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FIGB recrute




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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 13:14
Hop, pour une fois, et pour un article de week-end qui sera lu par peu de gens, un moment d'information (pas seulement pompé sur Wikipédia, ho).

Oyez, oyez, bonnes gens.

Ce vendredi cinq octobre de l’an de grâce 2007 (deux-mil-sept), ont été remis les prix Ig-Nobel.

Hééé oui, la Science, la vraie, celle qui mérite des majuscules partout, n’est pas faite que par des asociaux à chevelure blanche ébouriffée et aux centres d’intérêt partagés par deux collègues, l’un à la retraite et l’autre dans un laboratoire coréen poussiéreux.
Certains ont des centres d’intérêt qui leur sont propres, et qu’aucun esprit un tant soit peu sain ne saurait partager, ou plutôt concevoir.
Ce sont les travaux de ces hommes, qui « ne peuvent pas ou ne doivent pas être reproduits » que les Ig-Nobel viennent couronner.

Cette année, le prix de Chimie a été décerné au Japonais Mayu Yamamoto, pour ses travaux sur l’extraction de la vanilline de la bouse de vache. Les scatophages frustrés pourront enfin réaliser leurs fantasmes alimentaires avec une glace à la vanille. La fin de la frustration est proche pour de nombreux opprimés.

Dans le domaine de la Linguistique, Juan Manuel Toro, Josep B. Trobalon et Núria Sebastián-Gallés de l'Université de Barcelone, ont démontré une troublante similitude entre l’homme et le rat : ce dernier serait en effet incapable de distinguer le néerlandais du japonais, lorsqu’on lui fait écouter ces deux langues en mode rembobinage.

En Littérature, Glenda Brown, une australienne, a été couronnée pour son étude du mot The. En particulier les difficultés qu’il implique dans un classement alphabétique.

En Médecine, Brian Witcombe et Dan Meyer ont remporté le prix pour leurs travaux sur l’avalage de sabre et ses effets secondaires (torticolis ? risque de hoquet ? Je n’ai pas réussi à mettre la main sur leurs études)

L’IgNobel de Physique est revenu à MM. Mahadevan et Cerda Villablanca pour leurs études sur l’apparition des rides chez le mouton. Je ne savais même pas que les moutons avaient des rides. Cependant, on peut espérer que des injections de collagène ou de botox pourront venir en aide à ces pauvres animaux, maintenant que l’on est au courant de leurs soucis esthétiques

Kuo Cheng Hsieh, de Taiwan, a remporté le prix d’Economie grâce à son système de capture de braqueurs de banque à l’aide d’un filet.

Le Pr Johanna E.M.H. van Bronswijk, une collègue biologiste de notre bon Owen, a reçu le prix de Biologie, pour ses travaux exhaustifs sur la faune et la flore qui hante nos matelas (à l’exception des mammifères velus ronflant).

Le prix de Nutrition a été attribué à Brian Wansink pour sa démonstration que ce que l’on mangeait est défini par ce qu’on a dans l’assiette, et ce à l’aide d’une assiette sans fond auto-remplissable.

Sans surprise, l’IgNobel de la Paix est revenu à l’Air Force Wright Laboratory, pour sa mise au point de la « bombe gay », une redoutable arme de distraction massive, qui excite la libido des ennemis atteints, leur provoquant une attirance irrésistible pour les petites fesses moulées de leur pote de régiment. La prise de photos des orgies, à l’aide d’un drone, permettra de résoudre bien des conflits par le chantage.

Enfin, dans le domaine de l’Aviation, Patricia V. Agostino, Santiago A. Plano et Diego A. Golombek, universitaires argentins, ont découvert un remède efficace pour lutter contre les effets du décalage horaire chez le hamster (et chez l’homme ? Les études n’ont pas encore été lancées) : Le Viagra.

Les hôtesses n’ont qu’à bien se tenir à leur culotte.

C’est tout pour aujourd’hui.
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 19:56

Fame ! I wanna live forever…

 

Par la grâce de Lovely Goretta (et quelle grâce), mes stats ont explosé. Si elle n’a pas remis à jour son blog et que la situation se maintient, il y a 80 % de chances que toi, lecteur/trice vienne de chez elle.

En gros, j’explose dans la blogosphère. Je fais péter les sommets, plus rien ne me résiste, je commence même à recevoir des mails enflammés de lectrices qui réclament mon bob (sans doute pour pouvoir dormir avec mon odeur près d'elles, et tout).

