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FIGB recrute




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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 21:21
La journée de la femme est passée, je peux re-être misogyne sans complexe. Donc, voilà.

C'est rigolo les filles, des fois.

Surtout quand ça essaye pas de l'être, en fait. J'aime bien écouter les filles discuter, parce que elles parlent pas comme les garçons. Nous autres, on est sentimentaux, on cherche l'amour pur, le romantique, celui qui ne connaît pas le bout de salade coincé entre les dents, on cherche le "true love", celui qui unit Westley et la princesse Bouton d'Or dans Princess Bride, celui que rien ne viendra entraver, pas même un aristo fourbe à six doigts.

Nous autres, nous pouvons passer des heures à rêvasser de Roméo et Juliette, ou Tristan et Iseult, ou Nounours et Pimprenelle, les yeux perdus dans le vague, au bord de l'océan, en regardant le coucher de soleil, le vent fouettant nos cheveux fous...
Ou alors on parle de foot et de rugby, des trucs intéressants, quoi.

Pas les filles. Les filles, ça parle que de cochoncetés, quand on les écoute sans se faire remarquer (ou qu'on est trop insignifiant pour être remarqués). J'aime bien aussi, quand on me demande pas de participer (par exemple aux tests Biba).

Prenons un exemple que la demoiselle impliquée m'en voudra de citer : elle est avec un charmant jeune homme qui, heureusement, ne cherche pas à précipiter les choses, ce qui a un effet  bizarre : en même temps elle voudrait que ça accélère un bon coup, en même temps pas trop. Ce qui l'a conduite à cette phrase immortelle :

-On va pas passer directement de faire des bisous à pénétrer sa bite dans chez moi ! (sic. voui, sic)

Alors quand même, j'ai beau être un peu blindé côté histoires cochonnes par mes visionnages de Dirty Dancing, j'ai été choqué.
Au plus profond de ma petite âme simple et pure.

Je sais même plus où je voulais en venir. Voulais-je en venir quelque part, ailleurs que jusqu'à cette phrase ? Que si ça se trouve en fait elle est pas si drôle que ça ?
Ptet que je voulais vous dire d'aller cliquer à gauche, là, sur les liens, y'a sûrement des trucs plus
 intéressants que ça, allez hop hop !
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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 13:08
Hier, j'ai eu droit à un signe du destin.
Moi, qui ai commencé à bloguer la semaine dernière, partant vers l'inconnu la fleur au fusil et un grand soleil dans mon coeur (c'est pas de moi), hier, j'ai rencontré mes deux premiers blogueurs.
Et pas des moindres, hein !

Kek et Everland, c'est pas du pipi de chat quand même.
Deux BD-blogueurs édités par Lewis Trondheim, quand meim !
Deux hommes, deux géants, le dos droit et la rotule molle, deux hommes au front pur, au regard fier et perçant, clamant au monde leur talent de conteurs des petits riens, comme Lewis, via le net d'abord, mais justement édités depuis peu.

Parce que leurs bédés, Virginie (une histoire qui sent la colle Cléopâtre) et le Journal d'un remplaçant, ça a beau être des histoires pas extraordinaires en soi (quoique), tellement que c'est bien raconté que on en reste tout baba, tout sot, et on en redemande.

Pour les ignares impardonnables qui ne connaissent pas, très vite, Virginie, c'est l'histoire de comment que Kek a retrouvé son amour d'enfance 16 ans après, et c'est touchant comme tout, puis rigolo, puis bien écrit. Le journal d'un remplaçant, c'est la troisième année d'instit de Martin Vidberg aka everland, passée en grande partie en institut de redressement, avec des moments durs, et des moments plus légers. En tous cas c'est foutrement bien raconté, et ça fait aimer les patates, d'ailleurs j'en mange ce midi, sautées.

Et donc, ces deux grands du blog, j'en ai eu des dédicaces (à la librairie Super-héros, que je découvrais au passage, ben elle est classe, tout étroite et en longueur, ils ont dû prendre des vendeuses au format adaptées, c'est rigolo). Moi, le néophyte du blog. Des dédicaces de deux grands (enfin, je crois, mais ils étaient assis). Des belles dédicaces, tant qu'à faire.

Forcément, c'est un signe.
Mais de quoi ?
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 22:54
Comme beaucoup d'entre vous (enfin, s'il y a des vous, quoi, mais c'est pour mon moral, accordez-moi ça chers lecteurs surtout si vous n'existez pas), je suis snob.
Dans notre milieu de snobs, il est de bon ton de mépriser toutes
ces niaiseries de variétés de M6 et Téheffun, mais par dessus tout l'Eurovision. Et y'a des gens qui dépensent des sous pour voter dans ces merdes ?! Inimaginable. Que les ploucs sont stupides quand même.

Et ben ce soir, à mon grand dam, à ma très grande honte, j'ai pas pu résister, j'ai voté.

A l'Eurovision
Oui.
Sans honte
...
Deux fois même.

Pour les Fatals Picards.

