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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 10:50

C’est l’été, ou presque. Les terrasses des cafés sont pleines, même le soir, et les clients aux terrasses sont pleins, surtout le soir.

 

Parmi eux se distingue un groupe, mon préféré, celui des kékés. Pourquoi c’est mon préféré ?

 

Parce que, comme tout un chacun, j’aime me sentir supérieur. Ne soyez pas hypocrites, vous êtes comme moi, sauf que peut-être on ne se sent pas supérieur aux mêmes personnes, par exemple, si vous êtes un kéké, ou alors quelqu’un de humble et tolérant, là vous vous sentez sûrement supérieurs à moi. M’en fous, j’ai mes kékés. Et heureusement, parce qu’à part eux, c’est pas facile de trouver quelqu’un dont se moquer quand on est petit, gros, binoclard et barbu plus que de raison.

 

En bon scientifique que je suis, je me suis donc livré à une petite étude sociologique du kéké, que j’ai le plaisir (pervers) de vous présenter ci-dessous.

 

 

 

1) Milieu de vie

 

Le kéké est une espèce dont l’aire de répartition est plutôt méditerranéenne : depuis Bordeaux au Nord-ouest jusqu’à la frontière italienne (au-delà, les populations existent mais sous un autre nom probablement).

 

Il semblerait que cette répartition soit due aux conditions météorologiques plutôt clémentes de ce milieu, qui autorise le kéké à arborer sa tenue typique.

 

La population plus nordique est parfois connue sous le nom de jacky, ou autre.


2) Apprenons à reconnaître le kéké

 

Le kéké présente généralement des caractéristiques vestimentaires particulières : marcel en haut, moulant de préférence, et chaussures de marque. Le pantalon ou short est souvent plus indifférent. Il est également possible de rencontrer des kékés à chemise entrouverte sur une toison plus ou moins abondante et une chaîne.

 

En règle générale, le kéké luit : il présente des muscles légèrement huilés, ou mieux recouverts d’une fine pellicule de sueur, sa chevelure est le plus souvent maintenue par du gel bon marché. Tout accessoire brillant est bienvenu, en particulier la gourmette, la chevalière, et la grosse chaîne en or (pas la même que l’espèce dite « racaille », plus nordique, mais tout à fait différente). De même, le port de lunettes noires, qui reflète l’observateur, et l’empêche ainsi de pouvoir observer le regard du kéké, est très courant, quelles que soient les conditions météo et même à l’intérieur et de nuit.

 
 

3) Comportement grégaire

 
 

Le kéké se rencontre souvent en groupe. Si chez d’autres espèces animales, le nombre d’individus d’un groupe est déterminé par la quantité de nourriture disponible ou le nombre de femelles, chez le kéké, cela semble être déterminé par un seuil « intellectuel » : le nombre de points de QI cumulé par les membres du groupe ne doit pas excéder 200. Il n’est pas rare de rencontrer des meutes d’une douzaine d’individus, aux terrasses des cafés.

 

Fait étonnant, si des individus d’un QI trop important cherchent à s’intégrer, il est possible que cela se fasse par une simple diminution du QI des autres individus. Pour parler plus clairement, plus le nombre d’individus augmente, plus le QI moyen diminue.

 

Cela est visible dans l’humour du kéké, qui s’exprime beaucoup plus s’il est entouré d’un public gagné à sa cause.

 

Exemple vécu lors d’un concert gratuit de Daniel Powter (là, vous pouvez vous sentir supérieurs : oui, j’ai assisté à un concert de Daniel Powter, et en plus j’ai loupé Amel Bent juste avant) : en prélude à l’apparition de l’artiste, enfin de la star, les traits d’esprit fusent, à 90 dB de moyenne : « Harry ! Harry ! » (ben oui, il s’appelle Powter, le pauvre, alors Harry Potter, forcément. Ha ha ha ) Ou encore, exclamations à l’adresse du chanteur : « I am your mother ! » ou « I love you motherfucker » (le vocabulaire anglais devait être épuisé après ces boutades).

 
 

4) Comportement amoureux

 
 

Le kéké met toutes les chances de son côté en abordant le plus possibles d’êtres du sexe féminin : une des parades nuptiales les plus courantes consiste à suivre en cabriolet une femelle qui marche, et à l’apostropher d’une manière généralement assez directe.

 

Etonnamment, des fois, cela fonctionne. Ceci dit, ça fonctionne essentiellement avec des cagoles, la version féminine du kéké.

 

L’accouplement est d’une durée approximative de quinze secondes, se reconnaît par des grognements inarticulés et un assoupissement rapide affalé sur la femelle (extrapolation).


5) Devenir du kéké


En règle générale, le kéké évolue en beauf en passant à l’âge mature. On peut donc dire que le kéké est la forme larvaire du beauf.
 

Le beauf, vous le connaissez aussi, on le rencontre souvent dans les campings : bermudas, marcel et coups de soleil, avec le petit plus qui fait la différence : les tongs portés avec des chaussettes.

 

 

 

Voilà, une petite présentation bien sûr pas exhaustive, mais bien agréable sur le plan de mon ego personnel.

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commentaires

Ezrine 06/07/2007 19:15

Bon, j'm'en vais faire une étude sur le terrain ! Je te fais un compte-rendu sur la faune de Nice dès mon retour ! Des bisous

Francis 06/07/2007 18:53

cAt >> jaloux des poils de torse ? ou de la gourmette ? Sinon, ta théorie est très intéressante et jette un jour nouveau sur ces gens. Ca mérite investigation.canicule >> Haaa le tuner, il était pas trop sur Bordeaux, pas pu l'analyser, mais il est beau aussi, souvent. (merci Strip-Tease)myna >> De rien, va en paix. Et garde l'oeil ouvert.

myna 06/07/2007 18:15

MerciJe saurais désormais être vigilante.

canicule 06/07/2007 17:51

super ta note, je rajouterais que le Kéké (jacky, chez moi) est adepte du tunning et chose indispensable : il parle fort !

cAt 06/07/2007 16:28

Tu serais pas un peu jaloux des fois?N'empêche que j'ai longtemps pensé (et un doute subsiste encore) que les ronnys (c'est comme ça qu'on dit là haut) en fait c'était des gens comme tout le monde. Juste dotés d'un énorme potentiel d'autodérision. Et qu'ils faisaient exprès d'être comme ça. Juste pour tester l'humain lambda.... Et qu'une fois rentrés chez eux, ils retiraient leur déguisement et disaient "uhuhuh je les ai encore bien eus. Bon, où en étais-je dans mon Kierkegaard?"