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FIGB recrute




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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 23:42

 

Il a plu, pour la peut-être quatrième fois de l'année. Ca fait pas beaucoup, mais sans doute que ça va continuer, un peu.

D'habitude, j'aime bien la pluie, c'est mon côté breton. J'aime bien les petites bruines, les grains et les crachins, mais pas que. Donnez-moi un orage d'été à Paris, me voilà tout frétillant, à tenter de choper la crève au milieu de la rue désertée par ces couilles molles de parisiens avec leurs parapluies de petits joueurs. En Lozère, j'attends de voir pousser les champignons au son du tonnerre.

En France, j'aime bien la pluie.

 

Ici, heu. La pluie, ici, c'est pas pareil. C'est pas gentil. La pluie française est un petit chaton qui ronronne en boule sur vos genoux. La pluie sénégalaise, c'est Shere Kan.

 

Elle tombe pas en gouttes, la pluie. Elle se jette par terre comme une forcenée, avec l'espoir avoué de transpercer tout ce qui est sur son passage, en particulier le goudron. Et si elle le transperce pas, elle le noie. Ou elle fait les deux. Bon, en fait, elle fait les deux, surtout que la plupart des routes sont pas vraiment faites pour évacuer la flotte.

 

Du coup, ça donne ça.

 

pluie1.jpg

 

Et on ne voit pas bien les trous.

 

http://a.imageshack.us/img838/2040/pluie2.jpg

 

Bon, des fois, c'est pas pratique pour les véhicules. Des fois, on a ça :

 

http://a.imageshack.us/img294/6919/pluie3.jpg

 

Bon, pour être tout à fait honnête, ça, on le voit aussi sans la pluie. Ce qu'on voit moins, c'est les quads qui se plantent, le pilote qui vient dans le restaurant (sur lequel vous vous êtes rabattus parce que c'était pas possible d'aller à la cantine, parce que 100 mètres à pied franchement non, d'ailleurs le lendemain elle était encore inondée donc on a bien fait) pour chercher un tournevis, répare son quad et repart, pour se planter exactement au même endroit. Ca fait plaisir.

 

Ce qui est le plus rigolo, c'est quand même ça :

 

http://a.imageshack.us/img228/371/pluie4.jpg

 

On le voit ptet mieux en vidéo.

 

 


 

 

Heureusement qu'on trouve des vendeurs de serviettes Dora l'Exploratrice pour se sécher.

 

http://a.imageshack.us/img440/6260/p1070498.jpg

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 16:42

Ha ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne, ça est le quatorze juillet, sortons les flonflons et dansons la carmagnole !

 

Oui, fêtons tous ensemble la fête de l'indépendance de la France, comme le dit Emmanuel, la main qui me nourrit à la maison.

 

J'avais failli l'oublier, celle-là. Heureusement que mon patron m'a appelé hier pour me dire qu'on ne bossait pas aujourd'hui à cause du 14 juillet.

En fait, la France ne me manque pas trop, là. Je me suis habitué au Sénégal. Je ne m'étonne plus de rien. Même voir des tanks faire la queue à la station-service n'imprime qu'à peine. Ho, des tanks. Ca va pas arranger l'état de la route, ça. Ha oui, c'est les tanks français pour le défilé de demain.

 

Ha si, il y a des trucs français qui me manquent un peu. Tenez, ce matin, réveillé à l'aube par les hurlements des moutons qui squattent sous ma fenêtre (parce la vache, ça braille, ces bestiaux), je n'ai eu d'électricité que vers 13h. Hé ben, ça me fait me dire que le réseau électrique, en France, il est pas si mal.

 

Bon, je critique, mais hier, j'étais bien content : après la série de coupures au boulot (une dizaine dans l'après-midi) prises en charge par le groupe électrogène la veille, il a pas dû tenir le coup, et hier, il a plus marché. Du coup, comme mon ordi rechigne un peu à bosser sans électricité, sur les conseils du patron (pas le patron feignant qu'est en vacances, l'autre), je suis rentré à la maison essayer de bosser. Sauf qu'entre 13h et 20h, j'ai dû avoir une demi-heure de courant à tout casser, juste ce qui était nécessaire pour vérifier mes mails et regarder un peu lemonde.fr, rue89 et lequipe.fr. Le reste du temps, j'ai dû roupiller à moitié sur un bouquin à la couverture attrayante (y'a un mammouth dessus) mais au contenu plus barbant (le PostgreSQL, en fait, ouais, c'est un peu chiant).

Comme j'ai des scrupules à ne rien faire, des fois, et que je sais que mon patron me surveille via ce blog, j'ai quand même essayé de faire un modèle concepturel de données pour créer une base de données avec des machins innommables. Par exemple, pour localiser un échantillon, tu as un village, une station, un site, un transect, une placette et un réplicat. Plus pour certains une benne et une MF (ne me demandez pas ce que ça veut dire, je n'en ai pas la moindre idée). C'est un sacré foutoir. Et je parle même pas de ce qu'il y a dedans, je vais en chier.

