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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 19:42

A quoi ça tient, des fois, la rencontre avec une BD, quand même.

Pour celle-là (ne soyez pas impatients, ou lisez le titre), le mérite en revient à un camarade de classe. Enfin, camarade, c’est un grand mot, vu que je lui ai jamais adressé la parole parce que c’est un jeune.

Il était grand (trop), avait trop de cheveux blonds ondulés, était trop rasé et avait trop de pomme d’Adam. Et, comme me l’avait fait remarquer un camarade (un vrai), il dansait comme s’il devait tenir une cravate pour l’empêcher de se la mettre dans l’œil (ou dans l’œil des gens autour), même sans cravate, signe indiscutable, paraît-il, d’appartenance à la classe des grands bourgeois parisiens. Bref, quelqu’un que tu remarques inévitablement, pour te dire que lui, faudra éviter de lui parler (j’ai peut-être eu tort, hein, mais bon, on va pas contre ce que nous dicte notre cerveau reptilien).

 

Et il s’appelait Wandrille.

 

Ca marque, un nom comme ça. Ca fait un peu simiesque, à mi-chemin entre gorille, mandrill et vervet. Ca lui allait bien, d’ailleurs.

 

Donc, forcément, quand j’ai découvert un Wandrille dans le petit monde des blogueurs BD, je suis allé voir. Avec quelques préjugés. Que j’ai vite abjurés, parce que le gars, il est rigolo. Dans le genre connard, certes, mais c’est une impression qu’il est fier de donner, ce qui est infiniment respectable, je trouve.

 

Donc bref, je lisais ce qu’il faisait sur son blog, je rigolais comme un connard, puis, par un beau jour d’automne, je tombe sur lui en dédicace au Festiblog, discutant maréchaux d’empire et zoophilie. Je ne fais ni zune, ni deuze, et je me lance dans la courte queue pour lui demander une dédicace, quand j’aperçois à ses côtés une charmante demoiselle qui dédicace sur un petit livre bleu.

 

Cette demoiselle, c’était Zof, ce petit livre bleu, c’était Girafes.

 

Je réalisais donc au passage que Wandrille était l’éditeur de cette collection de petits livres, au format étrangement sexuel (je ne sais pas pourquoi ce format me fait cette impression, c’est comme ça, c’est tout), où Aude Picault (par ailleurs une des Chicou) a publié Moi, je et Moi, je 2, et que j’aimais bien.

Mais bon, là, j’avais déjà dépensé trop de sous, alors j’ai pas acheté Girafes, qui me faisait pourtant bien envie.

 

Quelques jours plus tard, je cédai à la tentation.

 

Et j’eus raison.

 

Parce que Girafes, c’est drôle. Girafes, c’est l’histoire de trois girafes. Enfin, deux, parce qu’une girafe archéologue à chapeau dont la maman est un rhinocéros blanc protecteur, c’est peut-être pas vraiment une girafe. Deux girafes, donc. Et encore. Une girafe avec des rayures, qui capte la radio avec ses antennes, enfin ses cornes, c’est peut-être pas non plus une girafe, si ? D’autant plus qu’après avoir appris avec la non-girafe archéologue, il ne pense plus qu’à copuler avec la seule vraie girafe (la dernière, qui est la première à apparaître, qui parle avec les arbres et qui est la reine de la brousse. Quoi qu’en disent les arbres). D’ailleurs, cette vraie girafe a elle-même du sang d’ours, par sa grand-mère paternelle.

Bref. Pour expliquer vaguement l’intrigue, la non-girafe archéologue a piqué sa théorie à la girafe (la vraie), et est allée la présenter à un congrès d’archéologie (la théorie en question : puisque les objets les plus anciens qu’on découvre en creusant sont enfouis sous une quantité de terre plus grande que les plus récents, est-ce que la terre grossit ?), et les deux autres girafes (dont celle dont on n’est pas sûr que c’en soit une, hein), vont protester.

 

En fait, on s’en fiche un peu, de l’intrigue.

Parce que tout l’intérêt réside dans les délires de l’auteur (d’ailleurs, en lisant, je me suis dit que ça faisait penser aux cornichons délirants de F’murrr. Puis j’ai dessoûlé), de ces girafes zarbis aux vautours postaux voleurs grands amateurs de blagues très nulles, en passant par les interrogations sur le sexe et que faire d’un chapeau quand on en a déjà un.

 

Et je dois dire que le dessin, simple, en noir et blanc, tout mignon (ce n’est pas péjoratif, pour une fois), ajoute encore au charme. Donc, de la bien bonne bédé qu’en plus elle se lit en plus de temps qu’une plus chère, rapport qualité/prix encore meilleur.

 

Que demande le peuple ?

 

En plus, on apprend à dire « Ne souffle pas dans le potage d’autrui » en roumain.

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commentaires

Francis 21/11/2007 15:09

Hooo, j'attends ça avec impatience :o)

Zof 20/11/2007 22:36

Je t'en dessinerai un dès que possible.

Francis 20/11/2007 17:03

Frenchmat >> voui, on voudrait pas avoir les assoces de protection des animaux sur le dos.Grnx >> Je sais, je sais :o)Cécile >> En tous cas, c'est mieux que Arthur et les Minimoys.Zof >> Je me relis, et je me dis que j'aurais pu être plus lèche-bottes, et que tes bestioles le méritaient. Mais bon. Je veux bien un budget promo (un ticket-resto, c'est possible ? Vu l'audience de mon blog, je m'en voudrais de demander plus)

Zof 20/11/2007 16:31

Oh, sacrebleu, ventre-dieu et corne de rat, si je m'y attendais à celle-là! C'est bien la première fois que j'ai droit à un article comme ça, j'en suis toute émouvue. Si tu continues comme ça, je vais devoir t'allouer un budget promo.

Cécile 20/11/2007 10:27

est ce que c'est mieux que la petite taupe qui voualit savoir qui lui avait fait caca sur la tete?