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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 23:56
J'ai récemment découvert que, malgré l'espoir que j'entretiens depuis toujours de devenir un sage misanthrope allergique à toute forme de communication avec ces êtres inférieurs que sont les humains moyens, je conserve des besoins de sociabilisation, que je n'arrive pas toujours à repousser.

Aujourd'hui a donc été mon jour de sociabilisation.

J'ai commencé (après mon code, 7 fautes mais y'avait des questions à la con, aussi), en allant rendre visite à mon papy, ce que je devrais faire plus souvent, d'autant plus qu'on a mangé du canard et que c'était bon, avec un bon petit vin, suivi d'un bon petit café, et que j'ai appris des ragots sur le couple Hollande-Royal (oui, parce que en fait le fils du filleul de mon papy est le secrétaire général adjoint du Parti Socialiste), mais je vous dirai pas ce que c'est.

Ensuite on est allés voir ma mamie, qui est dans une maison de retraite parce qu'elle a Alzeihmer. Elle était en bonne forme, et mis à part ses divagations habituelles (ha, c'est pas facile de tenir une conversation avec quelqu'un qui ne se souvient pas de la question qu'on vient de lui poser, ni du début de sa réponse, ni du sens des mots qu'elle emploie, et qui tient à faire bonne figure en finissant quand même ses phrases, sans que la fin ait quoi que ce soit à voir avec le début), et mis à part aussi les cris d'un monsieur dans la salle commune (J'ai mal ! A moi ! Au secours ! Petite salope !), ç'a été une après-midi très agréable. D'autant plus que les infirmières et le personnel (en majorité féminin) est charmant à tous points de vue.

La conscience regonflée (parce que ça faisait un bail que j'aurais dû y aller, et parce qu'en plus j'ai apprécié ma visite), je suis rentré chez moi, sans même la moindre pensée d'insulte envers la personne qui s'est suicidée à ma station de RER, me forçant à descendre deux stations plus tôt et à marcher deux bornes.

Une fois de retour dans mon douillet chez moi, j'appelle un copaing qui bosse sur Paris, et on décide de sortir bouffer ensemble à Paris, ville Lumière, la cité des amoureux et tout et tout, avec une copine qui chôme également dans le coin.
Aussitôt dit, aussitôt fait, donc, je retrouve, en ce beau soir de précoce printemps sur la place Saint-Michel la fondatrice du Comité Contre les Cétacés et son chapeau en peau de Bibi Foc (cachant une nouvelle coupe à la Dominique Voynet, y'a incohérence quelque part, en même temps c'est pas non plus la fille la plus logique qui soit), ainsi que le nabot breton. Après les habituels échanges de ragots, on décide de trouver un restau.

Forcément, lui veut manger de la fondue, proposée par le premier estaminet qu'on croise, mais comme je sors d'une tartiflette y'a deux jours je dis non, on avance, on bouge, on tourne, on passe devant des restos à sushis, que je refuse catégoriquement pour la bonne raison que les deux autres veulent y aller, on retourne, on rentre (erreur fatale !) dans les rues aux grecs, celles où tout le monde t'attend à l'entrée de son restau et tente d'alpaguer chaque passant innocent, ce qui a en général pour effet de nous faire fuir le plus loin possible.
Mes accroches préférées de ce soir resteront "On vous a réservé une table !" et "Que des spicialités frinçaises !" avec un accent turc.

En fin de compte, nous rentrons bien entendu dans le premier resto qu'on avait repéré.
Avec un serveur rigolo, qui en vidant la bouteille de pinard dans mon verre, déclare "Marié dans l'année ! J'te souhaite de te pendre plutôt que de te marier", huhu.
Si y'en a que ça intéresse, j'ai pris des moules marinières (ouais, on s'est forcé à faire des vannes, aussi), pis du bout de pavé de rumsteack grillé sauce au choix (là le choix c'était de l'échalote)(et merdre, je mange de la viande qu'au restau, pas besoin de faire original), pis de la crème brûlée. Pis aussi de la fondue du breton, qui tient plus que moi à sa ligne. Et on a dit du mal de gens aussi, mais seulement des qui le méritaient.

On a fini la soirée dans un bistrot, pas trop tard parce que les derniers RER incitent pas trop à ça.

Bon, comme pour tout, je vais remettre à plus tard ma misanthropie, je crois. Puis aussi ma recherche sur l'orthographe du mot restau.

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commentaires

Francis 29/03/2007 10:52

@ Mélina : merdre, c'est comme zutre, j'aime bien.  Les gens qui ne possèdent aucun sens de la dignité rajouteraient qu'avec je ne manque pas d'R, mais en bonne compagnie, on s'abstiendra, hein.Et je suis content de n'y être pour rien. Mais bon, quand on est fatigué et énervé, c'est souvent la faute des gens, c'est pour ça que j'essaye de ne plus avoir besoin d'eux et que je garde l'espoir. Bises aussi (parce que tu le vaux bien, aussi)@ Frenchmat : ha, on dit ça aussi ? Moi je connaissais "impeaucible n'est pas français, ça m'avait l'air sensé.@cubik : hého, je peux aussi, mais si je les laisse faire ce qu'ils veulent quand ils sont avec moi, un jour ce sera eux qui me proposeront de bouffer en ville, alors ça flanquera tout à la flotte !

cubik 29/03/2007 09:57

'tain, une tartiflette tous les deux jours, c'est pourtant un rythme raisonnable!
Mais bon, que peut-on attendre de quelqu'un qui promeut encore le comité contre les cétacés, cette contrefacon ratée du fameux Comité Contre les Chats (le seul et unique C.C.C.)

Frenchmat 29/03/2007 09:36

Opération misanthropie échouée...C'est vrai que c'est une mission délicate mais... ne dit-on pas "impossible n'est pas Francis" ?Courage     ;-)

Mélina LOUPIA 29/03/2007 02:51

Resto
Restau
Resteau
Reste Au Chaud, ça caille encore.
Les grecs, j'ai vérifié de source généalogiques, ils n'alpaguent que le dos tourné.
Merde, ça prend q'un R au début, c'est déjà assez chiant comme ça.
Et je ne suis pas jalouse de Bianca, je suis infiniment moins moche qu'elle, c'est sûr et garanti sans photoshop ni boobs en plastok.
Et oui, je suis fatiguée et énervée.
Et non, tu n'y es pour rien.
Si, un peu, t'es trop drôle, ça m'énerve ça.
Bizettes, parce que je le veux bien,