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FIGB recrute




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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 17:42

La croyance généralement admise est que la télévision est un appareil servant à diffuser des émissions de télévision. Des émissions de télévision sont des espèces de pièces de théâtre (diffusées sur la télévision) visant soit à vendre des appareils épatants pour couper les carottes en tranche ou en rondelles selon que vous voulez faire du boeuf miroton ou de la soupe aux rondelles, soit à être interrompues par d'autres émissions de télévision visant à vendre des yaourts sans gras ou des assurances-vies avec de la musique d'ascenseur. Ces dernières émissions de télévision sont plus couramment appelées publicités.

 

Mais on ne touche là qu'à la perception externe de ce que peut être la télévision. Une connaissance en profondeur de l'essence de la télévision est plus difficile, si même elle est possible. Reprenons à zéro, et tentons de faire face à l'adversité.

 

Qu'est-ce que la télévision ? La question peut paraît saugrenue à ceux qui connaissent encore ce mot, mais j'ai bien peur que beaucoup n'aient aucune idée de la signification de ce mot, les gens sont si incultes aujourd'hui, c'est la faute à la télévision.

 

Là est la définition de la télévision : c'est un être qui se mord la queue, dans plein de sens du terme, sauf le pornographique. Elle échappe à toute explication rationnelle, car elle défait la rationalité de l'humain, elle nivelle, comme le gendarme (petit hommage), par le bas. On ne peut la définir sans la connaître, on ne peut la connaître sans perdre sa capacité à la définir, ou l'envie, parce que bon, essayer de définir la télé, c'est bien, mais qu'est-ce à côté d'une rediffusion de Derrick ou de la Petite Maison dans la Prairie, sans parler de la publicité pour le Tahiti Douche beurre de karité ?

 

Mais je m'égare.

La télévision est un être qui se nourrit de lui-même, c'est là son plus étrange caractère, un phénomène unique dans le monde vivant. Prenons une anorexique : elle ne mange plus, son corps en vient à brûler ses propres calories, elle fond, elle perd du muscle, ses os semblent percer sa peau, elle se lance dans le mannequinat, sniffe de la blanche, et disparaît un beau jour, emporté par quelque taquin zéphyr.

 

Au mieux, les êtres autotrophes, les plus indépendants, tirent leur énergie du rayonnement solaire ou de la chaleur des fumeurs noirs (n'y voyez là aucune remarque raciste, je parle du point de vue géologique), et leur matière du milieu environnant, gazeux, liquide ou autre.

 

Mais la télévision. La télévision, mes amis. Je suis encore tellement sous le choc que je n'en finis plus mes phrases.

 

Déjà, il y a la publicité pour des télévisions qui passent à la télévision. C'est fort.

Mais la télévision n'est jamais si forte que quand elle se repaît de ses propres programmes. On appelle ça des « best-of ». En règle générale, la télévision crée des émissions, à partir de pas grand-chose ou de plein de trucs, mais dans ces émissions de best-of (ça veut dire « meilleur-de », en français), la télévision diffuse des extraits des émissions passées des jours, des années, des mois avant. Et c'est avec ça que l'Audimat explose.

 

Il semble donc évident que, contrairement à ce que des anthropocentristes intégristes veulent faire croire, le sommet de l'évolution ne soit pas l'homme, mais bien la télévision qui n'a besoin que d'elle-même pour survivre et se développer.

 

Inclinons-nous, mortels.

 

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 18:42

Cette nuit, à cinq heures du matin, je fus réveillé par une violente et irrépressible envie de pisser, de celles qui vous laminent la vessie comme un fer porté au rouge. Revenu de ma miction, je ne pus dormir, harcelé que j'étais par une chanson de Corbier qui me trottait dans la tête. J'ai essayé de passer à une autre, en l'occurence Anyone Else But You par les Moldy Peaches, du coup je suis passé à Who's Got the Crack dans ma tête.

 




 





Sauf que j'avais pas les bonnes paroles, c'était « There's no such thing as a harmless joke » et je croyais dans ma tête que c'était « There's no such thing as a lustless love », et j'en ai fait une chanson, du coup, à cinq heures du mat.

 

J'ai pas de musique dessus, mais y'a des rimes, c'est fou, je suis fier de moi, c'est ma toute première chanson que j'écris, attention elle est en duo comme Anyone Else But You et copyright moi.

 

LUSTLESS LOVE

 

Him : I love you, you've bound my heart,

You're so sweet, beautiful and smart

I drowned in your eyes, they've stolen my soul

Like a photographer did for Sitting Bull

Her : I never thought I could find a man like you

So handsome and strong, intelligent too

But find you I did, I can now feel complete

But I don't want to bed you

Him : And neither I do

 

Both : Let's not fuck together

Let's not soil each other

With slimy mucus and juices

From our respective orifices

 

Him : I love you too much

To inflict on you

One of these woman-eating womb-ticks

Sucking your blood from the inside

One of these parasites that catholics

Want us to call a child

 

Her : I love you too hard

To force you to the challenge

Of providing each day's orgasm

In the name of your own feminism

I don't want you to feel guilty

Over a little matter of flaccidity

 

Both : Let's not fuck together

Let's not soil each other

With slimy mucus and juices

From our respective orifices

 

Him : What's so great in a hasty coupling ?

Me groaning, you moaning, both sweating

Her : It just ruins the bedsheets

And it's no more fun than the WiiFit

Both : We prefer a nice cup of tea

In front of the TV.

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 12:42

Autant vous prévenir tout de suite, j'ai pompé le thème de cet article sur un enfoiré qui a eu toutes les bonnes idées avant moi : j'ai nommé Daniel Goossens, génie de son état. Je lui en veux, mais je l'aime quand même.


Cet aveu fait, venons en au fait.


De nos jours, il est de plus en plus difficile de faire perdurer une relation amoureuse. A la moindre tare que détecte l'un des partenaires, il renvoie l'autre chez sa mère, avec son frigidaire, son armoire à cuillères, son évier en fer et son poêle à mazout, histoire de lui faire payer les taxes environnementales supplémentaires (sans compter la TIPP).


Eh oui, il est devenu si facile de trouver l'âme soeur sur le net, où les sites de rencontre sont innombrables. De ce fait, les possibilités pour les pots de trouver un couvercle approximativement adéquat sont multipliées par rapport à ce qu'on connaissait autrefois, quand seul le bal du village permettait de tenter de trouver chaussure à son pied, qu'on hésite moins à se dire adieu.


Cependant, malgré tout, de nombreux couples tentent de survivre aux petits tracas quotidiens. Et pour cela, il reste important pour un couple de se parler. Combien de gonzesses (reconnaissons-le, ceci vient surtout des gonzesses), combien de gonzesses reprochent à leur homme de ne pas communiquer, combien essayent de leur faire lire « les Hommes viennent de Mars, les Femmes viennent de Vénus » dans l'espoir qu'ils se mettent enfin à leur écrire des post-it qu'ils colleront sur le frigo pour leur donner rendez-vous dimanche matin, entre 10h et 10h45 pour parler des reproches qu'ils ont à lui faire en ce qui concerne leur poulet au citron, alors qu'ils avaient dit, certes sur un ton peu convaincu, qu'il était très bon, quand elles savaient très bien qu'il n'était pas assez épicé ?


La frivolité des femmes en ce qui concerne leur poulet au citron me surprendra toujours.

Bref.

Si une femme a tant de difficultés à accepter un manque de communication sur ses propres tares, ça devient encore plus compliqué lorsqu'il faut pour son homme lui avouer ses propres défauts.

En effet, comment espérer, dans le contexte de rencontres mondialisé décrit plus haut, qu'une femme accepte facilement vos petits travers ? Et y'a-t-il pire défaut aux yeux d'une femme que le ridicule ?


Non.


Une femme ne tolère pas que son partenaire soit la risée des autres, car nous vivons dans un monde où le paraître a pris le pas sur l'être, c'est triste, mais c'est comme ça. Au moins, ça fait super philosophique, même si c'est presque une citation des Cowboys Fringants.

Il est donc très difficile pour un homme ridicule de garder sa gonzesse. Cependant, cet article n'aurait pas lieu d'être s'il ne vous proposait pas une ébauche de solution, ou du moins un début de débat qui pourrait sauver un couple.

Afin d'être démonstratif, nous prendrons une situation de ridicule extrême pour un homme.


Posons-nous d'abord la question : qu'est ce qui rend un homme ridicule ?

La réponse est facile : l'homme ridicule, l'homme dont on se moque par excellence, c'est le cocu.


Voilà donc le problème : comment avouer à sa femme qu'on est cocu, sans qu'elle vous considère de suite comme un loser bon à larguer sur le champ ?


Bien sûr, je généralise. Certaines prendront bien cette annonce, répondront, magnanimes malgré la douleur « Ca ne fait rien, Laurent. Je t'aime quand même », mais bon, ce ne seront pas les plus nombreuses, et nous mettrons donc ce cas de côté.

Bien plus nombreuses seront celles qui le prendront très mal « Comment ? Cocu ? Et c'est maintenant que tu me le dis ? Bouhouhou (elle éclate en sanglots), ma mère m'avait bien dit que tu ne m'apporterais que la honte et l'opprobre publique, j'aurais dû épouser le fils de Madame Bergerin ! Comment peux-tu me faire ça ? »


Autant vous le dire, dans ce genre de situation, c'est très mal parti. Pour éviter qu'elle ne vous quitte, il faut prendre les devants, et admettre sa faute.

« Daphnée, il faut m'excuser, je m'en veux, si tu savais à quel point je m'en veux.... Mais je suis capable de mettre fin à cette situation, crois-moi ! »


Là, il y a deux solutions :

Cas A : elle vous rétorque d'un ton méprisant « Toi ? Tu es un incapable ! Tu ne serais pas fichu de mettre fin à mon propre cocufiage ! » auquel cas, la meilleure solution pour la garder est de l'étrangler avec du câble électrique rigide U100R2V section 4G2.5mm², 2,11€ le mètre chez Leroy Merlin, et de la conserver dans le congélateur. Vous vous épargnerez bien des tracas, des conversations pénibles, et conserverez les diminutions d'impôts, si vous êtes discret. Et la nécrophilie présente des avantages, l'amateur le réalisera vite (prenez soin cependant d'avoir un très grand micro-ondes).


Cas B : elle vous répond : « Hoooo, Jean-Louis, j'aime quand tu me parles comme ça ! Prends-moi là, sur la machine à laver ! ». Dans ce cas, c'est gagné, et elle restera vôtre. Sauf si vous vous appelez Laurent, auquel cas, pour ne pas être encore plus ridicule, vous devrez vous rabattre sur la solution A.


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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 23:42

Bon, bé alors, comme je crois que maintenant les chances sont grandes que je passe effectivement quelques jours cet été avec des poissons, je réponds à la destinée, sans peur ni reproche.

Et je vous sers l'introduction de ma propre monographie (et de Djoul aussi, hein), dédiée elle au merlu (Merluccius merluccius, à ne pas confondre avec Onus riali, quoiqu'en dise Fishbase), que fièrement nous rendîmes à notre professeur de poisson.

J'avoue que j'ai plus aucune idée de la note qu'on a eu là-dessus, n'empêche qu'on a eu notre diplôme tous les deux. Malgré les erreurs flagrantes et le dénigrement que l'introduction ci-dessous peut présenter, parce qu'en fait, le merlu, ça déchire sa maman, comme poisson. Puis ça a des petites dents pointues super coupantes, faites attention à pas mettre les doigts dans la bouche d'un merlu.

 

Je me demande toujours un peu ce qu'en penseront les étudiants des prochaines années qui tomberont dessus, si jamais ils tombent dessus, on sait jamais, il peut toujours y avoir des cinglés perfectionnistes qui regardent comment leur prédécesseurs ont fait leurs devoirs, nous, on a pas regardé. Enfin, pas moi, en tous cas.

D'ailleurs, c'est pas bien. Il faut se renseigner, et faire les choses bien, les enfants !

 

Bref, passons aux choses sérieuses, et à cette introduction à Merluccius merluccius.

 

 

Oh toi, mon ami merlu,

Tu ne me donnes que ta chair mise à nu

Je ne sais rien de toi,

D’où tu viens, où tu vas

Mais toujours tu resteras dans mon cœur,

Accompagné de ta bonne sauce au beurre.

 

Berceuse traditionnelle de Sardaigne

 

Introduction :

 

« Filet de Merlu ». On a tellement vu, sur les menus des cantines scolaires, les boîtes de poisson congelé, ces trois mots, qu’ils n’éveillent plus la curiosité de personne, et enflamment encore moins l’imagination, comme pourraient le faire, par exemple, l’hoplosthète rouge, le Saint-Pierre ou l’albacore.

Et pourtant, qui peut dire à quoi ressemble cet animal au nom presque caricatural dans sa vulgarité (merlu, que c’est laid comme mot !), qui peut même dire d’où il vient ? Le merlu souffre de sa trop grande présence, plus personne n’y prête attention. Il a également le handicap d’un goût passe partout, banal, d’une présentation sous une forme peu aguichante (des filets blancs, quelle tristesse sur un étal de poissonnier à côté d’une moitié de requin ou même de jolis rougets barbets entiers).

Bref, même si on l’apprécie pour son coût faible et son goût fade, qui en fait le poisson idéal pour nourrir les enfants, on ne s’y intéresse pas, il ne soulève pas l’enthousiasme de foules, aucun étudiant ne se dirait spontanément « Ah tiens, si je faisais une thèse sur le merlu », et surtout pas celui de l’Atlantique Nord-est, qui ne présente même pas l’intérêt d’un certain exotisme, comme son cousin d’Afrique Tropicale ou des Kerguelen.

En vérité, je vous le dis, le merlu est un mal-aimé. C’est pourquoi cette monographie a été réalisée : pour réhabiliter ce poisson trop ignoré, pour le faire exister dans vos cœurs, et pas seulement dans vos bacs à surgelés, prêts à passer au micro-ondes.

 


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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 00:42

Aujourd'hui, mon enfant, je souhaite rendre hommage sur ce blog. Hommage aux poissons, par qui je vais peut-être gagner des sous, et qui au moins m'auront fait sortir de la spirale de la trouille de téléphoner à un employeur potentiel. Donc, voilà.

