yakuzas dans mon jacuzzi se retrouve mystérieusement transformé en King banana chocolate and crizpiz country), de mettre des morceaux d'autres musiciens quand j'en cite, et de rajouter à ma liste de cadeaux de Noël les siens. Voire d'améliorer l'article avec des petits jeux de mots.

 

C'est le début de la gloire, les enfants !

 

Surtout que hein, je suis quand même vachement bien entouré.

Parce que outre 34 (si j'ai bien compté) de mes articles, on en trouve pas mal de cubik (enfin, il me semble, j'ai pas tout vérifié), ainsi que Ak (que j'aime beaucoup ce qu'il fait) et Boulet, les deux derniers sans les dessins (que dire... Putain, on me met au même niveau que Boulet, quoi ! La classe internationale les cocos !).

 

Bon.

 

Je fais quoi maintenant que j'ai la gloire ?

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 10:42

Bon.

Me voilà donc au vert, en Bretagne. J'aime bien la Bretagne, et j'aime bien être avec mes vieilles tantes. Avec pour voisins un éleveur de porc d'un côté et une famille un poil dysfonctionnelle de l'autre (des tueurs de chien et une empoisonneuse de chatons qui a l'excuse d'avoir été violée par son frère moitié débile et son oncle il y a quelques années). Ca incite pas forcément à sortir beaucoup dans le coin mais bon.

 

J'aime bien être ici, parce que ça me permet d'être souvent tout seul, et en fait, j'aime bien être souvent tout seul, et lire, et glander comme un tapir (c'est juste pour la rime).

 

Puis ça me permet de me sentir parisien, des fois, aussi. Comme quand on va faire des courses à l'intermarché de Lamballe, et qu'on voit que ho putain, les ploucs qu'il y a ! Du coup, à penser ça, on se dit ho putain, quel con de parisien je fais ! Et on a un peu honte mais pas trop quand même.

En même temps, hein, la Bretagne, c'est le pays des ploucs, c'est normal qu'il y en ait des beaux. Et puis y'a pas que ça, en Bretagne, heureusement.

 

Par exemple, il y a mes tantes. Même si y'en a une qu'est pas biologique et qui nous terrifiait quand on était petits alors que c'est la biologique qui mettait des tartes (mais juste à moi). Mais comme j'ai déjà dit du mal des bretons elles il faut bien que j'en dise du bien, comme ça, les bretons me pardonneront.

Parce que mes tantes, elles sont fortes quand même. Déjà, elles m'ont presque plus supporté pendant les vacances que mes parents, qui me confiaient à elles des mois par an, aussi bien en été qu'en hiver.

 

Et ça ne me gênait absolument pas (la preuve, je reviens, et à ma demande, aujourd'hui encore, et c'est pas que pour fuir ma colocation avec ma soeur), même si y'a des araignées partout dans ma chambre (en même temps, elles l'ont construite juste pour moi cette chambre, ce serait mesquin d'en dire du mal).

 

Quand j'étais plus pitit, avec mes tantes, on faisait des camps de tennis qu'elles organisaient (parce qu'une de mes tantes est prof de tennis). Et même qu'on était contents de monter la tente et de s'arroser de liquide vaisselle quand c'était notre tour de la faire, malgré les épileptiques belges dans les douches. Et on se faisait jamais engueuler, même pas mon cousin quand il se levait à sept heures du matin pour donner nos croissants du petit déjeûner aux mouettes (et ça fait du bruit, un troupeau de mouettes qui se disputent des croissants). Et on jouait au volley avec des sourds ou des idiots, ou les deux, et c'était rigolo aussi, mais pas autant que de faire six heures de tennis par jour (ne vous en faites pas, il ne m'en reste rien). Et quand on était pas en camp de vacances, je lisais l'intégrale de Jules Verne et les aventures du docteur Bombard et je cueillais du cassis allongé sous les buissons et on faisait de la gelée qu'on étalait sur nos croissants avant d'aller jouer au tennis et estropier ma tata (mais ça c'est juste mon petit frère).

