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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 10:27

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, nous allons parler football.

 

En effet, tout le monde a un avis sur le foot, qu’on y joue, qu’on le regarde ou qu’on subisse ceux qui le regardent, une bière de mauvaise qualité à la main. Fut un temps, je le regardais aussi, sans le verre de bière, j’étais jeune, j’étais fou, j’étais imberbe et déjà, je ne savais pas jouer au foot. Depuis, la tendance s’est inversée, je bois plus de bière (mais je préfère le Picon-Bière, à cause de Gaston Lagaffe) et je regarde moins de foute. 

 

Ce fut une phase, qui a duré de 1994 (la coupe du monde sans la France, j’avais dix ans, et j’étais pour le Brésil parce que ma tante était pour le Brésil, et parce que mon oncle habitait en Guyane à côté du Brésil, et que déjà, j’avais compris que les Italiens ne valent pas mieux que les anglais) jusqu’à vers 2001-2.

 

Je suivais le championnat de France, je connaissais tous les joueurs, je regardais Thierry Roland le dimanche matin avec un certain dégoût assumé, je descendais les escaliers en courant pour dire « 4-0 pour la France but de Trézéguet wééééé » avant de remonter en courant voir le ralenti (oui, c’est loin, cette époque) et j’étais capable d’expliquer la règle du hors-jeu à ma sœur qui me le demandait à chaque match. Le pic est arrivé comme pour tout le monde en 1998, je garde des très bons souvenirs des derniers matchs vus à la crêperie du village à côté de notre camping breton, même si on a vu que le dernier but de la finale parce que le fil de l’antenne passait dans une salle à côté et qu’un type l’arrachait en se levant dès que la France s’approchait des buts brésiliens (Maurice, le fiiiiil hurlions-nous en chœur).

 
 

Puis c’est retombé, comme un soufflé mal fait. Pfffuit le foot. Juste quelques matchs de l’équipe de France de temps en temps, avec Internet en même temps.

 
 

Maintenant, je préfère le rugby, au moins quand ils tombent, c’est pour une bonne raison (une pichenette dans le coude n’est pas une bonne raison, un mastard de 120 kilos lancé à 30 kilomètres-heure est une bonne raison), puis ça me donne une raison de plus de haïr les anglais (parce qu’au foot, tu peux pas haïr les anglais, la plupart sont français, danois, hollandais ou ivoiriens) et dieu sait que j’aime haïr ces salauds d’anglais.

 

 

 

Mais, alors que le foot ne m’attirait plus guère, Bouzard est arrivé.

 
 

Mais siiiii, Bouzard, l’auteur de BD le plus drôle du moment, celui qu’a fait the Autobiography of me too, Plageman, le club des Quatre

 
 

Et là, il sort Football, football, ouvrage consacré, non pas à la pelote basque comme certains, induits en erreur par le titre, pourraient le penser, mais bien au foot. Parues à l’origine dans le mensuel So Foot (des articles de fond pleins de dérision et d’humour) et Libé (pendant la dernière coupe du monde), elles sont rassemblées dans ce bouquin paru chez Poisson-Pilote, collection dont il faut reconnaître qu’ils font pas que de la merde en planches.

 
 
 

Que c’est bon.

 
 

Parce que Bouzard est drôle. Mais vraiment drôle. Depuis les cheveux des joueurs Italiens (sains, pas fourchus, savamment négligés derrière la nuque, qui se remettent bien en place et tombent pas au premier coup de peigne)  jusqu’aux répliques de Domenech en passant par la relation entre Steve Marlet et Bob Marley ou le soulevage de baloches des défenseurs sur les corners (détaillé sur un petit schéma), toutes les plus graves questions du football actuel sont abordées sans langue de bois. Mais avec la touche Bouzard, l’homme au pied gauche jaloux, l’auto-désigné meilleur dessinateur de BD du monde, le créateur de Coin-Coin l’homme-manchot empereur.

 

On apprend ainsi d’où viennent tous ces footballeurs brésiliens sortis de nulle part qui sont super forts (ce sont des expériences échappées de laboratoires d’anciens dignitaires nazis), pourquoi ils ont foiré cette année (forcément, quand on a appris à jouer avec des boîtes de conserve, des pots d’échappement ou des vessies de poulet, c’est difficile de s’habituer à un ballon)... Et pourquoi les Allemands vont gagner la coupe du monde.

 
 

Tout ça (et plus, tellement plus…) pour 9 malheureux euros 80.

 
 

Moi je dis, ça vaut le coup.

 

En plus, on est même pas obligé d'aimer le foot après. Trop fort, le Bouzard.

 

 

 

 

 

 

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commentaires

Frenchmat 28/08/2007 14:32

En matière de coupe de cheveux, le top, c'était quand même le Bayern de Munich de la fin des années 70  !!

Donio 28/08/2007 13:36

et en plus ce dangereux ennemi public qu'est Larcenet le recommande sur son blog, si ça c'est pas la classe