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FIGB recrute




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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 20:42

Avertissement : voilà un vieux truc que je ne me souviens pas avoir passé sur ce blog. Si je l'avais déjà fait, je l'ai pas retrouvé, et puis on a qu'à dire que c'est un best-of, hein. Ouais, comme sur TF1.

***************


Coucou, ami lecteur-blogueur !

 

 

 

Tu l’as sans doute remarqué, les bonnes critiques sont rares sur les blogs. La raison en est fort simple : la critique est un art difficile. C’est bien dommageable, car qui dit bonnes critiques dit plein de lecteurs qui vont se précipiter pour avoir un avis pertinent sur les œuvres qu’ils n’osent pas dépenser des sous pour les tester, que ce soient des films, des livres, des pièces de théâtre ou des plats précuisinés William Saurin (miam), et dont ils ont cependant besoin pour continuer d'avoir une vie sociale, car que seraient les conversations si chacun n'avait pas un avis sur les derniers films / bouquins / pièces / plats précuisinés William Saurin ? Cependant, comme se faire un avis personnel demande du temps, la plupart des gens préfèrent lire des critiques et adopter leur point de vue, et c'est là que le blogueur (toi) intervient.

 

 

 

Or donc, comment faire une bonne critique ? (de film, de livre, de pièce de théâtre, de plats précuisinés William Saurin) ?

 

Voilà un petit guide pour toi, qui te tirera d’un coup d’un seul hors de la fange graisseuse du monde des mauvais critiqueurs et te fera entrer dans celui des leaders d'opinion.

 

 

 

Tout d’abord, choisis avec précaution l’oeuvre que tu vas critiquer (oui, j’inclus dedans les plats précuisinés William Saurin).

 

C’est un point crucial : il faut que ce soit quelque chose de connu mais en même temps que personne n’ai jamais vu (ou goûté, mais seulement dans le cas du plat précuisiné William Saurin), et selon toute probabilité n’ira jamais voir (ou ne goûtera jamais, mais je te laisse le soin de deviner dans quel cas, en tous cas évite de parler du cassoulet William Saurin)

 

Cela t’évitera bien des déboires, comme le fait d’avoir à supporter des remarques de personnes qui s’y connaissent mieux que toi. Peu de gens te reprendront pour te dire « Tu es sûr que cette pièce d’Andrzej Scatowski n’a pas plutôt été écrite spécialement pour l’actrice austro-hongroise Mariya-Helena Zdoubrowskaia ? » Puis en plus tu auras l’air cultivé, ce qui est aussi essentiel au critique que l’écharpe en soie sauvage et le stylo avec une lumière au bout (voire plus, car sur un blog, ces choses-là se voient peu).

 

 

 

Vient ensuite la phase dite de la « lecture » (ou visionnage, ou dégustation). Ce n’est pas vraiment indispensable, particulièrement si tu as suivi le conseil précédent, mais ça peut servir.

 

Si tu estimes que c’est une perte de temps sans intérêt, que tu es là pour faire péter ton blog-rank et pas pour te prendre le chou avec une pièce polonaise de 1870 (et comme je te comprends !), une petite recherche sur internet peut aider (Google Est Ton Ami).

 

 

 

Une fois la lecture terminée (ou les lectures, par exemple pour les BD la première est une phase de recherche des filles à poil) vient le moment de la rédaction de la critique. Là, trois choix s’offrent à toi : tu peux tenter le copier-coller, mais c’est maaaaaaaal et si c’est remarqué tu seras grondé et on te fessera avec une pelle en fer, ou alors tu peux écrire toi-même ton article.

 

Si tu choisis la deuxième solution, soit écrire toi-même ton article, tu as donc deux choix (mais tu auras réussi tout seul à faire ce calcul, non ?) : le premier est de faire quelque chose de construit, de savant, écrit dans un style digne de l’Académie ou de mon grand-oncle Jean-Pierre (mais avant parce que là il a Alzeihmer, c’est triste mais c’est comme ça, en même temps c’est rigolo, il croit qu’Al Qaida lui envoie des rats par hélicoptère, mais je m’égare)(update : cet article date vraiment, mon grand-oncle Jean-Pierre est mort, mais ses écrits restent. Paix à son âme). Si tu en es capable, tu n’avais d’ailleurs pas besoin de lire cet article, mais là c’est trop tard.

 

Le deuxième choix (mais la troisième solution) est de balancer tes idées pêle-mêle, comme elles viennent, en parlant de ton grand-oncle Jean-Pierre (ou n’importe quel autre grand-oncle, ne te crois pas mis à l’écart si ton grand-oncle se prénomme Jean-Luc, Célestin ou Marinette parce qu’il a subi une opération, mais ta grand-mère l’accepte mal et continue à dire que c’est ton grand-oncle, d’ailleurs peut-on dire le contraire ?), reflétant le bouillonnement d’idées que recèle ton crâne de génie dilettante de la littérature. Tu auras ainsi réussi à peu de frais à te faire passer pour un critique new wave de première classe, quoiqu’un peu bedonnant mais personne n’est parfait.

 

 

 

Voilà !

 

 

 

Tu es enfin prêt, lecteur, à te lancer dans le monde impitoyable de la critique !

 

Vole, petit scarabée, vole au vent du destin, et fais péter tes scores…

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commentaires

BrigitteMacreuse 03/03/2008 23:21

Professeur Francis, digne petit-neveu de ton grand oncle jean-pierre, j'apprécie beaucoup vos articles et cette manière subreptice de mettre un commentaire à la place d'un article, notament celui-là.Encore une fois bravo !!!

cubik 03/03/2008 11:05

ah ben c'est cool, parce que c'est quand meme super bon, le cassoulet william saurin

chry 02/03/2008 10:37

'alut à toi ô cher Francisssss ! ~j'espère que tu te portes bienje vais suivre scrupuleusement tes conseils pour sortir de la "fange graisseuse " ... surtout après avoir mangé de la raclette et de la fondue toute la semaine   :-(    ...mais le problème c'est que j'ai beau chercher, je n'ai pas de grand-oncle Jean-Pierre..   :- [en fait je n'ai même pas d'oncle du tout...  même ayant subi une opération le transformant en grand-tante...est ce que tu crois qu'on peut parler de sa copine Gertrude ou de son animal favori ?

Francis 01/03/2008 22:53

blu. (j'aime pas pas avoir de commentaires sur une note, même si elle est toute pourrite)