Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /Mars /2007 09:55

Moi, j'ai un pote (ça paraît extraordinaire, dit comme ça, mais c'est vrai).
Un bon pote, même. J'en ai d'autres, mais avec lui, c'est spécial, on est frères de carte téléphonique. Il y a trois ans, on a cassé une carte téléphonique en deux (une finie, hein), on a chacun pris une moitié et on la porte toujours sur nous, pour au cas où on se croiserait, comme ça on peut la sortir en poussant des petits cris. Bon, en fait, on pousse pas des petits cris parce qu'on est pas des gonzesses, hein, mais on la sort, et on se regarde dans les yeux, comme ça, et tout plein de choses passent dans notre regard. Par exemple "tu croyais m'avoir, mais je l'ai, ton bout de carte à la con".
Ha, c'est quelque chose, l'amitié virile, hein.

Puis hier, il m'avait proposé, parce que sa copine pouvait pas venir, d'aller à la remise des trophées de l'APAJH, l'Association Pour les Adultes et les Jeunes Handicapés (je sais pas pourquoi le H est en plus petit, peut-être qu'ils veulent qu'on remarque moins qu'ils sont zhandicapés, mais ça me paraît bizarre). Oui, parce qu'il avait des places gratuites, hein.
Alors on y est z'allés. Puis il avait compris qu'il y aurait Jacques Chirac, ça se refuse pas de voir un président de la République, hein. Bon, en fait Chirac il était là juste par la pensée avec nous, très fort. A la place, on a eu Julien Lepers.

Quand même. Il était tout excité, il faisait des petites blagues, "ha mais non je me suis trompé je suis pas à Questions pour un Champion", et tout, mais il se faisait pas de pub, hein, juste il nous a signalé gentiment que dans un mois, un mois et demi, y'a le Spécial Grandes Ecoles, qu'il faut pas le louper. Je crois qu'il prend de la cocaïne.

Donc cette remise de trophées, sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République Jacques Chirac, au Palais des Congrès de Paris, a eu lieu hier.
C'était très bien, en plus, on a applaudi tous en choeur quand Son Excellence l'Ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique est venu déchiffrer, la sueur coulant sur son front, son discours d'honorage d'être ici (je suis pas sûr qu'il comprenait ce qu'il lisait), on a applaudi plus fort quand madame Giannini est venue nous raconter comment elle avait commencé à s'intéresser aux handicapés et que finalement elle leur a consacré 50 ans, et elle a fait plein de trucs bien, puis on a applaudi à chaque remise de trophées, pour les entreprises qui sont bien pour les handicapés, (Accor cette année), les villes qui s'aménagent le mieux pour les handicapés (cette année, Sélestat, Bas-Rhin), le truc de service public le mieux foutu (cette année, Forez Aquatique Feurs), les machins culturels (cette année, l'assoc L'enfant @ l'Hôpital), le machin européen (cette année, des grecs)

On a beaucoup applaudi, cette soirée, les trophisés et les trophiseurs. Même que dedans y'avait des gens que je connaissais, Claire Borotra, Thierry Frémont, Titouan Lamazou, Laurent Boyer (si, si)

Puis on a aussi applaudi les spectacles, que dedans y'avait des trucs bien, y'avait le danseur étoile Desmond Richardson, Mayra Andrade, une chanteuse capverdienne (très mignonne) que mon pote sentait la saudade dans le dedans de lui, un groupe de gospel, Mario Biondi, un crooner italien avec un groupe de jazz pas dégueu qui l'accompagnait, des danseurs de hip-hop, y'avait des "rockeuses" (aussi rockeuses que Corneille, quoi, comme disait mon pote) bien foutues dont j'ai oublié le nom, Martin Rappeneau, pis Passi avec un autre gars, le comique (hum) marocain Booder, Lord Issa, le didji (dixit Juju) meilleur DJ hip-hop 2007...

Puis y'a eu un défilé sympatoche avec des pom-pom girls pas très synchros, des mannequins en fauteuil ou sur béquilles, et même Marylin Monroe en play-back sur Diamonds are a girl's best friends. Ca, c'était la bonne idée du truc, parce que elle commençait à danser en ombres chinoises, et quand elle déchirait la toile, c'était une noire (magnifique, en plus). Ca fait son petit effet.

