Les exaltantes aventures de la vie de moi

Mercredi 7 mai 2008 3 07 05 2008 19:42

Waw.

J’ai un tout nouveau pécé, là, devant moi, maintenant, en ce moment même.

Je l’ai commandé hier, ce matin, il est arrivé devant ma porte, avec un monsieur Chronopost. Je l’attendais pas de sitôt. Ca surprend, mais j’ai fait avec. J’ai juste viré Norton Antivirus, je garde windows vista pour voir si c’est aussi nul qu’on le dit (oui, je suis joueur). Et j’ai réussi à me connecter au wifi en quinze secondes, je suis fier de moi, là. La classe.

Bon, maintenant, faut quand même le temps que je m’habitue, hein.Déjà à cette manie insupportable de Vista de demander la permission à chaque truc que je veux faire, c’est pénible, ça. Puis au nouveau Word provisoire, qui est moche. Ha si. Il est très moche, avec son fond bleu ciel tout pourri. Je l’aime pas. Pas plus que le touch pad, qui gratte sous les doigts, mon ancien était mieux. Par contre, j’aime bien mon clavier, il est confortable et je tape bien avec, c’est bien agréble, même si mon texte apparaît sur ce fond bleu ciel insupportable. Il est où, mon gris ? Hein ? Hein ? Et où est-ce qu’on sauvegarde avec ce word tout pourri ?

Raaah.

Mais je vais faire avec. Je suis d’un flegmatisme olympien vis-à-vis de ce nouveau pécé, moi qui aurait été excité comme une puce à la seule éventualité d’avoir une souris neuve l’année dernière seulement. Même quand j’ai acheté la Game Cube qui est sous la télé en ce moment (je t’avais pas dit, papa ? Une affaire, hein), ben je n’ai pas été submergé d’émotion, contrairement à quand j’avais eu la première Game Boy® il y a un gros bail.

Mon Dieu. Je deviens un gros blasé de sa race. Merdalors.

Pourquoi ? Pourquoi ?

Chienne de vie. Et avec tout ça, il faut que je révise les provinces chinoises et leurs capitales, Guizhou, Fujian, Liaoning, Guangdong, Henan, Hebei, Hunan, Hubei, Xinjiang, Chongqing et tout et tout. Puis les industries, les chômeurs, l’agriculture, le système scolaire, tout ça. Que deviens-je, que deviens-je.

Je m’aigris.

Je prétexte un incendie sur ma ligne de RER pour pas aller prendre un pot à Paris. Je mets à la poubelle la quasi-totalité des articles que des médiocres proposent sur un site que j’aide modérément à modérer. Je prétexte le déménagement de mes colocs pour rien ranger dans la maison. Je prétexte le huit mai pour rien foutre (enfin, ça, je le subodore d’ici). Pfff. Tout est nul. Marre.

 

Et je sais même pas pourquoi. Ou alors, c’est le temps. Soleil de merde.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Lundi 12 mai 2008 1 12 05 2008 20:42

Ce soir, j'ai bu. Dimanche, en fait, là quand j'écris, pas quand je publie. Parce que j'attends, des fois, avant de publier. Là, c'était avec des amis. Au bord du canal Saint-Martin, pour faire dans l'original. Je les ai fuis, sur la fin.


Ca avait bien commencé, pourtant. Je m'étais paumé en venant, bien sûr. Tourné vingt minutes autour de la gare de l'Est avant de trouver le coin de béton où s'étaient installées les deux blondes que j'étais venu rejoindre sans arrière-pensée.


Comme le coin est un peu glauque, des allées de béton autour de la flotte, j'avais apporté une bouteille de cointreau qui traînait dans la maison après le départ des colocs (en fait, elle était à moi). On a bouffé des chips, parlé des mecs concepts d'une copine (avec un pull en jacquard, et qui ressemble à rien sur facebook), on a chanté des chansons, Nathalie mon amour des JMJ, puis Daniela parce qu'un type avec une guitare le jouait de l'autre côté du canal. Puis Joe Dassin, avec des voix de basse. Hooo ouais baby. Puis on a bu du Cointreau. Surtout moi, parce que je bois pas à la maison, même quand j'entame une bière, je la finis pas. J'arrive pas à être alcoolique. J'arrive à rien. Alors je bois. Et je récite les provinces de Chine et leurs capitales, et je parle aux gens qui passent, haaaaa le monsieur, il court droit sur moi, il va m'écraser, ouf il l'a pas fait, il a changé de direction, alors je le remercie. Le Cointreau, ça rend loquace et poli. C'est rigolo, d'être poli, avec des parisiens qui n'ont pas l'habitude.