 

Aujourd'hui que je suis grand, on change d'activités. Les cassis sont morts, alors on fait de la confiture d'abricots. Je regarde mes tatas creuser des trous dans leur jardin entre la fosse septique et le jardin du voisin.

Puis on fait des courses que je ne fais pas à Paris. On achète des portes par lots de quatre. C'est cool d'acheter des portes, mes parents me l'ont toujours caché. Et on achète des poignées de portes pour aller avec les portes, et les dilemmes sont nombreux, poignée platine ou nickelée ? Combien de trous ? Deux, trois, quatre, avec un ovale long, un à serrure ? On a passé une demi-heure dans le rayon poignées de portes de BricoDépôt sans s'ennuyer (sauf celle de mes tantes qui gardait le chariot avec les portes).

 

Je découvre la vie avec mes tantes, et c'est pour ça que je les aime. Que je veux être comme elles quand je serai grand, parce qu'elles s'économisent pas pour rendre service à tout le monde, que je me dis que y'en a dans la famille qui pourraient en prendre de la graine (suivez mon regard).

 

Oui, un jour, je serai comme elles, j'emmènerai mes neveux faire une course de portes. Et je leur ferai creuser des trous pour la fosse septique, et je les laisserai cueillir les groseilles, et on fera de la gelée, et je leur raconterai comment mon tonton la mangeait au petit déjeûner sur des croissants avec du magret de canard, et on dira beurk, et puis hop au lit, avec Deux Ans de Vacances si vous voulez.


(Non, les frangines et le frangin, une note de blog n'est pas contractuelle, vous vous occuperez tous seuls de vos morveux, je dis ça que pour que le public fasse "hooooo" d'un air attendri et que je couche avec après s'il est de sexe féminin et pas moche comme un pou)

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 00:42

Alors heu, oui, bon, j'ai fini, je suis en vacances, j'ai eu mon année.

Je suis bien content, d'autant que j'ai battu Lute ce semestre (Lute, c'est une espèce de hollandais blond de ma classe de chinois qui fait rien qu'à traîner avec toutes les plus jolies filles de la fac. En plus il est musicien. Ha ha, prends ça, Lute !).

 

Je vais pouvoir maintenant me consacrer exclusivement à mon loisir préféré, à savoir l'épluchage de sardine en milieu urbain.

Enfin, ça c'est pour quand j'aurai fini mon intégrale du club des 5 en VO, avec François qui s'appelle Julian en vrai, Mick qui s'appelle Dick (ça lui va bien), et Annie qui s'appelle Ann, et Claudine-qui-veut-qu'on-l'appelle-Claude-parce-qu'elle-veut-pas-être-une-fille-elle-veut-être-un garçon qui s'appelle George-alors-qu'en-vrai-c'est-Georgina (et on la comprend, la pauvre).

 

Puis il faut aussi que je me consulte pour savoir si je vais en Algérie parce que avec tous ces attentats ma bonne dame, hein, c'est pas sans risque, sans compter ces sondes Pitot qui traînent dans tous les coins louches des aréoports et tout. Déjà que je me traîne en plus une espèce de grippe A qui a failli m'empêcher d'aller à Rennes voir trop de gens pour pouvoir leur parler à tous, constater que mon école d'agronomie produit toujours d'aussi belles poules à la mammelle volant à tous les vents et à la croupe robuste, puis aussi éviter la fête de la musique à Paris (ouf). Alors si c'est pour la filer au consulat de France tout entier, on va finir par m'accuser de terrorisme comme ils ont essayé de le faire à la douane de Tunis.

 

Bref.

 

Puis je dois aussi m'occuper de la pelouse, bien réarroser après que ma cousine l'ait fait histoire de noyer tout germe qui aurait pu surnager. Et éloigner les escargots de notre massif de basilic aussi touffu que l'aisselle d'Alain Bernard. C'est du boulot.

 

Mais c'est pas tout, mais c'est pas tout.

 

Enfin, si, en fait.

Il est tard et je suis tout fatigué, et tout. Alors je m'en vais faire un gros dodo, ouep.

