Mardi 23 juin 2009

Alors heu, oui, bon, j'ai fini, je suis en vacances, j'ai eu mon année.

Je suis bien content, d'autant que j'ai battu Lute ce semestre (Lute, c'est une espèce de hollandais blond de ma classe de chinois qui fait rien qu'à traîner avec toutes les plus jolies filles de la fac. En plus il est musicien. Ha ha, prends ça, Lute !).

 

Je vais pouvoir maintenant me consacrer exclusivement à mon loisir préféré, à savoir l'épluchage de sardine en milieu urbain.

Enfin, ça c'est pour quand j'aurai fini mon intégrale du club des 5 en VO, avec François qui s'appelle Julian en vrai, Mick qui s'appelle Dick (ça lui va bien), et Annie qui s'appelle Ann, et Claudine-qui-veut-qu'on-l'appelle-Claude-parce-qu'elle-veut-pas-être-une-fille-elle-veut-être-un garçon qui s'appelle George-alors-qu'en-vrai-c'est-Georgina (et on la comprend, la pauvre).

 

Puis il faut aussi que je me consulte pour savoir si je vais en Algérie parce que avec tous ces attentats ma bonne dame, hein, c'est pas sans risque, sans compter ces sondes Pitot qui traînent dans tous les coins louches des aréoports et tout. Déjà que je me traîne en plus une espèce de grippe A qui a failli m'empêcher d'aller à Rennes voir trop de gens pour pouvoir leur parler à tous, constater que mon école d'agronomie produit toujours d'aussi belles poules à la mammelle volant à tous les vents et à la croupe robuste, puis aussi éviter la fête de la musique à Paris (ouf). Alors si c'est pour la filer au consulat de France tout entier, on va finir par m'accuser de terrorisme comme ils ont essayé de le faire à la douane de Tunis.

 

Bref.

 

Puis je dois aussi m'occuper de la pelouse, bien réarroser après que ma cousine l'ait fait histoire de noyer tout germe qui aurait pu surnager. Et éloigner les escargots de notre massif de basilic aussi touffu que l'aisselle d'Alain Bernard. C'est du boulot.

 

Mais c'est pas tout, mais c'est pas tout.

 

Enfin, si, en fait.

Il est tard et je suis tout fatigué, et tout. Alors je m'en vais faire un gros dodo, ouep.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 27 mai 2009

J'aimerais, tel Bill Baroud en détresse sur une île déserte, vous écrire ces mots avec de la morve sur une feuille de bananier, mais si mon stock de morve semble dépasser la quantité de liquide que peut physiquement contenir le corps humain (fichu rhume des foins), il est malheureusement un peu clairet, et je manque en plus cruellement de feuilles de bananier.

Mais bon.

Si je vous ai laissés si longtemps sans nouvelles, vous mâchant les ongles dans une panique qui commençait à monter, c'est que j'ai été séquestré quatre jours durant dans le sud profond (plus précisément Nîmes). Ce sud que depuis des lustres, je me complais à honnir avec délectation.

Car en vérité, je vous le demande, qu'y a-t-il de plus honnible que le sud ?

Sans compter que c'est mon dada à moi de monter les pays les uns contre les autres, en dénigrant les uns (c'est à dire les autres) au profit des autres (la Bretagne si je suis en France, la France si je suis ailleurs et qu'il n'y a pas de français dans le coin).

 

Bref. Je suis au moment où j'écris ces lignes (au stylo bille sur feuille simple grands carreaux, finalement), dans une petite Peugeot avec pôpa, môman et tata, un dimanche de grands retours de vacances, sur la route entre Nîmes et Lyon (et il s'avérera qu'on mettra six heures et demie à faire ces quelques kilomètres, Bison Futé avait bien raison de mettre la journée en rouge, moi je dis ugh à Bison Futé, tu n'avais pas la langue fourchue).

Et pour échapper aux discussions familiales (c'est à dire aux prises de bec entre ma môman, sa soeur et mon pôpa sur le trafic, les voitures, les « voie de droite, voie de droite », les « putain mais tout le monde nous double on s'est bien fait enculer » au péage, il ne me reste plus qu'à lister en quoi, quand même, la Bretagne c'est vachement mieux que le Sud.

