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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 18:42


Soucieux que je suis d’être en phase avec l’actualité et de faire remonter mes statistiques mollissantes, voici un article spécial Saint-Valentin. Et spécial chercheurs, parce que j’aime bien les chercheurs (la mouche qui pète !).

 

Il est d’usage, lorsque l’on s’hasarde à thésauriser sur les sciences, de les séparer en deux grandes catégories : les sciences dites « dures », que nous déterminerons ici comme les mathématiques, la physique et la chimie, disciplines rigoureuses, exactes, pleines de calculs que l’on peut sans crainte de choquer qualifier de « chiants » pour l’être humain normal moyen, sciences dures que l’on oppose aux sciences molles, généralement les sciences humaines et sociales. Les mathématiciens et physiciens aiment à y rajouter la biologie, qui ne s’encombre pas toujours du même degré de précision qu’eux.

 

Cette distinction, qui prend évidemment son origine chez les tenants des sciences dures, me semble refléter une parfaite inversion de la réalité sur le plan sexuel : les scientifiques « durs » ont paradoxalement une vie sexuelle bien moins débridée que les « mous », terme péjoratif inspiré par la jalousie.

 

Cela se voit déjà au niveau des études : comparez une classe de biologie (ou de sciences humaines, à peu près quelle qu’elle soit) à une classe de mathématiques ou de physique, vous verrez où sont les gonzesses : en ce qui me concerne, en classe préparatoire de biologie, nous étions quelques heureux mâles perdus dans une foultitude de paires de nichons, et nous étions jalousés par tous ces minables de prépa maths ou maths-physique, composées à 80% de mecs, à 10% de filles moches et 10% d’indéfinissables.

 

Ergo : les sciences molles baisent plus que les dures. C’est inévitable, vu le milieu de vie. C’est sta-tis-tique. Même les matheux peuvent rien dire contre. Comme dans leur milieu, y’a moins de nanas, y’a moins de sexe avec.

 

L’aridité des ces disciplines sont pour beaucoup dans la misère sexuelle des sciences dures : comparons deux saynètes, l’une dans un laboratoire de science dure, l’autre dans un labo de science molle

 

-Marlène, regardez ! Je viens de créer une nouvelle variété de roses OGM qui ne flétrira pas !   

-Ho, professeur, qu’elles sont belles… Comment les avez-vous appelées ?

-Leur douceur, leur teint éclatant, leur parfum enivrant… Cette rose s’appelle Marlène, bien sûr !

-Hoooo professeur, vous êtes fou… Votre femme va être furieuse !

-Au diable ma femme, elle a donné le nom de notre jardinier au bonobo dominant du groupe qu’elle étudie au Zaïre !

-Professeur, prenez-moi comme un poney, là, sous la hotte !

 

Et maintenant, une scène similaire dans un labo, mettons d’astronomie :

 

-Echcugez-moi, profecheur, je viens pour le ménache !

-Maria, vous tombez bien… Lâchez votre balai, j’ai une nouvelle affolante dont je dois vous faire part ! Je viens de découvrir une nouvelle étoile, une naine brune, et je lui ai donné votre nom, vous, la seule personne qui éclairez mes jours ! Si on tringlait un petit coup pour fêter ça ?

-Profecheur, vous jêtes un gouchat ! Donner mon nom à une étoile déchénérée et frichide ! Filho da puta, chupador, bacalhau à Gomes de Sa !
 

Et le professeur se voit poursuivi à coups de balai dans son laboratoire, regrettant amèrement de ne pas avoir choisi une autre orientation dans sa jeunesse.

 

Certains argueront que les mathématiciens peuvent se montrer friands de gaudriole.

-Approchez donc, Maria, vous allez voir comment je vais vous diagonaliser la matrice triangulaire !

-Hoo oui profecheur, démontez moi les valeurs propres avec votre gros vecteur polynomial !

 

Mais tout ceci n’est que mauvais jeux de mots inapplicables dans la pratique, car nous savons tous que les mathématiciens n’autorisent pas les femmes de ménage dans leur bureau, elles pourraient mélanger les papiers ou effacer le tableau noir.

 

De plus, tous ces tenants de sciences dures sont, en fin de compte, à la recherche d’une théorie unificatrice qui expliquerait tout. Si ça, ça pousse pas vers la religion, quelque part, hein ?

Les matheux et physiciens religieux sont bien plus nombreux que les biologistes religieux.

Et la position de la religion vis-à-vis du sexe, on la connaît tous bien, hein.

 

Par ailleurs, les sciences molles inspirent plus les artistes : la BD ne présente pas d’équivalent matheux à « la biologiste n'a pas de culotte ».

 

Les exemples et illustrations sont innombrables. La conclusion ne souffre pas de contradiction.

 

Les sciences dures font bander mou.

 

 

 

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commentaires

Francis 17/02/2008 19:05

[V] >> Ravi d'avoir pu t'éclairer.Ezrine >> c'est noté :oDFrenchmat >> Huhu tu m'excitesMélina >> vu :Norbert >> Peut-être, mais thésauriser sonne tellement mieux et est tellement plus joli que je le laisse. En plus, ça le fait plus.

Norbert de Furstemberg 17/02/2008 17:34

Monsieur confond théoriser et thésauriser, semble-t-il.

Mélina LOUPIA 15/02/2008 18:47

Au nom de moi, je te tagge.Et aussi parce qu'on m'y a forcée.Des bizettes

Frenchmat 15/02/2008 13:03

Les économistes, au moins, ils ont beau être spécialisés dans une science molle, ils n'ont jamais de pannes d'inflation.Eux, ce sont de vrais obsédés, la moindre courbe fait monter en flèche leur taux d'intérets. Leur religion, c'est la croyance en une main d'autant plus baladeuse qu'elle est censée être invisible !

Ezrine 14/02/2008 23:05

Bon z'alors, comme il paraîtrait que cet article me concerne un peu et que je ne peux pas être qualifiéE de bite molle, je tiens à préciser(1) certaines choses : a- parlons de précision en biologie : on travaille au niveau cellulaire et moléculaire, on peut mesurer la distance entre deux protéines et on aime que nos expériences soient "statistiquement significatives" (ça rassure). Na.b- j'aime mademoiselle Hortense.c- les biologistEs aiment bien les informaticiens. ça rétablit la répartition des sexes (dans un mélange de classes, pas dans un autre genre de mélange, quoique).d- tu as oublié le labo de génétique (après l'épisode de la mouche) : "viens donc faire de la génétique médelienne avec moi"e- la biologie est une science molle, je suis bien d'accord. Au moins parce qu'un bide de souris, ça l'est (si on attend pas trop longtemps) et puis parce qu'on se marre bien.f- j'ai une culotte, la plupart du temps.C'est tout ce que j'avais à dire à propos de ça.(1 et a) : CQFD