Le tout traduit en direct sur écran géant en langues des signes, avec un traducteur avec des faux airs de Lambert Wilson, et une traductrice aux faux airs de Clotilde Courau (miam).

Bon, en fin de compte, ça s'est très bien passé, hein. Pas de regrets, on a eu notre content d'huiles, y'avait même Christiane Taubira qui ne s'est pas du tout faite remarquer qu'on l'a vue par hasard en sortant.

Le seul point noir, c'est que ça s'est fini à pas d'heure, qu'on a décidé de rentrer à pied parce qu'il devait plus y avoir de métro, et que c'était porte Maillot (tout tout au nord de Paris, quoi) et qu'on habite au sud de la porte d'Orléans (tout tout au sud de Paris). Donc on a essayé de s'orienter, on a réussi au bout d'un moment, on a fait tout les Champs-Elysées, le boulevard Saint-Germain, Saint-Michel...
Au bout de deux heures de marche, on a décidé de prendre le bus, parce que mon pote était un peu maladou.

Puis finalement, on est arrivés. Pas de chute pour aujourd'hui.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 10:36
J'aime pas téléphoner.
Une espèce de phobie. J'aime pas parler de loin aux gens que je connais pas, de loin, et c'est bien pire s'il y a quelqu'un dans la même pièce que moi. Là, je sens toute la désapprobation qui pèse sur chacun de mes mots maladroits, mon bafouillis tremblotant doit paraître inaudible à mon malheureux correspondant qui n'a rien à foutre de ce que je lui demande, une suée froide se met à couler le long de mes cuisses, le micro du combiné claque contre mes dents serrées.

C'est handicapant.
Pendant mon stage au [biiiiip], où j'étais censé rechercher des données, entre autres en appelant ce qui se fait de pire comme correspondants, des fonctionnaires qui ont du travail, j'ai rusé. J'ai envoyé des mails, j'ai cherché tout ce qui était possible sur internet, j'ai déclaré "ouais mais ces données on s'en fout", je reculais le moment fatidique en travaillant au lieu de surfer ou en me rendant compte que c'était l'heure de la troisième pause café de la journée (vive la recherche publique).

C'est d'autant plus ballot que chaque fois que j'ai réussi, contre mon gré, à passer un coup de fil, je suis tombé sur quelqu'un de sympa (qui me disait en général : "ha non, ces données j'ai pas" ou "c'est sur internet". Pas si dur, donc.

Mais même.
Là, j'ai beau rien foutre de mes journées, ça ne m'empêche pas de ne pas appeler France Télécom ou EDF, ou des gens que j'aurais dû (ou le pire, des amis qui auraient pu trouver un travail).

Je préfère encore marcher et aller voir les gens que leur téléphoner. Là, je viens (après 4 ou 5 mois d'insistance de mon papa) d'aller à la mairie (20 minutes de marche) pour demander des sacs poubelles pour le jardin. Parce que j'ai des feuilles mortes qui traînent dans le (petit) jardin depuis novembre, que j'ai commencé à désherber, et qu'un sapin de Noel traîne encore sur la terrasse (débité en petits morceaux par une de mes colocs la semaine dernière), et que la voisine est en train de faire tomber des branches dans la cour (ouais, j'ai une cour, un jardin et une terrasse. Et 5 colocs et un chat). Je rentre donc gaiement dans la mairie, je me dirige guillerettement vers la charmante secrétaire...

Et elle me donne un numéro de téléphone.
Par Francis - Publié dans : Les élucubrations verbeuses de moi
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 11:11

J’aime pas faire la cuisine.

Par contre, j’aime bien tout ce qui vient en amont de la cuisson.
J’aime bien éplucher, les patates, les carottes, les courgettes, les navets, mais pas trop les aubergines. Trop artificielles, les aubergines.

Je suis devenu un vrai pro de l’épluchage de patates, de carottes, de courgettes et de navets.

D’aubergines aussi, à mon corps défendant. On aime la ratatouille chez moi.

Puis j’aime encore mieux l’écossage. De petits pois et de fèves et de haricots blancs. Mais j’aime moins l’éfilage des haricots verts.

Ca date de ma prime enfance, quand j’aidais ma nounou marocaine à écosser les petits pois et les fèves, pour le plaisir de trouver des petits asticots dans les cosses. Je les gardais précieusement, dans des boîtes vides de Maxilase ™, le meilleur des sirops pour la toux, il est sucré et tout.

 

Plus récemment, j’ai découvert le pouvoir hypnotique du fouettage d’omelette. Je peux rester vingt minutes à battre une omelette, avec de la crème fraîche pour faire plaisir à mon coloc,et pas trop de sel, parce qu’il doit faire attention à osn hypertension. La crème fraîche, ça fait changer l’omelette de couleur, elle devient plus rose-orangée.

Puis on peut varier le mouvement de poignet, ça garde en forme pour le babyfoot. Je fais des exercices, je bats de gauche à droite, je change de prise sur ma fourchette, je bats de haut en bas au lieu de le faire en oblique. Si on le fait assez vite, ça fait se soulever la surface de la mixture dans des figures super jolies, mieux qu'un kaleidoscope. Je pourrais regarder ça pendant des heures.

 

Tout ces trucs, j’aime bien, ça vide la tête. Quand j’épluche, que j’écosse ou que je bats de l’omelette, je crois que je me rapproche du Nirvana.

Bouddha n'avait rien compris.


PS : oui, le titre est con, mais je trouvais que ça sonnait bien.


Par Francis - Publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 10:40

Ode

 

Quand tu m’es apparue pour la première fois, tu m’as d’abord irrité. Je te trouvais pénible, je me suis débarrassé de toi le plus vite possible.

Je ne le savais pas encore, mais tu es une coriace. Tu es revenue à l’assaut, un nombre incalculable de fois. D’abord, tu te faisais douce, tu apparaissais sous mon nez sans même que je m’en rende compte, et tu ne t’imposais pas. Je t’ai repoussée, un peu malgré moi, tu es revenue, plus régulièrement, tu te faisais plus dure. Tu savais ce qu’il me fallait, en ta présence, je me sentais un homme.

Finalement, je t’ai accepté, accueillie. C’est ce que tu attendais, apparemment, car tu a retrouvé ta douceur. Tu grandissais, toi aussi.

Grâce à toi, j’ai fait des rencontres, des gens qui ne m’auraient peut-être pas adressé la parole venaient vers moi. Tu attires certaines filles, hein !

Tu as tes mauvais côtés, c’est vrai. Tu n’es pas toujours propre, tu fais peur aux enfants et tu aimes te faire tirer, par les filles, et pas seulement par moi. Mais bon, je peux l’accepter, en fait, ça ne me déplaît pas, à vrai dire. Et puis tu restes avec moi, malgré tout, jour et nuit.

Certains te trouvent laide, et me disent que tu dois être étouffante, et que je serais mieux sans toi.

Ils ne me feront pas te quitter, ma barbe.


 


Par Francis - Publié dans : Les élucubrations verbeuses de moi
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 19:25
Hier.
Encore une journée morne, dont le point d'orgue promettait d'être la découverte d'un ver de terre de première catégorie durant mon arrachage compulsif des machins verts qui poussent dans le fond de ma cour.
Une sacrée belle bestiasse, hein, un vrai appât à grand requin blanc, un ver issu des rêves les plus fous de l'Oiseau-Roc, limite que je l'ai pris pour un serpent python bicolore de rocher, que j'ai eu du mal à le tenir dans les mains.

Un gros ver, quoi.

Puis, vers sept heures du soir, sonne le téléphone :
"Tututututut !
Je décroche.
-Allô ? profère-je avec la fermeté désagréable dictée par la possibilité que ce soit un employeur potentiel qui m'appelle.

Et là, qu'ouïs-je ? Je vous le donne en mille, une voix féminine et sensuelle, qui susurre à mon oreille instantanément moite de désir :
-Bonjour, puis-je vous déranger deux minutes ?
Ben et que comment que vous pouvez, mademoiselle ! que je pense dans le for de mon intérieur, pour mon premier contact humain de la journée, tomber sur une demoiselle à la voix aussi émoustillante, c'est inespéré.