 

Parce que le Sud, déjà, il y fait trop chaud. J'ai ma petite chemisette qui me colle au gras (et par là au siège de la voiture) de la manière la moins sexy qui soit et les roustons qui baignent dans une soupe de sueur chaude, salée et piquante que si je m'essorais le calbute je pourrais fournir tous les restaus du XIIIème arrondissement en potage pékinois pour la semaine. En plus, même quand on va à la mer (où en mai il y a déjà trop de monde), on peut à peine se rafraîchir parce que a) on n'a pas de maillot, b) si on trouvait un maillot on se ferait vite choper par la brigade des moeurs pour attentat à la pudeur à cause de toutes ces dégoûtantes et sexy petites minettes en bikini qui ont des effets que la fraîcheur de l'eau ne saurait endiguer, vu que l'eau n'est fraîche que pour les beaux-frères camerounais, on peut y rentrer en quinze secondes, alors que toute baignade digne de ce nom se doit de commencer par un quart d'heure de rentrée dans l'eau, ponctuée de « Brrrrr », de « Hiiiiiiiii », de sorties découragées pour rerentrer juste après 5 centimètres plus loin (enfin, 5 centimètres en hauteur d'eau, donc, selon la marée, plus ou moins 10-15 minutes de chemin dans la vase ou les galets.

 

Donc, il fait trop chaud. Mais c'est pas tout (bis).

En plus de ça, le vert du Sud est moche.

Là où les verts bretons sont éclatants de vie, que ce soit dans les prés, les champs de maïs ou sur les plages (y'a-t-il plus beau vert que celui de l'ulve des plages bretonnes ?), les verts du sud sont ternes, poussiéreux, gris (les oliviers, berk) ou suffisamment sombres pour orner des cimetières.

D'ailleurs, les paysages du sud ressemblent à des cimetières de cailloux blanchâtres affleurant dans une terre jaune comme un grand-père abandonné depuis deux semaines sur une aire d'autoroute.

Je ne parlerai même pas de la toponymie (Ploubazlanec, c'est plus classe que Collorgues ou le Grau du Roi (on dirait des bruits de dégueulis).

Non, les seules choses qui manquent à la Bretagne, c'est les petits vieux, et l'apéro du soir à la terrasse du café.

 

Puis cette fille. Louise. Adorable brunette aux grands yeux marrons. Et à qui, incroyablement, je plais. C'est réciproque.

C'est agréable, d'avoir quelqu'un qui préfère votre compagnie à celle des autres. Qui se plaît dans vos bras.

Quoi que je suspecte que c'est pour mon côté confortable, ou parce que j'ai plus de doudous que sa maman. Mais même, que c'est bon de voir la jalousie dans les yeux des cousines quand le plus beau des bébés vous tend les bras et s'agrippe à votre T-shirt et refuse de vous lâcher.

 

Loulou, c'est la plus belle.

 

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Jeudi 14 mai 2009

Pfiou, une fois de plus je vous ai délaissés pendant quelques temps mes chers lecteurs et trices, mais là, j'ai une excuse béton : je devais me laver les cheveux.

 

DEUX fois que j'ai dû me laver les cheveux, en deux jours. C'est la faute au portail. Y'a une polonaise qui venait pour le dîner (oui, c'est bizarre, on a tendance à croire que les polonaises ne prennent que des petits déjeûners, mais bon, c'est une bâtarde, pas une 100% polak, elle tient même pas l'alcool mais je m'éloigne de mes moutons) qui m'avait pété mon portail, je sais pas si je vous l'avais dit. Du coup, depuis pas mal de semaines, on vivait avec le portail qui donne sur le jardin ouvert 24/24, et la poubelle jaune dehors, vu qu'elle passait plus. Du recoup, on a fini quand même par le faire réparer, là, juste hier. Par des gens. Tiens, d'ailleurs, c'était rigolo, on dicutait avec les bonshommes et y'a une mémé qui passe avec son caddie, elle nous dit « ha mais y'a personne qui habite ici, je crois que la personne est décédée, ça fait super longtemps que le portail est ouvert et que la poubelle est dehors », haha, c'était drôle, parce qu'en fait on était vivants.