On discute pas que de concepts et de pouffes qui lisent que Soleil et pensent qu'à l'argent, hein, on parle monographies sur le merlu et l'hoplosthète rouge, aussi. J'avais oublié des choses, dis donc. Les filles, ça se rappelle de plus de choses que moi. Sur l'hoplosthète rouge aussi bien que sur le merlu. Même si c'est moi qui les ai écrits, ces trucs. Je me dis qu'il faudra que je les recycle sur mon blog. Je suis intoxiqué. Du blog, et du Cointreau, qui me fait dire que je pourrais me foutre à l'eau et ne pas le prendre mal, mais je suis quand même prudent en marchant sur le bord du canal, on sait jamais, même si le Cointreau fait moins d'effet que ce que j'aurais pensé.


Puis je vais faire pipi, parce que le Cointreau, ça donne envie, même épongé par des chips et des Paille d'Or. J'en profite pour demander au guitariste de Daniela et de l'autre côté du canal de jouer plus fort, parce qu'on entend rien et qu'on peut pas chanter, de l'autre côté. C'est triste, de pas pouvoir chanter, alors je demande, avec les yeux qui penchent et le bob sur la tête, même s'il fait nuit, le bob c'est important pour le style, merci papa pour ce bob, il me sert plus que tu ne le pensais sans doute. Puis je rentre et ça discute boulot. J'aime pas quand ça discute boulot, statistiques, aquaculture, jeu de données et salaires. Je dis des conneries, puis j'attrape mon sac.


Je pars, comme un con, sans dire au revoir.


Le Cointreau attaque plus que ce que je pensais, en fait.


J'y penserai la prochaine fois que je boirai au canal Saint-Martin.


Edit lundi matin : punaise, ça attaque en fait ce truc. Beuuuh.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 05 2008 23:42

Aujourd'hui, j'ai pris une grande résolution, et je l'ai tenue séance tenante. Marre de carburer aux Prince de Lu, assez du saucisson trop cher, je suis allé faire mes courses au supermarché, et outre le papier toilette double épaisseur et le Canard Enchaîné, j'ai acheté du légume.


Enfin, biologiquement parlant, des fruits, plutôt. Des tomates. Des bonnes tomates-grappe de serre, avec la branche qui sent bon. Des mois que ça m'était pas arrivé. Enfin, que je les achète et les utilise, tout ça tout seul vu que là, y'a personne dans ma maison, je me balade tout nu comme je veux en ne risquant de complexer que les araignées.


Je suis fier de moi, là. Je me rapproche du seuil des cinq fruits et légumes par jour. Et par moi-même, sans que ce soient des restes de VIP (même si les cerises délaissées par Carla me manquent un peu), et sans que ce soit une quelconque femelle qui les prépare.


Non non non, j'ai tout fait tout seul. Tout seul, j'ai concocté une vinaigrette à l'huile d'olive, avec de la bonne moutarde de Dijon, tout seul j'ai ôté à un oignon sa peau bronzée, tout seul j'ai tranché sa chair à la blancheur diaphane au couteau à Marcassou, tout seul je suis allé faire caca (et je me suis lavé les mains), tout seul j'ai ensuite lavé des tomates, leur ai ôté le vert et les ai coupés en morceaux que j'ai tout seul mélangé aux oignons et à la vinaigrette, avant de les dévorer. Pas toutes seules, quand, même, je m'ai fait un croque-monsieur avec la machine à croque de ma cousine.


Alors quand même, je tenais à le faire savoir.

De même que je tenais à dire que le paquet de chips que je n'ai pas mangé sur les bords du canal Saint-Martin en buvant du Cointreau. Depuis samedi, ce paquet traîne chez moi, même pas entamé. Je suis d'une force morale rare, en ce moment, je trouve.

J'arrive même à passer outre la disparition du micro-ondes, parti avec sa propriétaire légitime.


Par contre, j'arrive pas à réviser mon chinois, j'ai plus envie de dormir ou de couper des tomates au couteau à Marcassou. En fait, le simple fait de tenir un couteau à Marcassou me donne des envies de trancher dans tout ce qui passe. Tenez, j'ai même ouvert l'emballage de la prise péritel de mon lecteur DVD au couteau à Marcassou, et regardé des épisodes des Simpson dessus (il marche bien, merci les petits amis !).


Mais bon, un emballage plastique, c'est pas comme un dauphin, quand même.


D'ailleurs, peu de choses sont comme un dauphin, le poireau commun, par exemple, a très peu de points communs avec les dauphins. Mais trêve de salamalecs, je ne sais plus du tout si je voulais en venir quelque part, ou si je tentais juste de pondre de la ligne, alors que même pas je suis payé pour.


Tiens, sinon, j'ai un nouveau bout de dent dans la bouche, il fait tout lisse sous la langue, c'est du toc. Mais au moins, je peux manger des Prince de Lu sans complexe. Même si j'essaye d'en manger moins, pour finir mes tomates avant qu'elles moisissent dans le fond du frigo, ce qui risque d'arriver si personne ne vient à ma rescousse. C'est pas facile de se forcer à manger du légume quand on est tout seul chez soi avec MSN et les Simpson. Et peut-être Scrubs, mais je dois vérifier.


Bon, je crois que je commence à tourner un peu en rond, je vais m'arrêter et aller arroser les fleurs de ma grande soeur, qui ont survécu à son absence de plus d'un an, je pense que je peux être fier de moi, d'ailleurs je le suis, c'est mieux comme ça. Il faut bien que quelqu'un le soit, sinon, le monde serait bien triste, et quoi de pire qu'un monde triste sans pouvoir d'achat, hein ? Vous voyez bien. Pfu, allez, dodo.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 05 2008 22:42

Ca y est, j'ai fini les partiels de chinois, sur un foirage à l'oral mais c'est pas grave.

Je vais pouvoir me remettre à stresser sur mon avenir.


Ceci dit, tout n'est pas à jeter dans ces partiels, y'aura des bons souvenirs, hein. Grand moment d'émotion, mardi dernier, par exemple, pour la dernière fois que je verrai notre sculpturale prof de géographie pleine de cheveux et d'accent russe roulant.

Puis au moins, ça m'aura permis de rigoler un peu, son contrôle de géographie. Parce que y'avait pas que les noms des provinces et de leurs capitales à retenir, hein.


Non, on était aussi censés répondre à des questions, comme quel est le nom du premier ministre chinois, et d'autres trucs.


On devait faire une mini dissertation sur un sujet au choix entre cinq, dont le barrage des Trois Gorges, ce qui m'a permis de baratiner plein de trucs sur les conséquences environnementales du barrage, depuis l'inaccessibilité des frayères des poissons potamotoques jusqu'à la disparition des microécosystèmes de la ripisylve en passant par l'accumulation des sédiments sur lesquels les polluants vont s'adsorber avant d'être remobilisés. Je sais pas comment elle va le prendre, surtout que cette partie est nettement plus longue que la partie historique ou conséquences sur la population.


Mais c'était pas la partie la plus rigolote de l'examen. On avait une question qui nous demandait de donner des solutions à la déficience en gonzesses de la Chine (parce qu'il doit y avoir quelque chose comme trente millions de mecs de plus que de gonzesses là-bas, suite à la politique de l'enfant unique).

Donc, hop, propositions d'incitations à faire des gamines par des primes, punitions sévères pour les médecins révélant le sexe des enfants (bon, celui-là, à mon avis c'est déjà le cas), importation de pondeuses étrangères...


Le côté rigolo de la question était que ça ne demandait pas de solution qui soit acceptable sur un plan éthique, ce qui laissait une certaine ouverture, dans laquelle je me suis pas privé de m'engouffrer.

D'autant plus que bon, l'éthique, en Chine, c'est pas forcément ce qui pose le plus de problème.


J'y suis donc allé de mes propositions d'avortement sélectif des foetus mâles, et de provocation d'une bonne guerre avec l'Inde (qui a le même problème), vu que les soldats sont généralement des hommes, ça règle rapidement la question, de réitération de l'enlèvement des Sabines, tout ça.


Bref.


C'est fini.

Je suis libre de cours.


Je vais m'emmerder méchamment.

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Lundi 2 juin 2008 1 02 06 2008 17:42

Foutrecul.