Parce que pour une fois, j'aurais bien aimé pas avoir honte d'être français en regardant cette émission de beaufs (forcé par les circonstances, hein, une coloc par exemple, ou des petits cousins qu'on va pas empêcher de regarder leur daube, hein, pauvres gosses, mais vraiment je serai contraint et forcé, contre mon gré)

Et je tape ça en direct et ils ont gagné !
Putain ! Juste là à l'instant !
J'y crois à peine !

C'est bon ! Enfin un groupe qui se prend pas au sérieux qui fera que je regarderai l'Eurovision sans avoir envie de me voiler la face !

Parce que les Fatals, quand même, c'est le groupe qui a chanté le plantage de Goldorak dans un platane, qui  ont fait un hymne à Vivendi, qui chante faux d'une manière totalement assumée et avec un certain talent (pas facile à chanter du tout, quand ma coloc s'y essaye, j'ai les poils des bras qui se dressent comme quand je mange des cornichons)...

C'est quand même quelque chose.
L'an dernier ils faisaient un concert gratuit à Langogne, en Lozère, et maintenant ils vont au pays du père Noël, pour être matés par 100 millions de téléspectateurs (d'après mon ami Julien Lepers).
Je sais pas si c'est bien en fait.

C'est le signe d'une certaine acceptation du public.
Merde.
Ca va devenir branché, d'écouter les Fatals ? Ils deviennent mainstream ? (je suis pas sûr que ce soit le bon mot, mais bon, ça fait classe ces ptits termes anglais, non ?)

Merde.

J'vais effacer leurs albums de mon disque dur, tiens.
J'ai des principes, quoi.
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 22:28

Le monde est injuste. Certaines personnes naissent avec des dons que d’autres rêvent d’avoir. En ce qui me concerne, par exemple, je suis totalement infoutu de sourire avec les dents.

Heureusement, le destin dans son infinie bonté m’a doté d’une plume me permettant de rivaliser avec les plus grands, je pense en particulier à l’albatros des mers du Sud et au gypaète barbu (c’est bien sûr une plaisanterie, tant pis si elle ne fait rire personne).

 

Pour en revenir au sourire, voilà : je ne peux pas. Je ne sais pas sourire avec les dents, ou alors quand je m’égare à essayer, les enfants se mettent à pleurer et les chiens s’enfuient la queue entre les jambes, enfin les pattes (les seuls animaux à avoir des jambes sont les chevaux et les poneys, qui possèdent par ailleurs des dents qu’il vaut mieux ne pas montrer, d'autant plus que ces sales bêtes mordent les enfants innocents au genou. Je vais maintenant refermer cette parenthèse éducative).

 

Pourquoi ? Pourquoi la nature m’empêche-t-elle de posséder ce don, qui rapprocherait un peu plus mon physique de celui de Brad Pitt, et me permettrait sans doute de me taper plein de gonzesses ?

(A ce que disent certains, il m’arrive de sourire avec les dents, mais quand je suis plein comme un coing seulement, et généralement, à ce moment, je raconte des bêtises qui incitent les gens à me croire homosexuel (n’essayez pas d’aider un camarade en disant aux filles qu’ils convoitent que si vous étiez homo, vous le choisiriez lui, ça ne marche pas et ça lance des ragots. C’est rigolo ce genre de ragots mais pour choper de la caille c’est pas ce qu’on fait de mieux. Et ça casse le coup des copains)).

Certains disent que c’est parce que je suce mon pouce. Bon, peut-être, mais y’en a d’autres, et eux arrivent à sourire avec les dents, nondidju !

Alors sont-ce les gens qui ont eu un appareil disgracieux dans leur jeunesse, ceux que l’on montrait du doigt en ricanant, qui pour compenser se retrouvent plus tard avec un sourire à la Julia Roberts ?

Je ne sais pas, mais s’il y a un dieu (ou un FSM) sur cette planète, j’espère qu’il aura une bonne excuse quand je me présenterai devant lui.

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 22:50

Procrastinator, c'est moi.
L'homme qui ne fout rien de son temps. Depuis pas loin de six mois, la fin de mes études quoi, je n'ai rien fichu de mes journées, ou alors je me force à faire un truc par jour, genre "bon, aujourd'hui, c'est décidé, j'appelle France telecom". Cette perspective, toujours terrifiante, permet de voir passer la journée, axée autour de cette simple action, qui prendra cinq minutes, et n'aura en fin de compte pas l'importance qu'on lui accordait (parce que l'appel aura foiré).

Mais ce qui est rigolo, c'est comment, quand on glande rien de ses journées, des fois on a tout qui arrive d'un coup.