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 00:42

J'aimerais, tel Bill Baroud en détresse sur une île déserte, vous écrire ces mots avec de la morve sur une feuille de bananier, mais si mon stock de morve semble dépasser la quantité de liquide que peut physiquement contenir le corps humain (fichu rhume des foins), il est malheureusement un peu clairet, et je manque en plus cruellement de feuilles de bananier.

Mais bon.

Si je vous ai laissés si longtemps sans nouvelles, vous mâchant les ongles dans une panique qui commençait à monter, c'est que j'ai été séquestré quatre jours durant dans le sud profond (plus précisément Nîmes). Ce sud que depuis des lustres, je me complais à honnir avec délectation.

Car en vérité, je vous le demande, qu'y a-t-il de plus honnible que le sud ?

Sans compter que c'est mon dada à moi de monter les pays les uns contre les autres, en dénigrant les uns (c'est à dire les autres) au profit des autres (la Bretagne si je suis en France, la France si je suis ailleurs et qu'il n'y a pas de français dans le coin).

 

Bref. Je suis au moment où j'écris ces lignes (au stylo bille sur feuille simple grands carreaux, finalement), dans une petite Peugeot avec pôpa, môman et tata, un dimanche de grands retours de vacances, sur la route entre Nîmes et Lyon (et il s'avérera qu'on mettra six heures et demie à faire ces quelques kilomètres, Bison Futé avait bien raison de mettre la journée en rouge, moi je dis ugh à Bison Futé, tu n'avais pas la langue fourchue).

Et pour échapper aux discussions familiales (c'est à dire aux prises de bec entre ma môman, sa soeur et mon pôpa sur le trafic, les voitures, les « voie de droite, voie de droite », les « putain mais tout le monde nous double on s'est bien fait enculer » au péage, il ne me reste plus qu'à lister en quoi, quand même, la Bretagne c'est vachement mieux que le Sud.

 

Parce que le Sud, déjà, il y fait trop chaud. J'ai ma petite chemisette qui me colle au gras (et par là au siège de la voiture) de la manière la moins sexy qui soit et les roustons qui baignent dans une soupe de sueur chaude, salée et piquante que si je m'essorais le calbute je pourrais fournir tous les restaus du XIIIème arrondissement en potage pékinois pour la semaine. En plus, même quand on va à la mer (où en mai il y a déjà trop de monde), on peut à peine se rafraîchir parce que a) on n'a pas de maillot, b) si on trouvait un maillot on se ferait vite choper par la brigade des moeurs pour attentat à la pudeur à cause de toutes ces dégoûtantes et sexy petites minettes en bikini qui ont des effets que la fraîcheur de l'eau ne saurait endiguer, vu que l'eau n'est fraîche que pour les beaux-frères camerounais, on peut y rentrer en quinze secondes, alors que toute baignade digne de ce nom se doit de commencer par un quart d'heure de rentrée dans l'eau, ponctuée de « Brrrrr », de « Hiiiiiiiii », de sorties découragées pour rerentrer juste après 5 centimètres plus loin (enfin, 5 centimètres en hauteur d'eau, donc, selon la marée, plus ou moins 10-15 minutes de chemin dans la vase ou les galets.

 

Donc, il fait trop chaud. Mais c'est pas tout (bis).

En plus de ça, le vert du Sud est moche.

Là où les verts bretons sont éclatants de vie, que ce soit dans les prés, les champs de maïs ou sur les plages (y'a-t-il plus beau vert que celui de l'ulve des plages bretonnes ?), les verts du sud sont ternes, poussiéreux, gris (les oliviers, berk) ou suffisamment sombres pour orner des cimetières.

D'ailleurs, les paysages du sud ressemblent à des cimetières de cailloux blanchâtres affleurant dans une terre jaune comme un grand-père abandonné depuis deux semaines sur une aire d'autoroute.

Je ne parlerai même pas de la toponymie (Ploubazlanec, c'est plus classe que Collorgues ou le Grau du Roi (on dirait des bruits de dégueulis).

Non, les seules choses qui manquent à la Bretagne, c'est les petits vieux, et l'apéro du soir à la terrasse du café.

 

Puis cette fille. Louise. Adorable brunette aux grands yeux marrons. Et à qui, incroyablement, je plais. C'est réciproque.

