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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 12:42

Vous n’êtes pas sans le savoir, amis lecteurs, comme tous les ans, Angoulême, le célèbre festival international de la Bande Dessinée, arrive avec ses gros sabots, cette année sous la présidence de José Muñoz, grand parmi les grands auteurs argentins et mondiaux.

 

J’aurais pu faire dans la simplicité et vous balancer un panégyrique bien senti du bonhomme, récoltant ainsi les acclamations de trois personnes férues de culture, et l’indifférence maussade de tous les autres qui n’ont jamais entendu parler de ce grand homme.

Comme je préfère collectionner les coms, et que par ailleurs je n’ai jamais rien lu de cet auteur majeur, je vais parler de quelque chose de plus racoleur.

 

Car la Bande Dessinée, si elle est comptée comme le neuvième art, est incontestablement le premier dans un domaine qui nous passionne tous : la femme à poil.

 

Oui, la femme à poil est infiniment plus présente dans la BD que dans l’architecture ou la musique, plus que dans la poésie, plus que dans la sculpture (malgré de louables efforts), et même plus que dans le cinéma.

La femme à poil est devenue la raison d’être de la BD moderne. Les auteurs déploient des trésors d’inventivité pour enrober la femme à poil dans des scénarios complexes et prenants, qui cependant ne font pas oublier qu’ils ne sont là que pour mieux nous y amener.

 

En ce qui me concerne, c’est justement par la femme à poil que je suis arrivé à la BD, en l’occurrence par Animah, dans l’Incal de Moebius et Jodorowski. Si je m’en étais tenu aux élucubrations mystico-anarcho-science-fictionnelles de Jodo, j’aurais sans doute abandonné la BD là parce qu’à six ans, c’est pas facile de comprendre (d’ailleurs, à 24, je comprends toujours pas). Mais il y avait Animah, à laquelle le trait de Moebius avait offert une perfection sculpturale qui faisait complètement oublier à mon petit cerveau innocent qu’il y avait un scénario autour.

 

Curieux, j’ai exploré plus en détail le monde grouillant de la femme à poil dans la BD.

 

Il y en a vraiment pour tous les goûts. On trouve aussi bien des femmes à poil barbiesques, aux seins hauts et fermes, aux fesses en pomme et aux lèvres pulpeuses (au pif, Barbarella, les héroïnes de Manara ou Marini) que des adipeuses avec une bonne couche de cellulite et des nichons gros comme ça qui pendent sur un ventre flasque pleins de plis et de replis (au pif, les femmes à poil de Loisel).

 

On trouve même des femmes à poil aux formes humaines basiques, comme dans les histoires de Martin Veyron ou Jean-Claude Denis. Si ça c’est pas merveilleux.

 

Et si vous êtes fan de célébrités historiques, là encore vous pouvez trouver votre bonheur, entre Agrippine (dans Murena) et Jeanne d’Arc (Jehanne au pied du mur).

 

Comble de la perversité des auteurs, des séries complètes se construisent autour de l’absence de la femme à poil, qui saute aux yeux à la lecture, poussant le lecteur frénétique à se ruer fiévreusement chez son libraire pour avoir la suite de l’histoire, espérant avoir enfin la chance de voir Falbala se baigner sous une cascade ou la maman de Boule dans sa baignoire.

 

Ceux-là, on leur en voudrait presque de nous les montrer enfin, cassant tous nos fantasmes, comme par exemple Laureline dans Otages de l’Ultralum.

 

Mais ces pervers-là ne sont pas majoritaires dans le monde de l’art narrativo-séquentiel à phylactères incorporés, et la plupart des auteurs nous offrent sur un plateau la plus belle collection de femmes à poil qui se puisse imaginer (en dehors des maisons closes des pays de l’est).

 

 

Et c’est bien. Ce n’est que comme cela, par le développement d’un engouement de bon goût pour elles et par leur banalisation que l’on pourra faire évoluer les mœurs, qui sont encore trop intolérantes vis-à-vis des femmes à poil.

 

Car oui, les femmes à poil sont ostracisées, victimes d’une pernicieuse discrimination.

 

Sortez dans la rue, vous y trouverez des noirs, des jaunes, des arabes, même des gros et des moches, mais jamais ou presque vous ne croiserez de femmes à poil (des vraies, pas plates enfermées sur des affiches de 4 mètres sur 3).

Et pourtant, elles, on aimerait bien en croiser plus*. Mais non. La femme à poil, honnie, se cache, elle s’enferme dans son boudoir, se roule dans sa couette, se planque derrière la vitre en verre dépoli de sa douche, victime de la société.

 

Mais, grâce aux efforts des auteurs de BD, on arrivera bientôt au jour où les femmes à poil pourront se comporter avec autant de liberté que Daisy, qui se promène cul-nu dans Donaldville, sans arrière pensée.

 

Confiance.

 

 

* Ceci est bien sûr une touche d’humour de mauvais goût. Je sais bien que croiser des arabes, des noirs ou des jaunes ne vous dérange en rien (et moi non plus), du moment qu’ils ne sont pas gros et moches.

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 11:42

Exclusif ! Pour la première fois sur le blog aux poils, découvrez le processus de création d’un article ! Entrez dans la tête de l’auteur ! Rien n’est caché à votre curiosité malsaine ! Même pas les scènes coupées au montage !

 

Bonjour. Ou bonsoir, je ne sais pas quand vous lirez ça.

Aujourd’hui, j’ai décidé d’être un précurseur, et de vous faire découvrir la genèse d’un article à l’intérêt discutable.

 

En fait, l’idée de l’article précédent m’est venue cette nuit. Comme je suis allé boire dans un bar le soir avec des amis (Sauvignon sec et Coteaux du Layon, merci Tristan) je me suis réveillé cette nuit, vers quatre heures du matin, la bouche un peu pâteuse, alors je suis allé dans mes cabinets pour pisser un coup et boire un peu de ma bonne eau du robinet.

Et là, j’avais oublié le tome 1 de Srangers in Paradise, de Terry Moore, que j’avais décidé de relire parce qu’il m’avait servi à gagner à un jeu sur internet (merci cubik).

Bon, une fois mon pipi fait et mon eau bute, je me suis suis remis au pieu en pensant à cette BD, et en me rappelant quelque chose de très juste que j’avais lu dessus, à savoir que ça a beau être une histoire (en partie) d’amour, c’est pas mièvre du tout ni rien, et j’ai horreur du mièvre, et je me suis vaguement dit que j’avais bon goût quand même (oui, bon, on est tous comme ça hein). Puis ça m’a fait penser à Titanic, et à ce copain de troisième, qui était allé le voir sept fois au moins. Y’a un saut de logique, mais bon, il était quatre heures du mat’, hein. Et là, au moment où j’écris, pas loin de cinq heures, si vous voulez tout savoir.

 

Et donc, la première phrase de l’article m’est venue comme ça. Ensuite, je me suis dit que ça serait sympa, comme note de blog (oui, je pense d’abord à mon blog, même si j’ai moins de lecteurs), un truc sur la mièvrerie et le gnangnan. Mais j’avais pas d’idée.

 

Puis j’ai eu un flash et je me suis dit que le comble du sentimentalisme, ce serait de pleurer la mort des Lemmings® (le super jeu vidéo de mon enfance, pas les bêtes poilues) et là, je me suis dit qu’il faudrait placer ça, donc j’ai pensé mettre en balance le jeune con qu’a rien à branler des scènes d’amour (en me disant qu’il faudrait que je place Hugh Grant, comme quoi je me sentais content pour lui qu’il tire son coup, puis, pour être rigolo, je me suis dit qu’il faudrait que je dise que je réalisais après coup qu’il s’était sans doute déjà tapé l’actrice. Finalement, comme vous l’avez constaté, je l’ai pas mis, pourtant c’est rare que je manque une occasion d’être vulgaire.) et le jeune con qui pleure à Titanic.

 

Bon, ensuite j’ai essayé de m’endormir, mais ça continuait à tourner dans ma tête. J’arrivais pas à trouver comment tourner l’article, si ce serait pour ou contre le cucul, en pensant à ma réputation sur internet, je me suis même dit qu’à la limite je commencerais une phrase, puis je mettrais à chaque fois « Nan, ça c’est faux » à la fin (parce que ce le serait), ou à faire dans l’art conceptuel, et ne pas mettre de conclusion et dire que finalement, je n’avais pas compris où je voulais en venir, et que je laissais au lecteur le soin de penser ce qu’il voulait.

 

Mais je tournais et me retournais dans mon lit sans parvenir à m’endormir, alors j’ai allumé ma lampe de chevet, j’ai pris un feutre qui se trouvait par chance sur mon bureau à côté de mon lit (mon bureau est coincé par mon lit, il ne me sert absolument à rien), j’ai attrapé un bout de papier qui traînait sur ledit bureau (une photocopie de carte Vitale avec un début de note de blog dans un coin), je l’ai posé sur Francis Blaireau Farceur, et j’ai écrit les trois premiers mots. Puis je me suis rendu compte que ce bouquin était trop petit, j’ai pris le DVD de Sin City, trop petit aussi alors j’ai pris le Hors-Série des 15 ans de Courrier International. Et l’article s’est écrit tout seul, assis dans mon lit, sans revenir en arrière, et j’ai décidé de faire dans le hautain pour finir, mais j’étais pas vraiment satisfait du résultat.

 

C’est là que j’ai pensé au bonus, à cause d’une note de Boulet (celle où il a le making-of d’un rêve), et je me suis dit que ce serait rigolo comme idée et un peu original.

 

J’ai continué à écrire, je suis arrivé au bout de ma feuille, j’ai continué sur une enveloppe qui était tout ce que j’avais sous la main, je l’ai remplie des deux côtés, et j’ai écrit sur une enveloppe qu’il y avait à l’intérieur de la première, qui date de quand j’étais allé chercher le permis de ma sœur à la préfecture, qu’ils m’avaient envoyé à la poste acheter une enveloppe normale et une recommandée, que j’ai payée la peau du cul et qui finalement n’a servi à rien parce qu’ils m’ont finalement donné le permis en main propre quand je suis revenu de la poste.

Quels enfoirés.

 

Puis je me suis dit que ce serait rigolo comme anecdote d’avoir écrit sur une enveloppe, parce qu’à cinq heures et quart du mat on a pas le même humour.

Allez, pipi et je me couche.

Demain, j’envoie tout ça.



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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 11:42

Aminches, roquets et greluches, si je vous ai abandonnés ces derniers jours, ce n’est pas ma faute, je le répète.
C’est la faute à la famille, qui squatte mon PC (ma mère qui regarde les photos de ma grande sœur, mon petit frère qui passe son temps sur Ogame, ma petite sœur qui organise ses manifs avec ses petits camarades, et mon popa qui écume Youtube à la recherche de vidéos de musiciens inconnus tels que Dick Gaughan, Rahat Nusrat Fateh Ali Khan, Matt Molloy et assimilés dont il sature mon disque dur), qui me harcèle de questions (mais t’y passes combien de temps par jour, sur internet ? Et ton permis, tu le passes quand ? Et pourquoi tes colocs ils rangent pas ? Je peux prendre ton ordinateur ? Et ton permis ? Et ton budget BD, il est de combien ? ) de conseils (Tu devrais passer ton permis, les mères de famille qui passent leur temps sur internet ne sont pas heureuses dans leur couple, attention, le portable sur les genoux c’est mauvais pour la fertilité, attention, tu devrais mettre tes BD dans une autre pièce, y’a plus de place pour tes fringues), qui me fait réviser mon chinois jusque dans le RER (Qĭng wèn, nán césuò zài năr ?Wŏ hĕn xiăng qù, wŏ bù néng dĕng), bref, qui me bouffe mon temps, qui me vampirise, vivement la fin des vacances et le début des partiels, qu’on puisse respirer un peu. D’ailleurs, je dois écrire cette note tôt le matin, dans une semi-torpeur hébétée, des crottes au coin des yeux, parce que sinon j’ai pas le temps, pfiou, dur la vie, didonc.

 

Même pas j’ai eu le temps de fêter ma deux-centième note, qui est passée zou comme ça.

 

Ceci dit, je ne pouvais pas laisser passer la dernière note de 2007 et les traditionnelles bonnes résolutions qu’on ne tient jamais, sauf moi cette année.

 

Voici donc mes résolutions pour 2008 :

 

-Ne pas me mettre à fumer.

-Ne pas sortir avec Carla Bruni

-Ne pas faire d’infidélités à Prince de Lu®

-Aller de temps en temps au resto « le Pagodin », rue des Grands-Augustins

-Passer l’aspirateur une fois par trimestre dans ma chambre

-Ne pas louper de dédicaces de Ferri

-Lire des livres sans images

-Ne pas oublier de charger mon portable

-Ne pas voler de petit Africain, même mignon

-Ne pas développer d’armes de destruction massive dans mon jardin

-Me procurer le dernier CD des Cat Empire, par tous les moyens.

-Ne pas offrir de CD d'André Rieu, même à quelqu'un que je n'aime pas.
 

Donc bonne année, bonne santé, attention au phylloxéra, éviter le scorbut en mangeant des oranges, ne regardez pas la télé trop près de l’écran, et recevez mes meilleurs vœux dans vos faces.

 

Ploum ploum tralala.

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 00:42

Il fait froid, les bells djingueulent gaiement entre les pubs à la télé qui nous ressort ses plus beaux moments de l’année, les rues sont pleines d’ampoules basse consommation de toutes les couleurs, c’est Noël.

 

Je vieillis. Je l’ai pas vu venir. Avant, dès fin novembre, j’étais gagné par une excitation fiévreuse, je passais des heures sur les catalogues de jouets pleins de jolis trucs présentés dans un décor chaleureux, je ne fermais pas l’œil de la nuit, et je maudissais les années où Noël tombait un vendredi, nous forçant à subir une semaine entière de vacances avant le moment fatidique.

Cette année, comme depuis quelques-une, non. Même avec le père Noël accroché à l’halogène et le sapin imposés par ma coloc, ça tiltait pas.

 

Même là, le 23 décembre, je m’en fous un peu. D’autant plus que j’ai préparé les cadeaux depuis un moment, m’évitant les embouteillages aux caisses et la contamination par l’ « esprit de Noël ».

C’est triste.

 

Mais bon, ça va passer.

Bientôt, je serais en Lozère, avec la famille, le foie gras, les huîtres à ouvrir, la table à mettre avec une belle nappe et une belle décoration pour faire honneur au gavage qui va suivre, les parties de foot dans le jardin ou le parc à côté les mains dans les poches, les engueulades avec les tantes et mère, le froid bien sec et piquant, , puis les cadeaux tous ouverts en même temps dans un joyeux bordel à minuit après la messe (où je ne serais probablement pas allé), les emballages en gros tas dans un coin, tout le monde content, le chocolat chaud, les croissants, les essais de cadeaux qui peuvent pas attendre, le mangeage de mini-mars®, de twix®, de Smarties®, les « hoooo fallait pas », le champagne, les explications de cadeaux incompréhensibles (« alors ça c’est pour masser le cuir chevelu en fait, mais il faut que ce soit quelqu’un d’autre qui te le fasse sinon ça marche pas »), mais surtout la famille.

 

Ca va être bien.

J’aime bien Noël, en fait. Ca fait super rebelle de le dire, de nos jours, mais j’assume.

 

Alors Joyeux Noël, sans "w" ni "y" qui fait genre dedans, des becs à tous, youhou j’vous aime.

 

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 19:42

Je sais, je sais, je ne vous ai pas accoutumés à faire des critiques de films, en bonne partie parce que je sais pertinemment que je n’ai aucun goût et suis très bon public.

 

A quoi bon faire une critique d’un film qui ne soit pas pernicieuse et perfide, et tous les autres mots en -per que l’on puisse imaginer ?

 

Hein ? Je vous le demande ?

 

Ha, puis y’a aussi le fait que je n’étais pas allé au cinéma depuis un moment, ce qui n’aide pas non plus.

Mais là, je l’ai fait, je suis allé voir le premier tome d’A la croisée des mondes, en bon fan du bouquin, qui est bien écrit, magique, intelligent, et tout. Bref une lecture si pas indispensable, du moins essentielle pour que je ne vous regarde pas d’un air hautain en pinçant les lèvres.

 

Par contre, critiquer me force à spoiler un coup, hein vous êtes prévenus.

 

Le casting, d’abord : il est sous haute pression (je sais pas ce que ça veut dire, mais je viens de l’entendre sur M6 que j’ai en fond sonore : un casting sous haute pression)(ha, apparemment rien à voir, je viens d’entendre « t’as l’air d’un mannequin de catalogue, franchement »). Les choix sont pas trop mal passés, les personnages principaux sont bien adaptés, hein, rien à dire, y’a même Christopher Lee, on le voit trente secondes, mais c’est toujours agréable de l’entendre en VO, quel que soit le rôle, il est bien choisi. Puis, contrairement à Harry Potter, même la gamine est franchement bien trouvée. C’était pas gagné, mais voilà quoi.

 

Les décors pètent bien aussi, là aussi ils se sont bien démerdés, même si je pige toujours pas bien l’intérêt de mettre des véhicules genre pods de Jedi dans Star Wars là où une calèche aurait suffi, mais bon, pareil, on les voit pas longtemps et le réalisateur avait sans doute un neveu à placer dans l’équipe des effets spéciaux qui aura apporté sa contribution avec une boule de truc violet ou bleu-vert qui tourne.

 

En parlant de ça, les daemons (les bestioles qui incarnent l’âme des personnages) sont présents sans trop attirer l’attention, bien faits, bref, ça va à peu près, et les ours ont fait pousser des petits gémissements de plaisir à ma voisine qui tendait les bras vers l’écran à chaque fois qu’ils apparaissaient avec leurs ‘tites n’oreilles.

 

Au passage, juste parce que j’ai toujours M6 en fond sonore : « va dans ton strong, mais naturel ».

 

Zut, j’en ai perdu le fil.

 

Alleï, pour les côtés négatifs : les gros raccourcis scénaristiques. Bon, c’est forcé, vous me direz, comme c’est un gros bouquin. Mais bon, des fois, ça fait bizarre, il y a des transitions un peu foireuses, on sent que les scénaristes se sont dit « bon, pour faire cette scène essentielle, on a un gros passage où il se passe pas grand-chose, on va faire emmener le personnage là par d’autres sans dire pourquoi ils le font, si on fait assez vite et qu’on leur en met plein les mirettes, ils auront pas le temps de se poser la question ».

 

Donc on sait pas pourquoi Lyra (c’est l’héroïne) se fait emmener chez les ours (« hiiiiii ils sont trop mimiiii » - encore ma voisine-), ni pourquoi le personnel de la station expérimentale toute isolée dans le grand Nord avec des montagnes toutes pleines de neige et de blizzard autour se pose pas de question en voyant arriver une gamine en jupe et collants (huhu) devant leur porte. « Je me suis perdue dans la neige » est une explication suffisante pour eux.

 

Puis les gros bémols, vus du lecteur surtout *spoiler pire* : mais euuuuuuh le ptit gitan, il meeeeeeuuuuurt, il a perdu son âme, il survit pas longtemps sans, merde ! Et la fin du premier épisode, Roger se fait tuer par le père de Lyra, quoi, zut, c’est méchant ! Ils finissent le film avant la fin du livre, le deuxième épisode, ils vont le finir au milieu du second bouquin ? Nanmého.

 

Puis pour finir, ils ont loupé une scène qui aurait pu être mythique, ça se voyait en direct : quand Nicole Kidman, qui joue une trèèèès vilaine femme qui aime torturer les enfants (dans le livre), annonce à Lyra, la petite orpheline, qu’elle a fauté dans sa jeunesse, avec ma voisine (celle que les ours émoustillaient, toujours), on s’a regardé, on s’a compris :

-Naaan, ils vont pas oser…

-Lyra… je suis ta mère…

*visage plein de détresse*

-Nooooooooooooooooon !

-Come with me. Together, ve vill rule the vorld !

-Vos gueules, on aimerait regarder le film !

-Hého connard, on a payé aussi, on t’emmerde, va chier !

(les deux dernière répliques sont issues de l’imagination de l’auteur, et des suppositions qu’il a pu faire sur l’état d’esprit de ses malheureux voisins)

 

On a espéré, de longues secondes, et finalement, ils ont pas osé.

C’est bien dommage.

 

Bon, au final, déception sur des plans, moins sur d’autres, mais le problème reste que pour comprendre des bouts, vaut mieux avoir lu, et pour en apprécier d’autres, il vaut mieux ne pas avoir lu.

 

Donc l’idéal est d’aller voir le film sans s’attendre à mieux que de passer un moment sympa sans giclées de sang, même quand un ours se fait arracher la mâchoire inférieure d’un coup de patte.

 

Et sans chercher à comprendre pourquoi ils ont transformé le nom Iofur en Ragnar. Il est des mystères qu’il vaut mieux ne pas chercher à élucider.

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 16:42
Oui, car ils en ont besoin les bougres.
Ils sont montrés du doigt comme des gros ringards coiffés comme des culs, des rois du pimpon pompeux, des techniciens sans imagination, que de toute façon c'est pas autant des artistes que les musiciens de jazz (et là, je parle même pas des chanteurs quoi, y'a pas photo, je veux dire).

Ceci dit, j'ai rien contre eux, hein. Chacun choisit sa voie, si on est vieux dans sa tête et qu'on sait jouer d'un instrument dont les fils sont en boyau plutôt qu'en métal (de ce côté-là, je cautionnerais plutôt, d'ailleurs), bon ben je comprends qu'on se mette un costard et qu'on aille jouer devant des vieux (ou des vieux dans leur tête).

Mais bon, heureusement, tous les gens qui jouent des instruments de musique de vieux font pas que de la musique de très vieux, et se font de la musique de gens de la génération de mes parents.

Ce qui veut pas dire que mes parents écoutaient ça, hein. Ni qu'ils ne l'écoutaient pas. Mais des fois, donc, des nouveaux font du vieux avec du un peu moins vieux en inversant les trucs. Si vous voyez ce que je veux dire.
Sinon, moi non plus, mais c'est pas grave, c'est une note de week-end, alors je peux me contenter de trucs qui veulent rien dire et mettre des vidéos, sinon à quoi servirait le week-end ? A aller acheter des Bd ? Allons, un peu de sérieux. Je fais ça la semaine, après les cours de chinois, chez mon libraire d'à côté de la fac, ce qui est bien pratique.


Bref.

Voilà vos vidéos, je vois bien que vous avez  même pas lu ce qu'il y a au-dessus. Bande de philistins.






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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 23:42

Quand on me demande ce que j’ai fait comme études, je réponds quelque chose comme « euh, ingénieur dans les poissons », histoire de simplifier (et parce que la majorité des gens n’ont pas la moindre idée de ce que signifie halieutique et que je serais totalement infoutu d’expliquer.

C’est quand même un peu court, hein. On avait pas que des leçons sur les poissons. On avait des cours fascinants sur l’économie des pêches (en gros, des copié-collé des cours d’économie de l’environnement qu’on avait eus l’année précédente, plus des notions sur les salaires des pêcheurs), et sur le droit des pêches.

On avait même des cours de science du sol, histoire de savoir calculer le taux de saturation en humidité du fond de la mer. On a pas bien compris ce qu’on faisait là, et les profs non plus d’ailleurs (- Mais… Vous êtes qui ? – Les étudiants de Gestion des Zones Côtières. –Et qu’est-ce que vous faites là ? –Vous voulez dire que vous avez pas été mis au courant par nos profs vénérés ? –Bon, c’est pas grave, installez-vous. Mais je vois pas bien en quoi ça va vous concerner).

 

Ceci dit, heureusement qu’on avait les cours d’océanographie. Enfin, sur le milieu de vie des poissons, quoi. C’était un vrai petit bonheur, ces cours, on y apprenait plein de choses fascinantes. Et si j’avais des idées, je vous présenterais ça d’une manière drôle et tout, pleine d’esprit, mais je suis tout fatigué et j’ai po d’idées, c’est la faute à l’hiver.

 

Donc voici en vrac les perles de nos cours sur la mer, et les trucs qu’on fait dedans.

 

Si on faisait des graves perturbations au milieu du Sahara on s’en foutrait un peu vu que quand on va là-bas ben y’a rien quoi.

 

Si vous avez vu le Grand Bleu vous savez qu’au fond il fait nuit en bref.

 

Pour l’oxygène et l’hydrogène on n’est pas super emmerdés non plus

 

J’vous apprend pas des masses de trucs…

 

Vous êtes trop profond, il fait nuit, il se passe rien

 

Pas de possibilité de trouver un ascenseur parce que y a pas d’échanges surface-fond.

 

La mer c’est franchement pas important en termes de production de vie

 

Un estuaire c’est pas un fleuve, et pas la mer en même temps

 

La richesse est encore plus grande dans les zones enrichies

 

C’était vraiment un printemps de merde

 

Les algues métaphysiques

 

Tous y meurent et produisent des excréments

 

Du phytoplanctos et du phytobenthon

 

Dans le phytobenthos y a 6 ou 7 espèces (par étage) c’est absolument ridicule

 

Le moment où on va parler de ce qui merde

 

Le pas riche y s’retrouve vachement enrichi par le très riche

 

Les animaux fixés c’est assez clair de toute façon ils vont pas se barrer

 

Les espèces estuariennes dépendent des estuaires, c’est pas hyper palpitant comme remarque

 

L’eau douce, je suis pas hyper motivé par ça

 

C’est vachement important de grandir quand on est petit

 

Un truc assez con : plus l’estuaire est grand plus y a de juvéniles dedans

 

Un jeune poisson il fait pas que manger tout le temps des fois il faut aussi qu’il se planque parce que y a des prédateurs

 

La Seine vous imaginez bien que c’est un fleuve qui subit quelques pressions anthropiques

 

On parle pas de rajouter 3 poteaux en ciment dans un coin

 

Le merveilleux littoral des côtes d’Armor

 

Y avait des gens qui allaient à la plage avec des seaux des pelles ils faisaient des pâtés et maintenant ça pue et c’est dégueulasse

 

Si vous mettez une dizaine de million de cochons derrière un estuaire avec un émissaire qui va vers la mer vous arriverez pas forcément à faire une marée verte

 

Des super stations d’épuration vachement nickel

 

Les gens téléphonent à l’Ifremer « y a des poissons morts partout, ça va pas »

 

Dans les ptites flaques vous trouvez des ptits poissons évidemment pas des gros ils tiendraient pas

 

La Hollande c’est pas un pays c’est un ensemble de digues

 

On va aleviner comme des fous

 

Quand on ferme une porte on peut pas passer à travers

 

Le schéma le plus con du monde

 

On trouve un cachalot tous les 3000 km, c’est vraiment la misère.

 

La côte, c’est de la surface jusqu’au fond.

 

L’océan c’est vachement profond.

 

Aux pôles la production (primaire) ça doit être complètement miséreux, et bien non.

 

J’raconte pas forcément que des trucs idiots.

 

Problème : la baleine bleue était herbivore. Heureusement qu’y’en a plus, elle faisait 30m

avec un niveau trophique de 1.

 

L’homme participe à la chaîne trophique en tant que matière détritique, et encore y a de plus

en plus d’incinérations.

 

Assez relativement considérable

 

Y a quelque chose qui tombe et on mange dessus.

 

On n’a jamais vu un estuaire se jeter en pleine mer.

 

Au niveau des abysses c’est la grande misère.

 

On balance une ancre à 3000 m de fond et y a plein de poissons qui viennent autour parce

qu’ils trouvent ça rigolo.

 

C’est quand même assez sauvagement régulier.

 

Y a un putain de décalage là, y a pas vraiment de morue en Alsace-Lorraine.

 

C’est vachement grave de mettre des polluants dans la mer… c’est vrai que c’est pas une très

bonne idée mais par rapport aux atteintes physiques du milieu c’est peanuts.

 

Les baleines c’est assez facile à exterminer, les poissons faut mettre de plus gros moyens.

 

Toute cette faune dont le pêcheur se fout éperdument ben on en bute 40% avec un passage de

chalut.

 

Aux Etats-Unis y a la baie de Chesapeake et la baie de San Francisco, en France y a la rade de Brest.

 

C’est un peu plus dégueulasse qu’ailleurs mais on reste dans la même gamme.

 

Comme ce que j’ai mis c’est complètement foireux et qu’on a perdu un peu de temps ce matin, on va pas le faire.

 

 

Merci à Grnx pour la collecte. Puis c'est elle qui a mis les couleurs, aussi. Qu'est-ce que vous voulez, c'est une fille, après tout.

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 22:42

Je parle pas beaucoup des blogs des autres, sur mon blog. Je préfère parler de moi, si j’ai ouvert un blog, c’est bien parce j’ai un ego gros comme ça. Je suis mon sujet de conversation favori. Mais aujourd’hui, non, je parle de quelqu’un d’autre que moi, qui en plus n’est pas auteur de BD.

 

Pourquoi donc cet écart de conduite ? me demanderez-vous, les yeux en soucoupe et la bouche bée, ce qui rend l’élocution difficile (ça donne approximativement ‘our'oi 'onc 'et éca’t eu ‘on’uite, mais j’ai traduit).

.

Parce que j’ai découvert un blog qui tranche dans la blogosphère (pas que je connaisse grand-chose de la blogosphère en fait, je vais pas voir tant de blogs que ça (mais le tien si, lecteur commentateur, parce que je t’aime, d’un amour pur et si fort que nul ne saurait se mettre en travers (sauf Marie-Josée Croze ou Monica Bellucci)).

 

Je parle du blog de Jean-Patrice Verdennet.

 

Jean-Pat, c’est un un peu un visionnaire. C’est l’homme d’un concept, d’une idée. J’irai cracher sur vos blogs est son bébé.

 

J’irai cracher sur vos blogs, comme son nom l’indique, s’attache avec rigueur à dénigrer les blogs des autres. Plutôt ceux qu’ont du public, hein, sinon, c’est pas drôle, ça ramène pas de coms.

 

C’est un concept d’une audace rare sur le net, je trouve. D’abord parce que dire que du mal de blogs, c’est limite maso, ça veut dire qu’il faut se farcir plein de blogs qu’on trouve tout pourris (comme a dû le faire remarquer Hervé Resse, c’est un peu comme aller que dans des rades infects pour faire des critiques gastronomiques négatives). Moi, quand je trouve un blog tout pourri, j’insiste pas, je clique sur le mien pour me faire rigoler tout seul. Ou je vais voir un autre que je préfère. Ou je lève mon cul pour aller faire la vaisselle, parce que ça commence à bien faire, là, encore cinq jours que les colocs ont rien foutu, pfff.

 

Puis il faut le faire, quand même, s’attaquer aux gens avec un large public donc tout plein de fans. On risque de passer pour un aigri ou un jaloux (un peu comme quand on tente de dire du mal de Gregory Lemarchal devant une minette de 14 ans), c’est pas très bon pour l’image.

Pas plus que se placer dans la position du gars qui tire sur l’ambulance (c’est le cas des fois aussi, parce que dans les blogs, y’a des trucs tout pourris aussi). En plus, il fait ça à son corps défendant, Jean-Pat. Parce qu’il faut une sacrée dose de courage pour s’enfiler les archives d’un blog qu’on aime pas afin de cerner ce qui fait qu’on doit ne pas l’aimer.

 

 

En fait, Jean-Pat, il fait œuvre de salubrité publique, un peu. Son blog, c’est un peu le Public ou l’Entrevue de la blogosphère, c’est celui qui va entourer en rouge les peaux d’orange et la cellulite des stars du web 2.0, histoire de rassurer un peu la France d’en bas sur leur humanité. D'ailleurs, les vils parisiens en prennent bien pour leur grade (les bobos au bûcher !) Mais s’il les égratigne, en fin de compte, ça change pas vraiment l’opinion qu’on en a. Moi, j’aime bien Cameron Diaz, même si j’ai vu dans Public ou Closer.toute l’acné qu’elle a sur la figure  Et j’aime bien Mélina Loupia, même si « les mères de famille ne savent pas écrire ».

 

Moi, j’oserais jamais faire tout ça. Déjà parce que j’aime tout le monde très fort (sauf Adolf Hitler qui était méchant, c’est ma maman qui l’a dit). Puis je préfère qu’on m’aime très fort aussi, plutôt qu’on me dise des gros mots en com’. Et que je les mérite.

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 22:42

Mes amis,

J’ai pris aujourd’hui une décision qui n’était pas facile. J’ai mûrement pesé les pour et les contre, pendant plusieurs bonnes minutes. J’en suis finalement arrivé à la conclusion que c’était la seule solution qu’il me reste si je veux assurer une bonne dissémination de mes gènes.

 

Donc voilà, à partir de demain, j’entame ma nouvelle carrière. J’ai trouvé ma voie. Rock star. J’hésite encore entre le death-metal et le hard-disco.

Ca ne va pas être facile, j’en ai conscience. Il va falloir que je piétine les convictions politiques familiales dans mes actes, tout en les exagérant dans les paroles de mes tubes internationaux, parce que les jeunes, quand même, c’est un peu tous des gauchiss.

Ou alors ils écoutent pas ma musique, et ils mettent des chemisettes cintrées pour écouter Johnny Halliday.

 

Il va falloir que j’exerce mes talents vocaux en me mettant à fumer (heureusement, j’ai planqué un paquet de cigarettes Vogue à ma coloc) afin d’ajouter une touche rauque à mon timbre délicat et distingué, et que je cultive ma basse grasseyante à la bière (heureusement il doit rester des Tourtel dans le frigo, à côté du saucisson et des lardons périmés).

 

Il va falloir que j’écrive des chansons aussi. Je pensais faire dans le sataniste, mais j’ai pas des masses d’idées, donc je suis tout à fait ouvert à vos suggestions. J’en voudrais juste une sur Guinnarou, Guinnarou le roi des Guinées. (Celui qui appelle que des centaines de guinées arrivent en riant, des mille-zyeux et des mille pieds)).

 

Ca va pas être évident, mais je le sens bien. A moi les fans en délire, l’alcool à foison et la dissémination de gènes.

 

Enfin, j’ai fait le plus dur, j’ai trouvé le look.

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 21:42
Hier, dans l'après-midi, seul dans mon logis froid et sale, je vaquais sur le net, à la recherche de quelque muse qui m'inspirerait un article (nan, pas un site porno, papa), n'espérant aucun miracle pour venir titiller mon inspiration titubante.

Quelle ne fut donc pas ma surprise de voir arriver dans ma boîte mail mon premier fan-art !
Voici l'oeuvre :

fanart.jpg

Je dis bien quelle ne fut pas ma surprise, parce que bon, j'aurais surtout été surpris de pas le recevoir, vu que c'est moi qui l'ai envoyé.
On est jamais mieux servi que par soi-même, hein.

Et étant donné que les hordes de fans en délire assoiffées de mon corps commencent à se faire attendre, hein, ben hop. Ouais.

Tout fait à la main avec PowerPoint et Photoshop.
Et je merde ceux qui trouveront que je tiens bizarrement mon verre, c'est parce que je me suis cassé le cinquième métatarsien droit en quatrième (et oui, je tiens mon verre de la main gauche, c'est parce que c'est un portrait de moi dans un miroir).
J'ai mis mon pull rose pour poser, mais il est plus beau que ça, en fait.

Pour être honnête, je ne suis pas convaincu qu'un de mes articles vaillent un Suze-cassis, surtout si on a soif, mais bon, un bon fan-art se doit d'exagérer un peu.

Puis je mets Suze-cassis parce que ça rime, et que le nombre de pieds est meilleur qu'avec le pastis, et qu'en plus j'aime pas le pastis, et je préfère le fond de culotte, qui est le vrai nom du Suze-cassis, parce qu'un fond de culotte ne s'use qu'assis HAHAHA.

J'aime bien les boissons avec des noms zarbs.
J'aime commander des Guignolet-kirsch, des galopins, des communards ou des Gambetta-limonade, juste pour tester les serveurs et pouvoir dire hahaha mais comment tu connais pas ton taf bonhomme, tu mériterais une fessée déculottée sur le comptoir pour te punir, espèce de gros mauvais, nan mais franchement j'veux dire la honte, quoi, pour quelqu'un dont c'est le taf, ne pas savoir, ça prouve le délitement intellectuel de la base de la société française, car le bistrotier est la base de la société française, et devrait être capable de fournir au consommateur tout ce qu'il veut, même un Brise Touch'&Fresh.

Non mais.
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