-C'est pour un sondage, capte mon tympan tremblotant d'émotion, vous avez deux minutes ?

Encore mieux ! Je vais faire partie de l'élite française, celle qui tire les ficelles de la campagne présidentielle, celle dont on suit avidement la moindre parole, qui fait éliminer des candidats promis au secod tour et tout et tout !
Les portes de la gloire s'ouvrent toutes grandes à moi !

L'enthousiasme me submerge.
-Ouais...Pourquoi pas...

-Je peux vous demander votre année de naissance ?
-19** (vous m'excuserez, on a tous nos petites coquetteries)
-Ha, désolé, nous avons déjà rempli notre quota pour les personnes de cette tranche d'âge. Merci, au revoir !

Merde.
Zut, flûte, crotte.

C'était si près...
Je me vengerai.



Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 12:05

J’aime pas les chats.

J’en ai un à la maison à cause d’une de mes colocs (ouais, la même qu’en général).

C’est insupportable comme bestiole. Ca se fout de tout, ça donne rien sinon des coups de griffe, et ça veut toujours plus : qu’on lui ouvre sa porte pour la laisser sortir, qu’on lui mette à bouffer dix fois par jour, qu’on lui touche les poils qui nous restent sur les doigts, qu’on lui ouvre la porte pour rentrer… Pis elle est trouillarde, elle fuit les escargots, on sait jamais, des fois que ça morde...

En plus c’est un chat mutant que elle est femelle et orange alors que normalement y’a que les mâles qui peuvent être de cette couleur.
 

Si encore ça s’arrêtait là… Mais en plus, cette chatte pète, ses crottes infectent le rez-de-chaussée quand elle les fait dans sa litière, et je parle même pas de quand elle les fait dans la baignoire.

Puis elle nous ramasse des puces qui infectent les humains innocents, comme moi, ou comme ma grande sœur qu’elle est partie au Cameroun pour les fuir, maintenant je dois faire de la cuisine moi-même.

 

Puis en plus, sa maîtresse ne lui trouve jamais de faute, puis c’est pas toujours elle qui ramasse les crottes quand la litière déborde, puis elle lui a filé MON bol, celui que ma maman m’a offert avec mon nom dessus. Jamais elle a tort sa chatte, même qu’elle demande à tout bout de champ qu’on la caresse, malgré notre insistance à lui seriner d’arrêter de dire ça, que c’est sujet à confusion, et que c’est obscène, elle s’obstine, elle est blonde faut dire (si tu lis ça chère coloc, c’est juste pour faire rire les lecteurs, je le pense pas hein. Ou si peu).

 

Remarquez, une des voisines de ma tata bretonne aussi elle est blonde, je crois, et elle sait comment traiter ces sales bêtes : ma tata l’a vue une fois accroupie devant un petit chaton qui se tortillait par terre, en chantonnant « Crève, petit chat, crève ».

C’est-y pas mignon, les ptites gamines qui empoisonnent les chats. Une recrue de plus pour le CCC.

Mais bon, moi, si je tente de mettre de la mort aux rats dans la gamelle (enfin, dans mon bol, quoi), je risque d’être grillé par ma coloc. En ville, ils feraient une autopsie.

Va falloir que je bosse mon permis plus sérieusement, moi.


Ces petites bêtes, ça aime se fourrer sous les roues des voitures en stationnement, et un accident est si vite arrivé…

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /Mars /2007 22:20

Comme tout le monde, j'aime cracher sur la télé-réalité de TF1. Mais aujourd'hui, (au moment où j'écris mais hier au moment où je publie, je pense) c'est France 2 qui m'a scié. Aujourd'hui, sur France 2, dans l'émission de Christine Bravo (oui, bon, c'est ma coloc qui regarde pendant que je traîne sur internet), on a pu voir, accrochez-vous, le fils du créateur des lunettes de Michel Polnareff.

Quand même.

Ca claque.

Apprendre, comme ça, sans être préparé psychologiquement, que le créateur des lunettes de Michel Polnareff a eu un fils, moustachu qui plus est, c'est un choc, que seule la télévision publique est en mesure de nous offrir.