C'est agréable, d'avoir quelqu'un qui préfère votre compagnie à celle des autres. Qui se plaît dans vos bras.

Quoi que je suspecte que c'est pour mon côté confortable, ou parce que j'ai plus de doudous que sa maman. Mais même, que c'est bon de voir la jalousie dans les yeux des cousines quand le plus beau des bébés vous tend les bras et s'agrippe à votre T-shirt et refuse de vous lâcher.

 

Loulou, c'est la plus belle.

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 22:42

Pfiou, une fois de plus je vous ai délaissés pendant quelques temps mes chers lecteurs et trices, mais là, j'ai une excuse béton : je devais me laver les cheveux.

 

DEUX fois que j'ai dû me laver les cheveux, en deux jours. C'est la faute au portail. Y'a une polonaise qui venait pour le dîner (oui, c'est bizarre, on a tendance à croire que les polonaises ne prennent que des petits déjeûners, mais bon, c'est une bâtarde, pas une 100% polak, elle tient même pas l'alcool mais je m'éloigne de mes moutons) qui m'avait pété mon portail, je sais pas si je vous l'avais dit. Du coup, depuis pas mal de semaines, on vivait avec le portail qui donne sur le jardin ouvert 24/24, et la poubelle jaune dehors, vu qu'elle passait plus. Du recoup, on a fini quand même par le faire réparer, là, juste hier. Par des gens. Tiens, d'ailleurs, c'était rigolo, on dicutait avec les bonshommes et y'a une mémé qui passe avec son caddie, elle nous dit « ha mais y'a personne qui habite ici, je crois que la personne est décédée, ça fait super longtemps que le portail est ouvert et que la poubelle est dehors », haha, c'était drôle, parce qu'en fait on était vivants.

 

Bref.

Donc, les gars nous réparent notre portail.

Et mon beauf' se met à travailler dans le jardin, à arracher tout ce qui poussait sur notre vague plate-bande. Et moi, pour pas avoir l'air d'être un glandu qui s'occupe même pas de la maison de ses parents, qu'est-ce que je fais en bon couillon, je m'y mets aussi. Et comme il fait par terre, je fais les murs. Parce que on avait jamais touché au lierre depuis des années, du coup il y en avait une couche haute comme ça et épaisse comme ça (genre, ça fait beaucoup) sur le mur qui nous sépare de chez les voisins, et donc je me suis mis à tout arracher par poignées.

Puis à un moment, le gars qui s'occupe de réparer le portail nous demande si on a un escabeau, alors je vais le lui chercher, et je m'étais lavé les cheveux juste avant, et là paf, le sommet de l'escabeau, qui est une espèce de marche avec un creux au milieu qui s'était rempli d'eau se vide sur ma tête et mon t-shirt, heureusement que je m'étais changé pour un vieux t-shirt et mon jean qu'il y a des trous là où c'est bon pour l'aération des gonades mais pas pour la pudeur, parce que splache, tout sur ma gueule quoi.

 

Bon, j'ai râlé et puis je me suis remis à mon lierre, avec un sécateur parce qu'il y avait des branches mais COMME CA elles étaient les branches, genre énormes, un pied de porc en moins savoureux ces saloperies, bref, voilà, pis y'a ma frangine qui aide un peu et tout, et on est là en train de tirer les branches du lierre qui s'infiltrent sous les tuiles, parce que le mur il fait deux mètres avec des tuiles au sommet qu'on voyait plus à cause du mètre de lierre qu'il y avait dessus, et là je tire sur un truc pas plus gros que mon petit doigt, et j'ai à peine le temps de penser « ho, merde » et de crier « houla, merde », que paf, le haut du mur me tombe sur le coin de la gueule. Ou presque. Un gros gros paquet de lierre de deux mètres de long, avec des tuiles attachées dessus, qui pend en équilibre par les racines qui s'agrippent toujours sur le mur.

Bon, on fait tout tomber sans casser, à coups de sécateur et de machette (mon acquisition la plus utile de mon séjour d'études en Martinique), et voilà, on a donc maintenant un portail en plus et une tonne de lierre en moins sur les murs.

 

Ca fait que maintenant on a un gros tas de lierre dans le jardin. En fait, on dirait qu'un bébé cachalot végétal s'est échoué dans notre jardin. On peut d'ailleurs dire que notre jardin (où il commence à y avoir des roses, c'est presque joli) est essentiellement constitué d'un gros tas de lierre qui prend la flotte parce que depuis il s'est mis à pleuvoir sa mère sur Paris et sa banlieue. Du coup quand je suis allé en dédicace à la Diantre Party où j'ai enfin croisé Unpied (et pu me moquer de sa nationalité) et parler acoelomates avec Aurélie Pollet, mes cheveux qui avaient été mouillés par de l'eau croupie dans un escabeau avaient été retrempés par la pluie parisienne parce que j'aime bien enlever ma capuche quand il pleut à Paris, ça donne un genre hype et il faut avoir l'air hype dans les soirées parisiennes. Ou alors, boire du Saint-Emilion en terrasse en mangeant des olives et des chips et des cacahuètes et des dattes et des bonbons, ce que j'ai fait plus tard, mais sans tous ces gens-là, juste avec un breton. Mais bon du coup, le lendemain, pour aller en cours j'avais une coupe toute moche immortalisée par Peb & Fox alors j'ai dû me relaver les cheveux pour me refaire mon brushing et qu'on me pointe pas du doigt dans le métro en faisant « Ha Ha ! ».

Mais grâce à mon shampooing antipelliculaire en boîte verte dont j'ai oublié le nom, j'ai pu ne me faire humilier que par ma prononciation chinoise.

Les apparences sont chauves. Euh, sauves.

 

 

(Et tiens, je me dis que cette dédicace était vachte dans le ton, vu que j'ai failli mourir de pas avoir respecté la nature dans mon jardin en me prenant une grosse plâtrée de tuiles sur le crâne en arrachant ce sale lierre.

 

Mon dieu, Peb et Fox sont voyants.)

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 22:42

 

Des fois, comme samedi dernier qui fut à peu de choses près entièrement consacré à remettre au lendemain la révision de mon chinois (ce qui fut assez raté, vu que le lendemain fut finalement dépensé en peinturage de chambre de breton, pêche au brochet totalement infructueuse et allage au cinéma voir enfin Ponyo sur la falaise qu'est vachement choupinou) je me dis que y'a qu'une chose à laquelle je sois bon, c'est la sieste. Parce qu'en ce moment, c'est la plus intéressante partie de mes journées, et avec les ponts qui s'annoncent ça va pas s'arranger. Voilà un truc pour lequel je commence à accumuler un peu d'expérience, que je me dis. LE truc valable à mettre sur mon CV, entre « sait enfiler ses chaussures sans se tromper en moins de trois essais » et « sait donner à téter à un veau s'il est pas trop agressif genre croisé limousin » (sales bêtes, les croisés limousins). « Sait faire la sieste, ce qui a selon de nombreuses études un impact positif sur la productivité ». Ca se tente, que je me dis. Enfin, si j'avais le courage de refaire mon CV.

 

 

Puis je réfléchis, et je me rends compte qu'en fait, je suis pas si doué que ça.

 

J'oublie d'enlever mes lunettes, au risque de les tordre (ça m'est arrivé). Ou plutôt, j'ai la flemme de les enlever, ce qui est encore un peu plus la honte.

Je laisse des trucs dans mes poches, comme mon portable ou des sous, ce qui est super inconfortable dès que je dors sur le côté.

J'arrive pas toujours à gérer le ratio chaussettes / pull pour optimiser les transferts de chaleur, du coup j'ai froid aux pieds et chaud au haut, si je mets mal ma couette.

Je laisse des trucs sur mon lit qui font super plein de bruit en tombant et comme souvent c'est mes cours de chinois (oui, hein, je les révise quand même de temps en temps, sur mon lit mais je révise) il faut que je ramasse tout et que je remette dans l'ordre et c'est super chiant.

Je ferme pas mes volets du coup c'est trop lumineux et j'arrive pas à m'endormir sauf en mettant la tête sous un oreiller et j'arrive plus à respirer et j'ai trop chaud.