 

Bref.

Donc, les gars nous réparent notre portail.

Et mon beauf' se met à travailler dans le jardin, à arracher tout ce qui poussait sur notre vague plate-bande. Et moi, pour pas avoir l'air d'être un glandu qui s'occupe même pas de la maison de ses parents, qu'est-ce que je fais en bon couillon, je m'y mets aussi. Et comme il fait par terre, je fais les murs. Parce que on avait jamais touché au lierre depuis des années, du coup il y en avait une couche haute comme ça et épaisse comme ça (genre, ça fait beaucoup) sur le mur qui nous sépare de chez les voisins, et donc je me suis mis à tout arracher par poignées.

Puis à un moment, le gars qui s'occupe de réparer le portail nous demande si on a un escabeau, alors je vais le lui chercher, et je m'étais lavé les cheveux juste avant, et là paf, le sommet de l'escabeau, qui est une espèce de marche avec un creux au milieu qui s'était rempli d'eau se vide sur ma tête et mon t-shirt, heureusement que je m'étais changé pour un vieux t-shirt et mon jean qu'il y a des trous là où c'est bon pour l'aération des gonades mais pas pour la pudeur, parce que splache, tout sur ma gueule quoi.

 

Bon, j'ai râlé et puis je me suis remis à mon lierre, avec un sécateur parce qu'il y avait des branches mais COMME CA elles étaient les branches, genre énormes, un pied de porc en moins savoureux ces saloperies, bref, voilà, pis y'a ma frangine qui aide un peu et tout, et on est là en train de tirer les branches du lierre qui s'infiltrent sous les tuiles, parce que le mur il fait deux mètres avec des tuiles au sommet qu'on voyait plus à cause du mètre de lierre qu'il y avait dessus, et là je tire sur un truc pas plus gros que mon petit doigt, et j'ai à peine le temps de penser « ho, merde » et de crier « houla, merde », que paf, le haut du mur me tombe sur le coin de la gueule. Ou presque. Un gros gros paquet de lierre de deux mètres de long, avec des tuiles attachées dessus, qui pend en équilibre par les racines qui s'agrippent toujours sur le mur.

Bon, on fait tout tomber sans casser, à coups de sécateur et de machette (mon acquisition la plus utile de mon séjour d'études en Martinique), et voilà, on a donc maintenant un portail en plus et une tonne de lierre en moins sur les murs.

 

Ca fait que maintenant on a un gros tas de lierre dans le jardin. En fait, on dirait qu'un bébé cachalot végétal s'est échoué dans notre jardin. On peut d'ailleurs dire que notre jardin (où il commence à y avoir des roses, c'est presque joli) est essentiellement constitué d'un gros tas de lierre qui prend la flotte parce que depuis il s'est mis à pleuvoir sa mère sur Paris et sa banlieue. Du coup quand je suis allé en dédicace à la Diantre Party où j'ai enfin croisé Unpied (et pu me moquer de sa nationalité) et parler acoelomates avec Aurélie Pollet, mes cheveux qui avaient été mouillés par de l'eau croupie dans un escabeau avaient été retrempés par la pluie parisienne parce que j'aime bien enlever ma capuche quand il pleut à Paris, ça donne un genre hype et il faut avoir l'air hype dans les soirées parisiennes. Ou alors, boire du Saint-Emilion en terrasse en mangeant des olives et des chips et des cacahuètes et des dattes et des bonbons, ce que j'ai fait plus tard, mais sans tous ces gens-là, juste avec un breton. Mais bon du coup, le lendemain, pour aller en cours j'avais une coupe toute moche immortalisée par Peb & Fox alors j'ai dû me relaver les cheveux pour me refaire mon brushing et qu'on me pointe pas du doigt dans le métro en faisant « Ha Ha ! ».

Mais grâce à mon shampooing antipelliculaire en boîte verte dont j'ai oublié le nom, j'ai pu ne me faire humilier que par ma prononciation chinoise.

Les apparences sont chauves. Euh, sauves.