 

Il y de cela bien des années, mon enfant, j'étais jeune, fougueux et encore altruiste. Con, sans doute. Déjà, ajouteras-tu dans une tentative minable de faire un bon mot. Mais je passerais dessus, par pure charité chrétienne.

 

A cette époque, j'étudiais. Les sciences me tendaient ardemment leurs bras laiteux, et je répondais avec fougue à leurs embrassades farouches. Nous ne faisions qu'un. J'envisageai sereinement nos noces futures, une thèse, des chiffres, des équations, des professeurs, des rapports confidentiels au contenu troublant.

 

Et pourtant.

 

Et pourtant, ce que j'aimais, dans les sciences, c'était quand je pouvais y glisser une cornerie.

Alors, lorsqu'une mienne camarade, dans l'espoir secret (et vain) que j'y verrais des avances à connotation scabreuses, me demanda, les cils papillotant et la bouche en coeur, de l'aider dans sa rédaction d'un mémoire sur l'hoplosthète rouge, sa vie, son oeuvre, je ne sus dire non. Pour l'amour de l'art de la science.

 

Ainsi, je rédigeai une somptueuse introduction à sa monographie. Pour toi, mon enfant, la voici.

 

L’hoplosthète rouge est le poisson de toutes les contradictions : son nom pourrait laisser penser qu’il a des tendances communistes, comme sa propension à vivre en banc, cependant, son petit nom commercial est l’empereur. N’y a-t-il pas là le plus merveilleux des paradoxes ? eh bien non. En effet, ce nom lui a été donné par des exploiteurs de poissons libéraux de la pire espèce. Ceci est prouvé par, d’une part, la chute vertigineuse des stocks exploités, d’autre part par la sale gueule qu’il a, les impérialistes ayant tendance à se reconnaître dans les créatures les plus répugnantes (comme les manchots empereurs, cette maudite race de voleurs de harengs), et ceci prouve donc bien cela.

En fait, l’hoplosthète rouge est bien marxiste-léniniste, mais seulement car il a pu constater par lui-même les méfaits du capitalisme, lorsqu’en 2550 avant JC, l’un d’entre eux a vendu la civilisation Hoplosthète aux Atlantes pour une bouchée de pain, denrée alors très prisée, mais rare en raison du manque de farine adéquate aux grandes profondeurs. Depuis, les hoplosthètes vivent dans une misère d’autant plus noire que leur présence n’est constatée qu’à partir de 1000m, loin en dessous de la zone euphotique.

Cette misère les a poussés dans les bras de gourous peu scrupuleux, qui les ont poussés, ces dernières années, au suicide collectif dans les chaluts du Grand Capital. Nous allons voir par la suite à quel niveau en est arrivé cette situation dramatique, d’un point de vue humain aussi bien qu’économique.

 

Evidemment, elle n'en voulut pas. Elle prit prétexte d'un retard pour ne pas le soumettre aux professeurs. Comme si elle avait voulu autre chose qu'une occasion de me parler, de se rapprocher de mon corps pur à la peau veloutée. Pfff.

 

Qu'à cela ne tienne, lecteur, cette introduction, je te la dédie.


 

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 15:42

Il y a peu, suite à l'agression sauvage d'un sandwich au jambon rétif, je dus me résoudre, pour la première fois depuis de longues et heureuses années, à aller au dentiste.

Or donc, mon courage sous le bras et mon chéquier dans la poche, j'allai me faire poncer, gratter, triturer, disséquer l'intérieur fleurant bon la menthe fraîche de ma bouche pleine de gencives et d'autant de dents que le Seigneur jugea bon d'y mettre, moins un bout par la faute à ce maudit sandwich.

Je fus donc, comme il se doit, allongé sur une chaise longue et moelleuse, et invité à ouvrir un large bec afin de m'y faire introduire divers objets plus ou moins bourdonnants.

Et parmi ces objets, l'un n'avait pas pour finalité de m'envoyer de la flotte sous pression, des ultrasons, des micro-ondes ou que sais-je, mais à prélever ma salive.


Oui. On m'a volé ma salive, et je ne sais pas où elle est allée. Mais j'ai des soupçons.


Nous le savons tous, les dentistes sont des êtres dont la seule motivation est l'argent, le pèze, le flouze, le grisbi, les pépettes, la thune, bref, l'oseille. Ils ont même sacrifié le plaisir de faire souffrir leurs patients contre l'assurance que des douleurs en moins feraient des sous en plus.


Je ne puis donc pas croire qu'un dentiste puisse se laisser perdre la manne potentielle représentée par les litres de salive accumulés au fil des jours.

D'ailleurs, j'ai tenté de suivre le tuyau qui emportait mes sécrétions, je n'ai pas réussi à voir jusqu'où ça allait, mais pas dans la machine qui évacue les crachats pollués par le tartre ou les différents produits roses collants qui comblent les trous des dents, en tous cas.


C'est louche.


A mon avis, tout ça est stocké dans un tank réfrigéré dans la cave du dentiste, et récupéré régulièrement par un camion-citerne qui fait le tour des fournisseurs.


Parce qu'il faut pas se leurrer : le marché est énorme : songez à toutes ces enveloppes publicitaires qu'on reçoit chaque année, ces factures, ces courriers électoraux envoyés à la nation entière... Pensez-vous honnêtement que quelques employés sont capables de saliver suffisamment pour cacheter toute cette correspondance ? Bien sûr que non.


Et avec la diminution du nombre de fonctionnaires, la demande va croître, le marché va s'envoler pour les dentistes, qui vont se faire leur beurre sur nos glandes !


Est-ce admissible ?


Non !


Mobilisons-nous contre cette exploitation éhontée de notre corps contre notre gré ! Ne nous laissons pas faire !


Et tant qu'on y est, arrêtons de fournir gracieusement notre sang à des escrocs qui le vendent sans complexe à Justin Bridou, nous savons tous qu'il est aujourd'hui facile de faire du sang artificiel OGM, mais que le boudin a besoin de sang frais ! 

A moins que ce ne soit un complot des Illuminati, qui ont besoin de sang pour tracer leurs pentacles pour invoquer Satan dans la salle de réunion de l'ONU, et c'est pas évident de le faire avec un bébé qu'on vient d'égorger : essayer de tirer un trait droit avec une jugulaire qui crachote, c'est pas plus évident qu'avec un stylo plume quand tu appuies sur la cartouche. Et en plus, ça en fait un tas, de gamins à égorger.


 

Mon Dieu. Les comploteurs sont partout.

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 10:42

Mes amis, mes amies,


La plupart d'entre vous n'êtes pas sans avoir à votre disposition ce qu'on appelle communément une maman : un être, de sexe féminin, plus âgé que vous d'entre 13 et 50 ans, qui a généralement passé une partie de sa vie à compliquer la vôtre, en vous envoyant dans votre chambre à tort et à travers, en vous collant des suppos à la moindre petite fièvre, en vous forçant à mettre la table, à aller tout de suite au bain, à passer l'aspirateur, à ne pas vous mettre les doigts dans le nez, à ranger votre chambre, à ne pas lui répondre sur ce ton et à faire un bisou à tata Gudule, même si elle pique et sent les pastilles Valda.

Vous lui pardonnez en général, car elle a aussi (généralement encore) passé un certain temps à vous essuyer le derrière, à faire des bisous sur les vilains bobos, à mitonner des lasagnes et à laisser traîner en évidence le catalogue La Redoute et ses pages lingeries.


Même moi, j'en ai une. Elle a beau ne pas avoir de raison valable que je voie, elle continue à m'adresser la parole et même à m'appeler au téléphone, alors que c'est moi qui devrais le faire juste quand j'ai besoin de sous.

Bref, elle m'aime. Enfin, je crois. Apparemment, l'amour est vraiment aveugle, et celui d'une mère l'est encore plus, heureusement pour moi (et la plupart d'entre vous).


On ne s'en rend pas assez souvent compte, je trouve. Heureusement qu'un homme, un homme fier, droit et moustachu s'est dressé contre ce manque de reconnaissance et a institué la fête des Mères, merci, maréchal, vous avez beau avoir fait quelques grosses bourdes en votre temps, les fleuristes et vendeurs de fers à repasser vous porteront toujours dans leur coeur.


Ayons donc, ce dimanche, une pensée émue pour nos mamans. Oui, laissons nos coeurs se gonfler d'amour en pensant à toutes ces bonnes mères qui ont feint, feintent et feindront un étonnement ravi devant les infâmes bouquets de fleurs artificielles, les aspirateurs sans sacs, et tous ces colliers de nouilles vernies, ces cendriers en pâte à sel vermoulus et craquelants (cadeau habituel pour celles qui ne fument pas), ces boîtes à camembert recyclées en boîtes à bijoux par la grâce d'une couche de peinture rouge et quelques coquillages vernis qui commencent à se décoller, et toutes ces autres horreurs que des bambins surexcités leur offriront à sept heures du matin avec un plateau plein de tartines brûlées et imprégnées du café froid et du jus d'orange que le trajet de la cuisine à la chambre aura vu valser de la tasse jusqu'aux murs, et un sourire extatique à l'idée de priver maman de sa grasse matinée bien méritée et de la forcer à lire à voix haute un poème mal orthographié et décoré de coeurs roses et de choses qui ressemblent à des hélicoptères mais sont en fait son portrait (peu flatteur).


