Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

FIGB recrute




Recherche

4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 21:14

Coucou amis amateurs de palpitantes aventures !

Résumons la situation : lors de l'avant-dernier épisode, Pierre et moi nous étions échoués sur une île déserte. Nous nous séparâmes (car Pierre sentait des pieds) pour explorer. A cette séparation succédait une terrifiante épopée à travers les remugles puants des marécages jungliformes hantés de mouches, de trucs purulents et de primitifs adorateurs de Cthulu.
Par la suite, nous nous retrouvâmes, chacun de notre côté, fait prisonniers par une tribu d’amazones libidineuses. C’était plus intéressant, déjà.

Nous arrivons donc à la suite, Pierre et moi nous retrouvons sur la plage après nous êtres évadés.

12/07/06

Enfin arrivés sur la plage, nous constatâmes que notre situation était désastreuse. Si ces femelles libidineuses nous infligeaient encore la même séance, je pense que nous ne pourrions y survivre. En effet, suite à notre torride nuit de sexe sans limites, Pierre mesurait environ 34 cm, et moi seulement 2 de plus. Ceci peut facilement être expliqué par la théorie de Gilbert von der Louff, physiologiste allemand de la fin du 19eme siècle. Selon lui, la perte d'une importante quantité de liquide (ici séminal) peut aboutir à la rétractation des cellules du sujet (par simple dessèchement).

Après quelques minutes de réflexion, nous nous sommes décidés à construire une montgolfière. Nous avons donc cousu nos chaussettes ensemble pour faire la toile. Voyant que cela était insuffisant, nous cherchâmes aux alentours et trouvâmes un cadavre de tortue de mer. Nous la dépeçâmes et primes son estomac pour compléter le ballon. Les coutures furent réalisées par Pierre, à l'aide de fils que nous tressâmes à partir des poils pubiens que nous transportions bien malgré nous (nous dûmes nous confectionner un peigne à l'aide d'arêtes de poissons).
Cela n'était pas suffisant: il fallait du gaz pour gonfler notre aérostat. par chance, un varan qui traînait par là nous fourni ses gaz intestinaux (en effet, les varans, qui sont aux Caraïbes ce que les vaches sont à la Normandie, exhalent par les extrémités de leur tube digestifs de grande quantités de méthane. Il n'a a rien de plus simple que de récupérer ce gaz à l'aide d'un roseau creux introduit à une extrémité du varan).

Il nous fallait également un moyen de nous diriger. Par bonheur, notre fidèle poulet avait sans doute des gènes d'aigle pêcheur : attelé à notre ballon, il lui fut facile de nous transporter.

C'est ainsi que nous quittâmes par les airs cette île maudite.

Francis

12/07/05

Apres avoir suivi la côte j’arrivais à une petite crique de sable blanc et d’eau verte, mais pas verte comme en Bretagne à cause des algues, verte jolie comme les yeux de euh… non rien.

Je comptai me terminer ma nuit en plein jour, quand Francis est arrivé.

- Salut Francis, ça va ?

- Je suis crevé, souffla-il, j’ai passé la nuit avec des amazones.

J’ai probablement changé de couleur, aurait il atterri dans le même village que moi, était-ce lui l’ombre fouettée sur la tenture ? M’avait il vu ?

- Est ce que par hasard, la chef du village avait un bracelet tout doré et bleu et les autres étaient toutes nues, et est ce que y’en avait une avec un joli regard vert comme la mer ?

- Oui, dis donc, tu m’as l’air bien renseigné m’a-t-il dit, n’y aurait tu pas fait un tour ?

- Moi !!! dis-je avec le plus de surprise possible, jamais de la vie pendant que tu t’amusais avec de jolies filles j’ai marché dans la jungle, j’ai tué un serpent courageusement a coup d’horloge et j’ai fait de drôles de cauchemars dans un marais qui pue.

- Et ces traces rouges sur ton corps… on dirait des suçons.

- Euh ben… en fait… j’ai dormi sur une fourmilière.

- C’est rigolo les fourmis t’on piqué en forme de corps de femme. Vu ton état physique t’as pas vraiment dormi, et t’as l’air tout vide.

- Ben justement c’est dur de dormir sur une fourmilière. Et puis… c’est moi qui ai porté la pendule, et c’est pas de ma faute si les fourmis dessinent bien. Tu sais c’est pas facile la vie de fourmis y’a qu’une reine et elles ne captent pas Canal alors elles font des dessins sur ce qu’elles trouvent, et la en l’occurrence, c’était moi… et puis tu sais la femme dessinée sur mon corps qui ressemble à la chef des amazones que je n’ai jamais vue, ben c’est comme les dessins dans les nuages, tu vois ce que tu veux, et moi je vois un dragon na ! un joli dragon, bien formé certes, mais un dragon quand même.

- Et pourquoi ton corps est huilé ?

- Ca c’est de l’huile de bronzage monsieur, c’est pour ne pas attraper de coups de soleil.

- Et je suppose que comme tu avais chaud tu as mis les vêtements dans la pendule.

- Ben oui répondis-je bêtement. Ben zut, pensais-je, mes vêtements, je les avais oubliés.

Ceci explique pourquoi Francis a réussi à saisir mon air vide, moi qui croyait qu’il voulait dire que j’avais la tête creuse me voilà rassuré.

Francis m’a expliqué que c’était indécent, puis comme j’ai pas pu lui expliquer où avaient fini mes vêtements, j’ai dû le convaincre qu’ils étaient dans la pendule, et que non je ne voulais pas les mettre parce que c’est plus facile de voyager tout nu, que non je n’attraperais pas de coup de soleil, et que en plus je ne mettrai plus jamais de vêtements avant mon arrivée…

Pourvu qu’il oublie avant et que je retrouve de quoi me vêtir c’est vrai, je suis sûr que comme ça je vais attirer les moustiques et s’ils me piquent je ne pourrais plus voir le joli dessin en suçons que m’a fait la reine des amazones.

Lorsqu’il a voulu construire son dirigeable j’ai été obligé de fouiller dans la pendule et de lui ressortir ma seule paire de chaussettes propres que je gardais pour les grandes occasions. Pour qu’il ne remarque pas le subterfuge, je la parfumai grâce à un morceau de camembert. Il trouva tout de même curieux le fait que mes chaussettes sales étaient en boule et il a réprimé un hoquet au moment ou la croûte blanchâtre du camembert est tombée de la boule.

Nous avons accroché la pendule qui flotte (sur le matelas pneumatique) à notre dirigeable et nous sommes partis vers de nouvelles aventures. J’ai attrapé un coup de soleil et on ne voit plus le dessin des amazones. En plus Francis il me dit que c’est parce que je me suis baladé tout nu sous la lune. Je pèle j’ai mal j’en ai marre. Si seulement Hercule avait laissé à ces guerrières leurs ceintures (et leurs corsages, mais ça l’histoire l’a oublié) hé ben j’aurais été moins aguiché, et j’aurais pas de coup de soleil !

Francis et le poulet se moquent de moi il font cui cui tout le temps et moi j’aime pas parce qu’à cause du soleil je ressemble à un œuf au plat trop cuit.

Pierre

13/07/05

Du vent, des vagues, de l'écume, et une horloge détraquée qui sonne à tort et à travers... On s'fait chier dans cette aventure ! Heureusement que notre ballon a résisté à notre taille normale, comme quoi le pet de varan est beaucoup plus léger que l'air et l'estomac de tortue vraiment résistant. Bon, allez, c'est mon tour de faire de faire la vigie pendant que Pierre s'arrache ses pelades en poussant des petits cris dégoûtés. Alors, à l'est, que dalle... des vagues, au nord : rien, à l'ouest, rien de nouveau, au sud... Mein Gott ! Un Zeppelin ! Il est rouge vif... une étrange écriture cursive court sur ses parois... Ce sont ces vipères lubriques capitalistes de Coca-Cola ! (il faut vous dire que pendant la nuit, Pierre et moi nous sommes adonnées à la lecture de l'oeuvre complète de Marx, qui se trouvait par hasard dans la pendule, et que nous en avons conclu que la révolution prolétarienne était la seule voie possible pour un monde meilleur, Pierre vous expliquera cela sans doute mieux que moi).

Je secoue Pierre un grand coup, et lui hurle dans les tympans de se lever. Pierre sursaute, voit le zeppelin et devient comme fou, il empoigne son sabre et hurle des imprécations vers l'ennemi, qui fait semblant de ne pas nous remarquer. Aha, attendez un peu, vous allez voir si on peut se moquer longtemps du peuple affamé...

Je pointe notre canon sur le pont avant de l'ennemi. Il est chargé de 18 livres de mitraille. Pierre allume la mèche, et la grenaille fait un carnage dans les rangs ennemis, qui finissent par nous regarder. Tremblez, racailles, car nous allons passer à l'abordage !

Je lance un grappin, qui s'accroche dans les armatures métalliques de leur machine. Pierre attrape la corde, et, agile comme un singe, entreprend le périlleux passage vers l'ennemi, qui tente de mettre en place une stratégie de défense. D'ici, nous pouvons entendre les ordres lancés par les officiers ennemis (What's happening ? Why doesn't the captain do anything ? Is it a special attraction ? I thought we were supposed to have a pleasant holidays, that's what they said in the brochure ! My God, they killed Kenny ! Hey, these guys are not joking ! They're attacking us for real ! AAAaaaargggh ! J'en déduis, dans un éclair de lucidité, que nous avons affaire à de riches bourgeois qui pensaient se prélasser tranquillement dans une croisière en zeppelin au dessus de l'Atlantique. Sales exploiteurs du peuple, vous allez voir ce que vous allez voir...

Francis

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Francis 05/06/2007 20:28

Des anachronismes ? Où ça ?(attends les prochains épisodes :-p)

Mélina LOUPIA 04/06/2007 22:18

Owe c'est quoi ces anachronismes là?Pis pourquoi t'en dis plus que lui?Pffff...Bande d'escrocs imaginaires.Des bizettes.