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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 21:42

Ca s’est passé un peu comme le développement des cellules d’une tumeur cancéreuse : il y a quelques années encore, peu nombreuses, presque insignifiantes, elles ne semblaient pas présenter le moindre danger. On ne les imaginait pas se multiplier, il n’y avait pas de raison, apparemment. Comme des cellules anormales au sein d’un organisme sain, on pensait qu’elles seraient noyées dans la masse, et que les cellules normales ne sauraient faire que des cellules normales.

Mais depuis quelques années, leur nombre a explosé. Elles sont partout.

 

La comparaison s’arrête là.

 

Parce que bizarrement, plus elles sont nombreuses, moins on les remarque.

 

Les dessinatrices de BD sont devenues une évidence.

Elles sont là, et on y fait même plus attention.

 

C’est un fait : les gonzesses sont tellement présentes dans le monde de la BD que ce n’en est plus un critère de vente, vu qu’il y en a plein : Lucie Albon, Algésiras, Aurélie Aurita, Virginie Augustin, Capucine, Catel, Lucie Durbiano, Fanny Montgermont, Vanyda, Lisa Mandel, Aude Picault, Isabelle Pralong, Rutu Modan, Nadja, Nancy Peña, Linda Medley, Florence Dupré la Tour, Tanxxx, Julie Doucet, Colonel Moutarde…

Les pauvres Claire Brétecher, Florence Cestac, Chantal Montellier, Jeanne Puchol ou Béatrice Tilliers sont débordées de toutes parts par les jeunes (enfin, plus jeunes) pousses qui savent tenir un crayon, raconter une histoire et possèdent également des nichons.

Mais ces nichons sont passés de mode.

Ils ne présentent plus d’intérêt.

 

Les questions sur la place de la femme dans la BD sont devenues aussi ringardes que celles sur les blogs.

 

Puisqu’on les voit partout. A commencer par la blogosphère, d’ailleurs, où les gonzesses dessinatrices sont aussi reconnues que les mecs.

Pas forcément toujours méritée, cette reconnaissance, mais elle existe.

Miss Gally, Soph Din, Zof, Pénélope Jolicoeur, Laurel, Cécily, Mélaka, Thorn, Cha, Princesse Capiton, Clotka… On ne les compte plus. Enfin, on peut, mais ça demande du temps, hein.

 

C’est pour ça que ça me paraît bizarre, le prix Artemisia qui a été créé l’année dernière, pour récompenser les meilleures œuvres réalisées par des gonzesses.

J’ai l’impression que c’est du féminisme régressif et sexiste.

 

Donc, je dis Bouh ! Les femmes n'ont pas besoin de ça !
(c'est marrant, je savais pas du tout de quoi parler avant de commencer l'article, en fait, je m'en fiche un peu de la légitimité du prix, bravo à Johanna)

 

Voilà, c’était pour faire un article qui soit pas du fayotage et qui ait un rapport avec la journée de la femme, parce qu'il n'est jamais trop tard pour être conventionnel.

J’ai presque réussi, wouhou !

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commentaires

Donio 20/03/2008 13:00

Artemisia... C'est con comme nom, ça fait "on a piqué l'idée du nom à animasia mais on fait pas dans l'asiatique alors on a commencé par un nom de déesse", pouvait pas laisser bêtement un prix vénus ? tant qu'à avoir un nom pourri au moins tout le monde comprenait...