 

Mais rassure-toi, ô fidèle d’entre les fidèles (oui, toi, tu te reconnais), le succès ne m’a pas tourné la tête, non, je n’ai pas changé, je suis toujours celui que tu as aimé, adulé, dont tu lis avidement le moindre mot tout en te demandant « mais où va-t-il chercher tout ça ? » (probablement parce que tu as en même temps un onglet ouvert sur le blog de Boulet).

 

Ceci dit, le succès me donne des ailes et je me vois tout bouffi d’audace. Aujourd’hui, je suis même allé à la Sorbonne, pour voir comment que c’était.

 

Si, si, je suis rentré dans la Sorbonne, la fac de l’élite intellectuelle française, le nec plus ultra du top moumoute de la culture de notre beau pays.

Et même pas j’ai été paralysé par la folie de mon geste, même pas je suis parti en courant en voyant l'imposant vigile à casquette en costume bleu marine avec « Académie de Paris » brodé dessus et une casquette de capitaine au long cours sur la tête (des vigiles ! A la fac ! Qui m’ont laissé passer, avec ma barbe et mon pull rose informe).

Bon, je dis pas que me suis pas senti tout petit devant ces êtres supérieurs que sont ces gens. Attends, ils ont même un recycleur à gobelets qui te rend des sous quand tu mets ton gobelet dedans. La classe mondiale.

Et ils sont bien coiffés, ou savamment décoiffés avec classe et des écharpes autour du cou et des barbes même des fois bien taillées.

Tellement j’étais ému que je me suis senti obligé de faire portier aux toilettes, et de saluer dignement les étudiantes qui y entraient et sortaient. En même temps, ça me paraissait un minimum de respect, leurs chiottes, on peut pas se retourner dedans, une honte. Enfin bon, peut-être que c’est une méthode d’endurcissement moral qui participe à leur formation, aux sorbonnards.

 

 

Je viens de me relire.

Mais naaaan je me moque pas des fréquentateurs de la Sorbonne, rhooo, on s’en fiche, c’est des jeunes, donc méprisables par essence, même les barbus et les à écharpe (surtout les à écharpes, j'aime pas les écharpes).

En fait, on est rentrés pour prendre un café avec mon cousin parce que un café à Paris, c’est cher. Et qu’y’avait la Sorbonne à côté.

Alors on est rentrés, en faisant un sourire condescendant au vigile, histoire de montrer qu’on est des habitués et tout.

(Quand même, un vigile à casquette, quoi. Comme dans un musée).

 

Et on a pris un café. A la Sorbonne, ils ont un distributeur de café dans les cabinets, faut pas confondre et prendre une capote, ça passe moins bien. (excusez-moi, y’a Ruquier à la télé, et ça parle de Montcuq, je peux pas m’empêcher de me mettre au niveau).

 

Et en fait, les gens sont les mêmes que partout : on a entendu une gonzesse parler d’un sketch : « Mais siii, là, le mec qu’est mort… Madame Sarkozy ! ». (RIP Elie Kakou).

L'incultance est partout, la Sorbonne est pleine d'humains, alleluia.

 

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 21:07
  1. 1.    Tout d'abord, il faut retrouver les gens que vous avez promis de retrouver à cette blog party. Malgré les éléments contraires, partez donc à leur rencontre, la fleur au fusil, le walkman sur les oreilles, du soleil dans votre coeur meurtri. Et ce n'est pas une grève et un incident technique sur la première ligne suivie d'une panné électrique sur la deuxième qui vous empêcheront d'arriver avec une demi-heure de retard au premier rendez-vous !


  2. 2.    Ensuite, mission gros sous, puisque vous êtes arrivés au point de rendez-vous avec les dernières gens avec une demi heure d'avance. Sur un kilomètre de grand boulevard, pas un seul distributeur automatique de biftons. Heureusement que le point de rendez-vous est devant une banque. Tiens, voilà le premier des deux derniers que vous attendez.


  3. 3.    Ha, la dernière prévient qu'elle est à la sortie du métro devant la banque. Bon, forcément, y'a cinq sorties et la banque s'étale sur deux pâtés de maison. Mais vous finissez par y arriver, la volonté est plus forte que tout, sauf peut-être que Chuck Norris. Mais qui l'est ?


  4. 4.    Passage délicat : où se sustenter avant d'aller boire ? Je te suis, tu la suis, elle le suit, il me suit... Le risque de tourner en rond est fort. Prenez une initiative, tranchez en faveur du MacDo 4 étoiles du coin de la rue.


  5. 5.    Petit préambule à la soirée : moquez-vous joyeusement des blogs kawaï et de leurs lecteurs entre deux bouchées de BigMac dont la sauce a le mauvais goût de couler dans la barbe. Discutez musique, Fatals Picards et Tokio Hotel.


  6. 6.    Pause pipi pré-soirée : je hais les urinoirs, cubik non, les filles auraient un prépuce qu'elles devraient tirer pour faire pipi debout.


  7. 7.    Dirigez-vous d'un pas gai et sautillant vers le Truskel : l'entrée est facile, un panda vous agresse pour vous forcer à lui prendre des badges même pas gagnants de T-shirts LaFraise. Ne reconnaissez personne, asociaux que vous êtes. Allez boire qui des bières de bon aloi, qui des limonades de mauvaise qualité. Afin de passer pour un mec généreux, payez les boissons des gonzesses. Afin de pas passer pour ce que vous n'êtes pas, précisez que ce sont vos parents qui payent, pas vous.


  8. 8.    Passez voir les autistes dans la salle du bas (oui, les dessinateurs, quoi. Ceux qui se dessinent entre eux, sur eux, tout ça). Attention, les marches sont inégales même pour quelqu'un de pas bourré. Bon, y'a personne de star, remontez (non, Frodon n'est pas une star).


  9. 9.    Trouvez un coin. Le coin est stratégique, on voit passer tout le monde, on peut rester entre vous. Buvez vos bières. Faites éternuer les enrhumés sur le passage des gens afin de disséminer le virus le plus possible, on est communiste ou pas. Le cubik l'est, apparemment.


  10. 10.    Hiiiiiii Miss Gally ! Elle est plus jolie en vrai, en fait ! C'est un fait qui doit être assez rare pour être signalé.


  11. 11.    Bon, qu'est-ce qu'on fout ? On fait la manche ? Otez votre bob, prenez l'accent roumain et harcelez des gens : « pour la moujik, missié ? La monnaie pour la mouijk ? ».


  12. 12.    Les jeunes sont des rats. Turalo n'est pas jeune.


  13. 13.    Hahahahaha deux euros ! Deux euros d'un coup ! Tout ça parce que vous demandez des sous à une nana portant un T-shirt LaFraise et vous aussi vous en portez. Vive le sectarisme.


  14. 14.    Dansez. Enfin, bougez la tête. Droite, gauche, en bas en haut, groovy baby.


  15. 15.    Fixez des gens d'un air méchant. Demandez-leur s'ils ne vous reconnaissent pas. Hahaha ça y est, vous êtes passé pour une star.


  16. 16.    Faites-vous payer une bière par un bobo d'informaticien belge.


  17. 17.    Prenez des photos. Si le bobo belge est récalcitrant, piégez-le en visant une halieute
    hippopotamophile, et en changeant de cible juste avant le flash. Tentez d'avoir des décolletés en gros plan.


  18. 18.    Trémoussez-vous encore un peu, mais pas trop. Observez les rituels de séduction des sales jeunes qui traînent à côté de vous et vous ont même pas donné de sous. Racaille. Moquez-vous dans leur dos.


  19. 19.    Hééé, pinaise, il est déjà tard ! Au revoir les gonzesses.


  20. 20.    Bon, on fait quoi ? Le cubik doit retrouver Mademoiselle A. pour éviter de dormir sous un pont et de
    se faire dépouiller par un gang de drogués zoophiles qui le forceraient à des relations contre nature avec un hamster avant de le jeter dans la Seine qui est pleine de poissons-chats de deux mètres, et le cubik n'aime pas les chats. Sortons donc. De toute façon, y'a trop de jeunes, même y'en a avec des franges et des chemises cintrées.


  21. 21.    Regardez avec intérêt une nana se faire jeter par les videurs. La grande classe.


  22. 22.    Allez boire un dernier pot en terrasse chauffée en discutant de choses et d'autres, mais pas de sexe ni de fringues.


  23. 23.    Hooo Les amis du cubik ! Rentrez avec eux jusqu'au métro, et chopez le dernier RER pour rentrer chez vous faire un petit somme avant d'aller au Festiblog faire chier des dessinateurs.

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 21:07

C'est d'une plume heureuse que je vous écris aujourd'hui, heureuse et fière.

En effet, je suis passé à la plume libre : je travaille (hum) désormais sous OpenOffice.

Car je n'aime pas Bill Gates.

Non non non.

 

Bill Gates a la raie sur le côté, c'est ridicule, ça le ferait presque ressembler à Paris Hilton (si toutefois elle se coiffait avec la raie sur le côté).