J'oublie d'éteindre la télé en bas et ça fait un bruit de fond pénible.

Je dors sur mes bouquins et je les détruis encore pire que ce que fait ma soeur dès que je lui en prête.

Je commence ma sieste à 19 heures du coup je me réveille à 21 et j'ai loupé les infos et ma nuit.

Je ne vais pas pisser avant du coup je me réveille au bout d'une demi-heure et ça me gâche ma sieste.

J'oublie d'éteindre mon téléphone et je me fais appeler par des connards qui devraient se douter que je dors, le vendredi à quatre heures, nom d'un petit bonhomme.

Je dors avec les bras derrière la tête et j'ai super mal aux épaules en me réveillant.

Je dors avec les jambes hors du lit et avec le poids des chaussures j'ai super mal aux genoux en me réveillant.

J'oublie de me recoiffer, alors j'ai la raie sur le côté et l'air con en me réveillant. On dirait un membre lyonnais des jeunesses UMP. Ca décrédibilise, quand même.

 

En fait, faire la sieste est plus compliqué que ce qu'on pourrait croire au premier abord. C'est pas donné à tout le monde d'y être performant.

 

Par contre, aujourd'hui, j'ai découvert que j'étais capable de la faire dans le RER, entre deux stations. Là, je suis assez fier de moi. Je me suis senti un peu comme un skipper, capable de micro-siestes tout en restant super affûté et prêt à réagir à toutes les situations. Par exemple, le redémarrage du RER après une heure d'arrêt dans un tunnel tout noir (et personne qui râle, c'était surprenant, et aucune information, ce qui l'était moins).

 

Heureusement que j'avais mon pitit lecteur CD avec de la bonne musique dedans, sinon le temps m'aurait paru long. Mighty Mo Rodgers sustained me.

 



(bon, ça c'est pour toi mon papa)
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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 01:42

Il y a des soirées comme ça, où au départ, on se dit que ça va être tout pourri. Que le peu de gens qui a accepté de venir se fera chier comme des rats morts. Qu'on aura honte de les revoir après, contraints par la force des choses.

 

C'est comme ça que ça a commencé, cette soirée. Jusqu'à ce soir. Parce que les gens avaient beau être moins nombreux que l'année dernière (parce que des enterrements, des manques de sous, des nouvelles copines, des déménagements dans le sud...), ben ça restait des gens biens.

 

Du coup, la soirée s'est bien passé. Même si je m'y suis pris super tard pour demander de l'aide culinaire à ma frangine, même si je suis allé trois fois dans la journée au casino, c'était bien.

On a bien mangé (merci grande soeur et cousine pour la bouffe, merci breton pour le râpage de carottes), bien bu (pfiou, margarita, mojito, bonnezeau, côteau du Layon, y'a pas à s'étonner que j'ai foutu la moitié de mon martini par terre en mettant une claque au breton), bien discuté (malgré l'appel de la cuisine).

 

Honnêtement, je crois que je connais des gens bien. Qui ne se moquent même pas quand l'alcool me fait parler avec l'accent belge une fois, qui sont tout polis, et qui ont même l'air de ne pas s'ennuyer. Merci à eux.

 

Puis merci aussi pour les cadeaux. Un DVD que je voulais voir depuis longtemps (the Darjeeling Limited), un livre de cuisine essentiel, un must-have de voyage (comment insulter dans toutes les langues), une lampe de chevet vachement de chevet (qui se clipe au bouquin), un ticheurte gratuit froissé, un livre en chinois compliqué...

Même une série anglaise en DVD en provenance d'un faux-belge qu'a pas pu venir. Putaing, je suis gâté.

 

Du coup, j'ai même pas envie de faire la gueule. Je suis juste content. J'ai envie de faire Yabadabadou, et de dire grognasse en italien, et d'aller me coucher parce que là, mine de rien, la tête tourne quand même un peu. Wouuuuuuuuuuuuuuu.

 

Je suis bien content.

C'est assez rare pour le signaler.

Je le fais.

Je crois que je me répète un peu, mais je suis un peu pété, j'ai le droit, vazy, fais pas ton pelmazo.

 

Ha, ha.

 

Bon, il est un peu tard, quand même, là, mine de rien. Pour une soirée qui s'annonçait mal, en tout cas, il est carrément tard, et tant mieux, youpi.

 

Merci les gens, merci papa parce que les courses, c'est le dernier virement qui les a payées, merci doux alcool qui rend les fêtes plus folles.

 

Hahahahahahahahaha.

Je vais me coucher, tiens.

Me coucher content.

 

Youhou, une fois.

Demain, promis, je refais la gueule.

 

Tchousse.

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 18:42

Ce week-end, outre le fait que j'entrai de plain-pied dans mon deuxième quart de siècle, qui se révèlera sans aucun doute nettement moins peinard que le précédent, j'ai fait des choses. J'ai vu des gens.

Si, si. Vus, de mes yeux vus, des gens. Alors que j'aurais dû rester bien sagement chez moi, lire des bédés et réviser mon chinois classique (qui est aussi compliqué que le récent et a l'inconvénient d'être encore plus chiant parce qu'on utilise complètement différemment des mots qui s'écrivent tout pareil qu'en chinois moderne, et que du coup ça a plus rien à voir), je suis allé en Belgique. Je pensais ne pas avoir beaucoup dépensé, vu que j'avais 12€45 sur mon compte en partant, et 4€86 en rentrant, mais en fait, entre temps, j'avais mis des sous sur mon compte mais la SNCF avait pas encore débité mon compte du billet que j'avais acheté y'a une semaine et du resto que ma soeur m'a forcé à payer, du coup en fait je suis encore moins riche que je le croyais.

Bref.

 

Je suis allé dans un pays étranger, ce week-end. Chez ceux qui croient que c'est nous qu'on a un accent, et que c'est eux qui ont inventé la frite. J'ai mangé des frites, d'ailleurs, cuites au blanc de boeuf (deux fois). C'était bon. J'ai bu des bières, aussi, mais j'en ai pas payé. J'allais voir les gens en leur disant « héééé je veux pas payer de bière, tu m'en offres » et ça marchait. J'ai vu d'autres gens que ceux qui me payaient des bières, aussi. J'ai vu un faux belge et sa blonde, qui m'ont offert le coucher, le manger (des sushis au concombre, alors qu'ils aimaient pas le concombre), des parties de Guitar Hero (double 100% sur Nirvana, ces gens là n'étaient vraiment pas des musiciens), et qui m'ont fait découvrir the IT Crowd (quand je serai grand, je voudrais être Maurice Moss), Hikaru no Go et Detroit Metal City (ptain, ça déchire sa maman, Detroit Metal City).

 

Mais ça, c'était avant les gens qui m'ont payé des bières (pas beaucoup de bières, finalement, j'ai même pas eu la tête qui tourne, en même temps, ça s'est échelonné entre 18h et 6h30). Ben dans ces gens, y'en avait des biens. Même si les tantes de certains jouent en tenue vinyl dans des films bizarres. Même si d'autres s'habillaient en templiers, en nonogre, en chaperon rouge, ou en rouges tout court. Ou en porte-jarretelles et string avec une robe transparente (enfin, transparente dans la rue, seulement).

Puis bon, c'était dans un endroit sympa (les caves de Cureghem, c'est comme les caves d'ailleurs, mais en plus grand, avec des voûtes et des gens), les gens qui payaient des bières. Et qui me reconnaissaient alors que moi non (si, si, y'en a eu au moins quatre ou cinq, des gens qui m'ont reconnu, et j'en ai reconnu aussi au moins autant, mais pas les mêmes). C'est rigolo et un peu gênant pour ça, les rencontres en vrai de gens qui se connaissent que sur internet. Quand un type te renverse presque de la bière dessus et te reconnaît et que tu lui dis « t'es qui, toi ? », d'un ton agressif (parce que tu tentes d'être dans ton rôle de méchant, et que c'est pas une bonnasse), et qu'il te montre son T-shirt, et que tu déchiffres son pseudo sur son T-Shirt et que là tu t'aperçois que c'est un de tes sous-fifres (j'aime bien le mot sous-fifre) avec qui tu bosses depuis quatre mois, ça fout un peu la honte. Mais c'est un peu rigolo, aussi. Moins que quand un sous-sous-sous-fifre (officiellement) te menace des représailles d'une personne de ton rang hiérarchique parce qu'il ne t'as pas reconnu, remarque.

