Dimanche 20 juillet 2008
Aujourd'hui, pour mettre de la joie dans ton coeur, ju t'offre des chansons qui font chaud.

Parce que la chaleur dans ton coeur, c'est l'amour, tu vois, et l'amour qui fait chaud, c'est beau quand dehors il fait froid, ou alors quand dedans dans ton coeur il fait froid aussi, froid et sec, comme un vieux chewing-gum collé sous un bureau de collégien. La tristesse des vacances ne doit pas dépouiller de l'amour les vieux chewing-gums.

Alors chante la vie, chante l'amour, et danse sur les tables la gigue du bonheur belge, et l'amour du gens le plus important pour toi, chante et danse et crie et vole comme l'oiseau bleu qui ouvre ses portes à la colline enchantée.

Vois la joie sur ton visage, pleure les larmes de l'amour du monde qui t'entoure, tu aimes, tu chantes, tu danses, tu tires tes chaussettes sur tes mollets chassieux, la vie est devant toi, mets tes chaussures et croque-la avec ton amour d'elle qui t'emporte dans un tourbillon luxurieux et vert comme la jeunesse des pousses dans la forêt de Paimpont où s'ébrouent les lapins dans les clairières moussues !




Et surtout, ne t'oublie pas, fais comme Ramon Pipin.


par Francis publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Jeudi 12 juin 2008

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu n'attends

Plus rien de la vie.

 

Un trou sans fond s'ouvre devant toi. Car je sais, lecteur, que tes visites régulières sur ce blog étaient le rayon de soleil qui réchauffait ta chair meurtrie par une vie à la fadeur d'un vieil artichaut sans vinaigrette.

Maintenant que, tel Ulysse, je pars sur les flots bleus de la Méditerranée pour deux ou trois semaines (mais qui sait où les vents du destin me porteront ?), tu sens s'évaporer ta vie, elle perd soudain son sens, et tu pleures des larmes salées qui font couler ton mascara sur tes joues duveteuses.

 

N'aie crainte. J'ai pensé à toi.

 

Oui, pour deux ou trois semaines, j'ai fourni les clés de ce blog à d'ardents camarades aux dents longues qui ne demandaient rien de mieux que de gagner un peu d'amour et de lecteurs en vous divertissant (ou en vous faisant lever les yeux au ciel en disant ralala mais qu'est-ce qui lui a pris, dans un cas, mais je vous dirai pas lequel).

 

Faites-leur bon accueil, ne leur lancez pas de cacahuètes, éloignez-vous des barreaux, et envoyez-leur des bisous d'amour de ma part.

 

Bon, en même temps, ils sont pas très très nombreux, je n'ai pas beaucoup d'amis, donc si vous vous sentez des vélléités de faire ici des trucs que vous oseriez pas faire chez vous, demandez-leur gentiment, pitet ils voudront bien vous filer les clés.


 

Allez, pour se quitter sur un bon souvenir, un peu de musique de circonstance !

 


 

 

par Francis publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Dimanche 4 mai 2008

Je sais pas si vous avez remarqué, vous les écumeurs des blogs, les affamés du scoop, mais sur les blogs, il y a tout plein de chaînes qui proposent aux blogueurs de se dévoiler, de révéler des faces cachées de leur personnalités, des tics, tout ça.

C’est bien gentil, n’empêche que ça reste un peu facile : on dévoile ce qu’on veut bien. Un truc de petit joueur, quoi. N’ayons pas peur des mots, c’est un truc de loser.

 

Or donc, chanceux que je suis, je fus convié samedi dernier par Nelly à une raclette géante avec cornichons, viande des Grisons, jambon cru zet cuit, olives noires, tomates cerises, patates roses, morbier, raclette suisse, raclette normale, raclette cumin, saucisse sèche sans marque, saucisse sèche Justin Bridou avec son sac affineur, bref, la totale.

 

Pourquoi précisé-je tout ça, mis à part en saliver encore de devant mon bol de soupe minute, remercier Nelly et tous les présents, et montrer que wouhou j’ai une vie sociale ?