Encore une journée à rien faire, planté devant mon pécé, à essayer de me convaincre qu'il faudrait que je fasse quelque chose de ma journée, à défaut de ma vie.

Et pendant que j'attends, Julien Benneteau se fait sortir par un Suisse. Alors qu'il jouait pas si mal. Scandâââle.

C'est pas comme si j'avais rien à foutre, pourtant. Faut que j'aille acheter des tomates, que je refasse mon cévé, que je rédige une lettre de motivation pour un job à Beauvais (Beauvais !), que je fasse le ménage, aussi.

C'est plein de scarabées morts partout, je sais même pas d'où ils viennent, ils traînent sur le dos, comme des tortues attendant la soupe. Non que j'aie envie d'en faire de la soupe, de ces bestioles, ça doit pas avoir des masses de jus. Non, si je devais faire de la soupe, ce serait plutôt de la soupe de poney, mais j'en ai pas sous la main. Par contre, j'ai de la soupe à l'oignon, de la soupe chinoise à la poudre de poulet, et de la soupe de poisson, avec de la bonne rouille, et j'ai vérifié, elle est même pas périmée.


Faudrait aussi que j'achète du pécu, je suis au bout du rouleau, ça va devenir difficile. Parce que comme j'ai du temps chez moi, j'aime bien aller faire caca avec un bon livre bien long. Mais qui dit caca dit essuyage, donc papier. Heureusement que je sais qu'on manque pas de forêts en France, je culpabiliserais grave sa race, sinon. Car j'ai un coeur, j'ai une âme ! Je ne suis pas qu'un pur intellect insouciant des conséquences de ses cacas, contrairement à ce que voudraient faire croire des gens que vous ne connaissez pas et c'est tant mieux.


Ha, et sinon, je sais pas si je vous ai dit (en fait, j'ai dû le dire à certains d'entre vous), mais samedi, je suis allé à Roland Garros. Y'avait des filles au jeu chiant, et des mecs au jeu chiant mais qui mettaient de l'ambiance en engueulant les ramasseurs de balle (ça c'est David Ferrer, qui est le premier à m'avoir fait supporter cette petite frappe de Lleyton Hewitt. Il avait pas apprécié que le ramasseur de balles lui apporte sa serviette alors qu'il l'avait pas demandée), ou alors en étant français et en jouant contre un suédois qui servait à plus de 220. Et en gagnant. C'était bien. On a pu rigoler, en criant, vas-y Julien, montre-z-y qui c'est Batman, parce que le français c'était Julien Benneteau, et l'autre en face s'appelait Robin (on a pas idée, franchement). Tiens, on a si bien gueulé et fait la ola que le Julien, il avait jamais vu ça, c'est lui qui l'a dit, même lequipe.fr a parlé de nous et de l'ambiance exceptionnelle sa mère qu'il y avait eue dans le stade.


Mais bon, ça l'a pas empêché de perdre aujourd'hui, Julien Benneteau. Ni moi de regarder, au lieu de faire le ménage. Il faudrait que je passe l'aspirateur sur ces scarabées morts. Que je foute des vieux papiers à la poubelle. Que je corrige des articles sur un autre site. Que j'aille acheter des Prince de Lu. Que je demande à ma cousine ce qu'elle fait avec un cerceau dans le salon.

Tu fais quoi avec un cerceau dans le salon Héloïse ?

Je réfléchis, je réfléchis, je cherche des idées, ça me stresse, t'es pas allé faire des courses finalement ?


Ben merci.

On se préoccupe des gens, ils vous renvoient le groin dans vos tares procrastrinatrices.

Monde de merde.

Va falloir que j'aille acheter du pécu.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 06 2008 00:42

Aujourd'hui est un jour d'accomplissements. Ma fièvre procrastinatrice est retombée, l'espace de quelques heures enflammées, quelques heures d'activité frénétique et presque productives. Je sais pas si vous vous rendez compte, hein, mais là, j'ai le palpitant à 180. Limite j'en reviens pas.


Pour tout vous dire, je me repasse le film de la journée dans la tête, tellement j'en reviens pas d'avoir fait autant de ma journée, et d'être encore vivant à son issue.


0800 : mon réveil sonne. Enfin, la corne de brume qui en fait office résonne aux frontières de mon esprit justement embrumé. En même temps, tant mieux, je rêvais que ma petite soeur était morte, ce qui n'était pas des plus agréables. Je vous rassure, elle va bien. J'aurais dû reprogrammer mon réveil, huit heures c'était pour partir à Roland-Garros samedi (je vous ai déjà dit que j'y étais allé ?).

Je reprogramme mon réveil pour neuf heures.


0900 : mon réveil sonne. Enfin, la corne de brume qui en fait office résonne aux frontières de mon esprit justement embrumé. Je me lève, vais pisser, je reprogramme mon réveil pour dix heures, je me rendors (sans rêve).


1000 : mon réveil sonne. Enfin, la corne de brume qui en fait office résonne aux frontières de mon esprit justement embrumé. Je me lève, vais pisser, lis dans mon lit, vais pisser, m'habille, descends vérifier que je n'ai pas de boulot d'admin à faire chez des belges. J'envoie un SMS pour retrouver un poteau de la fac pour voir les notes et manger.


1100 : je pars à la fac.


1120 : j'ai un RER. Je lis.


1150 : je passe devant la librairie Goscinny. Elle est fermée. Je vais pisser à la bibliothèque universitaire.


1205 : mon camarade arrive de Gibert, le traître. Avec cinq minutes de retard. Nous montons voir nos notes.


1210 : je regarde mes notes à l'écrit. Je regarde les notes des autres pour comparer. Hinhinhin, je suis dans les premiers des mâles occidentaux.


1211 : je vais revoir la note de géographie, pour constater que c'est toujours la même.


1212 : danse de la joie dans les couloirs. Année réussie, et plutôt pas mal en plus. Wouhouhou !


1215 : on va voir madame Xu pour consulter nos copies. Comme mon camarade va bientôt à Pékin pour deux semaines et demi voir des gens qui font du kung-fu et boire de l'eau minérale par précaution, elle accepte de repousser son repas, merci à elle.


1300 par là : on descend manger. Je prends de la iande, avec des frites, et une Danette. Je rajoute du ketchup pour les frites et de la moutarde pour la iande.


1310 : on discute de gastronomie hollandaise, de dégustation de bulbes de tulipe, et de turista, que je dois m'employer pour lui faire accepter l'existence. Je ne sais pas si cette phrase est bien française. Ceci dit, je confirme pour la turista, hein.


1400 : Je traîne à Gibert, j'achète trois bédés d'occasion : du Sfar, du Goossens, du Yakitate!! Ja-Pan.


1500 : je rentre à la maison. J'envoie un télégramme par internet.


1700 : je prends mon goûter devant Roland-Garros : thé et Prince de Lu.


2100 : Je sors les poubelles jaunes. Ca faisait un mois qu'on l'avait pas fait. Un container, et quatre sacs. Pfiou, il était temps.


2105 : Je fais la première béchamel de ma vie. On décide de faire un gratin de courgettes, vu qu'on a fait cuire des courgettes. C'est pas pour cafter, mais ma cousine, elle voulait faire de la béchamel pour mettre sur des croque-monsieur, et manger des courgettes nature. Baaah. Heureusement que j'étais là.


0006 : j 'écris cette ligne.


Putain, hein. Quand même. Je suis allé voir mes notes, j'ai sorti les poubelles, et j'ai fait une béchamel. Si c'est pas une journée productive, hein.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Lundi 9 juin 2008 1 09 06 2008 20:42

Aujourd'hui est un grand jour : j'ai signé un contrat. Un vrai, qui dit dessus que je vais gagner des sous. Je suis content. C'est pas aussi bien que rentier, mais au moins, ça va me permettre de passer du temps à la mer.

Parce que je vais compter des poissons. Enfin, essayer, si j'ai bien compris ma mission. Je serais habillé en ciré, avec un VFI qu'on m'a donné, et j'aurai une plaquette en plastique, des papiers, un cahier, des crayons. J'ai été bien shipchandlé. Même la gomme, ils me l'ont fournie. Manque juste la cotte cirée, que je retrouve plus, je vais devoir me dépêcher de l'acheter et de leur envoyer la facture.

 

Ca fait plaisir, l'idée de gagner des sous. On se sent d'avance un peu moins inutile. Ca faisait un bail.

 

La dernière fois, c'était il y a si longtemps. J'étais étudiant, et encore prêt à me raser pour la cause. Je l'ai fait. On m'avait fourni un beau pantalon noir que j'ai encore, et deux beaux T-shirts blancs, que j'ai encore, mais ils sont moins blancs. J'étais tout beau, tout propre, et avec une bande de gais lurons, j'ai passé trois jours à couper des saucissons à la machine, des saucissons secs et à l'ail, et des jambons secs. Et à manger du saucisson et du jambon sec. Purée que c'était bon. Ils se foutaient pas de leurs clients, nos employeurs. En plus, comme ça envoyait plein de de gras sur mon T-Shirt blanc, ça m'évitait de faire le service chez les VIP, à l'étage.

Ha oui, au fait, c'était à un salon agricole professionnel. On donnait à manger aux clients de Sanders. Mais pas que, hein ! On leur donnait à boire, aussi. Du jus d'orange, du perrier, du coca, du kir. Qu'on préparait de nos blanches mains, c'était bien. On mettait des gants, quand même. Comme ça on pouvait faire des blagues.

 

 

Mais il fallait pas les faire devant les clients, hein ! Parce que sinon, ils voulaient pas de nos calculatrices cadeaux.

 

Haha. En fait si, ils en voulaient toujours, de nos cadeaux, hein.

Enfin bon. C'est des bons souvenirs, gagner des sous. Puis le job était mieux que d'autres, hein. J'avais une copine qui devait vendre des produits contre la mammite, forcément, on lui demandait si on pouvait essayer sur elle. (oui, mammite, c'est une infection des mamelles, hein. Ca fait du lait tout moche. Et elle avait une sacrée paire de boules, la copine, pour rien gâcher).

 

Haaaaalalallaa. Ca fait bizarre, quand même, d'avoir un job en point de mire. Même si c'est juste pour 15 jours.

 

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Lundi 16 juin 2008 1 16 06 2008 22:42

Bon, ben voilà. Veni, vidi pas grand chose, reveni. Le vendredi 13 ne m'aura pas porté bonheur. Non seulement la France a été laminée au foute, mais on a appris alors qu'on prenait l'apéro dans notre hôtel que les bateaux qu'on était censés aller dessus observer la pêche étaient rapatriés. Ou en tous cas qu'ils avaient plus le droit de pêcher, donc nous plus l'occasion d'observer. Mon premier job aura été court.

 

Ceci dit, c'est une performance, non ? Réussir à être payé pour aller passer un week-end à Malte, playa, visite d'endroits poussiéreux, boîte, boîte, boîte. Bon, je vais peut-être bosser un peu histoire de gagner ces sous, finalement, ils nous proposent d'être honnêtes. Alors je vais gentiment leur rendre leur VFI, leurs pantalons cirés, leur cahier, les notes de taxi, et geeker. Ou faire de la bibliographie.

 

Parce que ça le fait quand même pas des masses, sur un CV :

 

« Juin 2008 : Mission d'observation de la faune nocturne du quartier Saint Julians à Malte. »

 

Bof, quoi.

Ceci dit, j'avais quand même commencé mon rapport, à trois heures du matin, légèrement éméché mais rafraîchi par trois quarts d'heure de marche pour le retour (notre hôtel étant en bord de mer, il suffisait de suivre la côte pour le retrouver, c'est l'avantage des îles)

 

Bref, voilà ce qu'il en est.

Voilà le souvenir qu'il te restera de ce court séjour à Malte, où tu étais censé attendre d'embarquer sur un senneur pour compter des thons. A défaut, et en raison de l'interdiction de la pêche au thon que tu auras apprise quelques minutes après ton arrivée à l'hôtel, tu auras maté des culs à Saint Julians. Et pas qu'un peu. Des culs à droite, des culs à gauche, moulé dans un mini-short, dans une mini-jupe ou dans une mini robe. Les culs sont partout à Saint Julians à minuit. Les filles en sont prodigues. Et force est de reconnaître qu'elles sont bien roulées. Des bonnasses, comme on dit affectueusement entre mecs un peu bourrés. Des bombes sexuelles. La maltaise n'est pas jolie, mais qu'elle est bonne, et avide de le montrer.