 

Mais sinon, c'était rigolo, cette soirée belge. Avec des combats à l'épée dans un coin, des bars à champagne ailleurs, des gens bourrés, des jolies filles et des accents belges (ha décidément, l'accent belge...).

 

Mais bon, tout ça, c'est fini. Je suis chez moi, ça sent bizarre, et il y a de la queue de porc dans mon frigidaire. Ben oui, mon beau-frère est arrivé, c'est pour ça. Il aime pas les patates (sauf les frites) et il achète de la queue de porc. Mais c'est pas grave, j'ai pas peur.

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 23:42

La Lozère est une maîtresse farouche. Malheur à l'impudent voyageur qui la croirait fille facile ! Il se verra rapidement éconduit, la belle lui présentant des oripeaux de rocailles et un ciel bas peu engageant. S'il veut lui soulever ces vilains jupons et lui faire dévoiler ses charmes, il lui faudra l'apprivoiser. S'adapter au rythme lent de sa puissance tellurique, de sa pureté virginale, et surtout ne pas chercher à précipiter les choses.

 

C'est d'abord par sa difficulté d'accès que se mérite la Lozère. Trois heures de Téoz déprimant jusqu'à Clermont-Ferrand, suivi de quatres heures d'un vieux tortillard rampant de village en village à l'allure d'un solex enrhumé, de Clermont à Issoire, d'Issoire à Brassac-les-Mines-Sainte Florine, de Brassac-les-Mines-Sainte Florine à Arvant, d'Arvant à Lempdes, de Lempdes à Massiac-Blesle, de Massiac-Blesle à Neussargues, de Neussargues à Saint Flour - Chaudes-Aigues, de Saint Flour-Chaudes-Aigues à Saint-Chély d'Apcher, de Saint-Chély à Aumont-Aubrac, d'Aumont-Aubrac à Saint-Sauveur du Payre, de Saint-Sauveur du Payre à Marvejols, où, si vous êtes chanceux, une tante complaisante viendra vous chercher, vous évitant un troisième changement, en train ou en car, à supporter les pleurs d'un marmot qui s'ennuie ou les récriminations téléphoniques interminables en étranger d'un type à l'air louche, et enfin, vous arriverez à Mende, joyau enfoui dans le nombril d'une sombre vallée, dominée par sa cathédrale gothique ceinte de sombres allée. De là, enfin, on peut découvrir la Lozère, sa splendeur minérale, l'austérité fière de ses causses aux senteurs épicées de résines, ses torrents tumultueux, ses forêts insondables et ses champs de cailloux.

 

Oui, décidément, la patience est une vertu cardinale pour apprécier la Lozère.

 

Mais quand même, putain, quand t'arrives et qu'au bout de deux jours il s'est pas arrêté de flotter, t'as beau savoir que la Lozère se mérite, ça te fait un peu chier.

 

 

(ça, par exemple, c'est typiquement de la publicité mensongère, de là où est prise la photo, de un il fait trop froid pour sortir ton appareil photo sans tes gants et après, vas-y pour appuyer sur le bouton, de deux de toute façon t'es dans les nuages)

 

Enfin bon, même s'il fait moche, tant que la famille est là, ça va. On passe son temps à manger, ou à faire des courses pour faire à manger, ou à faire des sorties dans les champs de cailloux ou sur le mont Mimat pour s'ouvrir l'appétit pour profiter du bon manger qui tient au corps (boeuf-carottes, pot-au-feu ou couscous, tu finis par les avoir tes cinq fruizélégumes). Y'a pire comme vacances. Alors si pour en profiter, il faut babysitter un peu une gamine adorable qui moufte pas et qui reste assise sur son popotin en souriant, ou un marmot qui a des interrogations comme « Le paradis, ça pique les fesses ? », eh ben on fait avec.

 

 

* Ca fait cinq ans que j'attendais de la placer. Cinq ans. Pfiou.

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