Bill Gates met des chemises moches.

Bill Gates ne m'a pas couché sur son testament.

 

J'ai donc pris les mesures punitives s'imposant, et yop ! Me voilà libre comme l'air, comme le vent dans les plaines de mon Ukraine chérie (oui, j'aime Marcel, par contre), libre comme l'albatros des mers du sud, (oui, je trouve l'albatros plus symbolique de la liberté que le manchot qui rampe sur le ventre devant son empereur), libre comme les toilettes dénuées de pécul de la fac .

 

Ca fait quelque chose, hein, pour quelqu'un qui précédemment se vautrait dans le cautionnement tacite de ces rats capitalistes tellement bourrés de pognon que ça leur sort par les oreilles (couvert d'un peu de cérumen jaune et amer).(faites pas attention, ce paragraphe est là pour faire plaisir à ma petite soeur communiste)

 

En plus, mes documents seront dorénavant écrits en mon nom propre, et pas sous celui du propriétaire de la licence. C'est plus classe, et moi, je suis quelqu'un de profondément classe, au fond (bien au fond).

 

Bon, va falloir que je fasse quelque chose parce que les fautes de frappe ont pas signalées pour le moement, ça fait qu'il en reste sans doutes quelques-une dasn tout ce que je tape, hein, mais bon j'essaue de pas en faire de trpo. Si quelqu'un sait où trouver ça, ça m'intéresse.

 

Mais y'a pas que ça, hein, y'a plein de choses qui m'intéressent, les conversations sur les OGM avec les anti, la bédé, les débats sur la fourrure, le découpage de dauphin, la bédé, la coupe du monde de rugueuby, le tricot, la bédé, le shampooing et la bédé. Ha, puis apprendre des choses dans des gros livres sans images, des fois. Puis la bédé.

 

Tout ça pour dire que grâce à la bédé, je vais faire mon dépucelage de rencontre de blogueur, bientôt.

Vi, je vais aller au Festiblog, ce ouikende. Voir des gens, pécho de la cassedédi (comme les cochons), kikoololer avec des gens, ça va être le fun sous la pluie.

 

Tally-ho.

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 23:29
Un des trucs géniaux avec internet, en plus des gens qu'on rencontre parfois  et des blogs bédé, c'est qu'on y trouve, en plus de tout, n'importe quoi.

C'est très important, même, le n'importe quoi.
Ca ouvre de nouveaux horizons, depuis le gobage de flamby jusqu'à la confection d'armes de bureau à l'aide de trombones, de crayons et d'élastiques.

En bref, c'est le pied.

Moi, ce que j'ai découvert, c'est des tutoriaux pour apprendre à faire du bruit. Plus précisément, pour apprendre à siffler avec les mains.

Et j'en suis fier (à un point, t'imagines pas). Ca m'a pris du temps pour savoir faire varier le ton, et j'ai dû faire passer un été insupportable à toute ma famille, mais en fin de compte, j'arrive presque à jouer quelque chose.

Alors, en hommage à la fête de l'Huma :




Et puis, pour Mélina, le retour du bob :

 



*applause*

Merci.
Pardon.
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 22:21

Je reviens donc en total freestyle, c'est-à-dire pour ceux qui ne suivent pas et préfèrent peler des poissons devant la télé en regardant Morandini, si tant est que Morandini passe à la télé encore de nos jours, ce qui ne m’étonnerait pas vu la télé de nos jours, c’est caca boudin et compagnie, tiens mes colocs viennent de s’en aller et Julien Lepers pose des questions sur la psychologie et la dame a répondu l’euphorie, qui n’est pas exactement l’état dans lequel je me trouve en ce moment mais bon ça pourrait être pire, cependant la tête me gratte et je me rappelle que ce que je voulais dire c’est que donc là j’écris ma note en direct sans chercher à réfléchir à dire quelque chose d’intelligent, ce qui est particulièrement reposant.

 

Par ailleurs j’ai un peu de mal à m’habituer à avoir des ongles, moi qui n’en ai pas eu depuis des décennies, mais là j’ai laissé pousser à cause de mon panaris, ma force de caractère m’a même impressionné sur ce coup là, je prétends que c’était en prévision de la coupe du monde de rugby mais c’est pas vrai mais c’est pas grave non plus, ceci dit comme je disais ça fait bizarre de taper avec des ongles, mais bon j’espère que je vais m’y habituer comme à la perte de ma grande sœur partie au Cameroun alors qu’elle me faisait à manger des choses bonnes, comme des boulettes de sardine, c’est bon les boulettes de sardine, ça pique, il faut prendre des sardines plutôt que des poissons avec plus de goût comme les maquereaux, c’est même le poissonnier qui l’a dit, et il avait une grosse voix de poissonnier.

