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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 16:12
Personnellement, je n’ai rien contre la discrimination positive. Je serais même plutôt pour à la télévision, considérant que c’est une des missions du service public que de donner une visibilité à des minorités peu représentées dans le PAF (Parc Audiovisuel Français), minorités qui pourtant font la diversité et la richesse de notre pays. Je suis très content que l’on puisse voir sur les chaînes publiques quelques présentateurs arabes (Rachid Arhab, maintenant au CSA), noirs (la nana canon des Maternelles sur France 5), homosexuels (Laurent Ruquier), boudins (Christine Bravo) etc.

Mais il est une minorité dont il me semble que l’on aurait pu la laisser au placard (c’est correct, sur le plan grammatical, ça ?). Une minorité dont l’existence est une insulte au bon goût. Je veux bien sûr parler des porteurs de nœuds papillon, dont un spécimen hante l’hebdo du médiateur le samedi après le journal de 13 heures.

Je n’ai rien contre cette émission, ni contre cet homme en particulier, si ça se trouve il est de charmante compagnie, possède un humour dévastateur et une haleine fraîche et mentholée, mais ce choix vestimentaire pour le moins curieux me bloque. Et non content d’arborer fièrement cet accessoire déjà ridicule en soi, il a le culot d’en avoir un rayé rose et bleu !

Si ce n’est pas de la provocation pure et simple, je ne sais pas ce que c’est.

 

Ceci dit, cette exhibition a eu le mérite de me faire réfléchir, et j’en suis arrivé à une théorie sur l’origine du nœud papillon, et la raison du rejet qu’il inspire.

Le nœud papillon, vous l’avez sans doute remarqué, remplace chez ce jocrisse la cravate moche qu’exhibent la plupart de ses collègues : elle se situe exactement au même endroit (sur le col, entre la tête et les épaules).

Or, comme chacun sait, la cravate, portée à l’origine par les représentants de commerce en aspirateur et épluche-légumes, est un symbole phallique, visant à impressionner les interlocuteurs (Oh, comme sa cravate est longue et pendante, cet homme est un vrai mec, achetons vite ce WillyWaller 2006).

Mais chez l’homme (comme par ailleurs chez les autres mammifères), le pénis est généralement accompagné par sa fidèle paire de testicules, entre lesquels il pendouille sereinement.

Il me paraît donc évident que la cravate, c'est-à-dire le symbole du pénis, était à ses origines accompagné de sa paire de burnes symbolique, deux petits tralalas de chaque côté !

Le temps passant, l’objet s’est quelque peu modifié, et ce symbole du complexe testiculo-pénien s’est vu réduit, d’un côté, à un simple symbole phallique (la cravate), et à un symbole testiculaire (le nœud papillon).

Mais pourquoi ce rejet du nœud papillon au profit de la cravate ? Je pense que l’on peut mettre cela, comme beaucoup d’autres choses, sur le compte de l’évolution des mœurs. La copulation, avant l’apparition de la contraception facile, était à but essentiellement reproducteur. Depuis l’apparition de la pilule, mai 68, tout ça, l’acte sexuel s’est désolidarisé de cette seule vision, on fait l’amour pour le plaisir. Et le plaisir passe essentiellement par le pénis, tandis que les testicules sont associés à la production spermatique.

C’est ainsi que, depuis ces années de libération sexuelle, la cravate, symbole du plaisir orgasmique, a pris le pas sur le nœud papillon, symbole testiculaire de la procréation.

Cette fascinante problématique de l’évolution parallèle entre mœurs et mode fera l’objet d’un prochain article évoquant la relation entre l’apparition du string en Palestine et la deuxième Intifada.  

 

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commentaires

Co-Président d'honneur du Club Barbe 12/05/2007 16:47

Alors là, je souhaite me placer en faux. Je trouve le noeud pap' plus classe que la cravate. Ceci dit, ça doit pouvoir se rattacher facilement à ton analyse brillante et pertinante cher Francis. Et du coup ça doit expliquer que je ne puisse pas blairer les cravates et ceux qui les arborent ostensiblement, notamment les grosses cravates...

Natch' 06/05/2007 23:20

le PAF, c'est Paysage Audiovisuel Français (et non pas Parc). On apprend ça en 1ère année de master en acronymes. Même si celuic-i ressemble parfois plus à un parc zoologique qu'à une jolie vue sur la campagne avec des arbres et des petits zoziaux, c'est ainsi.

Ezrine 22/04/2007 22:23

Cher Francis, je te rappelle que j'ai moi-même fait un article ayant un lien avec tes couill** ... Là, je dis STOP, pourquoi ainsi dénigrer les gonades ??Chouette analyse, n'empêche... :)

Mélina LOUPIA 20/04/2007 23:15

Ahhhhhh, okéokéoké.
Euh.. falot?
Bizettes

Francis 20/04/2007 19:28

Mélina >> pulsoie ? J'ai dit ça moi ? bon, ben c'est sans doute issu du verbe pulsoyer, battre à coups de martinet en cheveux de boulangère mayennaise.Pour jocrisse, le TLF me dit : personnage falot, ridicule par sa niaiserie, sa faiblesse. Pour moi, ça colle. Enfin, pour lui, quoi.Et pour le reste, je ne parlais qu'au niveau symbolique, hein, pas fonctionnel. Dans la reproduction, le pénis a autant d'importance que les testicules, d'accord, mais faut pas oublier les diverses glandes hormonales, la prostate, le portefeuille ou la voiture.