 

Parce que ça m’a donné une idée. Une pute d’inspiration, de celles qui vous fait hausser un sourcil alors que vous êtes en pleine scène d’action dans Harry Potter, et vous empêche de vous concentrer sur ce que raconte votre coloc en plein déménagement sur les chaussures qu’elle vient d’acheter ou la petite robe sexy transparente que vous n’aurez pas le loisir d’admirer vu qu’elle déménage et que vous n’aurez plus d’excuse pour regarder la Nouvelle Star le mercredi soir alors qu’il y a Lyon-Sedan à la télé.

 

Qu’est-ce donc que cette inspiration qui te survint si fortuitement, Francis, me demanderez-vous donc, l’œil brillant et la lippe pendante ?

 

C’est simple : au lieu de révéler des trucs sur nous-mêmes, ce qui est la marque d’une lâcheté extrême, révélons des trucs sur les autres blogueurs !

Si ça ça permet pas de foutre la merde dans la blogosphère, je vois pas ce qui pourrait le faire.

 

Joignant le geste à la parole, je commence moi-même par révéler, mettons, 7 faits infâmants à l’actif de camarades blogueurs. Vous pouvez aller chez eux les huer et leur tirer la langue.

 

1) cubik ne tient pas la raclette, et doit aller dormir sur le canapé avant le dessert.

 

2) Mlle Gima a une sacrée descente, et utilise un nègre pour écrire ses pubs.

 

3) cubik a peur des araignées, il refuse de dormir tant qu’il y a une petite faucheuse dans un coin de sa chambre, et n’a pas honte de demander à des futures mamans d’aller les tuer pour lui.

 

4) Nyl elle sait pas compter ses mailles.

 

5) cubik ronfle à faire trembler les murs. En tous cas, il s’entend à une chambre de distance. Peut-être même qu’il marmonne en dormant, ou alors c’est la plomberie de chez Nyl qui est à revoir.

 

6) Thorn ne recule devant rien pour défendre ses droits d’auteur, elle serait prête à embaucher des Albanais sans foi ni loi pour démolir un théâtre liégeois.

 

7) cubik préfère manger des sandouiches patate-tomate-saucisson-mayo que prendre une douche.

 

Alors oui, vous me direz, je m’acharne un peu sur une personne en particulier. En même temps, c’est moi qui fixe les règles, donc j’ai le droit.

 

Maintenant, je passe le témoin à qui voudra le prendre, si quelqu’un prend la peine de lire cette note.

par Francis publié dans : La catégorie fourre-tout de moi communauté : Fourre-tout * inclassable
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Dimanche 20 avril 2008

J'avais pas fêté mon anniversaire avec des gens autres que la famille depuis un bail. Je ne compte pas les vaches haut-marnaises qui m'ont souhaité mon vingtième, hein.

 

Puis là, à l'instigation d'une amatrice d'hippopotames, bon ben je l'ai fait. Même qu'un belge est descendu de à côté de Namur spécialement pour ça, et tout. J'étais content, je lui ai même lavé des draps avant qu'il arrive.
Puis on a fait du ménage et tout, passé la serpillière et l'aspirateur, et on a attendu les gens qui venaient après. Que il faut que je les remercie, mais je sais pas comment faire : d'abord ceux qui viennent de plus loin ? Ou ceux qui ont fait les plus beaux cadeaux (histoire de pas avoir à refaire ça l'an prochain) ? Ou par ordre alphabétique ? Mais par ordre de vrai prénom ou de pseudo, parce que la y'en a beaucoup que je fréquente sur internet ? Par âge décroissant ? Ca en fâcherait certaines.

Et moi, même pas je veux me fâcher avec les gens.

Surtout quand ils m'ont fait une aussi belle fête, quoi. Même si c'est par vengeance qu'ils ont décidé de faire du manger japonais, c'est pas grave, c'était bon.

En tous cas, on était tous d'accord que c'était meilleur que le Marcassou. Le Marcassou, je sais pas si vous connaissez, mais c'est une espèce de salami de porc et de boeuf, fumé, qui pue, mais qui est fourni avec un couteau qui coupe bien. C'est toujours ça. Heureusement que notre belge était là pour le finir, son Marcassou. Il le défendait avec ardeur, malgré l'évidence de la supériorité du vrai bon saucisson français. Mais bon, on peut s'attendre à tout de la part d'un utilisateur de pèle-carotte. Enfin bon, ça mettait de l'ambiance dans la soirée, le Marcassou et le pèle-carotte. Ca prouve une chose, pour réussir sa soirée, il faut y mettre un belge.
On s'est dit qu'on tenait un concept, là, un service d'escort belge pour soirée, pour qu'on puisse se moquer, et tout.

Puis on a continué à boire sa bière, à manger du machin qui se prononce "je t'aime" en patois japonais du sud, à refuser du Marcassou, et à m'offrir plein de cadeaux. Plein plein, même. C'était quelque chose.
J'ai eu un T-shirt marxiste, des bédés bien, des livres, un lecteur dévédé (un lecteur dévédé, quoi ! Punaise. Avec les câbles !), des fleurs jolies, un bouquin de Marc Levy pour que je puisse en dire du mal en connaissance de cause, en attendant le prochain avec un robot qui transmet l'amour d'un père à sa fille par-delà la mort, pis j'en oublie sûrement à cause de la vodka-canneberge (c'est bon pour lutter contre les infections urinaires).

Puis (attention, instant émotion, normalement, dans une série américaine, il devrait y avoir des soupirs "hooo..." avec des larmes dans les yeux), ben voilà, y'avait les amis. C'est bien, quand même. (en plus, y'en avait deux, ils se tenaient la main et ils se faisaient des bisous des fois, c'était mignon, et un des deux il avait un t-shirt rigolo, mais j'en dirai pas plus, en tous cas, ça émoustillait notre belge, il avait les yeux tout mouillés).

Merci, les gens. Pour les cadals, les gâteaux, le manger, et surtout pour être venus.

 

Merci, et des becs.

par Francis publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Mardi 15 avril 2008

Putain, la loose.

Pour une fois que les français ouvraient leur gueule pour râler pas que pour la leur (1).

Pour une fois qu’on disait tout haut ce que le monde entier pense tout bas.

Pour une fois qu’on prenait des initiatives qui faisaient trembler le monde sur ses bases.

 

Parce que quand même, fallait être sacrément couillu pour se dresser comme l’ont fait nos athlètes contre la Chine. Puis ils avaient pas peur des mots, hein !

« Pour un monde meilleur », qu’ils étaient.

 

Ah ça, une audace pareille, ça faisait longtemps qu’on avait pas vu. Ils avaient pas peur de se faire des ennemis, ils nous représentaient, là, on était fiers d’être français, défenseurs des droits de l’homme, et tant pis pour les conséquences, nous on est pour un monde meilleur, et ceux qui sont contre, ben on va… on va… on va porter nos badges devant eux, et, et puis piquer les dernières frites à la cantine juste devant eux aussi.

Pis voilà.

Et on boudera à leur fête, aussi.

 

Non mais.

Faut pas nous chercher, nous les français, hein. On est les rebelles de la société occidentale qui pense trop qu’aux profits pour ouvrir leur gueule contre les bridés, tu vois ?

 

Puis finalement, non.

 

Le flop.

 

Les athlètes auront pas le droit de porter haut et fort leurs convictions politiques.

Ca dérange, les convictions.

 

Merde.

 

Mais bon, au moins, ils m’auront fait retrouver un autre homme, un artiste engagé qu’on a baillonné, lui aussi, parce qu’il dérangeait.

 

Remember Florent Brunel.




(1) sans dénigrer, hein ! Encore heureux qu'on puisse ouvrir nos gueules pour nous-mêmes.

par Francis publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Blog : Photo sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus