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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 12:35

Hop, recyclage d'un article à sujet imposé proposé sur un site de belges. Oui, je suis en rade, amis lecteurs belges. Le sujet était donc : la vie sexuelle des plaques tectoniques.

*****


La leçon d’aujourd’hui, comme son titre l’indique, portera sur la vie sexuelle des plaques tectoniques. Car oui, les plaques tecto niquent. (1)

Certes, leur vie sexuelle n’est pas des plus débridées, car elles n’ont pas vraiment l’occasion de varier les partenaires.

En effet, les plaques tectoniques (ou lithosphériques, terme qui ne permettrait pas le jeu de mots (1) et que nous ignorerons donc), rappelons-le, ont ceci de différent de Paris Hilton qu’elles sont composées de roches, étant des fragments de lithosphère, la couche superficielle du globe terrestre, au dessus du manteau en fusion (2).

Ce caractère constitue un frein certain à une vie amoureuse débridée, cependant, tout n’est pas impossible.

Heureusement pour les plaques, qui, bien qu’elles soient assez froides en surface, sont de vraies chaudes si on gratte un peu.

Enfin, un peu, ça dépend. Parce que la plupart des plaques, comme les femmes, sont pas épaisses partout pareilles : comme les fesses et les hanches, la croûte continentale des plaques est plutôt épaisse (15 à 80 kilomètres), tandis que comme mettons le cortex cérébral, la croûte océanique (3) est plus fine (5 à 7 kilomètres)

 

Mais venons-en à leur vie sexuelle, à ces plaques.

Définissons tout d’abord ce qu’est une relation sexuelle, afin de ne pas nous tromper et tomber dans la facilité de parler d’autre chose (4). Mettons qu’une relation sexuelle est le contact entre deux organes de nature plus ou moins différente à vocation orgasmique (5).

Nous considérerons donc les zones de contacts et de frottements entre plaques.

Car oui, les plaques se touchent, et souvent avec vigueur, ces cochonnes.

 

Le Kama-Sutra tectonique n’est cependant pas très développé, jetons-y un oeil coquin et complice :

Lorsque deux plaques sont mutuellement attirées l’une vers l’autre (dans des zones immodestement nommées de « convergence » (vous noterez la subtile référence aux organes génitaux), elles utilisent trois sortes de mouvements : la collision est la première : les deux plaques se mesurent l’une à l’autre, refusant de céder, et leurs érections montagneuses forment des chaînes comme l’Himalaya. Parfois, l’une des plaques, la moins dense, glisse sous la plus dense, les frottements en profondeur la font littéralement fondre et il résulte de cela des éjaculations volcaniques à la surface (comme en Amérique du Sud).

Ailleurs, la croûte océanique passe par-dessus la continentale : c’est l’obduction, mais ça arrive plus, on s’en fout.

 

Les relations ne sont pas toujours aussi violentes : dans les zones de transcurrence, qui sont en général des régions fendues par des failles impressionnantes, deux plaques glissent doucement l’une contre l’autre, horizontalement, dans des caresses érotiques qui, si elles ne provoquent pas de chaînes de montagnes, n’en ont pas moins pour résultat des orgasmes sismiques.

 

Cependant, tout n’est pas toujours rose entre les plaques, et, se tournant le dos, elles s’éloignent l’une de l’autre, créant une dorsale pour se séparer. C’est bien triste (6).

 

Si vous voulez d’autres infos plus précises, la licence de géologie vous est ouverte, sinon, la Cinquième fait tout le temps des émissions là-dessus.

 

 

(1)   Hahahaha !

(2)   Dont elle est séparée par la discontinuité de Mohorovicic, qui se prête assez peu à de savants jeux de mots, mais que je tenais à remercier au passage.

(3)   Qui comme le veau est sous la mer.

(4)   Si je définissais une relation sexuelle comme étant un cucurbitacé vivant dans un cactus-blockhaus, la propa dévierait vers le Concombre Masqué, ce qui serait certes plus intéressant, mais également assez pleutre de ma part.

(5)   Oui, bon.

(6)   Pas tellement, mais bon. Puisque de toute façon c’est pas vraiment comme ça, hein.

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commentaires

Francis 27/09/2007 19:00

Frenchmat >> Sous-marin ? Ca arrive, en effet, mais c'est surtout le cas pour les dorsales.cubik >> Complètement d'accord, je ferai mieux la prochaine fois.Nelly >> Ha ça, si la convergence n'existait pas, faudrait l'inventer.

Nelly 26/09/2007 20:06

j'adore cette vision de la chose, et le mot convergence aussi.

cubik 25/09/2007 16:46

tout ca manque singulierement de nichon, quand même

Frenchmat 25/09/2007 15:03

C'est limite SM   :-)