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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 00:42

 

Dans la droite lignée de mes études, et dans le but de promouvoir la cuisine barbare (celle qui en met partout), passons au plat du jour : le poisson braisé à la camerounaise.

Je profite ici de l'expérience de mon beau-frère Christian (que je salue au passage, coucou Chris).

 

Le poisson braisé, donc.

Commençons par le commencement, c'est la partie la plus rigolote : le vidage du poisson. Si vous êtes riches et oisifs, faites les vider et écailler par votre poissonnier, je vous mépriserai jusqu'à la fin des temps, mais vous en gagnerez (du temps).

Prenez donc des poissons : des maquereaux c'est très bien, la daurade aussi, aujourd'hui on fait les snobs, on prend du bar (1 bar par personne).

 

Videz les poissons : c'est très facile, insérez un couteau (ou la lame d'un ciseau) dans l'anus, et ouvrez le dans le sens de la longueur jusqu'au bout, glissez les doigts dedans et tirez sur les trucs mous et gluants. Si vous avez des ongles, c'est plus facile. Dans le cas où vous n'auriez pas d'ongles, faites-les pousser. Enlevez bien tout ce qui est gluant.

 

 

(zut, on voit rien)

 

 

Ecaillez ensuite les poissons : il suffit de les gratter à rebrousse-poil, ça vole dans tous les sens, c'est rigolo.

 

 

Préparez la marinade (si vous êtes intelligents ou nombreux, vous le ferez avant en même temps que vous écaillez les poissons) : prenez tout plein de persil plat, un peu l'ail, de l'oignon, hachez finfinfin, puis broyez tout ça avec une pierre à écraser (ou, si vous manquez de pierre à écraser, foutez tout ça dans un bol, rajoutez un peu d'eau, mixez tout jusqu'à obtenir presque une pâte, rajoutez un peu de bouillon Kub (deux à quatre cubes, faut goûter pour voir si ça va), rajoutez de la pâte de piment rouge faite par la soeur de votre beauf (sinon, faites-la : broyez du piment rouge qui pique avec du persil et de l'ail, et de l'huile). Rajoutez un peu d'huile, ça doit faire une pâte un peu semblable aux épinards de cantine, et quand vous goûtez vous devez avoir les yeux un peu exorbités, des larmes qui vous coulent dans le nez et le nez qui coule sur le menton, vous devez faire « Hhhhhh kof kof ça pique un peu mais c'est bon mais ça pique un peu» d'un ton presque crédible, et ça doit être bon.

 

 

Faites des entailles sur les poissons, perpendiculairement à la longueur, espacées de la largeur d'un pouce, de derrière la tête au bout de la queue.

 

 

Badigeonnez les poissons de la marinade avec un gros pinceau, en insistant bien sur les entailles. Pour les plus gros boulets, il y a même une démonstration sur youtube, si vous savez pas faire après, prenez-vous en à ma grande soeur.

 

 

 

 

 

 

Préparez le barbecue (j'espère que vous l'avez fait avant). Astuce pour les petits joueurs qui ne veulent pas user de journal pour lancer le barbeuque : faites cuire votre charbon sur le gaz. Non, finalement je mettrai pas de photo.

 

Rajoutez un peu d'oignon dans le barbecue, ça épatera les amis et ça donnera une bonne odeur alentour.

 

Mettez le poisson sur le barbecue. Ayez à portée de la main un seau de flotte pour au cas où et une pelle à poussière pour attiser les braises. N'oubliez pas que si votre barbecue est ridiculement petit, il sera nécessaire de faire la manoeuvre plein de fois d'affilée et que vous mangerez tard.

 

 

 

Servez l'apéro. Bière de qualité et rhum sont de rigueur (n'essayez surtout pas la Guinness camerounaise, elle est abominable), il faut tenir jusqu'à la fin de la cuisson de chaque poisson. 

 

 

Surveillez bien la cuisson : il ne faut pas qu'il y ait de flamme. S'il y en a, éteignez là en balançant de la flotte sur le charbon, sinon votre poisson braisé sera du poisson brûlé. Vérifiez la couleur du poisson : s'il a l'air cuit, c'est bon. Retournez de temps en temps.

 

 

A côté de ça, préparez la garniture : nous, on a fait des frites de patates douces et des frites de patates dures et du gratin de courgettes, parce qu'il nous restait des courgettes. Pour faire les frites de patates douces, procédez comme pour des frites normales, mais avec des patates douces.

 

 

Profitez de votre casserole à manche qui tourne pour tester la conformité du carrelage de la cuisine en ce qui concerne la résistance à l'huile chaude et à la frite grasse (et par la même occasion, testez la résistance de la babouche camerounaise).

 

 

 

Ouf, tout est conforme.

 

Ne reste plus qu'à manger avec les doigts tout ça.

 

 

 

 

 


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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 21:42

Entre la cuisine et moi, c'est une chose bien triste, mais l'amour est à sens unique. Il n'y a rien à faire, dès que je m'essaye de mon propre chef à mélanger des trucs avec des machins, et de faire chauffer le tout, ça fume dans la cuisine, ça sent mauvais, j'ouvre la fenêtre en grand et je me sers un grand bol de Chocapic ® pour me consoler.

Enfin bon, d'après mes souvenirs, en fait ça fait longtemps que je me suis décidé à laisser les casseroles et fourneaux à mes colocs, au premier nombre desquels ma frangine, qui elle y prend du plaisir et en plus fait ça bien. En ce qui me concerne, je fais la vaisselle de temps en temps, et j'ai mis mes rêves de maître-queux à la poubelle.

Cependant, il reste que j'aime participer à la cuisine. La cuisine se me doit d'être un grand-oeuvre collectif, et particulièrement pendant les vacances.

Heureusement, si les marmites me font la gueule, j'ai depuis longtemps trouvé ma voie : l'épluchage.

 

Depuis tout petit, j'épluche et j'y prends mon pied. Courgettes, carottes, oignons, patates, navets, aubergines, tomates s'il le faut, pommes, avec un économe ou le machin qu'a une lame d'économe mais fixé à 90° au truc qui sert de manche mais qui en est pas vraiment un et dont j'ai absolument aucune idée du nom ou avec les doigts (mais pas avec un couteau, trop dangereux pour ça, les couteaux). Puis netttoyage de champignons, pour faire bonne mesure, le tranchage de trucs en rondelles, en dés, en lamelles ou finfinfin, parce qu'il faut s'ouvrir des nouveaux horizons, des fois, mais quand même, en grande partie j'en reste à l'épluchage.

 

Le contact avec la matière première, qu'elle soit sèche ou gluante, a quelque chose d'orgasmique, et chaque légume a sa musique.

Le frchhhh râpeux de l'épluchage de la carotte n'est pas le schliiiip liquide de la courgette. Il me faut les deux. Il me les faut toutes.

Donc, j'épluche, j'équeute, j'écosse, j'écale, je pèle, je râpe, le tout en général dans la joie amélipoulienne la plus écoeurante qui soit.

 

Et ce, comme je disais, depuis tout pitit, blond et innocent, quand je m'éclatais à écosser les petits pois pour les tagines de ma nounou, pour le « plop » délicat de la cosse mûre qui explose entre mes doigts (sensation comparable seulement à l'explosion d'un doryphore bien gras entre le pouce et l'index) et surtout pour les petits vers blancs qu'on trouvait parfois à l'intérieur, comme une perle dans une huître, et que je collectais soigneusement dans une boîte de Maxilase ® (boîte qui disparaissait mystérieusement assez rapidement, maintenant que j'y pense). Ca marchait aussi pour les fèves, qu'il faut pousser dans la cosse jusqu'à la sortie, en faisant attention à bien viser, sinon ça part avec la force d'un coup de revolver n'importe où dans la cuisine, mais surtout sous le frigidaire.

 

Aujourd'hui, les épluchages familiaux sont plus encore l'occasion de transmettre : on apprend à la nouvelle génération à ne pas arracher trop du corps des haricots verts avec la queue. Et surtout, on ragote au milieu des « clac-zzzzzzip », sur les oncles, les cousins, les cousines, les copains de cousines, les copines de cousins, l'épluchage est essentiel pour se tenir au courant de la sordide actualité familiale. Puis pour conserver une saine émulation au sein du groupe, parce que même si on fait mine de rien, on vérifie du coin de l'oeil qu'on a bien un tas de queues de haricots plus gros que celui de la cousine, on sait jamais, ça peut jouer pour l'héritage.

 

L'épluchage, il n'y a décidément que ça de vrai.

Dommage que ce soit pas bon, les légumes.

 

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 21:42

Devant le ridicule de mes petites stats, je n'avais qu'une solution : aller pleurer dans mon coin et fermer mon blog ou réagir, avec hargne et fracas, en faisant comme les autres : en transformant mon blog en blog de cuisine.


J'ai donc décidé de faire de ce blog un blog culinaire. Ce qui n'est pas évident pour quelqu'un dont la spécialité est le thé en sachet au Prince de Lu (avec la crise, j'ai tiré un trait sur le saucisson, j'en ai pas acheté depuis des semaines et des semaines (en fait, je me souviens pas de mon dernier achat de saucisson, je n'en reprendrai qu'une fois qu'il sera repassé en dessous de 4,88€.))


Aujourd'hui, donc, ce sera le plat qu'on a fait hier : des keftas de poissons. Donc, en gros, des boulettes.


Faisons simple pour commencer : il vous faut des ingrédients.

D'abord, du poisson. Nous, pour trois, on a pris

-une demi-douzaine de filets de sardine (six sardines) et deux filets de cabillaud


Ensuite, le reste, c'est

-du persil (plat, bien sûr)

-un gros oignon ou deux petits

-des boîtes de pulpe de tomates et du concentré de tomates.

-plein d'épices


Maintenant que vous avez l'essentiel, passons à l'exécution, telle que me l'a décrite ma nounou marocaine que j'avais honteusement pas appelée depuis super longtemps, mais je me suis excusé et rattrapé, et j'ai eu ma recette.


Donc, hachez votre oignon et votre persil finfinfin. Gardez en la moitié pour la base de tomates dans laquelle vous ferez cuire les keftas.


Prenez vos filets de poissons, bien pelés de préférence.

Prenez un presse-purée, et broyez vos poissons, jusqu'à avoir une bonne pâte.

Si, comme moi, vous n'avez pas de presse-purée, prenez vos petites mimines bien propres (et mouillées), mettes votre poisson dans un plat, et broyez à la main. Faut bien pétrir, et longtemps.

Pendant le pétrissage, ajoutez l'oignon (soit haché finfinfin, soit râpé à la râpe) et des épices.

Il vous faut mettre au moins plein de curcuma, pour donner une belle couleur jaune à votre pâte de poisson.


Ensuite, il faut mettre plein de cumin (mais moins que de curcuma), pis de ce que vous avez. Vous avez du piment ? Mettez-en. Du gingembre en poudre ? Mettez-en. Du curry ? Mettez-en. Pis du sel et du poivre, bien sûr. Rajoutez aussi un filet d'huile d'olive et un oeuf, pour le liant. Continuez à pétrir tout le temps, pétrissez bienbienbien.




Une fois que vous avez une belle pâte, faites des petites boulettes (taille d'un calot, pas d'un boulard). Pas la peine de rouler sous les aisselles, il suffit de le faire à la main.




A côté, faites une sauce avec tomates (genre deux boîtes), oignon restant, persil, thym, laurier, sel poivre piment huile, le tout bien écrasé.


Ajoutez les boulettes à la sauce (faut qu'elles soient bien recouvertes) et laissez cuire approximativement pas trop longtemps.




Servez avec du riz. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous dire comment faire, si ?

Bah, j'en sais rien, j'ai laissé faire mon breton de service.

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 18:43

Comme réclamé à corps (ho oui) et à cris par Jess, voici la recette du poulet boucané tel que mes souvenirs me la restituent.

C’est donc pas forcément toujours juste, mais dans les grandes lignes c’est ça. Par contre, j’ai aucune idée des proportions, je regardais faire mon vieux tonton poilu, amicalement surnommé « l’Homme qui Sait », et qui accessoirement est amateur de crêpes champignons-crème de marron ou de croissant-gelée de cassis-magret de canard au petit-déjeûner. Mais que cela ne vous effraie pas, il est portugais.

 

Réminisçons donc.

 

Le poulet boucané, ça commence par se décider la veille, quand on est sûr que le lendemain apportera :

1)      du beau temps

2)      une flopée de gens sympas prêts à se bourrer la yeule. Ca aide pas à cuisiner, mais si le poulet est raté, ça les gênera moins. (en tous cas, à chaque fois que j’en ai mangé, tout le monde sauf les plus jeunes étaient pleins. C’est un plat de fête, aussi. Parce que c’est bon, et parce que ça demande la journée.)

 

Donc, la veille, voire l’avant-veille, si vous êtes l’instigateur de la préparation, embauchez deux jeunes de bonne volonté et de bonne constitution pour la confection du four, qui nécessite (par exemple, dans le cas que j’ai récemment expérimenté, récemment étant y’a quelques années) des plaques de plâtre de bonne épaisseur qu’il faut chercher chez les cousins, à trois kilomètres, avec deux carrioles tirées à bras d’homme, chacune contenant ses 60 kilos de plâtre, qu’il faut grimper des côtes de première catégorie en les tirant que vous aimeriez avoir les moyens de Vinokourov.
Une fois les pauvres enfants exténués arrivés à bon port et abreuvés de sirop de grenadine, mettez-vous au boulot et fabriquez le four, constitué de quatre cloisons, qui doit être suffisamment étanche et un peu haut (genre 50-60 centimètres, hein. Mais si vous avez déjà un four extérieur, vous pouvez l’utiliser aussi, je pense). Il peut être ouvert d’un côté histoire de pouvoir l’alimenter,mais faut ptet quelque chose pour fermer ce côté et pas perdre de fumée, faut pas être idiot et jouer avec le sens du vent aussi.

 four.jpg

(sur cette photo mal cadrée, mais elle était prise par mon cousin de 12 ans, vous pouvez admirer notre four en plaques de plâtre, avec en premier plan des agaves et un rosier.)

Coupez des cannes à sucre en petit tronçons (10-15 centimètres), suffisamment pour en avoir un bon gros tas. Si par malchance, vous n’habitez pas dans les DOM-TOM et ne disposez pas de canne à sucre, ça marche aussi avec des tiges de maïs vertes achetées à un agriculteur complaisant (un auquel vous n’aurez pas reproché son emploi excessif de pesticides ou ses employés payés au noir, quoi). Ca se fait bien à la hachette, ça détend, tchac-tchac sur le billot, très agréable, attention aux enfants.

Prévoyez des feuilles de bananier ou de papier sulfurisé, aussi.

 

Bon, passons aux choses sérieuses. Prenez vos poulets (ça sert à rien de faire ce plat que pour une personne, hein, je vous le rappelle), et coupez les à la diable, c'est-à-dire, pour les béotiens, en deux dans le sens de la longueur. Là aussi, c’est rigolo, faut faire craquer les os, cric-crac.

 

Préparez ensuite la marinade.

Très important, la marinade, c’est pour ça que c’est un peu dommage que je m’en souvienne pas bien.

 

Il doit falloir mettre dans un récipient de l’eau, du jus de citron (beaucoup), du sucre (beaucoup aussi), de l’ail, une bonne quantité de gingembre broyé (pour la fin de soirée), de l'oignon, du piment, un tout petit peu de sel, jusqu’à avoir une bonne quantité d’une mixture collante, dont vous imprégnez vos poulets. Goûtez, ça doit être gluant, sucré et bon, un poil acide mais pas trop. Attention, il doit vous en rester plein plein pour le lendemain.

 

Laissez mariner toute la nuit.

 

Le lendemain, préparez la cuisson : lancez l’allumage des tiges de maïs vertes, faut pas de flammes, mais que ça fume bien bien.

Posez vos poulets sur la grille, au-dessus de la fumée, et couvrez les de feuilles de bananier ou de papier sulfurisé afin d’empêcher la fumée de trop s’échapper.

 

Ensuite, c’est pas bien compliqué : il faut surveiller qu’il n’y ait pas de flammes, que la fumée ne s’arrête pas en rajoutant régulièrement des tiges de maïs, retourner toutes les demi-heures les poulets et les badigeonner de marinade à chaque retournement, avec un gros pinceau.

poulet.jpg
(sur cette photo, vous pouvez admirer les cuisiniers en pleine action, avec sur la guche le seau plein de marinade avec un pinceau dedans, et au premier plan, le four avec les poulets couverts par du papier sulfurisé)

Et continuez pendant huit heures.

 

A la fin, le poulet sera couvert d’une couche caramélisée sucrée et craquante, et la chair sera plus fondante que jamais vous aurez goûté. Rien de meilleur, même si vous avez déjà plusieurs caïpirinhas dans le nez.

 

A accompagner de ce que vous voulez, du riz ou des zharicots rouges bien cuits.

 

C’est malin, j’ai faim maintenant.

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 20:32
Bon, je sais, on est en semaine, mais bon, il aura fallu le temps de revenir, hein.
Puis de retrouver et de redimensionner toutes ces photos. Parce que ouais, si j'veux moi aussi j'peux mettre plein de photos sur mon blog, ouais ! Même pas peur.

Donc, la recette du week-end réussi :

Prenez d'abord des gens de bonne compagnie malgré de certaines tendances psychopathes : votre frère, par exemple.

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Choisissez également des copains utiles, comme une conductrice de voiture avec une voiture qui puisse vous emmener sur la place du week-end réussi, en l'occurrence Bréhat, la perle de la Bretagne, donc la perle de la France.

alex.jpg

Prenez également un ami qui prétend savoir pêcher, et mettez-le à l'ouvrage dans les cailloux et les laminaires qu'affectionne le bar, succulent gadidé qui devrait pulluler comme les asticots dans le livarot qui vous attendait depuis un mois dans le placard (beurk).

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Une fois qu'il n'a rien attrapé, moquez-vous bien de lui, et faites des autoportraits d'une qualité artistique prétentieuse et discutable.

autoportrait1.jpg


Le lendemain, partez avec tous ces gens à la pêche à pied en partant du principe que les crevettes auront moins de chances de vous échapper que les bars. Equipez-vous bien comme il faut.

blaise2.jpg

Constatez que ces petites bêtes sont trop petites pour être mangées, crevez vous les yeux à chercher des trous de palourdes, et rabattez-vous sur les lièvres de mer.

lievre2.jpg

Attention, ne pas les attraper avec les doigts, ça fait des taches violettes qui partent pas.

lievre1.jpg

Décidez de changer de cible, et rabattez-vous sur les bêtes qui vivent sous les gros cailloux. Soulevez-en un gros bon paquet en trempant votre jean jusqu'aux cuisses (grrrr baby)

pecheapied.jpg

Faites attraper tout un gros tas d’étrilles par l'ami pêcheur, qui se révèlera finalement pas si mauvais.

etrille1.jpg

Arrangez-vous pour vous couper les doigts sur leurs épines, ça vous donnera une excuse pour ne pas avoir à faire la vaisselle plus tard.

Ayez-en plein une grosse marmite, c'est la classe, même si la plupart des vôtres étaient molles ou grainées, les salopes (pardonnez-moi, c'est la frustration qui parle).

etrille2.jpg

 

Faites les cuire vivantes, elles gigotent, c'est rigolo.

etrille4.jpg

Puis elles deviennent toutes rouges.
A ce stade, écrasez-les avec le premier instrument contondant qui vous tombe sous la main, par exemple une planche à découper.

 

ecrabouille.jpg

 

Faites les flamber avec du whisky. Si vous n’avez pas de whisky, prenez du rhum. Si ça ne flambe pas, mettez plus de rhum. Si votre briquet est mouillé, rajoutez encore un peu de rhum.

flambage1.jpg
Découvrez la fonction "nourriture" de votre appareil photo. Cela vous permettra de rater celle du flambage.

flambage2.jpg
Rebroyez les étrilles avec le second instrument contondant qui vous tombe sous la main, par exemple une grosse louche.

ecrabouille2.jpg

 

Rajoutez des oignons, de l’ail, du concentré de tomates, laissez mijoter avec les carapaces broyées.

 

 mijote.jpg

 

Faites fondre une demi-motte de beurre avec de la farine, pour épaissir, et passez une dernière fois la soupe.

soupe.jpg
Miam miam ! Et voilà sept bons bols de bonne sousoupe assurés !

Mais ça ne suffit pas.

Rendez-vous compte que vous avez également capturé une loche respectable lors de votre sortie, que vous avez mis à macérer dans du vinaigre pour enlever le mucus.

Levez les filets, et ça sera très bon aussi.

loche.jpg
Ha ! Mais vous avez aussi chopé des coquilles Saint-Jacques ! Souvenez-vous de vos petits cris de chochotte excitée quand vous les avez découvertes dans les flaques ! En plus elles font la taille légale et elles vous clignent de l'oeil !

csj2.jpg

Ouvrez, découpez, avec un grand couteau bien aiguisé.csj1.jpg


Puis faites cuire et servez avec les autres coquillages que vous avez ramassés.

csj3.jpgcoquilles.jpg

Enfin, dégustez.
D'abord au sens propre, puis au figuré, quand il s'avèrera qu'une des praires ne devait pas être très fraîche. Mais bon, ça valait le coup, hein.

Mais le reste du ouikende, en l'absence de Smecta, tournez plutôt au sauciflard et au vin rouge, c'est meilleur pour le bidou.

miam.jpg
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