Le kilométrage impressionnant de cuisses étalées dans le quartier en est la preuve. Sans compter les gonzesses qui se trémoussent sur les comptoirs des clubs. Si ta maman ne t'avait pas bien élevé, tu laisserais sans doute échapper un Saaaaaalooooooope aux voyelles amoureusement allongées devant le spectacle offert par la brunette en mini-robe rouge qui essaye de faire croire qu'elle ne t'agite pas son string sous le nez. Sous le nez de tout le monde, d'ailleurs. Mais vingt ans d'éducation ne se laissent pas démonter par deux bières, un tiers de bouteille de pinard (moitié rosé, moitié rouge maltais) et une demi-douzaine de vodka-Red Bull (avec taurine). Donc, à défaut de t'exprimer vulgairement, tu mates.

 

Après ce moment de poésie médité sur le chemin du retour, et qui fait nettement plus long sur papier, je crois m'être endormi.

Ptain. Je suis allé en boîte à Malte. En boîtes à Malte, même. Merdalors. Je le fais absolument pas en France.

 

J'ai fait des trucs de jeune. Berk.

Pour me punir, je vais laisser les clés du blog à ceux qui étaient censés le garder.


 

Pour finir, une photo de la vue de l'hôtel (depuis la terrasse avec jacuzzi)


 


Et la vue de ma chambre :


 

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 07 2008 13:42

Hier samedi, on m'a traîné à la Japan Expo, sous le prétexte « Mais siiii viens, tu pourras me voir en déguisement de sirène, j'aurais une jupe et des coquillages sur les nichons ! ». Ce genre de chose ne se refuse pas à un ami, aussi couillu fut-il, je l'ai donc accompagné, de bon coeur parce que je n'avais rien à faire dont je me souvienne (même si je me suis rendu compte par après qu'en fait si).

 

Pour vous situer la chose, la Japan Expo, c'est le pays merveilleux des chaussettes rayées, du gel hyper fixant et de la mammelle. Et du kawaï, aussi, mais on ne peut pas avoir les uns sans subir les autres, donc il faut bien faire contre mauvaise fortune bon coeur, et se résoudre à l'invasion des free-huggers et des foules compactes devant les stands d'accessoires trop choupi.

 

Ceci dit, il existe un moyen efficace pour se prémunir des attaques sauvages de free-huggers, c'est de se confectionner soi-même une pancarte « free kicks » (totalement pompée au mec qui fait Jerry Stobbart), par exemple pendant les deux heures et quelques d'attente de l'ouverture des guichets, sous la menace de grosses vilaines gouttes de pluie, avec un bout de feuille et un stylo-rouge. A ce sujet, je me dois de remercier les geeks qui m'ont gentiment prêté un coin de parapluie, à qui il ne manquait qu'une cosplayeuse en Tifa pour le transformer en coin de paradis.

 

Mais les cosplayeurs avaient pour la plupart prévu le coup, et pris des billets avant. Nous dûmes donc nous contenter de regarder passer les porteurs d'épées ou de clés géantes, de jupes courtes et de bonnets Pikachu, dont vous n'aurez pas de photos ici parce que je n'en ai pas.

 

Mais bon. On a fini par rentrer. Et vous savez quoi ? Y'a même pas de queue aux chiottes à la Japan Expo ! Le pied intégral. Pour la peine, j'y suis retourné trois fois dans la journée (à l'arrivée, après le pique-nique au chocolat belge et tartines de foie gras, et après le dodo de l'après-midi devant la conférence sur Go Nagaï, le créateur de Goldorak).

 

Bon, y'avait pas que les chiottes de bien, hein. Y'avait plein de trucs rigolos, la 501ème légion de Stormtroopers accompagnée de Dark Vador, par exemple, la fédération française de jeu de rôle grandeur nature et ses mamelles sur échasses, puis les free-huggers. Eux, ils étaient particulièrement rigolos quand ils s'approchaient en souriant, puis faisaient un pas de côté en voyant que ma pancarte était pas la même que les leurs. J'ai quand même pu botter les fesses de deux d'entre eux, et d'une demi-douzaine d'autres., grâce à un discours rôdé sur le concept du don du free hug, détourné et perverti par les gens, et la création en réaction du free kick, qui garde l'esprit de don sans condition d'un coup de pied au cul des gens qui en ont besoin. Et j'ai mis un pain à une fille (en échange d'un autre, et dans l'épaule, on n'est pas des bêtes), et un coup de coude dans la tête d'une gamine innocente qui' n'avait rien demandé. Une bonne journée, tout compte fait.

 

(cette magnifique pancarte est copyright moi et Pierre, il a écrit Free, moi Kicks, et il a colorié le F, le premier E, le premier K, le C et le S, moi les autres, et j'ai dessiné les petites fleurs. Et j'ai fourni le stylo, et lui le papier)

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 07 2008 22:42

Faut pas m'en vouloir si j'écris pas, j'ai un prétexte, je lis.

Enfin, surtout, je trouve des trucs à lire pour ne pas attaquer Ada ou l'ardeur, qui traîne dans ma chambre depuis que je suis passé à la bibliothèque de ma tata pour que ma maman puisse emprunter des livres sur l'analyse transactionnelle qu'elle ne lira pas, mais qu'on lui a conseillé parce qu'elle part en Algérie, et là-bas, je sais pas si vous savez mais c'est plein de terroristes qu'il faut savoir reconnaître pour éviter de leur balancer des transactions tangentielles dans sa face et tant pis si ça lui gonfle la banque de strokes.

Moi, à sa place, j'apprendrais le krav-maga.


Enfin bref, je lis, quoi.


Bon, c'est pas tellement nouveau, en fait. Mais ça fait une bonne excuse pour glander.

Par contre, les bouquins, quand tu dois les posséder comme moi parce que tu sais que tu les reliras, ça revient cher. Surtout quand tu les lis globalement partout et tout le temps.


Mais vraiment partout et tout le temps.


En descendant les escaliers.

Dans les couloirs du RER.

En sortant les poubelles de nuit.

Aux chiottes, le livre posé sur le bac à linge sale et maintenu ouvert par un rouleau de PQ judicieusement placé dans le coin où y'a le plus de pages.

En taillant les rosiers (mais c'est plus difficile qu'en arrachant les mauvaises herbes, ce qu'on peut très bien faire assis par terre, en tâtonnant).

En coupant du saucisson, le bouquin coincé dans le tiroir à couverts ouvert.

En tartinant du beurre sur du pain, le livre maintenu ouvert par n'importe quoi qui traîne, un bocal à cornichons, un paquet de Prince, un autre livre.

Debout dans le salon.

Ma corpulence m'interdit dorénavant de lire sous les lits, mais j'aimais bien, quand j'était petit. Ca m'arrivait aussi de lire la tête en bas sur une banquette, les pieds au mur. J'ai arrêté.


Tout ça fait qu'un livre, ça dure pas des masses de temps. Alors, j'essaye de prendre des trucs un peu gros, en anglais (mais bon, maintenant, ça fait bien sept ans que je lis en anglais, ça marche plus des masses pour ralentir la lecture), sinon j'use trois livres par jour. En particulier si ce sont des polars à ma maman. C'était encore pire quand j'étais petit, où je pouvais aller deux fois à la bibliothèque dans la journée parce que j'avais fini mon stock de Six Compagnons ou d'Alice (même pas honte) empruntés le matin. Mais là, je peux plus trop, la bibliothèque est trop loin.


Puis je lis des auteurs que j'aime bien, parce que au moins, ça m'évite de dépenser plein de sous pour des trucs dont je suis pas sûr que ce soit bien. Comme l'Elégance du hérisson, qui m'a super déçu, heureusement que je l'avais fauché à ma tante (je lui ai rendu, alors que c'est pas mon habitude). Ou Marc Lévy. Ces gens là me fâchent avec la littérature française.

Pour me venger, je m'accroche à Pratchett, Hobb, Martin, Gaiman, Wynne Jones, Pullman, Hornby, et quelques autres rosbifs.


En tant que bon supporter de l'équipe de France de coupe Davis, des fois, j'ai honte de ne pas lire plus de bouquins français. Mais bon, la plupart soit me gavent vite, soit sont lus en deux heures. Pas rentable. J'aime autant m'accrocher à l'image d'amateur benêt de fantasy que certains ont de moi dans la famille (mais pas tous, houla non, ouf. En général, je suis juste considéré comme un branleur).

Pour tenter de rattraper mon inculture dans les autres domaines de la littérature, heureusement, on m'offre des bons bouquins des fois (Les Enfants de la Liberté excepté).

Mais bon, tout ça pour dire, voilà quoi, c'est les vacances, le temps de la lecture débridée et sans tabous, pas des notes de blog sans intérêt.


Ha, merde.


Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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