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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 18:42

Je manque d’amour. Je n’ai pas beaucoup d’amis, et même ceux-ci me fuient, me crachent au visage, pire encore, certains ont des jobs.

Je les hais.

 

Mais, malgré mes tentatives répétées de sombrer dans les sombres méandres de la sociopathologie et ainsi de pouvoir me passer d’autrui, j’éprouve encore parfois le besoin de traîner avec d’autres gens que mes colocs.

 

Donc, je fais entorse à mes principes, et je me fais des sorties culturelles. Avec des jeunes (oui, vous avez bien lu), pour aller au cinéma voir Astérix (Raaaah Vanessa Hessler, heureusement qu’on la voit toutes les trois minutes) et Sweeney Todd (blourgl). Merci au passage à Billy Boy et Andy.

 

Mais je ne me contente pas de loisirs passifs et coûteux (enfin, moins quand on se fait offrir un billet et qu’on a une carte étudiant, wouhou), et lorsqu’on me propose d’acérer mon esprit déjà effilé comme la lame d’un katana, je dis oui. Et merci, comme ma maman me l’a appris, grâce lui en soit rendue.

Or donc, mardi soir, shampouiné et pomponné comme une collégienne partant pour sa première boum, je me rendis gaiement à mon rendez-vous avec le beau Donio, une demi-heure en retard histoire de me faire désirer, au Troll Café, 27 rue de Cotte métro Ledru-Rollin (mais à Bastille on s’en sort aussi).

 

Comme il était encore plus à la bourre que moi, je l’attendus dehors, intimidé par les belles moustaches de Patrick le taulier.

 

Soudain, surgissant des ombres de l’avenue Ledru-Rollin, Donio parut, paré d’une aura de distinction à nulle autre pareille, malgré qu’il soit entre deux eaux au niveau pilosité faciale (va falloir faire pousser encore un peu, hein).

 

Nous pénétrâmes donc le bar, saluâmes les habitués jeunes et vieux, descendîmes une Cuvée des Trolls pour moi, un Coca pour l’autre minet qui aime pas la mousse, et nous attablâmes fièrement avec notre go-ban.

Car c’était au go que nous étions venus jouer. Puisque c’est à ça qu’il m’avait invité. Sinon, on aurait pu faire un backgammon ou une bataille corse. Mais non, j’étais venu pour une initiation au go. Parce que j’y connaissais rien. Comme je l’ai dit à un type, Donio m’a dit que c’était un jeu japonais, et moi, comme j’aime bien Final Fantasy, je suis venu (je l’avais préparée longtemps à l’avance, j’étais content de la placer).

 

Je fus donc instruit des arcanes de ce jeu, que dis-je, de cet Art. Le go ressemble un peu aux dames, à ceci près que le damier n’a pas de couleur, que le nombre de cases est pas le même, et que les pions peuvent pas s’empiler grâce à leur forme profilée aérodynamique spécialement étudiée. Et qu’il y en a plus. Par ailleurs, on ne pose pas les pierres sur les cases, mais à leur intersection.

 

Une partie se déroule de la manière suivante : tout d’abord, on met des pierres en plus à celui qui est le plus nul, puis on pose une pierre chacun son tour. Des fois, l’adversaire, d’un ton calme et posé, déclarera « Atari », et pendant que vous serez en train de vous paniquer à vous demander si vous finalement vous jouiez à « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », il vous fauchera perfidement un de vos pions.

Au bout d’un moment, il constatera que vous avez perdu et vous l’annoncera avec une sobriété toute asiatique. Moi, si j’avais gagné, je peux vous dire qu’on m’aurait entendu (j’aime bien gagner, et faire savoir que mon adversaire est plus mauvais que moi).

 

Ensuite, votre adversaire rejouera la partie en expliquant où vous avez joué comme une quiche parce que le départ, vous aviez trop bien géré le coup (un peu par hasard, mais ne l’admettez sous aucun prétexte).

Faites « hmm-hmm » en vous tenant le menton dans une main et en vous disant que la Cuvée des Trolls, sur un estomac vide, elle attaque un peu, quand même.

 

Remédiez à ce problème avec une bonne assiette de charcuterie et de fromage préparée par les blanches mains de Patrick, en regardant Astérix à la télé sans le son.

 

A une heure du mat’, rentrez chez vous en vous disant que merde, demain y’a cours à neuf heures, pfff, vivement le week-end.

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commentaires

Billy Boy 03/02/2008 23:49

Dis moi, tu comptes tout de même rattraper cet après-midi cinématographique catastrophique en allant voir Rambo 4 cette semaine, n'est-il?

Donio 02/02/2008 11:15

Je ne me laisse pas trop pousser la barbe, cher Fancis, pour ne pas que mon sex appeal franchisse le seuil critique au delà duquel on ne peut plus marcher dans la rue sans se faire sauter dessus par des filles pas encore à poil (à cause de cette bête discrimination dont elles seraient victime) mais en passe de le devenir si je ne les arrêtais pas. C'est dur d'être pareil à un dieu grec...hmmm...Bon euh... à mardi prochain alors ?

Gima 02/02/2008 10:44

initiez vous, initiez vous qu'ils disaient !

Francis 01/02/2008 21:35

Frenchmat >> en fait, y'a aussi les Prince de LuEzrine >> il a dû me dire que le nom était japonais, mettons :-pEt je dis ce que je veux, c'est mon blog, ho.

Ezrine 01/02/2008 21:08

Je proteste, ceci est un fake ! Donio, il n'a jamais pu te dire que c'était un jeu japonais. Il est trop puriste pour ce genre de chose. Et si tu ne corriges pas tout de suite le terme "pion", il est fort possible qu'on (pronom indéfini) vienne te jeter des "cailloux". Bien à vous, au plaisir de te mettre une t(r)ollée.