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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 20:42

 

Au commencement fut la Terre, gros tas de roches en fusion. Puis la Terre refroidit, émit plein de gaz, des nuages se formèrent, il plut plus qu’en Belgique en décembre, et les océans se formèrent. Là, après quelques temps, la vie apparut, d’abord sous forme simple : monocellulaire. Et avec la vie apparut sa caractéristique principale : la reproduction. Aux débuts, cette reproduction fut asexuée : les cellules qui barbotaient dans un liquide salé fabriquaient des copies d’elles-mêmes à peu près conformes.

Comme ce n’était pas toujours des copies tout à fait conformes, des modifications apparurent : des fois, elles étaient létales, des fois pas. Les créatures modifiées eurent des fois des avantages par rapport aux autres, parfois pas. Celles qui se retrouvèrent en situation avantageuse (qui profitaient mieux des ressources du milieu) vivaient plus longtemps, utilisaient les ressources de manière plus efficace, et donc se reproduisaient mieux, du coup, les moins bien fichues disparaissaient, sauf si elles arrivaient à exploiter d’autres ressources (c’est le processus de la sélection naturelle, ou à peu près).

 

Puis des cellules qui ne s’étaient pas séparées lors d’une division formèrent le premier être multicellulaire, et comme il apparut que c’était un avantage (pour diverses raisons), cette solution se développa.

 

Quelque part apparut la reproduction sexuée, au cours de laquelle deux bestioles (ou autre) mélangent  leur matériel génétique, et donc leurs caractéristiques, et cela permit d’avoir encore plus de diversité que celle que seules les erreurs de copie provoquaient. Le milieu étant changeant, la diversité apparut comme un atout : il y a plus de chances qu’une partie des descendants survive à une modification. La reproduction sexuée se généralisa, prenant des formes de plus en plus déroutantes, puis vint l’acte de sexe (oui, parce que la reproduction sexuée peut se cantonner à balancer des cellules reproductrices dans le milieu, hein) : un être mâle et un être femelle s’accouplent pour avoir un petit.

 

C’est là que tout part en couilles : avec l’apparition du sexe.

 

Car chez les êtres qui font du sexe, tout est tourné vers cette étape.

Même l’évolution prend un nouveau tour : au lieu de sélectionner des caractères qui permettent une meilleure survie, ce sont des caractères qui permettent de faire plus de sexe qui sont transmis par la reproduction sexuelle. C’est comme ça qu’on trouve des bestioles comme les paons ou les cerfs, qui ont des caractéristiques pas super pratiques, essayez de fuir face à un prédateur quand votre queue vous pend au cul comme un poids mort, ou quand vos bois se prennent dans les branches. La sélection sexuelle ne développe donc pas forcément l’intelligence.

 

 

Mais cela va plus loin.

 

Car, un beau jour, parmi les créatures qui font du sexe, apparut la conscience, la culture, le football, tout ça. L’humanité.

Et avec ça vont la conscience de ce à quoi sert le sexe : à faire des enfants. On ne peut pas être sûrs que les animaux qui copulent (surtout les femelles) réalisent que ça va leur faire pousser un petit parasite dans le ventre. Bon, elles les gardent, leurs petits (le caractère « je prends soin de ce truc qui sort de moi » a été favorisé par rapport au caractère « beeerk c’est quoi ce truc je le laisse dans la poussière » ou « mmmh ça a l’air appétissant, et ça tombe bien, tous ces efforts m’ont donné faim »), mais peut-être préféreraient-elles ne pas en avoir.

 

Les humains, eux, savent ce qu’impliquent le fait de faire du sexe. Et ils en veulent quand même, parce que l’évolution a vu apparaître l’orgasme. Mais c’est quand même problématique, les gosses, si on y regarde logiquement : ça coûte cher, un môme, en temps, en argent, en implication, en nuits de sexe loupées.

L’homme a donc mis au point la contraception, qui permet de faire du sexe pour le sexe, sans avoir à se préoccuper des conséquences à long terme.

Et il aime ça, l’homme. Donc il fait tout pour pouvoir s’en mettre plein la lampe, du sexe.

Ce qui implique en particulier une hygiène personnelle, parce que l’haleine qui sent le cadavre de trois semaines, le pieds qui dégagent des effluves de vieux fromage ou les odeurs de crevette qui montent du slip implique souvent un ajournement du sexe (enfin, du sexe par consentement mutuel, du moins).

 

Le sexe aujourd’hui ne permet donc plus le développement uniquement d’enfants plus ou moins bien foutus, mais surtout celui des firmes de gel-douche ou de dentifrice, que l’on peut sans peur de se tromper désigner comme le sommet de l’évolution.

 

Ca, plus les inconvénients déjà décrits de la sélection sexuelle (le développement de caractères uniquement destinés au sexe, mais pas forcément favorables à la survie), la preuve est faite : le sexe amènera la fin de la vie sur terre.

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commentaires

dylexsique 17/02/2008 03:02

Et dire qu'on veut nous empêche de fumer, de polluer et de faire la guerre. Quand allons nous enfin prendre les vrais problèmes à bras le corps ?? ABSTINENCE POUR TOUT LE MONDE, POUR LE BIEN DE NOS FUTURS ENFANTS, merde alors.

Nope 12/02/2008 23:46

Oui et non...Ca mettra fin à l'humanité, après pour le reste..."Il ne faut jurer de rien..." On a beau être super fort certain existait avant nous( pas toujours sous la même forme), je vois pas pourquoi après.Le seul truc c'est que se dire qu'on est pas la cause de tout ça blesse l'amour propre que nous, humains, ont a d'ailleurs très sale!

cubik 12/02/2008 06:48

tu vas pas commencer le sexe alors? >)

Donio 12/02/2008 00:38

il paraît que la culture de la contraception est assez vieille en France, et qu'elle est une des causes de notre faible augmentation démographique à la fin du 19e par rapport à nos voisins... et on s'étonne de la réputation qu'ils nous font après ça... :p

Mélina LOUPIA 11/02/2008 21:36

Une lampe dans le sexe?Y en a pour qui ça doit être moins agréable que d'autres.des bizettes