 

Mais moins que pour trouver une coloc. Il faut vraiment que je m'y remette. Et c'est là surtout que la France me manque parce que là-bas, au moins, j'avais une maison, même si j'y payais des milles zet des cents pour le gaz (et continue de les payer, d'ailleurs). Pas de souci de ce côté, bordel à cul.

 

Bon. A part ça, et à part les gens, et à part les librairies, la France ne me manque pas.

 

Et je vais m'arrêter là, parce que croyez-le ou non, mais après environ une heure d'électricité, ça vient de recouper, et mon ordinateur vient de m'indiquer quelque chose comme  :

 

Attention, batterie faible. Chargée à 100%, temps restant estimé : 4 minutes.

 

Avec un peu de chance, je pourrai mettre ça en ligne aujourd'hui.

 

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:42

Mesdames, messieurs !

Aujourd'hui commence une des compétitions les plus suivies au monde. Une compétition mettant aux prises des athlètes des cinq continents, une compétition qu'on ne voit que tous les quatre ans, en bref, un événement de portée mondiale. Et tout le monde peut y participer !
Cette compétition, c'est bien sûr la coupe du monde des rabat-joies !

Ils se sont entraînés toute l'année sur les fumeurs, aiguisant leur verve à la meule de l'intolérance bien-pensante, à grands coups de « mais va fumer ailleurs, on veut pas choper ton cancer », de « rahh mais comment tu peux supporter de puer autant de la gueule » ou de  « heureusement pour toi que tes spermatozoïdes sont morts, parce que moi les gens qui respectent pas la santé des autres comme toi je les ferais castrer », ils sont maintenant fin prêts à insulter les personnes qui montreront le moindre soupçon d'intérêt pour la coupe du monde de foot !

Ils ont préparé leurs armes, fourbi leurs textes. Le moindre klaxon de supporter heureux après 21h les verra surgir à la fenêtre en hurlant « y'en a qui travaillent, demain ! », avant de retourner regarder la finale de la Nouvelle Star.

Le classement du meilleur rabat-joie prendra bien sûr en compte les performances en termes de clichés éculés et rebattus. L'audace sera récompensée ! Qui sera le plus prompt à débiter les blagues vaseuses dont on ne peut plus se passer, telles que « mais donnez-leur un ballon à chacun, qu'ils arrêtent de se battre », « c'est vraiment des gonzesses, regarde-les se rouler par terre dès qu'ils se prennent une tape sur le bras », qui osera ressortir les « regarder des milliardaires en short courir après une baballe, je vois pas l'intérêt », les « pffff on voit plus que ça à la télé » ou les « ouais moi j'aime bien la coupe du monde, pendant que ces blaireaux sont devant la télé avec leur bière et leur chips, moi je baise leurs gonzesses » ?

C'est une âpre bataille qui s'annonce. Les supporters de foot ne s'en laisseront pas compter aussi facilement. Ils pourront tenter de répondre qu'ils voient des passements de jambes, des appels en profondeurs, des schémas tactiques là où pour les rabat-joies, il n'y a « que des milliardaires en short qui courent après une balle, j'ai dit » (oui, la répétition est une des techniques les plus éprouvées des rabat-joies professionnels). Ils pourront dire « on a bien le droit d'être content » au rabat-joie à sa fenêtre. Ils pourront même le penser. Il faudra leur faire rendre gorge. Leur faire comprendre que leur bonheur ne rime à rien, qu'être heureux pour du foot c'est comme le pain et les jeux des romains et que c'est la base du fascisme parce que ce sont tous des sales putains de fascistes de supporters hooligans. Ce ne sera pas chose aisée. Les endorphines dont se gavent les supporters peuvent leur faire supporter bien des quolibets.

Qui vaincra ?

L'Afrique du Sud eut-elle été un pays riche, elle aurait pu profiter de l'effet « ptain c'est dans cette masquarade que partent nos impôts » (comme l'Angleterre avec les JO), mais ce n'est pas le cas, certains trouveront des points positifs au développement économique, on ne peut donc pas s'attendre à une grande performance de sa part.

En revanche, comme presque tous les quatre ans, la France fait figure de favorite. Saura-t-elle tenir son rang ?

Les résultats dans un petit mois !

En attendant, moi, je prépare la bière et les chips.

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 21:42

J'ai un peu peur. Je crois qu'on essaye de faire de moi un geek. Pire, un nerd.

 

Dans ma famille, j'étais déjà un peu considéré comme tel, parce que j'ai installé avast antivirus sur un nombre incalculable d'ordinateurs (une bonne demi-douzaine), ce qui me donnait une aura particulière, j'étais aux yeux des femmes de plus de cinquante ans de ma famille « celui-qui-sait ».

 

Mais moi, ce que je savais, c'est que je ne savais rien. Puis j'étais trop sociable pour être un nerd, j'allais presque tous les week-ends retrouver des potes autour d'une bière (bon, des potes d'internet, OK, mais des potes quand même, quoi). Puis j'étais propre et je sentais bon le kebab-frites et le désodorisant pour cabinets.