En entendant ça, j'ai failli en faire tomber mon couteau que je faisais des tranches de patates pour la tartiflette avec (des fines même si c'est plus long, ça cuit mieux que les grosses, c'est la faute aux lois de transfert d'énergie, puis à la fin c'est plus tendre et on mâche moins, ça use moins les dents).

 

Quelque part, ça remet en question ma vision du monde.
J'ai déconnecté un moment, même.

Ca a parlé monture de lunettes, je crois, entre Christine, Steevy et  le fils du créateur des lunettes de Michel Polnareff. On a malgré ça réussi à éviter de parler de Johnny, le plus connu des vendeurs de lunettes suisses.

 

En tous cas, ce fut assurément un grand moment de télé. Je suis content de pas avoir de boulot et de pouvoir pas louper ça.

Tiens, en plus de ça, toujours sur France 2 ce soir, j'ai pu voir une performance de Vincent Delerm, qui arrive à "chanter" avec une main dans la poche.

Tiens, un scoop, j'écris ça en suivant d'une oreille France 2, et on vient d'apprendre en direct, pendant la prestation de la pauvre Agnès Jaoui, qu'on sait guérir les cancers avec des remèdes naturels. Le direct permet encore des petites joies. Puis les illuminés avec des causes qui leur tient  à coeur, ça change joyeusement des politiqueux.
Voilà ma journée sauvée.

Vive la télé, qui nous offre tant de petits bonheurs, et nous permet d'oublier ce vilain monde où le linge qui reste deux malheureuses journées dans le sèche-linge se met à sentir le pot-au-feu.

Par Francis - Publié dans : Les élucubrations verbeuses de moi
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 21:21
La journée de la femme est passée, je peux re-être misogyne sans complexe. Donc, voilà.

C'est rigolo les filles, des fois.

Surtout quand ça essaye pas de l'être, en fait. J'aime bien écouter les filles discuter, parce que elles parlent pas comme les garçons. Nous autres, on est sentimentaux, on cherche l'amour pur, le romantique, celui qui ne connaît pas le bout de salade coincé entre les dents, on cherche le "true love", celui qui unit Westley et la princesse Bouton d'Or dans Princess Bride, celui que rien ne viendra entraver, pas même un aristo fourbe à six doigts.

Nous autres, nous pouvons passer des heures à rêvasser de Roméo et Juliette, ou Tristan et Iseult, ou Nounours et Pimprenelle, les yeux perdus dans le vague, au bord de l'océan, en regardant le coucher de soleil, le vent fouettant nos cheveux fous...
Ou alors on parle de foot et de rugby, des trucs intéressants, quoi.

Pas les filles. Les filles, ça parle que de cochoncetés, quand on les écoute sans se faire remarquer (ou qu'on est trop insignifiant pour être remarqués). J'aime bien aussi, quand on me demande pas de participer (par exemple aux tests Biba).

Prenons un exemple que la demoiselle impliquée m'en voudra de citer : elle est avec un charmant jeune homme qui, heureusement, ne cherche pas à précipiter les choses, ce qui a un effet  bizarre : en même temps elle voudrait que ça accélère un bon coup, en même temps pas trop. Ce qui l'a conduite à cette phrase immortelle :

-On va pas passer directement de faire des bisous à pénétrer sa bite dans chez moi ! (sic. voui, sic)

Alors quand même, j'ai beau être un peu blindé côté histoires cochonnes par mes visionnages de Dirty Dancing, j'ai été choqué.
Au plus profond de ma petite âme simple et pure.

Je sais même plus où je voulais en venir. Voulais-je en venir quelque part, ailleurs que jusqu'à cette phrase ? Que si ça se trouve en fait elle est pas si drôle que ça ?
Ptet que je voulais vous dire d'aller cliquer à gauche, là, sur les liens, y'a sûrement des trucs plus
 intéressants que ça, allez hop hop !
Par Francis - Publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 13:08
Hier, j'ai eu droit à un signe du destin.
Moi, qui ai commencé à bloguer la semaine dernière, partant vers l'inconnu la fleur au fusil et un grand soleil dans mon coeur (c'est pas de moi), hier, j'ai rencontré mes deux premiers blogueurs.
Et pas des moindres, hein !

Kek et Everland, c'est pas du pipi de chat quand même.
Deux BD-blogueurs édités par Lewis Trondheim, quand meim !
Deux hommes, deux géants, le dos droit et la rotule molle, deux hommes au front pur, au regard fier et perçant, clamant au monde leur talent de conteurs des petits riens, comme Lewis, via le net d'abord, mais justement édités depuis peu.

Parce que leurs bédés, Virginie (une histoire qui sent la colle Cléopâtre) et le Journal d'un remplaçant, ça a beau être des histoires pas extraordinaires en soi (quoique), tellement que c'est bien raconté que on en reste tout baba, tout sot, et on en redemande.

Pour les ignares impardonnables qui ne connaissent pas, très vite, Virginie, c'est l'histoire de comment que Kek a retrouvé son amour d'enfance 16 ans après, et c'est touchant comme tout, puis rigolo, puis bien écrit. Le journal d'un remplaçant, c'est la troisième année d'instit de Martin Vidberg aka everland, passée en grande partie en institut de redressement, avec des moments durs, et des moments plus légers. En tous cas c'est foutrement bien raconté, et ça fait aimer les patates, d'ailleurs j'en mange ce midi, sautées.

Et donc, ces deux grands du blog, j'en ai eu des dédicaces (à la librairie Super-héros, que je découvrais au passage, ben elle est classe, tout étroite et en longueur, ils ont dû prendre des vendeuses au format adaptées, c'est rigolo). Moi, le néophyte du blog. Des dédicaces de deux grands (enfin, je crois, mais ils étaient assis). Des belles dédicaces, tant qu'à faire.

Forcément, c'est un signe.
Mais de quoi ?
Par Francis - Publié dans : L'antre de la Flagorne
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 22:54
Comme beaucoup d'entre vous (enfin, s'il y a des vous, quoi, mais c'est pour mon moral, accordez-moi ça chers lecteurs surtout si vous n'existez pas), je suis snob.
Dans notre milieu de snobs, il est de bon ton de mépriser toutes
ces niaiseries de variétés de M6 et Téheffun, mais par dessus tout l'Eurovision. Et y'a des gens qui dépensent des sous pour voter dans ces merdes ?! Inimaginable. Que les ploucs sont stupides quand même.

Et ben ce soir, à mon grand dam, à ma très grande honte, j'ai pas pu résister, j'ai voté.

A l'Eurovision
Oui.
Sans honte
...
Deux fois même.

Pour les Fatals Picards.

Parce que pour une fois, j'aurais bien aimé pas avoir honte d'être français en regardant cette émission de beaufs (forcé par les circonstances, hein, une coloc par exemple, ou des petits cousins qu'on va pas empêcher de regarder leur daube, hein, pauvres gosses, mais vraiment je serai contraint et forcé, contre mon gré)

Et je tape ça en direct et ils ont gagné !
Putain ! Juste là à l'instant !
J'y crois à peine !

C'est bon ! Enfin un groupe qui se prend pas au sérieux qui fera que je regarderai l'Eurovision sans avoir envie de me voiler la face !

Parce que les Fatals, quand même, c'est le groupe qui a chanté le plantage de Goldorak dans un platane, qui  ont fait un hymne à Vivendi, qui chante faux d'une manière totalement assumée et avec un certain talent (pas facile à chanter du tout, quand ma coloc s'y essaye, j'ai les poils des bras qui se dressent comme quand je mange des cornichons)...

C'est quand même quelque chose.
L'an dernier ils faisaient un concert gratuit à Langogne, en Lozère, et maintenant ils vont au pays du père Noël, pour être matés par 100 millions de téléspectateurs (d'après mon ami Julien Lepers).
Je sais pas si c'est bien en fait.

C'est le signe d'une certaine acceptation du public.
Merde.
Ca va devenir branché, d'écouter les Fatals ? Ils deviennent mainstream ? (je suis pas sûr que ce soit le bon mot, mais bon, ça fait classe ces ptits termes anglais, non ?)

Merde.

J'vais effacer leurs albums de mon disque dur, tiens.
J'ai des principes, quoi.
Par Francis - Publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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