Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

FIGB recrute




Recherche

2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 22:42
Longtemps, j'ai voulu appeler ce blog L'Egoland. Parce que c'était un jeu de mots dont j'étais super fier, une fine référence culturelle doublant une admission totale de ce que c'était que le blog, et que c'était mieux que blogauxpoils, quand même, j'veux dire, je me rends bien compte, je suis pas complètement demeuré non plus, des fois, hein.

Mais l'apostrophe passait pas dans l'URL, malheureusement. Ou je me suis dit qu'elle passerait pas. Du coup, je l'avais mis en sous-titre. Puis j'ai changé ma bannière, pour faire joujou avec the Gimp (j'ai toujours vachement du mal avec les calques, d'ailleurs je les retrouve même plus), et le sous-titre est passé à la trappe.

Mais des fois, la mélancolie me reprend, et je me dis que quand même, c'était vachement mieux que blogauxpoils, et je me dis qu'il faudrait que je fasse une note bien dans le ton l'egoland, et paf, d'un coup, comme ça, je vais dans un festival BD, et j'ai une dédicace toute fraîche qui me fait dire, wahou les copains, je tiens une vache d'idée qui réconcilie egoland et blogauxpoils, didonc !

Voui, parce que, tout frétillant, je suis allé au festival des Grandes Ecoles, avec dedans mon petit panier un Blacksad et un Valérian que j'étais à peu près sûr de ne pas me faire dédicacer mais l'espoir fait vivre, et un Kaboul Disco que je me disais que quand même, ce serait bien le diable si Nicolas Wild n'aurait pas un peu plus de place pour moi que Mézières et Guarnido.

Et il en avait, et j'étais bien content parce que j'avais amené mon cosplay en la personne d'un pakol que mon popa m'avait spécialement acheté pour moi au magasin afghan de Paris, et que j'ai pu faire ma groupie-kawaï.
Et en plus, il se souvenait même de moi qui étais passé le voir à Saint-Malo voilà bien des lunes !
Du coup, j'étais vraiment bien bien content, et quand il m'a demandé "tu veux quelque chose en particulier ?", j'ai dit d'un ton content "ho ben, ce que tu veux", avec la virgule placée n'importe comment tellement j'étais bien content.

Alors il m'a dessiné. Et j'étais bien content encore plus, du coup.

Puis je suis rentré chez moi, bien content malgré mes ratages au tirage au sort pour Guarnido et Mézières, et le fait que j'aie oublié de demander à Marianne Eskenazi une dédicace sur le Maillot Rouge, et j'ai mangé des Prince de Lu.

Puis, aujourd'hui soir lundi, je me suis dit Hey, en fait, t'en as quelques uns des portraits de toi par des auteurs de BD, ça peut grave faire une note qui se la pète sur ton blog ! Et en plus, tu pourras ressortir que ça s'appelait pas L'Egoland pour rien au début !

Du coup, j'ai suivi ce que je m'étais dit, et j'ai fait une note, cette note, avec tous les portraits (je crois) que m'ont fait des auteurs à qui je n'ai absolument pas demandé de me faire mon portrait parce que bon, y'a quand même des limites aux bornes, et les voilà. Vous pouvez cliquer dessus pour les agrandir.

Je vous ai mis en premier celles que vous connaissiez déjà, pour la surprise, et après dans un ordre désordonné, les autres.

Moi, je les aime toutes. D'ailleurs vous aussi, je vous aime tous.
Voilà donc.

Mon premier moi, par Mélaka, au dernier Festiblog :


Le deuxième, par Zak le Musicos, toujours au dernier Festiblog


Le troisième, par Clotka, encore au dernier Festiblog



Le quatrième, par Phiip, je crois que ç'a été mon tout premier, merci Phiip ! Et merci à la librairie Goscinny grâce à qui je l'ai eue !


Puisqu'on est dans la librairie Goscinny, une dédicace de Mathieu Colloghan, qui y passait et que par hasard j'y étais donc pouf :



Puis tiens, c'est rigolo, la librairie Goscinny, une autre fois que j'y vais sans idée derrière la tête, paf je croise Cabu !



Ce que c'est que les coups de bol, des fois. D'ailleurs, en parlant de coup de bol, je suis bien content d'avoir eu la chance d'avoir des entrées gratos au Salon du livre jeunesse de Montreuil l'an dernier, parce que du coup j'ai croisé Mulot (de Ruppert et) :



D'ailleurs,  je me rends compte que je porte encore aujourd'hui ce T-shirt, avec lequel j'avais rencontré au même salon l'année d'avant Guillaume Long qui est vraiment très gentil et pas du tout un connard (mais pas gentil dans le sens homosexuel, hein) :


J'avais les cheveux plus courts, à l'époque, tiens. Et toujours avec le même T-shirt, au dernier festiblog, Zof (enfin Guerrive, ou Sophie, ou ce qu'elle veut) m'a dédicacé Girafes, et je suis pas tout seul, je suis avec une girafe et un cachalot mâle super classe !



Par contre, c'est bizarrement pas au Festiblog que j'ai vu Unpied. D'ailleurs, je l'ai pas vu, c'est Lelf qui l'a vu pour moi, je la remercie mais j'attends quand même de le voir en vrai, moi aussi, et pas juste parce qu'il est belge.



C'est exotique, belge, mais moins qu'afghan. Alors je suis aussi bien content de ma dédicace de Nicolas Wild samedi dernier. Mais je crois que je l'ai déjà dit.


Depuis, grâce à Nicolas, je me suis taillé la barbe, et rendu compte qu'il fallait que je me coupe les cheveux.

Voilà, j'ai pu me la péter un peu, vous pouvez maintenant passer votre chemin si vous ne l'avez pas déjà fait, merci et bonsoir.
Repost 0
10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 19:42

Ce matin, il m'est arrivé un truc de gueudin.

Je me réveille tranquillement, prêt à passer une journée tranquille d'étudiant misérable dont les profs sont en grève depuis quelques jours, j'allume mon portable, je passe chez une copine que jamais y'aura rien entre nous papa parce qu'elle est mère de famille et qu'elle a pas de seins, et paf, j'apprends qu'il me reste 500 secondes à vivre, mais que coup de bol, j'ai 500 euros. Ce qui tombe bien pour les sous, je me dis, vu que la chaudière, elle m'a coûté bonbon.

Mais bref. 500 secondes, je réfléchis en essayant de penser peu, ça fait peu. Ca me laisse même pas le temps de calculer, et pourtant j'aime l'exactitude. Donc bref, j'ai moins de dix minutes et des sous, qu'est-ce que je fais ?


Les pensées fusent dans mon cerveau à la vitesse d'un escargot avec une tendinite au pied.


Tiens, je suis riche, je devrais m'encarter à l'UMP pour sauvegarder mon patrimoine de l'état qui cherche rien qu'à me voler mes sous durement gagnés

Mais si je m'encarte, j'aurais plus de sous, je serai un pauvre, ça me servira à rien d'être à l'UMP

Je pense à moi ou à ce qu'on pensera de moi dans le futur ?

Je tente le dernier super gueuleton en quatrième vitesse ?

Ca risque d'être coton, vu que le seul magasin qu'il y a dans le coin, c'est un supermarché Casino, et que pour dépenser 500 euros de bouffe dans un supermarché Casino faut se lever tôt, puis qu'en plus le temps que je me déplace jusque là-bas en boîtant comme un vieux rat, le temps se sera déjà écoulé, au mieux je claquerai au rayon traiteur

En fait, c'est pareil pour le dernier-sexe-avant-la-mort : je sais pas du tout où trouver des putes dans le coin, puis bon, avec les délais à tenir en plus, ça risque d'être tendu pour l'être


Ptaiiiiin même pour faire le bien, j'ai pas le temps !

Je sais même pas où trouver un clochard dans le coin, et si je sors sur la Nationale en gueulant « des sous à donner gratuit ! » les gens vont croire qu'il y a un truc et personne en voudra, les gens ont pas confiance de nos jours.


Bon, qu'est-ce que je fais ?

Un dernier caca en lisant les dernières pages du da Vinci Code pour savoir comment ça finit, et tant pis pour les 500 euros ?


Hey, attendez, quand j'y pense, pour dépenser rapidement des sous sans bouger, il y a internet !


Et là, bonheur, que trouvé-je sinon l'espoir, que dis-je, la vie ?




Décidément, internet est bien fait, on y trouve ce qu'il faut dans toutes les circonstances.

Alleluia.


Remerciez tous internet, sans qui je ne serais plus parmi vous.


Et comme pour toutes les chaînes (bouh ! Les chaînes c'est le mal !), je fais référence à cet article, et j'ennuie mes amis qui ont des blogs (oui, ça fait partie des règles d'ennuyer ses amis qui ont des blogs) en exigeant d'eux qu'ils fassent comme moi et fassent un article qui s'intitule comme le mien mais avec votre nom, et j'enjoins à Donio, cubik, Mlle Gima, et euh, Lelf et la polaque de suivre mon exemple et de faire de la pub à je sais même pas qui.en expliquant vous feriez quoi avec 500 euros et 500 secondes. Enfin, si vous voulez, quoi.

Repost 0
21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 21:42

Je ne sais dire quel émoi m'étreint lorsque j'écris ces lignes, vu que de toute façon je ne réfléchis pas des masses vu que de toute façon je regarde la télévision nationale en ce moment alors que je tente d'écrire ce qu'il faut reconnaître que c'est pas facile, même si c'est pas super intéressant.

Mais je m'en fous, je le fais quand même, j'ai pas peur de rien, ouf malade que je suis. Par contre, je sais pas de quoi parler, ce qui est le cas depuis un certain temps, vous l'avez sans doute remarqué. Je suis triste et inutile même à mes lecteurs. J'en pleurerais presque, mais j'aurais besoin d'oignons. Pas aux pieds. Quoique ça marcherait sans doute aussi pour me faire pleure, je suis sensible des pieds. Et des épaules. Je hais qu'on me touche l'épaule, ça provoque généralement une réaction violente, comme quand on coupe devant moi le saucisson avec un couteau à bout rond (sacrilège !)


Demain, c'est lundi, et je 'm'en vais rejoindre mon pitit frère et ma pitite soeur, sauf si elle est en meeting, comme ça a l'air d'être le cas dès que j'appelle chez eux. C'est dur d'avoir une petite soeur communiste. Pour avoir des relations. Fraternelles, pas sexuelles. Vous êtes vraiment dégoûtants de penser à ça. Tiens, au passage, j'en profite pour faire une pitite annonce : bientôt sur votre blog préféré (non, pas celui de Boulet)(non, pas le vôtre non plus, il est nul), on parlera d'un sujet porteur, histoire de fêter dignement Noël et de faire péter mes statistiques : le sexe. Mais pas vulgairement, hein, pas question de parler de bite, cul, poils, nichons, couilles, con, kama-sutra, léchage d'aisselles ou zoophilie. Ce ne sera pas la peine, puisque les gens viendront grâce à cet article-ci, youpi.


Mais avant ça, il faudra que je retrouve ma pitite famille, communiste comprise, pour fêter dignement la consommation et Coca-Cola, dans la joie et la bonne humeur, au mépris souverain de la mode actuelle qui veut dénigrer toute tentative d'être un peu content en même temps que les gens. Tant pis, je braillerai quand même « il est né le diviiiiiinenfannnnt, sonnez hautbois résonneeeeeez museeeeeetteuuus, il est né le diviiiiiinenfant, chantons tous son avènement, lalalalala », tant pis si ça attire moins les gonzesses que chanter Brassens dans un bar à vin (si, si, la tête de ma mère, ça attire des gonzesses)(hélas, mères de famille)(mais pourquoi ? Pourquoi mon dieu ?), au moins, ce sera gai et enjoué et dans l'esprit de Noël qu'on a pas trop vu depuis un moment, parce que déjà il fait pas un temps de Noël, encore hier on pouvait sortir en T-shirt dans Paris à 18 heures, le monde est fou, fou je vous dis.


Mais avant de retrouver les hautbois et les musettes, j'aurais dû prendre un autre billet pour faire la bonne poire et partir à 20 heures demain au lieu de 10 heures, et aller à l'aéroport chercher une obamiste de retour de Washington pour faire un échange de sacs et me trimballer une valise de plus que prévu, ça va être pratique tiens. Pffff. En échange de quoi ? Un cadeau du sac. Et le remboursement du billet de train, quand même. Manquerait plus qu'ça. Les oenologues, j'vous jure, tous des pffff j'ai même pas envie de m'énerver.


Mais on m'y reprendra pas. Nan mais des fois, faut pas déconner non plus, on est pas des putes à frange.

J'aime bien l'expression « pute à frange ».


Mais j'ai pas souvent la possibilité de l'utiliser. Parce qu'au lieu de rencontrer des putes à frange, je m'instruis. Par exemple, j'apprends que le beurre de cacahouètes est la preuve que Dieu existe et que l'évolution est un mythe idiot.






Repost 0
22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 21:42

Bourré. Un peu.

Just drunk enough to feel like writing in english.To prove to myself I'm able to. Stupid.

Just left friends at the bar. And breasts. Beautiful round ones. Said if they told me the moon I'd draw was ugly, I'd leave. Left.

Gone.

Walking. Trying not to lose my drunkenness. Seems I managed. Still speaking in english. I walked head down, trying not to close my eyes, in order not to get sober. Not get wind on my eyeballs. Would awaken me. Head still spinning, I like that. One pint, two bloody Maries. Woo-hoo.


Still able to go away when I say so. Stupid. But I won't stay just because of breasts. Younger than my little sister. I have principles. And alcohol in my blood. Pulsing in my brain vessels. And in my bladder.


Waw, I remembered bladder. Alcohol is good for tongues. Alone in my house, TV off, even though France is playing against Australia. Rugby. NZL beat WAL. In the pub. Said « cheers ! » to guy and girl next table. Because they said it before. Not fraternizing with the enemy. Good patriot.


Why go away when I'm with nice people ? Even drunk ones (fours ?) ? Because of daiquiris and bloody maries and beers and screaming orgasms (same jokes as last time, and the times before that. Plenty of good jokes about screaming orgasms. Well, jokes) ?

Dunno.


Guess I wanted to leave. Without reasons. Best way to leave, without saying goodbyes to friends and breasts.

Speaking english is nice when drunk. Did it once before. When one of my colleagues told me about his testicles cancer while serving me vodka and rosé and noodles. Vomited noodles out the window. Once in my life, daddy, don't look surprised. It was his fault. Happily a friend of mine accepted to talk with me while I walked back to my place, not far to the train station, the dealers and the hookers. Thanks again, Grnx. I told friends about that a lot, when I'm a bit drunk. I have a tendancy to repeat myself, and tell a lot of garbage, when I'm drunk. Which is NOT often, daddy. By the way, I love you. No Oedipe there, just say so in order to annoy you. Hope it will work.


Got back home still drunk. Won't work on my chinese tonight. Bah.

There is still internet. And rugby. Don't want to puke. But still got the Ukulele Orchestra of Great Britain on my mind. Cecile's and Mélina's fault. Go to hell. I am going to have a ham sandwich. With cheese. Even though I already got two hot-dogs with mustard and onions. Don't care. If i'm fat. It's my fate. Huhu, fat fate. Can't go against fate. Would be immoral. Bye. Kisses. Arm, elbow, knee.





Repost 0
21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 21:42

Quand je regarde en arrière, ces deux dernières décennies, je me rends compte d'un truc : c'est dingue le nombre de stars (et assimilés, je ne suis pas sectaire, plus de vingt-cinq visites par jour sur un blog, c'est une star) qui gravitent autour de ma personne.


Ou du moins qui essayent.


Un garde du corps de Martina Navratilova m'a bousculé dans les allées de Roland-Garros

Michou, Mazarine Pingeot, Vincent Lindon et Isild Le Besco m'ont croisé dans le métro ou les rues de Paris

Erik Orsenna est venu me demander si c'était bien ici chez mes voisins, une bouteille de champagne dans chaque main

Antoine Duléry a partagé mon petit train, qui était conduit par Jack Nicholson (bon, un sosie ressemblant, en tous cas)

Lisa Mandel et Kek m'ont fait la bise

Catherine Breillat est venue chez moi et m'a dit qu'elle était déjà venue

Boulet m'a croisé deux fois en trois jours

Robin Hobb a mangé du sandre au beurre blanc en face de moi

Un ex-garde du corps de Rocco Siffredi m'a donné un cours de krav-maga accéléré autour d'une bouteille de Vouvray amicalement fournie par une amie autrefois bercée par les genoux de Léo Ferré

Wandrille a trouvé que j'avais grossi

J'ai eu Leila Chahid au téléphone

J'ai été le mari de Zof

Libon m'a fait coucou

Mélina Loupia a fait caca dans mes cabinets

Mes parents ont été mariés par l'adjoint de Robert Hue

Pierre Bordage m'a dit bonjour, ça va ?

J'ai serré la main au Père Noël


Que me veulent-ils tous ?

Qu'espèrent-ils retirer de moi ?

Il doit bien y avoir une raison, hein. Ils se sont donné le mot. Ca doit être une espèce de charisme ineffable qui émane de moi, une aura qui les attire un peu comme des moustiques autour d'une lampe-tempête.

C'est pas très flatteur pour eux, je me rends compte.

Mettons comme des mouches autour d'une bouse.


C'est pas très flatteur pour moi, je me rends compte. Mettons comme des trucs attirés par un truc attirant.


Voilà.


Je suis attirant. Pour les stars. Un peu comme un trou noir, en moins gros quand même. Du coup, ça doit bloquer les petites gens, les gens normaux, les « inférieurs » comme dirait notre ministre de la Justice des attachés d'ambassade. Ils n'osent pas me parler. Ils doivent me voir comme inaccessible. Et c'est pas mon apparition dans la Lozère Nouvelle et le Journal de la Haute-Marne qui va les détromper.


Je crois que j'ai compris pourquoi je vois personne.

C'est dur d'être intimidant.

Repost 0
8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 09:42

Wah les gens truc de ouf malade, vous allez pas deviner !

Je vous le dis quand même, parce que sinon, vous comprendrez pas la suite, mais j'ai été tagué par le père Yoze pour une chaîne !

Trop d'la bombe, ça fait zirplé sa mère, quelqu'un pense à moi, j'y croyais plus, snif.


Bon, elle dit quoi cette chaîne...

Ha OK, choisir cinq chansons qui vous ressemblent et dire pourquoi, plus une sixième que la vie de ta mère jamais plus tu pourras vivre sans, ou alors ce serait une vie de purée sans muscade, de bière sans alcool, de Mark Hamill sans coupe au bol, bref, de la crotte de lémurien constipé.


Des chansons qui me ressemblent ? Encore un de ces trucs de gonzesses qui lisent Cosmo ou les Hommes viennent de Mars, les Femmes viennent de Vénus, ça. Vazy, comment une chanson peut ressembler à quelqu'un ? Une chanson c'est une chanson, une personne c'est une personne, on va pas mélanger les torchons et les serviettes, c'est n'importe quoi, on va pas chercher la ressemblance entre un tournoi de tennis et un dentifrice (alors, Roland-Garros, pour moi, il a le fruité de Tonigencyl menthe-citron, alors que tu vois, Flushing Meadow, avec son côté bifluoré, ce serait plutôt Colgate Herbal Blancheur). Faut pas déconner quoi.


Mais bon. Pour les besoins de la cause, je veux bien me plier à ce que tout le monde attend de moi et vous infliger Sans ma Barbe, de Corbier.



Parce que ouais, maintenant et depuis un moment, personne m'a vu sans barbe, je sais plus à quoi je ressemble sans, et je sais que si je tente j'aurais une perte sèche de 90% de menton et la peau irritée. Mettons que c'est la chanson qui m'illustre le mieux. Si on veut. Pour une valeur de  « mieux » pas top à l'échelle Cosmopolitan.


Remarquez, si on y pense, y'a une chanson qui résume pas mal la philosophie de vie que j'aimerais bien avoir, sauf que je l'ai pas parce que je n'ai pas de raison de l'avoir, même si j'ai pas de raison de pas l'avoir non plus, c'est celle-là :




On est déjà à deux, et que du super connu, au moins je vous prends pas en traître. En même temps, on me reproche souvent de n'écouter que des trucs absolument inécoutables, ce à quoi je réponds généralement « j'y peux rien, c'est génétique », parce que généralement c'est des trucs que c'est mon père qui m'a fait découvrir, et que je les ai fauchés sur son pc. Mais je les retrouve pas sur internet, je peux donc pas vous faire partager le bonheur d'écouter la version tsigane de Blowin' in the wind par Kek Lang, Magali Noël chantant La Marche Turque de Mozart, Dimitri et Alioschka (une chanson d'amour homosexuel chantée par la section auvergnate des choeurs de l'Armée Rouge), ni même Couscous Boulettium d'Odeurs (et là, je vous cite les connus).Même Bernard Wrigley et son Molecatcher je peux pas, et ça déchire (une chanson comme une queue de boeuf : velue mais goûtue).

Ha tiens si, je peux, mais vous devez aller le chercher en cliquant par là. Oui, ça demande un effort, mais ça a longtemps été une de mes chansons préférées de tous les temps, quand même.


En fait, en matière de musique j'y connais pas grand chose, je suis plus calé en BD. Remarquez, ça tombe bien, parce qu'il y a des auteurs de BD qui s'y connaissent en musique. Et pour moi, le mieux de tous, c'est Crumb, le grand Crumb, qu'en plus il s'y connait en blues et folk américain, des genres que j'aime bien aussi. Et du coup, ça me fait repenser à l'autre musicien qui hantait le trajet de la maison à l'école : Bob Brozman, que j'en ai déjà parlé sur ce même blog, que ce type si je savais jouer de la guitare, je voudrais que ce soit comme lui.




Bon, il se fait tard, alors je finis vite. Et je balance la première chanteuse dont je me suis dit « Waw, putain, mais elle est géniale, c'est qui ? C'est quoi, cette bosse que ça me fait dans le zlip ?», chez un pote que je remercierai jamais assez. J'étais jeune et inculte, à l'époque, oui.




Puis pour conclure, le dernier groupe dont je me suis dit « Waw, putain, mais ils sont géniaux, c'est qui ? », c'était il y a cinq ans, et je m'en suis pas remis encore, et c'est avec cette chanson que je les ai découverts, et pareil, je vous en ai déjà parlé ici, en même temps, hein, faut c'qui faut, et moi, la zique, j'y connais de toute façon toujours pas grand-chose, alors je recycle tous ceux qui sont déjà passés, s'ils l'ont été, c'était pas pour rien, hein.




Et je passe le flambeau à qui le voudra.



Repost 0
23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 20:42

Normalement, un blog, c'est censé (à mon avis) être un peu réactif, et tout, t'sais, il se passe un truc de ouf dans ta vie, genre tu te rases la barbe, tu décroches un job qui te permettra de gagner des sous sans rien faire, une fille te dit oui à une question autre que « t'as une gomme ? », paf, tu te jettes sur ton PC, ton esprit s'enflamme et tu épanches tes sentiments à la face du monde (enfin, de tes trois lecteurs).


Le souci, c'est que dans ma vie, il se passe pas grand-chose. Je me plains pas, hein, c'est pas plus mal de pas assister à un attentat ou d'avoir à supporter des gens qui me prendraient du temps que j'utilise si bien à rien foutre.


Mais bon, le fait est que pour tenir un blog, c'pas ben l'fun quoi. Je pense à vous, lecteurs, quoique vous puissiez en penser. Et non, je ne pense pas à vous en petite culotte, sauf toi.

(haha)(petite culotte, ça devrait faire monter mes visites par Google).


Mais l'avantage de cette vie morne, sans hauts ni bas (sauf si je me décide à reprendre la conduite, ce qui n'est pas gagné, étant donné que la seule idée qui me venait en tête quand j'y pensais ce matin, c'était me trancher la gorge avec mon couteau à Marcassou, ce que je ne ferai pas, mais bon)(ça m'a empêché de me rendormir pendant deux heures), l'avantage de cette vie, disais-je, avant d'être interrompu par de sottes considérations sur des sottises à l'évocation insupportable, l'avantage de cette vie, c'est que je peux faire des notes de blog à l'avance.


Alors ouais, je sais bien que tout le monde le fait, mais bon. Les autres, c'est par lâcheté et paresse intellectuelle, parce qu'ils flippent leur race à l'idée de perdre de leurs lecteurs si ils crachent pas leur billet en temps et en heure, hein.

Moi pas.


C'est juste parce que là, je me fais un peu chier, et que je n'ai absolument aucune envie de tenter de monter la cornemuse de mon papa, d'autant que les voisins risquent de pas être d'accord, et encore moins de monter le lit de ma petite soeur qui m'en sera même pas reconnaissante.


Parce que je la connais, hein. Elle vient jamais me voir, d'abord. Elle me méprise comme si j'étais du caca de poule.


En fait, c'est même pas vrai. En tout cas, je crois pas. Ca l'est peut-être. Ou alors, c'est juste qu'elle préfère ses camarades du Parti.

Bref.


Voilà une note qui m'aura pas coûté trop d'efforts à pondre. J'aime bien quand c'est comme ça.

Parce que ça se voit pas forcément, mais des fois, je sue comme un porc sur une note toute pourrite parce que l'idée de départ me faisait marrer, mais que j'arrive pas à développer, et je m'insulte, je me dis « gros cuistre » et des trucs comme ça.


Pour la peine, un peu de pop chrétienne.





Repost 0
20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 20:42

Je sors à l'instant d'un cours magistral de civilisation chinoise consacrée à Confucius. Je sais, ça pète.


Bon alors Confucius, je sais pas trop si vous connaissez, mais grosso-modo, c'est un peu le gars sur les enseignements duquel la Chine a bâti sa civilisation depuis plusieurs siècles avant Jésus-Christ jusqu'au vingtième siècle. Ha ouais, quand même, que vous vous dites, là.


Ouais, quand même. Bon, il disait quoi, le gars, que vous vous demandez, si vous n'êtes pas un être éclairé comme moi il y a deux heures ? Bah, essentiellement, son discours est juste un fatras de préceptes philosophico-moralistes préconisant un mode de vie structuré par les rites, blabla respecte ton père, ton aîné, etc, l'ordre social est le reflet de l'ordre cosmique, faut faire ton deuil comme ça et pas comme ça, toi t'auras pas droit au boudin quand on sacrifiera aux ancêtres parce que t'es que le cousin de la belle-mère au troisième degré, puis enlève cette chemise rose et mets ta cravate avec les zèbres fluos, et dis ton poème après que ton collègue aura dit le sien, etc.


Enfin, des trucs du genre, faut pas s'emballer, hein, je schématise, j'ai pas tout compris et c'est déjà loin tout ça, en plus je matais les minettes pendant le cours, c'est qu'y'a d'la cuisse en cours de chinois.


Bon, bref, tout ça ne vous dit pas qui c'était, le zigue. D'autant plus que les pensées et pratiques qui forment le confucianisme n'ont pas cessé d'évoluer depuis leur invention, et permettent pas forcément de cerner le bonhomme. L'image qu'on en a est associée à une doctrine pas super fun, en tous cas nettement moins que les taoïstes pétomanes ou les légistes et leur imagination débordante en matière de tortures raffinées.


En fait, ce que nous a expliqué notre Don Juan de professeur, c'est que Confucius, ou maître Kong, s'il a choisi l'enseignement et la pédagogie, qui en ont fait le personnage le plus important de l'histoire chinoise, c'était plutôt par défaut. Il a pas pu être ministre d'un cheffaillon de province pour mettre en place ses idées, du coup il s'est rabattu sur l'enseignement, comme le faisaient ses collègues à l'époque. Et il serait tombé dans l'oubli si au deuxième siècle avant JC, le légendaire empereur Wu Di, septième empereur de la dynastie des Han, n'avait pas décidé de faire des principes de Confucius la philosophie d'état, et s'il n'avait pas fait de ses écrits (retranscrits par ses disciples) les classiques dont la connaissance allait former la base de recrutement des fonctionnaires pour les vingt siècles à venir. En gros, ça ressemble foutrement à la manière dont Constantin a fait du christianisme la religion de l'état romain, faisant d'une obscure secte un des futurs plus grands pouvoirs mondiaux.


Je trouve ça assez dingue quand même, l'ampleur que les écrits d'un frustré de pas avoir eu de position avantageuse au service d'un seigneur de province (dixit le prof) ont pu prendre.

En fait, Confucius, il me rappelle furieusement Gérard, chômeur de longue durée à Vesoul, qu'on peut voir tous les jours sauf le mercredi au café PMU de la Poste avec son Picon-bière. Celui qui dispense sa sagesse populaire à qui veut l'entendre, depuis « Moi, si j'étais au gouvernement » à « Tout fout l'camp j'vous dis, regarde moi les jeunes, ça écoute des musiques de sauvage, ça respecte pus les anciens, leur faudrait une bonne guerre » en passant par « la d-d-ddualité de l'univers, mon cul, genre la matière et l'esprit seraient pas du m-m-mmmmême métal ? Alors, t'm'espil...m'exipl...m'esplique pourquoi quand chus bourré, et là chus pas bourré, hein, p-p-ppourquoi quand chus bourré, c'est mon corps qu'a bu, hein, d'accord ? Et alors pourquoi c'est mon esprit qui t-t-ttourne ? Heing ? Vazy, fais péter la tournée, fais pas ton bourgeois ! »


Et la plus grande puissance du monde est basée là-dessus. Purée, ça fait flipper.

Si ça se trouve, dans quelques siècles, Titine au bistrot, Chez Francisque et les Brèves de Comptoir serviront de textes canoniques sur lesquels reposeront la constitution mondiale.

Hey, en fait, ce sera ptet pas si mal.

Repost 0
8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 15:42

Heili heilo les poteaux !

 

C'est un volcan dans l'âme que je viens vous annoncer qu'on a réclamé à corps et à cris (enfin, surtout à cris parce que son copain était pas d'accord pour le corps) pour que je vienne donner de ma personne pour le salon « Blogs et Livres ».

 

C'est quoi, ça, me direz-vous, si vous n'avez pas déjà cliqué sur le lien ci-dessus ?

 

Facile : c'est un salon du livre de blogueurs mais pas que, qui s'inscrit dans le cadre de la Manifestation Lire en Fête, parce que lire, c'est trop de la balouze. Ha si, hein. C'est mieux que travailler dans une usine de bonbons Haribo, par exemple. Si, si.

 

Et donc, pourquoi il faut y aller ?

Ben parce qu'il y aura plein de blogueurs qui ont écrits des livres, et de livreurs qui ont écrit des blogs. Et que si vous êtes ici, quelque part, c'est parce que vous êtes attirés par les blogs (ou par moi, ou parce que vous êtes mon papa ou ma maman, coucou papa, coucou maman). Et que vous aimez lire, je pense aussi, sinon vous seriez sur un blog BD avec des jolis dessins mais destiné à un public de mômes, d'attardés ou de pervers.

 

Bref.

 

Donc, si vous voulez vous faire refouler à l'entrée par un vrai mec, hésitez pas à viendre.

En plus y'aura des poteaux à moi, entre autres elle, elle et lui (pour qui c'est un peu de ma faute), donc des gens bien, que ce soit derrière les pages de super bouquins à dédicacer ou derrière l'open-bar (quoi ? Y'a pas open-bar, Gima ?)

Puis plein que je connais pas aussi, mais qui valent sans doute le coup, hein.

 

Hop hop, donc, du 10 au 12 octobre à lamairie du Xième arrondissement à Paris, toutes informations complémentaires sur le site dont je remets le lien là :

 

Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 23:42

Horreur et damnation.

A peine viens-je de fêter avec forces toasts et cotillons la trois-centième note de ce blog que je me dis que je ne vois vraiment pas quoi faire de la trois-cent-deuxième (celle-ci). C'est un peu la honte. En même temps, je commence à avoir l'habitude de ne pas savoir quoi dire. C'est pas la première fois, hein. Puis c'est pas comme si je disais grand-chose de toute façon sur les trois-cent-une notes précédentes.

 

Mais quand même, juste après des célébrations excitées, quoi. J'aurais dû me faire plusieurs notes d'avance, histoire d'avoir un peu moins la honte de ne déjà re-rien avoir à dire, et de pas pleurer en le disant.

 

Bon, en vrai je pleure pas, hein, je suis pas une gonzesse, même si j'aime bien Dirty Dancing.

J'aurais de quoi, pourtant. J'ai commencé à lire un bouquin de 445 pages sur la pensée chinoise. J'en suis à la dix-huitième. Et c'est en pdf. Alors je peux vous dire, ça fait mal aux yeux, de bleus azur dans lequel on se noie comme dans un océan infini de tendresse, ils vont devenir tout rouges, comme les petits lapins blancs. Alors je dis pas que c'est pas mignon, mais ça pique.

 

Donc je fais ma trois-cent-deuxième note de blog, pour cacher celle sur les seins, parce que quand même, je me dis, il y a des enfants qui viennent ici en cherchant des trucs sur les poneys, ce serait ballot qu'ils lisent des trucs sur des nichons, aussi doux fussent-ils. Les nichons, pas les petits enfants. Je préfère les nichons aux petits enfants, qui en sont dépourvus. Malheureusement, je fréquente plus de petits enfants que de nichons, en ce moment.


Ceci dit, au moins, les enfants m'offrent des dessins, ce qu'aucun nichon n'a jamais fait. Comme ça, je peux me dire « hou pinaise, la pauvre enfant, elle a tout compris à la vie, si jeune, c'est triste ». En tous cas, c'est ce que je me dis quand je reçois ça :

 

 

En me l'offrant, ma charmante petite rouquine de cousine de 6 ans m'a expliqué « alors eux, c'est des amoureux. On les a jetés dans un trou, et y'a des pointes sur les côtés. C'est parce qu'ils ont volé, et le président a dit qu'ils devaient mourir. »

Et là, j'ai pensé, comme je disais, « hou pinaise, la pauvre enfant, elle a déjà tout compris à la vie, si jeune, c'est triste », puis je me suis dit « hein ? Qu'est-ce que j'ai dit » et j'ai réalisé qu'en fait j'ai rien compris à ce qu'elle a compris, mais que ça sonnait bien quand même.

Mais je maintiens le « pauvre enfant », parce que ça sonne bien aussi.

Repost 0