 

Maintenant, je ressemble de plus en plus à un nerd : j'ai pris du gras, limite je peux reposer mon clavier sur mon ventre pour l'avoir à la distance idéale pour taper des notes de blog, je ne vois plus mes amis que sur internet, je transpire donc je sens et j'attire la poussière qui colle à ma peau luisante (et foutredieu, il y en a avec l'harmattan, de la poussière), et surtout, surtout, je commence à savoir faire des vrais trucs avec un ordinateur. Pas des trucs compliqués, mais même, ça va pas arranger mon affaire.

 

Par exemple, depuis que je suis là, j'ai dû apprendre à me démerder suffisamment avec le html pour faire une page avec des machins cliquables et des machins flottants pour les légendes. C'était pour le début.

Puis j'ai dû comprendre un peu de python pour aider un stagiaire qui veut pas s'aider tout seul, le sagouin. Pas si simple, en démarrant de zéro. Mais au final, trouver pleinpleinplein d'erreurs dans un programme fait par un informaticien, faut reconnaître que ça a quelque chose de gratifiant (rien que se dire « ho putain, il a trouvé un boulot, quand même ! » est encourageant, même si je veux bien croire qu'il a cochonné le boulot parce que c'était pour une stagiaire, aussi mignonne fut-elle)(oui, j'ai tendance à penser du bien des gens, en général, ça change pas).

Je tente tous les jours d'utiliser des logiciels et des sites dont mon patron pense que ho didonc on pourrait essayer ça tavu ça a l'air marrant, du coup, je bouffe du VUE, du Zotero, du citeulike, du netvibes et plein de cochonneries comme ça.

En parlant de cochonneries, je passe aussi des journées à regarder des tableaux excel (enfin, je les fais sur le tableur open office, hein) en écoutant du Brassens, je compte des trucs et des machins, et je surligne en rouge quand je me dis holala, c'est trop pas possible ça, qui m'a fait un travail de cochon pareil ?

 

Puis surtout, dans la catégorie ultimate geek (au sens compris par le populo, pas par toi lecteur avisé), je me suis vu forcé de passer à Linux. D'abord sur Mandriva au boulot, puis sur Ubuntu à la maison, puis sur Ubuntu au boulot.

Et en plus, là, j'ai dû installer moi-même Ubuntu sur ma bécane de boulot. Tout seul.

Donc j'ai dû booter sur un CD. Sauf que sur mon con d'ordinateur, le lecteur CD marchait pas, rien à faire. Enfin si, une seule chose : jouer au charognard sur l'ordi d'à côté.

 

Je pensais jusqu'ici que toucher aux entrailles d'un ordi, c'était réservé aux oufs malades. Aux trve nerdz. Qu'il fallait porter des gants de soie désinfectés et travailler avec des outils de haute précision dans une salle sans le moindre grain de poussière, aux murs immaculés et à la lumière aveuglante.

 

En fait, changer un lecteur CD, c'est pas compliqué. Tu débranches tout, tu prends un vieux tournevis cruciforme rouillé, tu ouvres la bête en faisant un peu attention où tu mets les vis, tu jettes un oeil, tu vires les vis qui tiennent le lecteur en place, et te voilà face à un lecteur branché à une alim et un bordel. Tu fais la même chose sur l'ordinateur dont tu vas piller le lecteur. Tu trifouilles un peu avec douceur et précaution, en cherchant où se trouve le clapet à pousser pour décapsuler la bestiole, tu trouves pas, tu hésites à chercher ton patron, puis tu te dis qu'il va te prendre pour un couillon et tu n'as pas envie de passer pour un couillon, alors tu décides si il vaut mieux esquinter la prise qui servira à rien du lecteur en bon état, ou bien sacrifier le lecteur pété et une fois ton choix fait, tu y vas comme une brutasse, tu grognes en tirant sur le machin, et ça marche. Tu recommence sur l'autre, tu rebranches le nouveau lecteur qui marchait sur ton ordi et paf, rien à faire de plus, ça marche.

Enfin, rien à faire de plus, si, il faut aller se promener dans le BIOS pendant que le loup n'y est pas, et modifier le bouzin pour que ça boote en premier sur le CD. Puis paf, ça fait des chocapic, et te voilà avec Ubuntu et l'impression d'être un dieu alors que c'était franchement moins compliqué que le point de croix.

 

Et tant pis si sous mon Ubuntu tout neuf, j'ai pas d'accès internet. Au moins, ça me donne du temps pour écrire une note de blog au bureau.

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 13:42

Jusqu'à ce jour, je n'avais jamais sérieusement considéré l'hypothèse que ma soeur puisse être une espèce de tortionnaire nazie. Ho, je ne dis pas que je ne l'ai jamais imaginée comme une opulente Walkyrie, avec casque à cornes, chevauchant une monture ailée, bien que ce soit le cas avant ce soir.

 

Je ne dis pas non plus qu'elle n'a jamais tenté d'attenter à la vie de quiconque, à grands renforts de fourchette ou de boule de pétanque, ce serait mentir. Elle l'a fait, en l'occurrence à moi, et d'autres choses encore (lapider mon matelas avec son tout nouveau laguiole d'anniversaire, me convaincre de tenter un saut périlleux depuis les sommets alpestres de notre lit superposé, j'en passe et des meilleures).

 

En bref, les circonstances de toute une enfance partagée auraient dû me mettre sur la voie, mais ce ne fut pas le cas, et jamais je n'ai pensé que ma soeur était plus qu'une dangereuse psychopathe aux tendances légèrement aiguillonnées par un petit frère plutôt merdeux. Une grande soeur tout ce qu'il y avait de plus banale, quoi. Peut-être un peu plus inventive dans ses tortures que d'autres, mais je n'avais pas de point de comparaison, n'ayant qu'une seule grande soeur.

 

Mais ce soir, avec le recul que seule permet une imbibation d'alcool en milieu tropical, je me suis dit « ho putain, et si ? ».

 

Et si quoi ? J'ai du mal à le dire. C'est trop affreux.

Mais je ne vois pas d'autre explication. J'ai bien lu et relu mes relevés bancaires, et ils sont formels : en l'espace de deux mois, mon compte a été débité de pas loin de mille euros, prélevés par Gaz de France.

Alors je veux bien qu'on ait une maison chauffée au gaz, et que mon beau-frère camerounais soit un tantinet frileux (coucou Christian), mais quand même, quand j'en discute avec les gens, la réaction générale est « ho putain, tout ça ? Mais attend, normalement on paye même pas ça en deux ans ! »

 

En frère au coeur d'or, je me suis précipité sur mon téléphone pour appeler ma douce soeur et lui dire « non mais t'es sûre qu'il y a pas de problème, pas de fuite ni rien la maison est pas sur une poche de gaz qui va exploser et ne laisser de vous que des petits bribes d'organes carbonisés non-identifiables ? ». Elle en était sûre. Et depuis, la maison n'a toujours pas explosé, à ce que je sache (les nouvelles que j'ai sont plutôt dispersées).

 

Alors que devient tout ce gaz ? A quoi sert-il ?

J'ai épluché les précédents historiques, et je n'ai trouvé qu'un seul événement qui corresponde. Un seul qui puisse expliquer cette consommation plus qu'inhabituelle : la solution finale.

 

Ma soeur est une criminelle nazie qui gaze des gens dans notre maison, mon ancien chez-moi.

J'aurais dû m'en rendre compte plus tôt. Déjà, elle travaille dans une boîte qui est un peu l'équivalent d'IG Farben. Elle est spécialisée dans les pesticides. Elle tue de la vermine contre de l'argent.

 

J'aurais dû le voir venir, bordel. J'aurais dû décrypter les signes. Je ne l'ai pas fait.

Il doit y avoir un charnier dans la cave, maintenant. Sous les sacs poubelles remplis de nounours et les cartons de fringues des années 80.

 

Je ne sais pas de qui il s'agit. Je ne suis pas sûr de vouloir le savoir.

Je ne vois qu'une personne qu'elle ait jamais tenté de tuer, ou prétendu vouloir tuer, et je suis loin d'ici.

Mon dieu, c'est ma faute. C'est moi qui ai fait naître chez elle ces penchants homicides. Et maintenant que je suis loin, elle s'en prend à d'autres. A des innocents. Sans doute des binoclards à coupe au bol.

Je le sais.

 

Les faits sont là, la facture est là, c'est suffisant pour que ma certitude ait l'inébranlabilité d'un pape nonagénaire.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 20:42

Il arrive que, des fois, on m'interroge : "non, mais ce site où tu passes trop de temps, t'y fais quoi exactement ?"

Ca n'arrive pas souvent, pour être honnête, mais ça arrive. Généralement, ce sont des gens de ma famille qui me pose la question, quand ils ne sont pas en cuisine.

 

Et bien, j'aide mon prochain. Je fais du bénévolat pour le bien de parfaits inconnus, qui viennent me voir, et je fais part de leur doléances à d'autres inconnus, dans des articles lyriques à vocation vocative.

Parfois, donc, j'écris des articles pour eux. Si vous ne comprenez pas tout, c'est normal, c'est pas fait pour les étrangers, mais si vous allez à la fin, vous pourrez faire votre BA et avoir du chaud dans le ventre. Voilà donc.

 

 

En DMZ, on est des gentils. On aime bien aider les gens, c'est notre dada à nous.