 

Ceci dit, pour en revenir au rugby abordé plus haut, on peut pas dire que les français aient assuré hein, ils ont été mauvais mauvais alors qu’avant ils étaient meilleurs, allez comprendre hein, moi des rugbymen j’aimerais bien en avoir pour déménager les meubles de mon ex-coloc qu’est partie installer un labo de cosmétométrie au Japon pour l’Oréal, ça pète dit comme ça mais en fait c’est juste mesurer des cheveux de japonais qu’elle aura rasé avant et en plus il paraît qu’ils ont les cheveux tout crades les japonais, mais bon ça m’étonne pas de gens qui tuent des baleines, c’est gentil la baleine, tu l’insultes, elle répond même pas la baleine, même t’insultes sa mère de catin débraillée elle dit rien, alors que le japonais moyen, tu lui dis en face en japonais « ta mère c’est qu’une catin débraillée voleuse de pécaris », ben même s’il sait pas ce que c’est un pécari, il te casse la gueule d’un coup d’aikido dans ta face, le japonais, sauf si c’est une lopette.

 

Notons au passage que le pécari, injustice criante, n’est toujours pas coté en Bourse, contrairement à d’autres choses qui le sont.

 

Et je suis seul, seul, sans même de fuite urinaire pour passer le temps, bien que j’aie une petite vessie, ce qui me fait penser à cette magnifique chanson du grand Corbier qu’on vit une belle époque, même nos dames ont des règles bleues, ça serait bien parce que ça éviterait à des mosellans de faire des blagues salace sur le coulis de framboise du dessert au restaurant et la condition de la cuisinière, en même temps que peut-on attendre d’un mosellan, tous des buveurs de prunelle, hein.

 

J’ai envie de conclure vers maintenant, parce que j’arrive en bas de la page, et que une page, c’est bien, c’est propre comme l’enterrement de Pavarotti, contrairement à celui de mon arrière grand-père je crois on l’avait changé de cimetière et refait une messe, et ça coulait du cercueil, j’aurais pas aimé sentir, ça devait pas sentir aussi bon que le persil plat, parce que le persil plat, ben ça sent bon, surtout dans le taboulé avec de la menthe et du citron.

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 17:20

C’est bientôt, peut-être, sans doute même, déjà pour certains, la rentrée (oui, ce texte date un peu).

Ma mémoire étant très sélective, j’avoue n’avoir aucun souvenir de mes rentrées (sauf en cinquième, parce que j’étais inscrit dans aucune classe et que j’ai fini tout seul dans la cour, après que tous les autres aient rejoint leur classe, et finalement c’est moi qu’ai choisi dans quelle classe je voulais être, donc avec les copains).

Comme vous voyez, ça ferait un article très court, et je préfère faire des trucs longs, pour compenser*.

 

Je vais donc aujourd’hui aborder un sujet qui nous fera revenir quelques semaines en arrière, dans ce beau pays qu’est la Lozère.

Parce que oui, c’est beau. Les rivières courent au milieu des champs remplis de bouses de vaches, les truites se cachent sous les cailloux comme des sottes imprudentes, les sauterelles sautent dans les herbes jaunes des causses, et les forêts sont touffues.

 foret1.jpg

Et ça, c’est bien.

Parce que les forêts touffues abritent souvent, en Lozère, des hôtes que je me plais à chasser : les champignons.

Entendons-nous bien : je n’aime pas manger les champignons. C’est caoutchouteux sous la dent, on dirait du pneu mou. Par contre, marcher courbé dans les sous-bois obscurs à 7 heures du matin, j’aime. Même si ces derniers temps, ce serait plutôt onze heures, on se fait vieux.

Le mieux, c’est avec mon tonton. On se lève tôt, et on va dans un de ses coins. Ils sont faciles à reconnaître, normalement c’est le long d’un chemin où quand tu regardes par la fenêtre de la voiture, tu te dis « hé, mais y’a pas d’entrée dans cette forêt ! »

C’est généralement le cas, avec lui. On se fraie son trou pour rentrer entre deux buissons pleins d’épines et couverts de rosée ou de pluie.

Une fois que tu es parvenu à l’intérieur de la forêt, c’est pas plus facile, parce que c’est le genre de forêt pleine de branches, de mousse molle et de toiles d’araignées.

Et de cèpes. En général, avec mon tonton, c’est les cèpes. Qu’il te montre du doigt : « tu vois, là-bas ? (je traduis, il a un accent invraisemblable) » Tu fais non du chef, te couvrant la figure de toile d’araignées par la même occasion.

« Mais si, là, près du tronc d’arbre à 10 mètres caché par un buisson et couvert de feuilles mortes derrière un rocher caché derrière deux chênes ?** »

Tu vois vaguement le tronc dont il parle. Et quand tu te rapproches, magie, deux cèpes gros comme ça apparaissent, là où tu fixais ton regard depuis dix minutes.

Il est fort mon tonton.

On peut trouver pas mal d'autres choses, plus ou moins reconnaissables : Des pieds-de-mouton

pieddemouton.jpg
Des machins en forme de trucs non identifiables :

champizarb1.jpg

champizarb2.jpg

Ou parfaitement reconnaissables

 satyre-puant.jpg

Mais moi, je préfère chasser la girolle.

La girolle, elle se cache bien, elle aussi. Dans les bois pleins de myrtilles, cherchant à te déconcentrer, à te faire changer de proie. On risque toujours de perdre des chasseurs de girolles, dans les myrtilles.

clem.jpg

Elle est perfide, la girolle. Mais j’ai l’œil du faucon, pour elle. Tenez, ça par exemple, j'étais assez fier de la voir :

champi1.jpg
Zoomons un peu
champi2.jpg

Et quand on se rapproche, on voit que c'était bien ça :

champi3.jpg


C’est quelque chose qui s’exerce avec soin, l’œil de la girolle. Elle possède à fond l’art du camouflage. Le plus souvent, tu vois une tache orange dans le sous-bois, tu vas voir, et non, c’est qu’une connasse de feuille.

 

Mais quand tu as la technique, tu y arrives quand même. Il faut la prendre par surprise. Premier truc : il faut ratisser la zone en montant. On la voit toujours mieux en montant. Mais attention ! Quand on en a repéré une, il faut être prudent : en la gardant au coin de l’œil, on tourne autour, en souplesse, le dos courbé, la démarche féline. Parce que si il y a une girolle, sa famille n’est jamais loin, par contre, elle peut être mieux planquée, sous des touffes de mousse, invisible, silencieuse. (c’était le deuxième truc).

Saisissez-la fermement par le pied, et extrayez-la. Puis balancez-la dans votre plastique / panier / chapeau.


girolles.jpg

Ramenez les à la maison et faites les nettoyer, cuisiner et manger par d’autres (dans l'ordre que vous préférez).

girolles2.jpg

Puis allez vous coucher, marcher dans la forêt, ça fatigue.

 

*rigoureusement faux

** le nom des arbres a été modifié pour ne pas dévoiler de coin à champis.
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 13:11

Bonjour Nicolas.
Tu ne me connais pas, et il vaut sans doute mieux pour nous deux que cela reste comme ça.

 
Ta maman m'a demandé des conseils en ton nom, pour que tu puisses la rembourser de la perte de ton sac de sport. C'est déjà très bien, de vouloir la rembourser, mais ce n’est pas facile quand on n’a que onze ans, je suis passé par là moi aussi.


Tu as deux solutions. La première, et la plus simple, est de voler dans le porte monnaie de ta maman en allant chercher le pain ou pendant qu'elle regarde le foot à la télé. Dis toi que ce n’est pas si grave, et si tu te sens coupable (mais y’a pas de quoi, je te parie qu’elle a fait la même chose quand ELLE était petite), tu n’as qu’à manger moins de gâteaux au goûter. Un Prince de Lu ® en moins chaque jour, en 16 jours, tu lui auras économisé le prix d’un paquet. En un an, celui de 22 paquets, et c’est pas donné, les Prince de Lu ®. Si tu ne manges pas de Prince de Lu ® au goûter, c’est encore mieux, dis-toi qu’en n’en mangeant pas un paquet par jour, tu lui économises un paquet par jour, en un an, 365 paquets ! Là, elle devrait même te remercier, un sac de sport, ça coûte beaucoup moins que 365 paquets de Prince de Lu ® par jour, tu as le droit de lui demander un gros cadeau (par exemple, un bébé alligator).

N’essaye pas de ne pas manger plus d’un paquet de Prince de Lu ® par jour, tu ne courrais pas le risque de choper un diabète sévère qui te ferait avoir besoin de plein de piqûres.

La deuxième solution, c’est le racket.
Alors, pour le racket, déjà, il faut être malin. On ne rackette pas n'importe qui. Bon, si tu es en sixième, le mieux, c’est de racketter les CP, ils sont minuscules et ne risquent pas de te faire de mal. En plus, ils racontent plein de bêtises, personne ne les écoutera s’ils disent qu’on leur a volé leurs sous, leurs baskets, etc.

Ensuite, tu regardes les mal habillés, ceux-là, tu évites, ils auront pas beaucoup de sous. Il faut choisir un bien habillé bien coiffé, qui rentre chez lui à pied.

Un fois ton choix fait, ne te précipite pas. Observe avec attention ses habitudes, pendant quelques jours, où il habite, quel chemin il emprunte pour rentrer chez lui… S’il y a des caméras de surveillance sur la route, repère les fils ou une manière de les détourner, en lançant une noix de coco dessus, par exemple.

Une fois que tu as repéré un endroit relativement désert où il n’y a pas de risque d’être vu, tu peux passer à l’action.

Emprunte des bas propres et non filés à ta  maman (si tu lui demandes gentiment, elle ne refusera pas). Prends une batte de base-ball dans le garage. Si tu n’as pas de batte de base-ball dans le garage, fauche-z-en au collège. Attention à ne pas prendre ces trucs en mousse qui ne servent à rien, tu aurais l’air ridicule. Si tu n’as pas de batte de base-ball nulle part, casse un gros bout de bois dans la forêt. Bon, en fait, ça sert juste à menacer, hein. Mets le dans ton cartable. Prends aussi des marshmallows.

 

A la sortie des cours, dépêche toi d’aller au niveau de l’endroit désert où doit passer ta victime, enfile les bas sur ta tête, et prends ton bout de bois par le petit bout, comme ça tu frappes avec le gros bout, qui est plus lourd (c’est comme ça que font les professionnels).

Quand ta victime arrive, saute devant lui, et camoufle ta voix en prenant l’accent belge pour ne pas être reconnu : « Hé, une fois, file moué donc tes brols, là, tes sous, tes chaussures, ton blouson Sergio Tacchini ®, et plus vite que ça, m’fieu, une fois ! » en brandissant ta batte au dessus de ta tête.

Logiquement, il devrait crier « Hiiiiiiiiii » très fort, à ce moment, prends une poignée de marshmallows et enfourne lui dans le gosier, ça lui clouera le bec un moment. Pendant qu’il essaye d’avaler, ôte lui ses chaussures, prends son blouson, vide ses poches et fauche les Prince de Lu ® qu’il aura dans son cartable (comme ça tu pourras toujours mettre en œuvre la technique numéro 1 à la maison sans avoir à ne pas manger de Prince de Lu ®).

 

Rentre ensuite chez toi, sans te presser sinon tu auras l’air suspect.

 

Planque ton butin que tu auras soigneusement rangé dans un sac hermétique, sous ton lit, dans un arbre creux, ou au fond d’un étang.

Une fois sûr que plus personne ne se souvient de l’affaire (sauf le môme traumatisé, sans doute, qui ne pourra plus manger de marshmallows mais c’est tant mieux pour lui il aura moins de cholestérol), récupère les affaires et écoule-les chez ton receleur préféré.

 

Ainsi, ta maman sera contente et tu n’auras plus rien à te reprocher !

 

Voilà. Bonne chance, Nicolas.

Et rappelle-toi : nous ne nous connaissons pas, nous ne nous sommes jamais vus.

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 12:09
Il me faut ici rendre hommage à lemonde.fr, parce que des fois, ça me donne des sujets de blog.
Enfin, des fois..

Cette fois, quoi.
Je sais pas qui ils embauchent, à la rédaction du monde.fr, mais y'en a qui doivent se taper tout youtube pour nous trouve les vidéoclips (ça existe encore cette expression ?) les plus nazes qui se puissent faire. Si ça c'est pas beau, hein.

Et grâce à eux, j'ai découvert des perles de la musique finnoise.
Tout le monde connaissait déjà Lordi, gagnant de l'Eurovision l'année dernière, qui donnait déjà une bonne idée de ce que peut être la musique finnoise.

Beaucoup de gens ont aussi découvert sur internet la chanson du poireau, et ont été surpris de découvrir que ça venait du pays du père Noël

 



Mais les finlandais sont capables de bien mieux : le pays des saunas a également commis une reprise de YMCA :

 

 

Mais là où ils se surpassent, c'est quand ils font de la chanson spatio-romantique chorégraphiée :

 



Ca, c'est quand même autre chose que Sardou.

I luv la Finland.