Oui, ce dimanche, pensons à elles, téléphonons-leur, soyons gentils et polis, allons les voir quand c'est possible, félicitons-les sur la cuisson de leur rosbif, nions que les flageolets soient trop secs, ne nous collons pas de suite devant Roland-Garros, ne changeons pas de station quand la radio diffuse Julien Clerc, ne réagissons pas aux questions du genre « quand-est-ce que tu te coupes les cheveux ? » ou « Alors, quand c'est que je serai mamie ? », bref, rendons-leur cette journée inoubliable.


Après tout, c'est qu'une journée par an, pour 364 où on peut être odieux sans remords.


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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 20:42
Je sais pas si vous savez, mais les blogueurs peuvent se faire des sous en faisant de la pub. Jusque là, j'avais évité, parce que je ne voulais pas prostituer ma liberté de ton (j'adore cette expression, ça fait super hype), mais bon, mon côté cupide n'a pas résisté à une invitation, je me suis inscrit sur un site, j'ai essayé de définir mon blog (je suis pas un blog de filles, pas un blog auto-moto, pas un blog marketing, pas un blog adulte, pas un blog maman-famille, pas un blog décideurs, j'ai l'impression de ne pas exister), et finalement, j'ai découvert qu'il n'y avait qu'une campagne à laquelle je pouvais postuler pour me faire des sous, parce que sinon je réponds pas aux critères des annonceurs.

Bref, j'ai postulé. J'ai fait une belle annonce, que voilà :

***************

Amis lecteurs et lecteuses, comme vous le voyez, j'ai cédé aux sirènes tapageuses du capitalisme et me vois promotionner un produit que je soutiens bien sûr à 100%, tu vois papa je me fais des sous avec ce blog !


Car vous n'êtes pas sans savoir que mes colocataires se sont barrés de la maison, me privant de ma source de revenus primaire : leurs loyers (d'ailleurs Isabelle, j'attends toujours mon chèque du dernier mois, bientôt j'envoie les huissiers). Source de revenus tarie, comment faire pour gagner son livarot quotidien ? Hein ? Je me voyais déjà mendiant dans le RER, chantant Y'a d'la joie ou Finnegan's Wake, la voix cassée par la détresse et la bière sans alcool.


Lorsque (surprise !), je découvris, par un hasard fou, *Biiiiiiip.tûût*, site permettant de vendre des véhicules, ce qui tombe bien vu que j'ai justement la vieille moto de mon ex-coloc dans la cour que je sais pas quoi en faire ! Si le monde est pas bien fait, hein !


La vente (sur *Biiiiiiip.tûût*) de cette machine me permettra de reprendre mon permis, de le passer avec les honneurs et des applaudissements de mon moniteur plutôt que les coups de genou dans le dossier de la dernière fois, et ainsi, je pourrais me mettre chercher à la recherche d'un véhicule pour utiliser ce permis.

Etant donné que je suis une grosse feignasse que la seule pensée de l'effort d'aller chercher un journal de petites annonces chez le boulanger épuise, et qu'il n'est pas question que je donne des sous à une grosse entreprise de vendeurs de voitures qui sont généralement des personnes exécrables, j'irai bien sûr sur *Biiiiiiip.tûût* consulter leur gros tas d'annonces pour acheter un véhicule. Même qu'on peut faire sa recherche, et j'ai vérifié, ils ont des Fuego ! Ou alors, je m'achèterai un quad pour faire peur aux grand-mères sur la Nationale 20. Ou un catamaran, pour me la péter sur la Marne. Décidément, on trouve de tout sur (vous n'avez pas deviné ?) *Biiiiiiip.tûût* !


Le monde est beau. Grâce à *Biiiiiiip.tûût*, ma vie va changer. Wouhou !


***************


J'avais poussé le vice jusqu'à suivre les instructions et mettre des captures d'écran et le logo du site.

Et voilà ce que je reçois :

Vous avez soumis votre article à validation. Notre opérateur a estimé que certains éléments ne répondaient pas au brief de campagne. Vous pouvez modifier votre article puis le soumettre de nouveau à validation. Voici le message de l'opérateur : Merci pour votre article.
Toutefois conformément au brief il faudrait dans tous les cas que vous rameniez un produit du site dans votre article. Illustré serait un plus intéressant pour l'annonceur.
Autre chose, l’annonceur est très pointilleux sur l’orthographe. Donc essayez à la prochaine validation, de bien regarder.
Merci de votre patience.


J'avoue que ça m'a un peu fait mal aux fesses qu'on se permette de critique mon orthographe parfaite (j'avais dû oublier une lettre dans le nom du site, une fois, sinon, c'est tel quel) quand on est soi-même infoutu de faire deux phrases en français. Personnellement, "Toutefois conformément au brief il faudrait dans tous les cas que vous rameniez un produit du site dans votre article. Illustré serait un plus intéressant pour l'annonceur.", j'ai rien compris.

Enfin, comme il était trop tard pour passer l'article, j'ai décidé de pas le perdre. Non mais des fois.

A une prochaine pour une vraie pub, si jamais un annonceur est intéressé par vos clics ! Parce que j'ai pas renoncé à gagner des sous, hein.

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 22:42

C'est quand même dur la vie. Je m'étais promis de bosser, ce vendredi, pour les partiels de lundi, pour assurer mon avenir (hahaha), et pouvoir aller sans complexe boire avec des amis samedi, ce que je ferais sans doute et sans excès, parce que je suis malgré tout quelqu'un de sérieux.


Mais j'ai pris trop au sérieux mon rôle de modérateur d'un site privé, et j'ai vérifié, après publication d'un article grandiose sur les manipulations des Illuminati, que le lien donné par un petit camarade n'était pas soumissible à punition (je ne punis pas assez à mon goût, c'est pas drôle). Bref, je suis tombé sur un blog évangéliste, dénonçant le même complot mondial que l'article, à savoir que des satanistes à la tête des gouvernements, au premier rang desquels l'ONU et Bush (mais siii, vous avez pas remarqué que quand on calcule, grâce à la correspondance avec l'hébreu ..G=3, que BUSH donne 666, le chiffre de la Bête ?) vise à éliminer la population africaine et à faire régner le Malin.


C'est très drôle, à la première lecture. Si, si. Les réseaux pédophiles pour que les satanistes puissent assouvir leurs pulsions et faire leur messes noires, le tout appuyé par des documents qu'on peut trouver sur internet et des milliers de témoignages, tellement connus que l'auteur de l'article ne prend même pas la peine de les citer, tout ça.

On rigole un coup à lire les encouragements des sympathisants que cette courageuse prise de position impressionne, mais bon, au bout d'un moment, autant de fermeture d'esprit, autant d'œillères, ça finit par agacer, et on se sent obligé de répondre.


Par exemple, en lisant que « ce n'est pas moi qui condamne les incroyants (en Christ: le VÉRITABLE CHRIST, pas un bébé dans une crèche), les idolâtres (la vénération de Marie est une idolâtrie), les abominables (prier des morts est une abomination), C'EST DIEU. », je n'ai pas pu m'empêcher de répondre : « Mais... Mais Dieu est méchant !
Une petite erreur de jugement, sur quelques années, et PAF ! On va brûler en enfer pour l'éternité ? C'est long, quand même, l'éternité.
Moi, je trouve ça un peu exagéré de sa part. S'il est aussi injuste, je préfère ne pas le voir, Dieu.
Je connais plein de gens qui font le bien autour d'eux sans être croyants, et si je ne dois pas les retrouver au paradis, j'aime autant ne pas y aller. 
»

J'ai même eu une réponse, d'ailleurs : « Dieu a donné le moyen gratuit de te sauver, toi... et tes amis s'ils t'écoutent ensuite: beaucoup mieux que de brûler ensemble en enfer ! Petite rectification: ce n'est pas une "broutille" qui nous envoie en enfer: l'homme est profondément mauvais, même s'il fait tout pour donner le change... mais Dieu connaît les cœurs, et Lui seul a le moyen de les changer ! »


C'aurait pu s'en tenir là. Mais le type qui m'avait envoyé le premier lien m'en a renvoyé un, sur l'Islam cette fois. Et là, rebelote : « Mais l’Islam nie la Sainte Trinité et adore une déité appelée Allah qui n’est pas un Père, et qui n’a pas de Fils.
Sachant que la religion trouvée dans la Bible nous enseigne la Trinité, cela ne demande pas un brevet pour voir que l’Islam ne vient pas de la Bible. Donc, ce n’est pas la religion des prophètes, des apôtres de la Bible ou de Jésus. 
»


Là, pareil, on se sent obligé de répondre (en l'occurence « Et ce ne serait donc pas la bonne religion ? La chrétienté serait la bonne religion parce que c'est dit dans la Bible ?
En gros, la Bible dit la vérité parce que c'est dit dans la Bible.
Ce raisonnement se mord un peu la queue.

Il me parait très prétentieux d'affirmer que le nouveau testament est la véritable parole de dieu, sans qu'il l'ait confirmé lui même (après tout, on n'a que la parole de Jésus, mais s'il mentait ? Si ses miracles étaient le fait d'un sorcier ? Tout repose sur la croyance en ses paroles, retranscrites par des gens qui avaient tout intérêt à faire croire à sa divinité. Un peu trop simpliste, pour moi.
On me demande de croire sans questionner ? D'accord, mais pourquoi plus les prédicateurs chrétiens que musulmans ou juifs ou scientologues ? 
»


Bon, je dis pas que ce que j'ai répondu était particulièrement bien envoyé, hein. Juste que c'était envoyé. Et qu'il a fallu le temps de tout lire, avant de répondre.


Ce qui fait que j'ai traîné un moment sur le net au lieu de réviser mon chinois.

J'ai honte. En plus, j'écris un article au lieu de travailler.


Mais j'irai quand même boire demain.


 

PS : je sais pas si y'a un rapport, mais quelques minutes après avoir répondu sur Dieu, j'ai reçu un commentaire sur mon article Dieu, Sarkozy et mai 68 : "je te plains t'as pas l'air bien dans tes basket".

Enfin quelqu'un qui comprend ma détresse. J'étais certes en babouches, mais l'idée était tout à fait juste, je transmets à tous ceux qui m'énervent à me rappeler à quel point je suis privilégié d'avoir une famille qui m'aime, pas de soucis de sous et un recul sur la religion. Merci à toi, anonyme commentatrice (teur ? je doute)

 

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 17:42

Je sais pas si vous avez remarqué, mais notre président (loué soit son nom), il y a des choses qu'il aime, et des choses qu'il aime pas. Dans les choses qu'il aime, y'a des trucs qu'on aime tous : les belles gonzesses, par exemple. On aime tous ça, les belles gonzesses (enfin, presque tous, y'a des gonzesses moches qu'aiment pas les belles parce qu'elles sont jalouses de leur héritage génétique, mais y'a quand même une majorité de personnes qui aiment bien les gonzesses bien roulées). Dans les trucs qu'il aime pas, pareil, y'a des trucs que personne ou presque aime, comme manger du caca nature.

Enfin, je crois pas qu'il aime.


Jusqu'ici, il est cohérent dans ses amours et désamours : il est tout à fait possible d'aimer les belles femmes sans aimer manger du caca. Moi même, j'aime les belles femmes et je préfère le cassoulet (au caca, pas aux belles femmes)(enfin, pour manger, je n'ai jamais goûté de belle femme).


Mais, malgré la juste vénération qu'on se doit de porter à ce grand homme, force est de constater qu'il n'est pas toujours aussi logique. Par exemple, il aime bien Dieu, Nicolas. Il est pas le seul, me direz-vous, ma mamie aussi aime bien Dieu (elle n'a rien à voir avec Nicolas Sarkozy par ailleurs), même Chuck Norris aime bien Dieu.


Par contre, il n'aime pas les soixante-huitards. Il n'est pas le seul là non plus, hein. Pas grand monde aime les soixante-huitards, sinon les soixante-huitards.


Mais peut-on aimer Dieu et ne pas aimer les soixante-huitards ?


Il me semble que c'est une marque de manque de recul sur ses croyances.

Pourquoi n'aime-t-on pas les soixante-huitards ? En bonne partie, parce qu'ils se sont mués en ce qu'ils dénonçaient à la base : de revendicatifs libertaires parfois violents, beaucoup se sont mués en bobos, bourgeois-bohèmes, mous, faibles, avec un peu de bide, qui jouent au squash et ronchonnent sur le pouvoir d'achat sans faire grand-chose.


Mais n'est-ce pas là le parcours de Dieu lui-même ?

Qu'était-il dans sa jeunesse, Dieu ?

N'était-il pas un être vengeur, qui tuait les premiers nés comme on balançait un pavé et détruisait une ville pour les péchés de quelques-uns, un être libertin que ça ne faisait sûrement pas râler de voir Loth coucher avec ses filles ou Jacob avec deux soeurs et leurs servantes, n'était-il pas un souverain extrême donc, aux méthodes radicales, un être sans compromis, terrible et intransigeant avec ses principes ? Comme les soixante-huitards tellement honnis par notre président (loué soit son nom) ?


Et qu'en est-il, maintenant ? Il a disparu de la circulation. Cette présence autoritaire et barbue dans le ciel qui se manifestait à grands coups de miracles destructeurs, de buissons ardents ou de saints suaires bien concrets est devenue un concept, un être immanent, une idée, sa nature ultime est non-duale (nous dit wikipedia), il est au-delà des conceptions humaines du bien et du mal, des notions qui suivent un dessein incompréhensible qui se résolvent en Dieu même (je sais pas vous, mais moi j'ai rien compris). Par ailleurs, Dieu est un fumeur de havanes.


Regardons maintenant les soixante-huitards : ils ont disparu de la circulation. Ces présences chevelues qui hantaient les facs et se manifestaient à grands coups de pavés, de slogans graffités et de minijupes ne sont plus. Ils sont devenus un concept, la nature de bobos qu'on leur reproche est non-duale, en eux se résolvent les idées de gauchiss et la vie de vil capitaliss, qui fument des havanes équitables.


Si ça c'est pas flagrant. Dieu est un soixante-huitard. Dieu est LE soixante-huitard ultime.


Notre grand chanoine préféré a donc quelque chose de pas clair dans la tête. Soit il exprime par sa détestation des soixante-huitards un rejet de type oedipien de notre Père, soit au contraire son amour de Dieu révèle une passion cachée des vieux rebelles, dont il aurait quand même bien aimé faire partie.


Ou alors, il est vraiment incohérent.



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