La semaine dernière, j'ai perdu ma grande soeur. Elle m'a abandonné pour partir vivre un an au Cameroun faire des maths et tuer des insectes et nourrir deux chiens. A priori, je n'avais rien à voir là-dedans, c'est à elle de faire ses commissions hein.
Mais là, forcément, les deux malles qu'elle avait préparées n'avaient pas été emportés par la société qui devait les envoyer là-bas. Alors qui c'est qu'on charge, vers 12h30, d'aller à la Poste chercher un colis ? Ben voui, c'est bibi, pas difficile à deviner. Donc, d'un pas sautillant, et après avoir recopié les vingt lignes d'instruction de mappy sur un petit papier (parce que pas d'imprimante, hein), je partis courageusement vers la poste où le colis avait été déposé, Na Fili et les Blaireaux dans les oreilles.
Trois quarts d'heure plus tard, arrivé sans encombre, la Poste est évidemment fermée et n'ouvrira pas avant trois autres quarts d'heure. Normal.
Alors qu'il faisait beau jusque là, il se met bien sûr à pleuvoir, et l'auvent de la poste est bien sûr orientée de manière à ce qu'on se prenne tout dans la yeule.

[passent trois quarts d'heure, émaillés par une petite danse sous la pluie quand elle tombe le plus fort, ça mouille mais ça fait passer le temps aux autres perdus à qui leurs soeurs avaient dit "Mais non, c'est toujours ouvert entre midi et deux la Poste, fais-moi confiance"]

Bon, ensuite, quoi de plus logique que d'apprendre que le colis n'est pas dans cette poste, mais dans celle de ma ville, qui est à dix minutes à pied ET ouverte entre midi et deux ?

3 heures et trente minutes plus tard, retour à la maison.
Et là, faut repartir aussi sec chercher le passeport et les billets de la frangine, que la responsable du non-envoi d'iceux par Chronopost ramène de Montepellier par train. Hop, voyage jusqu'à gare de Lyon.
Puis passage au Gibert pour quelques bouquins pour le voyage de la frangine...

Bilan de la journée globalement douloureux pour mes petites guibolles.

Les journées suivantes auront été consacrées aux malles, une fois ma grande soeur partie, sans que ses malles l'aient précédées. Coups de fil à Montpellier, chez les parents en Tunisie pour qu'ils faxent deux fois l'inventaire, au Cameroun pour avoir l'adresse...

En trois jours j'ai l'impression d'avoir été plus utile qu'en six mois, c'est fou. Maintenant je vais me reposer pendant au moins deux mois, je pense.


PS : en me relisant, je constate une fois de plus l'inanité de ma vie. Z'en faites pas, je ne vais pas parler que de moi (ou alors ça ferait une note par mois. Pas forcément une mauvaise solution, mais...).
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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 20:59

Ayé.

Des mois durant, j’ai cultivé mon ego. Je l’ai arrosé à la source de la médiocrité générale de mon entourage, engraissé au terreau de mon génie, j’ai émondé le moindre germe de modestie qui pouvait entraver son développement harmonieux, je l’ai plus gavé d’hormones de croissance qu’un joueur de football américain, et il a prospéré, lentement mais sûrement. Jusqu’à cette soirée d’hier. Hier, j’ai gagné au Trivial Pursuit. Edition Genus.

Ouais. Grâce au Manitoba (celui de Jo et Zette, celui qui ne répond plus).

Ca a été le coup fatal. Le seuil critique a été atteint. Je me suis donc résolu à faire comme tous ceux pour qui le monde réel ne présente pas un espace suffisant pour héberger leurs chevilles.

J’ai décidé d’ouvrir un blog. Pour faire partager au monde entier mon génie, pour être enfin le chantre du bon goût, pour balancer mes phrases de vingt lignes que je comprends pas moi-même, pour polluer un peu plus le cyberespace avec des jeux de mots à deux balles (30 centimes d’euro).

 

Mais pas que.

Parce que si j’aime bien flatter mon amour-propre (ouais, je sais, heureusement que je suis là pour moi), j’aime aussi flatter celui des autres. Et que y’a plein de gens que j’admire. Que je vénère. Que je me prosterne à leurs pieds, en couvrant leurs chaussures de larmes et de morve, l'amour, ça marche comme le rhume des foins.

Je suis d’un naturel excessivement flagorneur, parce que j’admire rarement à moitié. Quand j’aime un auteur (de blog, de bouquin, de bédé, d’autre chose), c’est encore plus fort que ce que je ressens face à un saucisson lozérien de chez ma mamie (c'est dire).

Alors je vais mettre des liens tout partout sur les côtés, vers chez les gens que j’aime, même si je les connais pas, même si de toute façon tout le monde les connaît, parce que comme ça, ben si une personne vient chez moi, ben elle pourra aller chez eux et je serai content. J’ai l’âme d’un évangélisateur, ouais. Ca viendra petit à petit.

 

Ha puis aussi, ce blog est destiné à la promotion de la barbe sous toutes ses formes. Tant qu’à faire, hein.

Pourquoi ? Ben parce que ça fait viril. Non ?

Parce que ça fait beau. Non plus ?

 

Bon, j’avoue, ma revendication de mes poils n’est là que pour donner une légitimité au fait que j’ai pas envie de me raser. Et voilà pour aujourd’hui.

 

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