 

 

(Et tiens, je me dis que cette dédicace était vachte dans le ton, vu que j'ai failli mourir de pas avoir respecté la nature dans mon jardin en me prenant une grosse plâtrée de tuiles sur le crâne en arrachant ce sale lierre.

 

Mon dieu, Peb et Fox sont voyants.)

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Lundi 11 mai 2009

Entre la cuisine et moi, c'est une chose bien triste, mais l'amour est à sens unique. Il n'y a rien à faire, dès que je m'essaye de mon propre chef à mélanger des trucs avec des machins, et de faire chauffer le tout, ça fume dans la cuisine, ça sent mauvais, j'ouvre la fenêtre en grand et je me sers un grand bol de Chocapic ® pour me consoler.

Enfin bon, d'après mes souvenirs, en fait ça fait longtemps que je me suis décidé à laisser les casseroles et fourneaux à mes colocs, au premier nombre desquels ma frangine, qui elle y prend du plaisir et en plus fait ça bien. En ce qui me concerne, je fais la vaisselle de temps en temps, et j'ai mis mes rêves de maître-queux à la poubelle.

Cependant, il reste que j'aime participer à la cuisine. La cuisine se me doit d'être un grand-oeuvre collectif, et particulièrement pendant les vacances.

Heureusement, si les marmites me font la gueule, j'ai depuis longtemps trouvé ma voie : l'épluchage.

 

Depuis tout petit, j'épluche et j'y prends mon pied. Courgettes, carottes, oignons, patates, navets, aubergines, tomates s'il le faut, pommes, avec un économe ou le machin qu'a une lame d'économe mais fixé à 90° au truc qui sert de manche mais qui en est pas vraiment un et dont j'ai absolument aucune idée du nom ou avec les doigts (mais pas avec un couteau, trop dangereux pour ça, les couteaux). Puis netttoyage de champignons, pour faire bonne mesure, le tranchage de trucs en rondelles, en dés, en lamelles ou finfinfin, parce qu'il faut s'ouvrir des nouveaux horizons, des fois, mais quand même, en grande partie j'en reste à l'épluchage.

 

Le contact avec la matière première, qu'elle soit sèche ou gluante, a quelque chose d'orgasmique, et chaque légume a sa musique.

Le frchhhh râpeux de l'épluchage de la carotte n'est pas le schliiiip liquide de la courgette. Il me faut les deux. Il me les faut toutes.

Donc, j'épluche, j'équeute, j'écosse, j'écale, je pèle, je râpe, le tout en général dans la joie amélipoulienne la plus écoeurante qui soit.

 

Et ce, comme je disais, depuis tout pitit, blond et innocent, quand je m'éclatais à écosser les petits pois pour les tagines de ma nounou, pour le « plop » délicat de la cosse mûre qui explose entre mes doigts (sensation comparable seulement à l'explosion d'un doryphore bien gras entre le pouce et l'index) et surtout pour les petits vers blancs qu'on trouvait parfois à l'intérieur, comme une perle dans une huître, et que je collectais soigneusement dans une boîte de Maxilase ® (boîte qui disparaissait mystérieusement assez rapidement, maintenant que j'y pense). Ca marchait aussi pour les fèves, qu'il faut pousser dans la cosse jusqu'à la sortie, en faisant attention à bien viser, sinon ça part avec la force d'un coup de revolver n'importe où dans la cuisine, mais surtout sous le frigidaire.

 

Aujourd'hui, les épluchages familiaux sont plus encore l'occasion de transmettre : on apprend à la nouvelle génération à ne pas arracher trop du corps des haricots verts avec la queue. Et surtout, on ragote au milieu des « clac-zzzzzzip », sur les oncles, les cousins, les cousines, les copains de cousines, les copines de cousins, l'épluchage est essentiel pour se tenir au courant de la sordide actualité familiale. Puis pour conserver une saine émulation au sein du groupe, parce que même si on fait mine de rien, on vérifie du coin de l'oeil qu'on a bien un tas de queues de haricots plus gros que celui de la cousine, on sait jamais, ça peut jouer pour l'héritage.

 

L'épluchage, il n'y a décidément que ça de vrai.