Alors, quand un brave citoyen s'approche de nous, de l'espoir plein les yeux comme autant de petites paillettes brillantes d'amour, et nous demande s'il nous plait est-ce qu'on pourrait peut-être éventuellement lui rendre un petit service si ça dérange pas trop parce que ça l'aiderait trop et que ça lui ferait super trop plaisir et que ça l'aiderait à réaliser un rêve d'enfant fou, quand il courait dans les champs en riant à gorge déployée, pour faire s'envoler les alouettes et les regarder voler, voler dans les cieux comme un cheval fougueux, vers les étoiles, vers l'inconnu, vers ce grand brun ténébreux que les lignes de sa main lui prédisent prochainement, et que et que et que ce serait franchement super trop bien et il nous aimerait toute sa vie et par-delà les monts et les bambouseraies et les médinas, et que nous sommes les plus à même de réaliser ce rêve, que dit-il, les plus à même, nous sommes les seuls qui puissent donner un sens à sa vie, à pouvoir le faire sortir du carcan de la société métroboulododienne et lui faire danser le mandingue au milieu des dauphins, que voulez-vous, quelque part, on est attendris. On a même envie de lui tapoter un peu la tête, pour tout dire.

On réfléchit un peu, puis on se dit, ho, allez, pourquoi pas ? On est un peu là pour ça, hein. Puis il promet de nous envoyer des cartes postales, en plus. On va pas cracher dessus, non plus.

Alors, qu'on se dit, hop, on va lui faire ce petit plaisir et publier sa touchante demande. Et peut-être que les citoyens l'aideront, après les récriminations de nos habituels rabat-joies qui cautionnent pas parce que ci et ça et c'est encore un coup des capitalistes et t'es qu'une marionnette de Babylone et tout.

Bon, alleï, qu'on se dit donc. Ca roule.

Puis voilà-t-y pas qu'on reçoit une seconde propa d'un autre citoyen, qui, croyez-le ou non, a le même rêve, les mêmes alouettes, les mêmes bruns ténébreux dans la paume, et tout et tout.

Fichtre. Que faire ? On va quand même pas favoriser quelqu'un, ce serait mal. Même si la fiche de l'un est conforme et l'autre non. Pas notre genre. On n'agite pas une tétine au dessus des gorges de nos deux bébés en pleurs, nous. Nous voilà bien embêtés. On fait quoi ?

On réfléchit. Dur, en plissant le front, comme ça.
Puis pouf ! Que se passe-t-il ?

Hé oui ! Un troisième rêveur qui vient nous attraper la manche, avec les alouettes dans les mirettes, les dauphins dans les paillettes et le mandingue ténébreux dans les étoiles déployées.

Nous n'avons plus qu'une option : ne passer l'article d'aucun, et vous inviter à aider chacun.

Comment donc ?

C'est simple : nos quatre zigotos, là, que veulent-ils ? Le meilleur CDD du monde. Être ReporTour du Monde en 80 jours pour un journal dont nous ne citerons pas le nom. En gros, si j'ai bien compris, voyager pour des prunes, voir du pays, et être heureux. Et ramener de belles propas en DMZ, si j'ai bien compris. Bon, en fait, on s'en fiche, on veut juste leur bonheur, qu'ils obtiendront en quelques clics.

Tout ce que vous avez à faire, c'est voter pour eux. Ou l'un d'entre eux, ou deux, si vous n'en aimez pas un, ou deux.
Au point où on en est, vous pouvez aussi vous inscrire, hein. On va pas vous empêcher. On pourra même voter pour vous, et vous mettre en edit de cette propa.

Voilà donc nos amis rêveurs et veuses parfaitement anonymes :

XXXXXX : http://reportour.francesoir.fr/CyrilPerez
YYYYYY : http://reportour.francesoir.fr/AntoineDAudigier2
ZZZZZZ : http://reportour.francesoir.fr/AmelieDodinet
AAAAAA : http://reportour.francesoir.fr/AgnieszkaTarlowska

Vous pouvez maintenant demander à chacun pourquoi on voterait pour lui et pas pour l'autre dont la fiche est plus conforme / qui est plus gradé / qui a des nichons / qui est prêt à vous donner plus de crédits / qui est prêt à écrire plus de propas pour la DMZ.

Que le meilleur(e) ait ses chances !

 

Voilà. Même vous pouvez cliquer, et moi, j'ai un article de plus à pas cher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 21:42

Je suis quelqu'un qui tient particulièrement à ses organes. Ils me servent à plein de choses, donc j'en prends soin.

Bon, on va mettre de côté les genoux dans cette affirmation, mais c'est des coups où je réfléchis pas que je pourrais leur faire du mal. Je veux dire, des randos à raquettes, c'est pas évident que ça va t'empêcher de te retourner dans ton lit pendant deux semaines. Pas plus que sauter dans la mer.

On met aussi de côté les yeux. Mais l'ordinateur plusieurs heures par jour, c'est le boulot qui m'oblige, et puis vous mes fidèles lecteurs aussi (vous devriez avoir honte de vous).

Bon, j'avoue, avec la télé, je ne prends pas autant soin de mon cerveau que je devrais, non plus. Mais il faut bien ça pour ne plus penser à mes genoux.

 

Mais le reste, je fais gaffe, en règle générale. Comme ça, ça donne un sens à leur destruction.

Prenons le foie et les poumons. Quand je leur fais du mal, c'est un peu comme un sacrifice humain à petite échelle, c'est pour fêter quelque chose qui vaut le coup, une célébration super importante.

 

Bon, prenons que les poumons, en fait.

 

Je prends soin de mes poumons. Quand quelqu'un fume à côté de moi, je tousse avec énergie et pas trop de discrétion, j'agite la main comme un damné pour disperser la fumée, je me penche du côté opposé en faisant des grimaces, jusqu'à ce que la personne soit trop gênée et parte fumer ailleurs.

C'est toujours une belle victoire. Je sens que mes petits poumons sont fiers de moi, et que s'ils pouvaient parler, ils me remercieraient autant que je les remercie d'être là, parce que s'ils n'étaient pas là, je ne serais pas là.

 

C'est pour cela que quand je fume, ça revêt un caractère symbolique fort. Ca se rapproche de la flagellation, en moins visible. Du sacrifice humain à petite échelle, comme je disais. J'offre des alvéoles pulmonaires aux goudrons et des sites de fixation d'O2 sur l'hémoglobine au monoxyde de carbone, pour célébrer une occasion qui le vaut bien. Alors que j'y tiens fort fort.

 

Tout ça pour dire l'importance des circonstances de mes rares grillages de clope. Certaines mauvaises langues pourront dire « ha mais ouais mais on t'a vu fumer quand on a trouvé un paquet de clopes par terre. ».

Mais c'est pas une occasion rare, ça ? Hein ? Qui trouve des paquets de clopes avec encore des clopes dedans, dans la rue, de nos jours, au prix (français) des clopes ?

 

Hein ? C'est pas un signe du destin, trouver des clopes par terre ? Et qui suis-je pour mépriser le destin ?

 

Enfin, ce n'est pas là que je voulais en venir. Je voulais en venir au fait que hier, j'ai grillé un cigare, et bouché pas mal de mes alvéoles pulmonaires. Et ce, pour fêter dignement le CDI de ma grande soeur, parce qu'elle le vaut bien, surtout après un an de recherches.

 

Ci-joint une photo prouvant mon sacrifice pour toi, grande soeur.

 

DSC03434-copie-1.JPG

 

Et je ne t'en veux pas de bosser pour des concurrents de Monsanto.

 

Ha, et j'ai bien reçu ma malle. Bon, comme les douaniers n'avaient pas les clés des cadenas, ils ont pété la malle plutôt que les cadenas. Mais au moins, j'ai mes bottes de pêcheur et ma cachaça.

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 22:42

Pourquoi tenir un blog ?

Ca fait un bon moment que je me pose la question. Au début, je ne saisissais pas le raisonnement que pouvaient tenir tous ces gens qui s'épanchaient sur le net. Tous ces médiocres qui tenaient à faire part au monde de leurs petites vies sans intérêt, de leurs préoccupations d'une inanité difficilement imaginable, ou, pire encore, de leurs bouses pseudo-poétiques. Des créations bancales dont la maladresse fait grincer des dents, qui donnent envie, par pudeur, de détourner le regard, parce qu'on a vraiment mal pour eux.

J'en ai croisé quelques uns, sur le net, de ces poètes maudits à l'orthographe approximative et aux douleurs un peu ridicules.

Je ne comprenais pas ce besoin de se faire mal.

Je me disais que peut-être, c'était la présence de leurs semblables, leurs camarades blogueurs, aussi persuadés qu'eux de leur talent que le monde n'était pas prêt à reconnaître, qui les faisait tenir.

Puis je me suis dit que c'était peut-être simplement un exutoire à des passions inexprimables (bon, trop difficilement exprimables pour eux), dont la mise en ligne leur offrait la sensation d'exister aux yeux du monde. Ou un égo difficilement répréhensible et tout autant incompréhensible.

 

Puis je me suis dit que j'étais un gros con élitiste.

 

Alors, pour comprendre, j'ai essayé. J'ai lancé un blog, je me suis pris au jeu, et j'ai continué. J'ai mis en ligne tout un tas de textes, la grande majorité dénuée de la moindre forme d'intérêt pour qui ne me connaît pas, mais qui m'ont chacun apporté leur lot de petits bonheurs.

 

Car j'ai compris.

J'ai compris, et je vais vous livrer le secret des blogueurs.

 

Oui, maintenant, je peux vous dire pourquoi le blogueur blogue.

 

Il blogue pour vous, lecteurs.

Oui, c'est vous qui êtes la seule raison de cet étalage impudique. C'est vous qui, sans relâche, le poussez à toujours creuser plus loin, à toujours aller plus bas, pour toujours avoir quelque chose à vous offrir.

 

Mais ce n'est pas forcément pour ce que vous croyez. Ce n'est pas pour la reconnaissance. Ce n'est pas par exhibitionnisme. Ce serait même plutôt le contraire.

 

Hé oui, lecteurs, le blogueur est plus malin que vous. Vous pensez fouiller son âme, c'est lui qui fouille la vôtre. Hé oui, le blogueur est un voyeur. Un voyeur caché sous une cape de nudiste.

 

Nous connaissons tout de vous, parce que vous vous dévoilez dans vos requêtes sans doute plus que vous ne le voudriez.

Nous savons tout de vos interrogations les plus innocentes sur « comment trouvé la solution de sauve un couple », « dark vador avait-il des chaussettes », les « autres noms du cochonnet en pétanque », les « chiffres clé des yaourt », « j ai revé deux fois que mes ongles se cassé sa signifit quoi », ou « les dentistes dans l'art contemporain ». Nous savons que vous êtes à la recherche d'un « quiz vous connaissez le petit beurre nantais combien pouvez vous en manger a jeun ».

Mais nous connaissons aussi vos vilains petits secrets. Ceux que vous cherchiez à cacher. Nous savons qu'Orlando Bloom est passé chez nous chercher « comment faire pousser les poiles de la poitrine d'un homme »

Nous savons que vous êtes prêt à vous « couper une couille pr arreter la calvitie ». Que « [votre] copain fantasme sur michèle alliot-marie ».

Nous connaissons aussi vos fantasmes à vous, des plus innocents tels que des « sites rigolo de photos de grand mères en porte jarretelles », « valerie damidot a poil », « glougloutage de clito », « coup de martinet sur les testicules », « aventure d'une nuit avec une fliquette », jusqu'aux plus tordus comme « femme accoupler celibataire avec deux labrador » ou « utilisation sexuelle petit chien confiture ».

 

Vous nous faites bien rire, lecteurs. Pour le moment.

Mais attendez donc que nous utilisions vos petits secrets pour vous faire chanter. Saurez-vous résister ? Saurez-vous affronter l'opprobre publique ?

En vérité, je vous le dis, bientôt les blogueurs domineront le monde.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 19:42

Aujourd'hui est un beau jour : pour la première fois de l'année, j'ai pu tendre la jambre droite sans appeler ma mère, qui ne me répond jamais (et qui n'appelle pas non plus. Mauvaise mère). Aujourd'hui est donc fête et bonheur, y'a bon le tendon (enfin, mieux).

Je ne sais pas à quoi c'est dû. Peut-être au petit bain de mer de ce matin au milieu des vagues après l'orgie de brochettes juteuses en bonne compagnie la veille. Peut-être à cette petite série d'acrobaobaties (copyright ma vieille tante) de cet après-midi, pour lequel je remercie ma cousine (merci, cousine). Je ne saisis pas très bien comment faire de la pirogue entre deux baobabs m'aurait détendu les tendons, mais les faits sont là, et tant mieux, pour une fois.

C'est peut-être aussi le temps qui passe inexorablement.

En tous cas, du coup, j'ai maintenant confiance en l'exorabilité de ma tendinite, et ça me met de bonne humeur. Pas au point de lancer des confettis dans la rue en embrassant des inconnus sur la bouche, mais suffisamment content pour oublier les coups de soleil attrapés sur les tyroliennes baobabières et presque oublier le prochain départ de ma cousine, qui suivra celui de son aînée qui nous a quittés en pleurant bien qu'elle parte rejoindre son doudou breton, et je me retrouverai seul comme les pierres avec un vieux couple acariâtre*. Nous mangerons notre soupe en silence, le bruit des cuillères résonnant dans les pièces trop grandes où ne subsiteront que l'écho mental des ris enfantins de deux greluches se pinçant les fesses (c'était tout pour l'instant émotion, vous pouvez ranger les mouchoirs)

 

Bon.

Donc, je suis de bonne humeur, suffisamment pour avoir la motivation pour pondre une note de blog ne racontant à peu près rien de ce week-end, parce qu'en fait j'ai aussi été convié de force à un forum des métiers dans un lycée bourgeois où j'ai croisé une ancienne ministre de l'Environnement et d'autres gens intéressants et expliquer que je ne savais pas trop ce que je faisais ni pourquoi avant de partir pour Ngaparou, manger, dormir, voir des chevals et des moutons fortement couillus, tripoter des ficelles tendues entre des baobabs du haut desquels on observait des calaos et mon premier singe sénégalais.

Et mitrailler la route sur le chemin du retour, par la fenêtre de la voiture sans regarder.

 

Histoire de montrer à ceux que ça intéressera à quoi ressemble le Sénégal en vrai, hors notes ironiques et notes cartes postales.

 

Vous pourrez donc contempler la route entre Ngaparou et Dakar de votre oeil bovin.

 

zébu

 

 

 

Alors donc, on trouve sur la route pas mal de terre rouge, avec des arbres et des bouts de terrains enclos par des murs généralement hauts d'une dizaine de centimètres, mais là y'en a plus.

 

route1

 

Des maisons penchées.

 

route2

 

 

Il y a aussi des centres commerciaux.

 

route3

 

route18

 

Des terrains de foot

 

route4

 

Des villas de standing à vendre.

 

avendre

 

Des pâtures pour les chèvres.

 

route5

 

 

route6

 

Des trucs qu'on se rappelle pas ce que c'est ni comment ça se regarde.

 

route7

 

 

Ho et puis j'en ai marre des commentaires.

 

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route9

 

route11

 

route12

 

route13

 

route14

 

(voilà pourquoi des fois, il y a des embouteillages à Dakar)

 

route15

 

route17

 

 

http://img31.imageshack.us/img31/7706/route21.jpg

 

 

Ha, et je voulais finir sur un message bien dégoulinant à la destination de ceux qui se reconnaîtront.

 

jaimemesparents

 


* cher vieux couple, cela n'était destiné qu'à booster le potentiel émotion de cette note autrement dépourvu de toute forme d'intérêt, en jouant la carte David Copperfield

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 21:42

Tout d'abord, et afin de dissiper par avance tout malentendu, il est évident que cet article n'est en rien engendré par la frustration de ne manger que trois plats différents par semaine, tous incluant du riz et aucun de la saucisse. Cela dit, nous pouvons continuer. Merci de votre attention.

 

La saucisse. Quel mets peut mieux prétendre à la canonisation que la saucisse ? Un bref instant de réflexion suffit à répondre : aucun.

 

Ce n'était pourtant pas une évidence. A la base, remplir une poche à caca de bouts de gras et des restes de chair qui attachent à l'os ne paraît pas constituer une recette particulièrement engageante. Aussi consciencieusement que l'on nettoie le boyau, on ne peut pas faire disparaître toute forme de déchet alimentaire pas ragoûtant.

 

Et pourtant. La saucisse, c'est bon. Super bon, même. En toute objectivité.

En plus, c'est le plus protéiforme de tous les mangers qui peuplent cette planète, sauf peut-être le tofu. Mais là où la glorieuse et phallique saucisse est le gage d'un apport calorique indispensable à une vigueur libidinesque, le tofu, fade, informe et dépourvu de tout élément nutritif, ne saurait être l'aliment que des bande-mous encore plus incapables d'apprécier les plaisirs de la chair que ceux de la chère (mamie, si tu lis, ne t'offusque pas, je suis obligé de faire ça par contrat avec l'hébergeur, c'est pour attirer les gens, je ne le pense pas, en vrai, je ne suis pas un pornographe)*.

 

La saucisse sait en effet se faire apprécier partout, à tout moment, sous des incarnations tout aussi délicieuses que différentes.

 

La saucisse sèche, au délicat arôme de pipi, est le plus abouti des apéritifs charcutiers, sa matrice compacte rouge foncée tachetée de pâles bulles de bon gras de cochon, enrobée dans son boyau fariné qui en met partout sur le pantalon fournissant en prime un sujet inépuisable de conversations animées entre les tenants de la tranche fine et ceux de la tranche épaisse, qui ne se rendent pas compte qu'ils ont tous les deux raison, car la saucisse sèche est immensément adaptable.

Si on en manque, on peut toujours se rabattre sur la mini-saucisse cocktail, également éminément sociabilisante mais moins écologique parce qu'il faut en abattre des arbres, pour faire les cure-dents.

 

On pourra ensuite enchaîner selon son identité nationale sur un bon rougail de saucisse de Toulouse, un cassoulet bien grouilleux avec ses saucisses un peu farineuses, une choucroute alsacienne à la saucisse flashy qu'on ne peut déguster qu'avec érotisme, une flecque accompagnée de sa maouche lozérienne aux choux, de la bonne potée auvergnate, une galette-saucisse pour les bretons, un stoemp pour les wallons, un couscous-merguez pour les mômes à la cantine, voire même si on est pauvre, une saucisse-purée dont vos enfants se rappelleront avec émotion.

 

Mais tout ça ne doit pas faire oublier que la saucisse constitue également le petit-déjeûner des champions (avec un bol de Frosties), ainsi qu'une éponge à alcool idéale sous la forme de hot-dog (derrière le Stolly's, dans le Marais à Paris, ils font des très bons hot-dogs pour aller avec la bière du coin).

 

Si ça s'arrêtait là, ce serait déjà la reine des plats. Mais non contente de d'être belle est bonne, elle est d'ailleurs sans doute,aux côtés de la bière, le garant de la paix européenne, étant le seul terrain d'entente entre les anglais, les français et les allemands et les belges, qui malgré leurs divergences footballistiques savent tous apprécier une bonne saucisse à sa juste valeur.

 

Décidément, merci à toi, saucisse. Tu mérites la reconnaissance. C'est pourquoi, ne sachant comment conclure cet article commencé il y a une semaine, je déclare le samedi 23 janvier Journée Internationale de la Saucisse. Hop, il est tard, dodo.

 

*Normalement, là, c'écrit assez petit pour que ma mamie n'arrive pas à lire. En fait, je le pense, hein.

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