Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

FIGB recrute




Recherche

29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 20:21

Coucou les aminches !

Résumons la situation : lors du dernier épisode, Pierre et moi nous étions échoués sur une île déserte. Nous nous séparâmes (car Pierre sentait des pieds) pour explorer. A cette séparation succédait une terrifiante épopée à travers les remugles puants de marécages jungliformes hantés de mouches, de trucs purulents et de primitifs adorateurs de Cthulhu. On en était au moment où nous nous trouvions tous les deux sur le point d’être capturés par une tribu de farouches amazones. Enfin, moi je l’étais déjà.

Attention, carré rose (interdit aux moins de douze ans) : des sous-entendus graveleux, des double-sens, puis du cul aussi. Niveau Angélique marquise des anges, au moins.

Pour l’info, j’étais en pleine lecture d’un bouquin de fantasy de Terry Goodkind qui m’a influencé dans la description de demoiselles. Vive la boue.
Pour l'info aussi, après ça, on a arrêté les exercices de style, trop pénib'.

 

De profil, non l’autre.

 

 

Ereinté par une dure marche sous un soleil de plomb dans une jungle sans ombre, je parvins enfin à une charmante fontaine dans un village inconnu. Je me rinçai le front puis l’oeil, lorsque je découvris que j’étais entouré d’une cohorte de guerrières amazones, alliage parfait de force et de féminité.

Une myriade d’yeux d’ébènes scrutaient mon regard hébété, et je mis quelques longues secondes à réaliser la situation… Seul dans un village de déesses meurtrières, chacune d’entre elle capable de me tordre soudainement le coup, d’un gracieux mouvement de poignet.

Lorsque que la plus grande d’entre elle banda son arc, j’étais paralysé de fascination, les ombres des arbres caressaient sa jolie peau ambrée, l’arc émit un petit gémissement, la lueur glacée de la pointe de la flèche brillait joliment dans son regard profond.

Un frisson statique parcouru mon échine, elle allait délier ses doigts fins et tirer. Son trait accrocherait mon cœur, je succomberais, raide mort.

Un soupçon de sourire frôla son visage alors que le projectile pénétra violemment entre les deux lèvres du fauve qui allait se jeter sauvagement sur moi.

Les langues et les carquois se délièrent, laissant place au repas et à la boisson. Dans un calice râpeux, je me suis délecté de nectar sirupeux. Puis j’ai goûté la chair tiède et ferme, en réprimant l’envie de croquer dedans à pleines dents.

Mon regard enivré contempla les danses tournoyantes autour du feu. Sur des volutes de fumée orange virevoltaient les ombres furtives et éphémères des danseuses endiablés. Une frise floue et fluctuante flottait, je regardais l’esprit absent, ses danseuses qui ne touchaient jamais terre.

J’abandonnai mon corps dans les bras chaleureux et attentionnés.

 

 

 

12/07/06

 

Je n’en peux plus. Ces femmes m’ont enfermé, après m’avoir dépouillé de tous mes vêtements, dans une hutte étouffante, où je ne peux qu’entendre ce qui se passe à l’extérieur, sans pouvoir savoir ce qui se passe. Des gémissements rauques me parviennent. Il me semble reconnaître la voix de Pierre, aussi bizarre que ça puisse paraître…

Soudain, deux amazones pénètrent dans ma prison. Elles ne sont vêtues que d’une couche de boue sombre qui leur couvre tout le corps, leurs poitrines rondes et fermes tressautent à chacun de leurs pas, se soulèvent à chacune de leurs inspirations, faisant monter en moi un désir que je ne puis comparer qu’à celui qui me prend à l’ENSAR, quand je contemple (BIIP) discrètement.

Je tente de cacher mon émotion, mais l’une d’elles se penche vers moi et émet ce qui me semble être un commentaire approbateur. Elles fait signe à sa compagne de se retirer, puis s’agenouille près de moi et me renverse à plat dos sur le sol. Alors que mon esprit essaye de démêler ce qui se passe, elle se relève, passe une cuisse au dessus de mon ventre, puis se repose, dans ce qui semble être un mouvement acquis par une longue pratique… Je ne suis sans doute pas le premier naufragé à échouer ici.

Pendant un certain temps, je me félicite de ma situation, je ne pense à rien d’autre qu’à l’instant présent. Au bout d’un moment, ma nouvelle maîtresse m’abandonne, et cède sa place à sa compagne, qui attendait à l’extérieur de la hutte. Celle-ci rentre, me tend une gourde remplie d’un liquide à l’odeur étrange. J’en avale une gorgée, qui semble me descendre immédiatement dans le bas-ventre. Puis la séance recommence. La nuit m’apporta encore quatre jeunes femmes, toujours aussi attrayantes, avec leurs chevelures lissées en arrière par une boue épaisse, leur chair souple recouverte de la même substance étrangement excitante, la même chaleur quand je prenais leurs seins lourds dans mes mains tremblantes, et la même liqueur avant chaque passage à l’acte, pour laquelle bien des laboratoires pharmaceutiques donneraient sans doute une fortune, étant donnée son efficacité.

Le lendemain matin, dès l’aube, à l’heure où l’aurore aux doigts de rose blanchit de ses doux rayons la riante forêt, je me réveille fourbu (ce qui est compréhensible, vous me l’accorderez).

Je me rappelle soudain de mes lectures de jeunesse (les magazines de papa cachés dans le grenier, au fond d’un vieux coffre) : d’après ces ouvrages de référence, les amazones des caraïbes éviscèrent leurs amants après qu’ils aient servi ! Je ne sais pas si les auteurs ont vérifié leurs sources, mais je ne tiens pas à le savoir.

Après quelques efforts, je parviens à me libérer de mes liens, et, silencieusement, je m’empare d’un bâton qui traînait sur le sol. Je jette un coup d’œil rapide à l’extérieur, constate qu’il n’y a qu’une seule garde à moitié assoupie (compréhensible, après la nuit qu’elle a passée), je sors donc, lui assène un bon coup de trique sur le crâne pour m’assurer qu’elle ne sonnera pas l’alarme, puis je me dirige vers le premier chemin que je vois. Miraculeusement, il m’amène à une plage où je retrouve un Pierrot à l’aspect éreinté. Sa nuit n’a pas dû être plus reposante que la mienne… Il va falloir que nous trouvions un moyen de quitter cette île…


Francis

 

12/07/06 On n’est pas samedi… et alors !

 

*** Scène interdite aux moins de 18 ans, aux bonnes sœurs, aux prudes et aux cafards parce que les cafards c’est dégoûtant. ***

 

Derrière moi, se tenait l’amazone qui m’avait sauvé la vie, c’était leur reine. Son corps était décoré de peintures. Elle l’avait enduit d’une substance brillante qui faisait ressortir les courbes gracieuses de ses muscles saillants. Tandis que ses doigts glissaient sur mes pectoraux, je remarquais autour de ses poignets, de fins bracelets d’or et d’opale merveilleusement ouvragés.

Mon dos, tomba entre deux bras fermes et délicats qui commencèrent à masser mes épaules. Lentement mais sûrement, de petites pressions délassèrent mes muscles crispés, trop souvent bandés à tort et à travers. Avec dextérité, ses deux mains descendirent le long de ma colonne vertébrale, une douce caresse sur un sentier frissonnant.

Une autre de ses camarades, plus fine et plus brune, entrepris de me masser les pieds, tandis qu’une troisième faisait rouler mes mollets et mes cuisses entre ses paumes expertes.

Les autres amazones dansaient et tournoyaient à coté de moi, leurs yeux emplis de fougue. Je compris bien plus tard, que seul le charisme et l’autorité naturelle de leur reine, les dissuadait de se ruer sur moi.

Alors que mon corps finissait de se détendre, deux mots à la sonorité sulfureuse furent chuchotés dans mon oreille, et je compris instinctivement qu’il était temps pour moi de passer à l’action.

Les deux amazones s’écartèrent de quelque mètres et seule la reine restait, langoureusement étendue sur le sol.

Son sein gonflé de désir pointait vers le firmament étoilé tandis que ses lèvres sensationnelles susurraient de subtils souffles sensuels. De petits tressaillements parcouraient sa peau qui vibrait au rythme des danseuses. Une voluptueuse odeur de musc se dégageait de chaque pore de sa peau luisante.

L’attraction naturelle exercée par ce corps rebondi captura mes mains qui le parcourent avec une lente frénésie. Regard hypnotique sur fond de caresses, mes lèvres frôlent sa bouche et goûtent son arôme épicé. Mon corps enflammé collé contre sa chair en ébullition s’abreuve de plaisir lors d’un baiser torride.

 

Le temps s’arrête en un instant éphémère, nos âmes semblent fusionner, nos corps le font. Sa peau est tiède, je suis brûlant. Un souffle boisé folle ma nuque tiède, Ma main caresse ses cheveux ambrés. Va et viens endiablé au rythme de cœurs déchaînés battants à l’unisson. Tout d’émoi gonflé, sans jamais se lasser, enlacés sans penser, elle et moi somme restés, toute l’éternité.

Assouvis, avachis, nous nous sommes séparés, bref instant de repos avant de recommencer. Transpirante de satisfaction, elle s’est levée. Je suis resté un instant le corps couvert de sable rugueux allongé sur le sol à écouter le doux sifflement du vent dans les feuilles et les petits craquements du feu. Une poussière de suie incandescente déposa sa traînée pourpre sur au travers du ciel sombre.

 

Une autre amazone s’est approchée d’un pas léger. Son visage angélique avait tous les trais frais de la jeunesse. Une charmante mèche de cheveux cuivrés masquait partiellement le vert profond de son iris émeraude aux reflets faussement innocents.

En plongée, mon regard a plongé dans ses yeux échaudés. Contemplatif, sans être hâtif, je la regardais. Ses inspirations, au rythme de ses poumons, me procuraient un merveilleuse sensation.

Je dus quitter des yeux cette divine succion, pour contempler le spectacle qui s’offrait à moi. Au travers de la paroi d’une hutte, je pouvais voir deux silhouettes féminines vacillantes s’enlacer et se frotter calmement. J’étais captivé par cette tapisserie ocre et brune. La plus petite des silhouettes tenait dans sa main ferme une baguette souple. De brefs coups de poignet elle réalisa une série de courbes rythmées. Des hurlements de plaisir douloureux traversèrent la tenture, alors que les corps s’arquaient celons la cadence des claquements à l’Harmonie* parfaitement Sado-Masochiste.

Mon regard et mon attention se concentraient à nouveau sur les succulentes succions successives qui se terminèrent par le dépôt d’un collier de perles nacrés sur une peau brune et satisfaite. Le reste de la nuit orgasmique, ne fut qu’explosion jouissive de corps partagé dans une nature naturiste, mélange flou et mouvant, pulsations physiques effrénés, rythmes sensuels et endiablés, danse charnelle sans fin, dextérité amoureuse, et hurlements animaux.

 

Ce n’est qu’après une trop courte éternité que le village fut repu. Trop éreintées pour me découper en rondelles comme l’exigeait la tradition, les amazones préférèrent me laisser partir, ce que je fis le pas traînant car après avoir goûté à leur boisson et à leurs charmes, il est difficile de rejoindre la jungle moite dont la chaleur suffocante n’a rien à voir avec leur corps chauds.

 

*Pour toi présidente, j’ai pas pu résister :-) **

** c’est une private joke, hein.

 

 

Pierre

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

PierreZTY 07/06/2007 17:33

Je me demande bien pourquoi ce texte sussite ttellement d'interret. je crois que je devrais me mettre au roman érotique.Amélie je suis content de constater que tu est encore en vie. J'ai recu ta carte et je l'ai au moins lue 15 fois Merci ;). Je vois que tu as réussi a survivre aux moustiques mutants du laos et al la chtouille perfide, félicitation.

Frenchmat 30/05/2007 10:43

Bande de malades !  (c'est un compliment, bien entendu)Mon épisode préféré !   (va savoir pourquoi)   :-)

M�lim�lo 30/05/2007 03:04

Ca fait plaisir de relire ça ;-)Et faudrait p'têt que je pense à finir les dessins un jour, moi...

Mélina LOUPIA 29/05/2007 22:34

Ptain après Dorcel il a rien inventé hein.Des bizettes