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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 14:27

L’article d’aujourd’hui sera consacré à la sociologie : nous allons étudier une population, de plus en plus représentée dans notre entourage, j’ai nommé le gros. Car, bien qu’il soit partout autour de nous, qui peut dire qu’il connaît le gros ? Le gros est un inconnu, en bonne partie parce qu’on ne veut pas le connaître, puisqu’il est gros.
Malgré tout, surmontant mon dégoût de ces personnes que quand tu leur remues le dessous du bras ça ondule pendant deux minutes, je me suis penché sur eux, et j’ai lu, et j’ai regardé de l’émission télévisuelle de la télévision nationale, afin de mieux cerner ce qu’est le gros, comment il pense, comment il est vu.

C’est pas ragoûtant, mais faut ce qu’il faut pour faire un article, hein. Je vous avoue que ç’a été dur pour moi de devoir même réfléchir au gros, mais j’ai réussi à mettre mon confort petit-bourgeois de côté pour vous offrir cet plongée dans l’enfer de l’adiposité.

Allons-y.

Commençons par une phrase choc. La phrase choc, ça fait toujours bien dans un article, je le signale pour ceux qui seraient tentés de faire des articles mais ne se sentent pas à la hauteur pour se lancer, c’est un petit truc qui fait pro. Comme les notes de bas de page, ou le titre avec un jeu de mots dedans, même si là y'en a pas, mais y'en a pas besoin, y'a une phrase-choc. Vous êtes prêts ?

J’y vais.

Le gros, c’est d’abord une vue de l’esprit.

(Ca pète,  non, comme phrase-choc ?)

Il y a plusieurs types de gros, selon qu’on parle d’un homme ou d’une femme, ou d’un personnage de fiction.

Prenons d’abord, comme il se doit, l’homme. (oui, même gros, on doit mettre l'homme devant la femme. Dessous aussi dans le cas du gros, pour ne pas empirer le trou de la sécu, mais devant sûrement).

 Pour un homme : le gros, c’est l’autre. On est soi-même (moi-même, d’ailleurs) enveloppé, un peu rond, on a des poignées d’amour, des gros os, des problèmes hormonaux, tout ça quoi. Bouboule, Pâté Hénaff, Boule-de-Gras, Gros Lard c’est pas soi-même. En effet, être gras, c’est être faible, et un homme ne se reconnaîtra pas faible. Donc un homme ne pleure pas (sauf quelques ridicules jeunes aux cheveux longs qui espèrent se faire des gonzesses en montrant qu’ils ont des sentiments, laissez-moi dire qu’ils ne trouveront que ce qu’ils méritent, parce que des gonzesses qui acceptent ça, c’est pas forcément des cadeaux), et il n’est pas gros. C’est comme ça.


Pour une fille (prenons ma coloc), le cas est très différent : la grosse, c’est soi. Les jambes fines et fuselées, la taille Barbie, les fesses en pomme, le ventre plat Biba, c’est pour les autres. La fille est toujours matelassée de cellulite et de peau d’orange, a les fesses qui tombent et au mieux du bidon.

Elle a même souvent les cheveux gras, c’est dire.

Par contre, ses seins sont trop petits (à la fille en général, hein, pas ma coloc)

Cependant, il ne faut jamais le lui dire, comme certains l’ont déjà expérimenté, sous peine de crise de grosses larmes qui rouleront sur ses joues pleines et rondes, à la grosse fille.

 

Pour les personnages de fiction, c’est plus subtil.

Chez les dames, si on est grosse, on est vieille. La grosse demoiselle n’erre que peu dans nos contrées imaginaires (à noter que souvent nos contrées imaginaires sont issues d’esprits masculins, hein). Ou alors, elle a des couettes et des grosses joues rouges. Et un appareil dentaire. La vieille grosse s’habille mal, en général. On dit plutôt qu’elle se fagote, d’ailleurs. La jeune aussi, sauf qu’elle n’existe pas, sauf si elle a des couettes. La vieille grosse a souvent un tablier, et fait bien les beignets et les sauces, et elle a toujours une cuillère en bois sur elle, même si parfois, elle la cache.


Chez les hommes, il y a deux distinctions subtiles à faire : il y a le bon gros, et le méchant gros.


Tous deux sont gros par faiblesse, bien sûr. Le bon gros est triste parce qu’il est gros, alors il mange, pour se consoler, ce qui n’arrange rien. Il porte des grands T-shirs, avec des trucs rigolos dessus. C’est triste qu’il soit gros, car il est jovial mais il souffre de sa corpulence. Lui, on l’excuse si il pleure, ça fait pas gonzesse, il est gros. Mais bon, un jour une jeune fille saura voir l’humain tendre et bon sous la couche adipeuse, elle sera fraîche et jolie mais pas trop quand même, et il seront heureux. Ils se tiendront par la main sur la plage devant le coucher de soleil, elle la tête sur son épaule, lui la main dans un paquet de chips.


Le sale gros, lui, est gros parce qu’il est riche, et se goinfre parce qu’il le peut. D’ailleurs, il a bien souvent les doigts et le menton luisants de graisse, il mange tout le temps, alors forcément. Il ne lui viendrait pas à l’idée de se priver, hein. Et il porte des vêtements qui le moulent de partout, il a même pas honte comme il devrait. Comme il est riche, il se tape plus de filles que le gentil, et des plus jolies, sans marques de bronzage, mais vulgaires avec des bikinis avec un string. En plus elles savent pas faire la cuisine.


On peut reconnaître le mauvais gros du bon gros à leur démarche : si le mauvais gros se déplace « avec une agilité étonnante pour sa corpulence », le bon gros, lui, ahane, souffle comme un phoque et sue comme un goret, ça lui coule sur les bajoues et ça trempe les aisselles de son T-Shirt XXXL. Le mauvais gros transpire aussi, mais en plus il sent mauvais, il a une odeur acide. Berk.

Ca me dégoûte trop, je m'arrête ici.

 

Bientôt, nous parlerons de quelque chose d’encore plus dégoûtant : le jeune.

 

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commentaires

Francis 05/09/2007 10:30

cubik >> Tu dis ça, toi qui mélange ta bonne mayo avec de la salade ? Hypocrite !Cécile >> Je m'y suis pas encore mis, je le ferai sans doute si je vais à la facMélina >> Je vois même pas de qqui tu parles, mais je crains. Je le sais et j'en suis malade :'(Lelf >> bien sûr que non t'es pas traumatisée, là, ça va aller.

Lelf (Elsa) 05/09/2007 09:42

Tout ça c'est la faute aux mauvais acides gras de toute façon ]:)(non, pas traumatisée par mon stage encore, non, pas du tout)

Mélina LOUPIA 05/09/2007 01:45

On va parler d'un ancien comique de La Classe?Tain, mais tu crains là.Des bizettes, je vais jeûner va.

Cécile 04/09/2007 19:12

heurk tu vas parler des jeunes .. c'est dégoutant comment peux tu?

cubik 04/09/2007 16:20

pourtant, le gras, c'est la vieje ne comprends pas