Dommage que ce soit pas bon, les légumes.

 

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Lundi 4 mai 2009

 

Des fois, comme samedi dernier qui fut à peu de choses près entièrement consacré à remettre au lendemain la révision de mon chinois (ce qui fut assez raté, vu que le lendemain fut finalement dépensé en peinturage de chambre de breton, pêche au brochet totalement infructueuse et allage au cinéma voir enfin Ponyo sur la falaise qu'est vachement choupinou) je me dis que y'a qu'une chose à laquelle je sois bon, c'est la sieste. Parce qu'en ce moment, c'est la plus intéressante partie de mes journées, et avec les ponts qui s'annoncent ça va pas s'arranger. Voilà un truc pour lequel je commence à accumuler un peu d'expérience, que je me dis. LE truc valable à mettre sur mon CV, entre « sait enfiler ses chaussures sans se tromper en moins de trois essais » et « sait donner à téter à un veau s'il est pas trop agressif genre croisé limousin » (sales bêtes, les croisés limousins). « Sait faire la sieste, ce qui a selon de nombreuses études un impact positif sur la productivité ». Ca se tente, que je me dis. Enfin, si j'avais le courage de refaire mon CV.

 

 

Puis je réfléchis, et je me rends compte qu'en fait, je suis pas si doué que ça.

 

J'oublie d'enlever mes lunettes, au risque de les tordre (ça m'est arrivé). Ou plutôt, j'ai la flemme de les enlever, ce qui est encore un peu plus la honte.

Je laisse des trucs dans mes poches, comme mon portable ou des sous, ce qui est super inconfortable dès que je dors sur le côté.

J'arrive pas toujours à gérer le ratio chaussettes / pull pour optimiser les transferts de chaleur, du coup j'ai froid aux pieds et chaud au haut, si je mets mal ma couette.

Je laisse des trucs sur mon lit qui font super plein de bruit en tombant et comme souvent c'est mes cours de chinois (oui, hein, je les révise quand même de temps en temps, sur mon lit mais je révise) il faut que je ramasse tout et que je remette dans l'ordre et c'est super chiant.

Je ferme pas mes volets du coup c'est trop lumineux et j'arrive pas à m'endormir sauf en mettant la tête sous un oreiller et j'arrive plus à respirer et j'ai trop chaud.

J'oublie d'éteindre la télé en bas et ça fait un bruit de fond pénible.

Je dors sur mes bouquins et je les détruis encore pire que ce que fait ma soeur dès que je lui en prête.

Je commence ma sieste à 19 heures du coup je me réveille à 21 et j'ai loupé les infos et ma nuit.

Je ne vais pas pisser avant du coup je me réveille au bout d'une demi-heure et ça me gâche ma sieste.

J'oublie d'éteindre mon téléphone et je me fais appeler par des connards qui devraient se douter que je dors, le vendredi à quatre heures, nom d'un petit bonhomme.

Je dors avec les bras derrière la tête et j'ai super mal aux épaules en me réveillant.

Je dors avec les jambes hors du lit et avec le poids des chaussures j'ai super mal aux genoux en me réveillant.

J'oublie de me recoiffer, alors j'ai la raie sur le côté et l'air con en me réveillant. On dirait un membre lyonnais des jeunesses UMP. Ca décrédibilise, quand même.

 

En fait, faire la sieste est plus compliqué que ce qu'on pourrait croire au premier abord. C'est pas donné à tout le monde d'y être performant.

 

Par contre, aujourd'hui, j'ai découvert que j'étais capable de la faire dans le RER, entre deux stations. Là, je suis assez fier de moi. Je me suis senti un peu comme un skipper, capable de micro-siestes tout en restant super affûté et prêt à réagir à toutes les situations. Par exemple, le redémarrage du RER après une heure d'arrêt dans un tunnel tout noir (et personne qui râle, c'était surprenant, et aucune information, ce qui l'était moins).

 

Heureusement que j'avais mon pitit lecteur CD avec de la bonne musique dedans, sinon le temps m'aurait paru long. Mighty Mo Rodgers sustained me.

 



(bon, ça c'est pour toi mon papa)
Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Blog : Voyages sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus