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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 00:58

Yop, on reprend un peu le feuilleton. Tout ce qui suit est copyright Pierrot, sauf les corrections orthographiques, même s'il en reste à faire.

*********************

 

Il était une fois un clone, n°12 bis, douze car c’était le douzième et bis parce que son prédécesseur n’avait pas survécu à la gestation à cause d’une coupure de courant, qui n’avait pas le même but que ses compatriotes.

 

Alors que tous ses mois qui n’étaient pas lui voulaient devenir riches célèbres et sexuellement comblés par le comble de la beauté, lui rêvait le monde, seul. En effet ses camarades ne pouvaient pas faire de business avec un rêve, et sa seule réussite était l’adoption déformée d’une de ses idées par un service de marketing, qui se transforma rapidement en échec.

 

Etant fleur bleu, il avait écrit un stupide texte proposant des bombes a fleurs.

Ainsi un célèbre fabriquant d’aérosol, trouva son idée bien plus novatrice que celle de son ancien collaborateur, consistant à renommer « senteur huître » en « fraîcheur marine ».

Bientôt dans les supermarchés des bombes vaporisant des pétales complets envahirent les rayons au grand désespoir de la couche d’ozone. Pour ne pas fatiguer les ménagères, on créa même des pétales en neige carbonique qui se vaporisaient avec le temps.

Mais malheureusement l’idée fit aussi fureur dans l’armée, car il avaient un problème, en effet après l’invention des mines anti-personnelles tout allait bien, les mutilés faisaient fleurir le marché de la prothèse et les associations de colons avaient un prétexte humanitaire pour coloniser les pays voisins. Mais les hordes de clopinants avaient découvert un animal fantastique : le rat, capable de repérer une mine à 100 m à la ronde et incapable de la déclencher.

C’est alors que les pauvres fabricants fauchés et mortellement tristes de devoir marcher au lieu de rouler en 4x4 détournèrent l’invention en parfumant les mines aux fleurs locales, ainsi plus moyen de les détecter, et puis l’odeur de romarin se marie très bien avec celle de la chair calcinée.

 

Si cette nouvelle était parvenue à n°12 il se serait suicidé à la bombe atomique, mais heureusement il est isolé sur une île et la plus grosse bombe qu’il possède sert à tuer les moustiques.

 

Mais il ne désespérait pas, puisque les hommes étaient incapables de le comprendre il tourna son regard et ses idées vers les lapins, puis vers le ciel. En fait les lapins sont capables de comprendre les hommes, et comme l’acte sexuel ne dure pas plus de 3 secondes, il reste du temps libre à ces animaux pour philosopher, mais comme ils ne peuvent pas parler, personne ne le sait.

 

Etant capable de percevoir des choses que le commun et le non commun des mortel ne voyait pas, il entendit un jour une statue flatuler, et pris conscience de la conscience de la pierre, car il est bien connu que les émanations gazeuses sont dues à la décompression des fluides cérébraux sous l’action calorique de la réflexion, incapables de s’échapper par les oreilles, hypothèse expliquant le rôle sacré des fayots en Loufomanie.

 

Surpris il commença à inspecter méthodiquement les géants de pierre, et il constata que leur tête était aussi trouée qu’une combinaison anti-radiation, et que par conséquent, ils n’avaient pas d’oreilles (et donc pas d’auriculaires non plus).

Bien qu’incapables d’entendre les statues comprenaient le langage des sourds, savaient lire le braille et aimaient danser la polka, mais à la vitesse d’un escargot fossile trempé dans la glue car elles sont feignantes. Ainsi il leur raconta tous ses rêves qui resteront pendant des millénaires gravés dans le granite.

 

Une nuit une fée émue par tant d’inspiration onirique lui rendit visite. Elle était petite, jolie désirable gentille et pleine de poudre de fée qui fait rêver sans dépendance, mais une de ses ailes était trouée ce qui la faisait siffler en volant. Lorsqu’elle arriva le jet âcre de la bombe anti-moustique la renvoya rapidement vers des contrées plus parfumées. Pas de bol.

 

Mais la mauvaise fortune finit par tourner, en rond, et s’en retourner vers les casinos, car là bas au moins elle sert à quelque chose ; et un beau jour de sale temps, une statue proposa à n°12 de rejoindre ses maîtres extra terrestres.

Cette proposition est assez étrange car les petits hommes de l’espace se nourrissent de statues, et personnellement je n’ai jamais vu ni mon sandwich ni mes huîtres me proposer une connaissance pour parler philo onirique. Mais ces êtres de l’univers sont suffisamment évolués pour tolérer et considérer les discussions avec des aliments, alors que les terriens en sont encore à s’entretuer pour des croyances.

 

N°12 fut accueilli sur une navette de transport, une sorte d’enveloppe ovoïde reliée à un casque.

Une forme visqueuse en sortit et commença à grimer sous ses vêtements. Le surréalisme de la scène l’empêcha de paniquer. Une douce chaleur se fit sentir à la surface de sa peau.

La chose montait vers le visage et commença à entrer par tous ses orifices. Il avait beau serrer les dents, rien à faire, la flaque glissait dans son plus intime intérieur et une muqueuse étrangère tapissa rapidement jusqu'à la plus petite de ses alvéoles pulmonaires. Il venait d’enfiler une combinaison biologique.

 

Lorsqu’il entra dans la navette il fut surpris par l’absence de boutons et de machins clignotants lui rappelant son acné juvénile. L’intérieur n’était qu’un espace courbe doux et agréable. Il s’y lova, et sentis la douce accélération correspondant à une traction effectuée sur le câble.

 

Le décor qui s’offrit à ses yeux lors de l’ouverture de la porte de la navette était digne d’un trip de psychopathe débridé nourri à la cocaïne depuis sa plus tendre enfance, enfin c’est ce qu’il croyait car il n’avait jamais essayé les paradis artificiels.

Le vaisseau monde était un véritable zoo, sans cage ni gravité. Ainsi tout un écosystème flottait dans le vide. Des guirlandes de noël, qui s’avérèrent être de terribles plantes carnivores éclairaient les coursives tubulaires de leur lumière vacillante. Des créatures ailées, solidement accrochées par une trompe chatoyante brassaient le mélange gazeux, que la combinaison biologique de N°12 s’efforçait de rendre respirable. L’ensemble de la structure du vaisseau était une vaste poche vivante, photosynthétique, irriguée par de multiples veinules dans lesquelles coulaient des rivières de fluides, formant un réseau multidirectionnel impossible. Tout ici était une parfaite symbiose entre formes de vie et machines. Posés près d’un plan, un ensemble de créatures mangeait un mets ressemblant à de la moussaka, puis une charmante créature soufflait sur de petits bâtonnets au bout luisant sous le regard brillant de ses compatriotes.

 

 

N°12 se demanda alors qui était venu pour le voir, et il mis plusieurs minutes pour comprendre que c’était l’ensemble du vaisseau monde qu’il allait rencontrer. La chose avait réussi à acquérir, suite à une coopération poussée de tous les organismes qu’elle abritait une conscience de groupe, commune à toutes les formes de vie ici présentes.

 

- .. .. …. .. . . . . . . . . … . . . . . . … . ..  demanda-t-il en pressant la paroi.

- …. … … … .. … ……. .. . répondit en braille le vaisseau monde grâce à une long pseudopode.

 

Et ce fut la révélation tout en lui se mis soudainement à comprendre, il lui fallait apprendre à voir ce qui devait être et non ce qui est ou n’est pas. Il quitta le paradis céleste pour reprendre l’œuf-navette sans oublier de souhaiter … .. … … … au souffleur de bâtonnets.

 

Suite à l’éclosion de la navette il avait gagné la cécité, la surdité et tout le reste en perdant ses sens. Lors de ses premiers déplacements il était évident que les obstacles ne devaient pas être là, et il apprit leur inexistence à grand renfort de bosses.

Puis il vécu avec les statues un long rêve noir fourmillant de bonnes idées qu’on entendit sans écouter.

 

 

Moralité : On apprend à voir ce qui devrait être en se faisant des bosses, alors pour rêver, mettez un casque.

 

Pierre

 

 

 

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commentaires

Frenchmat 18/10/2007 12:06

N°12 bis, ils seraient pas un peu superstitieux, les clones ?"il était évident que les obstacles ne devaient pas être là, et il apprit leur inexistence à grand renfort de bosses." Tout simplement génial !Chapeau, euh... casque bas.

Mélimélo 18/10/2007 09:56

Woué !!!! :)