(et oui, c'est dimanche ! Article de feignasse !)

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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 15:04

Aujourd’hui, pour votre minute de culture quotidienne, j’inaugure une nouvelle catégorie d’article, que je classerai dans fourre-tout, parce que j’ai la flemme d’en créer une nouvelle : la fiche de lecture.

 

Voilà un truc qui sera facile à faire en cas de panne d’inspiration, les bouquins, j’en ai toujours sous la main, depuis Jojo et Paco jusqu’à Alexandre Vialatte, sans passer par Kant ou Nietzsche.

 
 

J’entamerai cette catégorie avec

 
 

Au bord de l’eau (Shui-hu-zhuan)

 
 

De Shi Nai-An. Comme vous l’aurez sans doute deviné, c’est chinois. Et ça date approximativement de y’a longtemps, j’ai plus le tome 1 sous les yeux, en gros ça doit être XIIème-XIIIème siècle, par là. En deux tomes, donc, pas loin de deux mille pages y compris les indispensables annexes, notes et lexiques, parce qu’on bitte rien à plein de trucs, vu qu’on est pas chinois (en tous cas pas moi) et que c’est pas notre culture.

 
 

Basiquement, comme l’avait présenté avec enthousiasme une connaissance paranoïaque, c’est 108 brigands épris de justice qui s’unissent pour fuir et lutter contre l’oppression de hauts fonctionnaires méchants, injustes et corrompus. Si ça rappelle à certains d’entre vous l’histoire des jeux vidéos Suikoden, c’est normal, ils ont été inspirés par cette histoire. Si ça vous les rappelle pas, quelle chance ! Vous allez pouvoir les découvrir, ils déchirent grave leur mère, comme disent les représentants de cette race exécrée que sont les jeunes.

 
 

Basiquement, donc, c’est ça. Sur le fond.

 

Concrètement, vous prenez 108 personnages avec des noms chinois et des surnoms qui le sont tout autant, genre Song-Jiang, la Pluie Opportune du Shai-Dong, Liu-Tang, le Diable-à-Poils-Roux, Li-Ying, l’Aigle Fouette-Ciel (attention, certains changent de nom au milieu de l’histoire, genre Lu Da, qui devient Lu Shi-Zhen, surnommé le Bonze-Tatoué puis Sagesse-Profonde, y’a intérêt à suivre), vous les faites se rencontrer par groupes de deux ou trois, dans des auberges où ils commencent à se castagner pour se rendre compte qu’ils sont de forces égales et devenir frères jurés, ou sont sur le point de se castagner avant qu’un autre reconnaisse un des autres pour être un type qu’il rêve de rencontrer depuis super longtemps à cause de sa réputation, ensuite certains les rencontreront par hasard et se joignent à eux parce que ça fait super longtemps qu’ils rêvaient d’en rencontrer un d’eux, ou alors vous en prenez un, vous lui faites avoir des démêlés avec une épouse volage qui le forcera à la tuer, ou un fonctionnaire fourbe qui voudra s’emparer de sa femme et le forcera à le tuer parce que le gentil est droit et honnête lui, hop en prison il se fait marquer au visage et emmener vers le bagne dans une cangue mais finalement il se fera libérer par un geôlier qui aura reconnu sa vertu et lui et le geôlier rejoindront la bande de brigands dont ils ont entendu parler depuis longtemps, ils se vengeront des méchants, généralement en le massacrant lui et sa femme et ses enfants et ses servantes et sa maisonnée et hop au repaire et on fait ripaille et on boit, ou alors une autre solution pour les faire se rencontrer est de les faire combattre (avec des armées, hein), et le méchant qui est bon au fond de son cœur prendra une déculottée humiliante, se fera capturer et dira « ha ouais trop bien votre combat pour la justice, j’adhère » et hop il deviendra un des commandants des brigands, et au final y’aura 108 commandants avec des noms chinois, dont trois femmes.

 
 

Emaillez le tout de ripailles, de beuveries mémorables, de trucidages et de décapitations en règle de tout ce qui passe, de scènes de cannibalisme (par les gentils en général), le tout dans un langage au vocabulaire moyen-âgeux essentiellement imbittable (« on m’a volé mon halecret de rémiges d’oie sauvage serties sur lamines de métal ! »), et, comme par magie, vous obtenez un roman haletant, plein de vie, attachant et tout.

 

Ca vaut le coup.

 
 

Sont forts, ces bridés.


PS : woula, trop dur de se connecter, en Lozère. Je crois que je rentre dimanche soir, ça augmentera mon nombre de connexions

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