Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /2009 00:42

J'aimerais, tel Bill Baroud en détresse sur une île déserte, vous écrire ces mots avec de la morve sur une feuille de bananier, mais si mon stock de morve semble dépasser la quantité de liquide que peut physiquement contenir le corps humain (fichu rhume des foins), il est malheureusement un peu clairet, et je manque en plus cruellement de feuilles de bananier.

Mais bon.

Si je vous ai laissés si longtemps sans nouvelles, vous mâchant les ongles dans une panique qui commençait à monter, c'est que j'ai été séquestré quatre jours durant dans le sud profond (plus précisément Nîmes). Ce sud que depuis des lustres, je me complais à honnir avec délectation.

Car en vérité, je vous le demande, qu'y a-t-il de plus honnible que le sud ?

Sans compter que c'est mon dada à moi de monter les pays les uns contre les autres, en dénigrant les uns (c'est à dire les autres) au profit des autres (la Bretagne si je suis en France, la France si je suis ailleurs et qu'il n'y a pas de français dans le coin).

 

Bref. Je suis au moment où j'écris ces lignes (au stylo bille sur feuille simple grands carreaux, finalement), dans une petite Peugeot avec pôpa, môman et tata, un dimanche de grands retours de vacances, sur la route entre Nîmes et Lyon (et il s'avérera qu'on mettra six heures et demie à faire ces quelques kilomètres, Bison Futé avait bien raison de mettre la journée en rouge, moi je dis ugh à Bison Futé, tu n'avais pas la langue fourchue).

Et pour échapper aux discussions familiales (c'est à dire aux prises de bec entre ma môman, sa soeur et mon pôpa sur le trafic, les voitures, les « voie de droite, voie de droite », les « putain mais tout le monde nous double on s'est bien fait enculer » au péage, il ne me reste plus qu'à lister en quoi, quand même, la Bretagne c'est vachement mieux que le Sud.

 

Parce que le Sud, déjà, il y fait trop chaud. J'ai ma petite chemisette qui me colle au gras (et par là au siège de la voiture) de la manière la moins sexy qui soit et les roustons qui baignent dans une soupe de sueur chaude, salée et piquante que si je m'essorais le calbute je pourrais fournir tous les restaus du XIIIème arrondissement en potage pékinois pour la semaine. En plus, même quand on va à la mer (où en mai il y a déjà trop de monde), on peut à peine se rafraîchir parce que a) on n'a pas de maillot, b) si on trouvait un maillot on se ferait vite choper par la brigade des moeurs pour attentat à la pudeur à cause de toutes ces dégoûtantes et sexy petites minettes en bikini qui ont des effets que la fraîcheur de l'eau ne saurait endiguer, vu que l'eau n'est fraîche que pour les beaux-frères camerounais, on peut y rentrer en quinze secondes, alors que toute baignade digne de ce nom se doit de commencer par un quart d'heure de rentrée dans l'eau, ponctuée de « Brrrrr », de « Hiiiiiiiii », de sorties découragées pour rerentrer juste après 5 centimètres plus loin (enfin, 5 centimètres en hauteur d'eau, donc, selon la marée, plus ou moins 10-15 minutes de chemin dans la vase ou les galets.

 

Donc, il fait trop chaud. Mais c'est pas tout (bis).

En plus de ça, le vert du Sud est moche.

Là où les verts bretons sont éclatants de vie, que ce soit dans les prés, les champs de maïs ou sur les plages (y'a-t-il plus beau vert que celui de l'ulve des plages bretonnes ?), les verts du sud sont ternes, poussiéreux, gris (les oliviers, berk) ou suffisamment sombres pour orner des cimetières.

D'ailleurs, les paysages du sud ressemblent à des cimetières de cailloux blanchâtres affleurant dans une terre jaune comme un grand-père abandonné depuis deux semaines sur une aire d'autoroute.

Je ne parlerai même pas de la toponymie (Ploubazlanec, c'est plus classe que Collorgues ou le Grau du Roi (on dirait des bruits de dégueulis).

Non, les seules choses qui manquent à la Bretagne, c'est les petits vieux, et l'apéro du soir à la terrasse du café.

 

Puis cette fille. Louise. Adorable brunette aux grands yeux marrons. Et à qui, incroyablement, je plais. C'est réciproque.

C'est agréable, d'avoir quelqu'un qui préfère votre compagnie à celle des autres. Qui se plaît dans vos bras.

Quoi que je suspecte que c'est pour mon côté confortable, ou parce que j'ai plus de doudous que sa maman. Mais même, que c'est bon de voir la jalousie dans les yeux des cousines quand le plus beau des bébés vous tend les bras et s'agrippe à votre T-shirt et refuse de vous lâcher.

 

Loulou, c'est la plus belle.

 

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 00:42
Des fois, j'écoute les gens parler d'Hadopi, et je me dis « ptain, je suis dans un pays de merde tout pourri qui veut m'empêcher de télécharger mes chansons d'Enrico Macias préférées, les enfoirés de merde, à la prochaine manif on s'bougera et on ira leur dire qu'on veut le droit d'écouter Rico sans avoir à payer parce que quand même, c'est tout pourri de payer. »

Puis des fois, je regarde au loin, et je me dis que pas avoir le droit de pouvoir télécharger Qu'elles sont jolies les filles de mon pays, c'est grave, mais y'a pire. Prenez les chinois par exemple : ils ont même pas le droit de regarder les jolies filles de leur pays faire des choses dégoûtantes sur leur ordinateur, sous peine de représailles qu'on peut sans exagérer qualifier de « wo'ptain non mais ils sont graves ces gens-là » : un gérant de site pornographique s'est vu condamné à la prison ferme à perpétuité en novembre 2006 ! Ha oui, quand même, hein, ça va plus loin que de couper la ligne en faisant les gros yeux.

Et depuis janvier, une nouvelle campagne anti-obscénité menée conjointement par sept ministères (dont celui de la Sécurité Publique, on ne plaisante pas avec « l'éthique et la morale » en Chine) a permis de fermer 2000 sites pornos et 250 blogs, dans ce qui est, selon un professeur de Berkeley, la plus brutale répression depuis des années. Bravo la frustration que ça engendre dans un pays déjà en déficit de femmes (et ça ne s'arrange pas, on prévoit un excédent d'hommes de 20% par rapport aux femmes en 2030(1)), et tous les risques sociétaux que ça entraîne.

Bref, la censure en Chine, ça rigole pas.
Du coup, défier le système, c'est risqué, forcément.
Et pourtant, depuis quelques semaines, un buzz s'est créé autour d'un étrange animal : le 草泥马 (cao ni ma) (prononcer tsaonimaa), littéralement, « le cheval de l'herbe et de la boue ». Un animal décliné d'abord en chanson, clips, puis en peluches et parodies d'émissions animalières.
Une chanson innocente qui raconte l'histoire du peuple des caonima, les chevaux de l'herbe et de la boue, donc, qui vivent tranquillement dans le désert de Male-Gobi, jusqu'à l'arrivée des hexie ("rheuchié", avec un ch à l'allemande dans Ich), les crabes de rivière, qui viennent dans leur prairies, mais heureusement, ils arrivent à s'en débarasser. Bravo les caonima !

Mais en quoi ce caonima est-il subversif ?

En rien. On ne peut pas censurer des mots comme herbe, boue, cheval ou crabe.
Sauf que. Caonima est homonyme de l'expression qui signifie « Nique ta mère », Male Gobi se comprend comme « la chatte de ta mère », et hexie, en plus de « crabe de rivière », signifie « harmonie » et est l'expression favorite du président Hu Jintao, (au point que sur internet, elle a pris le sens de « censure », quand un blogueur annonce avoir été « harmonisé », y'a pas besoin de plus d'explication).

Une chanson complètement innocente, mais à l'obscénité et la subversion tout aussi complètement évidentes pour tout le monde (l'harmonie prêchée par le gouvernement est quand même battue en brèche par ces espèces de lamas-nique-ta-mère) et qui ne peut pas être censurée.

La censure ne gagne pas toujours contre les petits animaux qui gambadent dans le désert de la chatte de ta mère.

Le clip, avec sous-titres (double, version soft et version crade), est là :



Sources :
http://www.ecrans.fr/Caonima-le-clip-qui-fait-la-nique,6641.html

(1)http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_actualite/chine/
Par Francis - Publié dans : L'antre de la Flagorne
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 22:42

Pfiou, une fois de plus je vous ai délaissés pendant quelques temps mes chers lecteurs et trices, mais là, j'ai une excuse béton : je devais me laver les cheveux.

 

DEUX fois que j'ai dû me laver les cheveux, en deux jours. C'est la faute au portail. Y'a une polonaise qui venait pour le dîner (oui, c'est bizarre, on a tendance à croire que les polonaises ne prennent que des petits déjeûners, mais bon, c'est une bâtarde, pas une 100% polak, elle tient même pas l'alcool mais je m'éloigne de mes moutons) qui m'avait pété mon portail, je sais pas si je vous l'avais dit. Du coup, depuis pas mal de semaines, on vivait avec le portail qui donne sur le jardin ouvert 24/24, et la poubelle jaune dehors, vu qu'elle passait plus. Du recoup, on a fini quand même par le faire réparer, là, juste hier. Par des gens. Tiens, d'ailleurs, c'était rigolo, on dicutait avec les bonshommes et y'a une mémé qui passe avec son caddie, elle nous dit « ha mais y'a personne qui habite ici, je crois que la personne est décédée, ça fait super longtemps que le portail est ouvert et que la poubelle est dehors », haha, c'était drôle, parce qu'en fait on était vivants.

 

Bref.

Donc, les gars nous réparent notre portail.

Et mon beauf' se met à travailler dans le jardin, à arracher tout ce qui poussait sur notre vague plate-bande. Et moi, pour pas avoir l'air d'être un glandu qui s'occupe même pas de la maison de ses parents, qu'est-ce que je fais en bon couillon, je m'y mets aussi. Et comme il fait par terre, je fais les murs. Parce que on avait jamais touché au lierre depuis des années, du coup il y en avait une couche haute comme ça et épaisse comme ça (genre, ça fait beaucoup) sur le mur qui nous sépare de chez les voisins, et donc je me suis mis à tout arracher par poignées.

Puis à un moment, le gars qui s'occupe de réparer le portail nous demande si on a un escabeau, alors je vais le lui chercher, et je m'étais lavé les cheveux juste avant, et là paf, le sommet de l'escabeau, qui est une espèce de marche avec un creux au milieu qui s'était rempli d'eau se vide sur ma tête et mon t-shirt, heureusement que je m'étais changé pour un vieux t-shirt et mon jean qu'il y a des trous là où c'est bon pour l'aération des gonades mais pas pour la pudeur, parce que splache, tout sur ma gueule quoi.

 

Bon, j'ai râlé et puis je me suis remis à mon lierre, avec un sécateur parce qu'il y avait des branches mais COMME CA elles étaient les branches, genre énormes, un pied de porc en moins savoureux ces saloperies, bref, voilà, pis y'a ma frangine qui aide un peu et tout, et on est là en train de tirer les branches du lierre qui s'infiltrent sous les tuiles, parce que le mur il fait deux mètres avec des tuiles au sommet qu'on voyait plus à cause du mètre de lierre qu'il y avait dessus, et là je tire sur un truc pas plus gros que mon petit doigt, et j'ai à peine le temps de penser « ho, merde » et de crier « houla, merde », que paf, le haut du mur me tombe sur le coin de la gueule. Ou presque. Un gros gros paquet de lierre de deux mètres de long, avec des tuiles attachées dessus, qui pend en équilibre par les racines qui s'agrippent toujours sur le mur.

Bon, on fait tout tomber sans casser, à coups de sécateur et de machette (mon acquisition la plus utile de mon séjour d'études en Martinique), et voilà, on a donc maintenant un portail en plus et une tonne de lierre en moins sur les murs.

 

Ca fait que maintenant on a un gros tas de lierre dans le jardin. En fait, on dirait qu'un bébé cachalot végétal s'est échoué dans notre jardin. On peut d'ailleurs dire que notre jardin (où il commence à y avoir des roses, c'est presque joli) est essentiellement constitué d'un gros tas de lierre qui prend la flotte parce que depuis il s'est mis à pleuvoir sa mère sur Paris et sa banlieue. Du coup quand je suis allé en dédicace à la Diantre Party où j'ai enfin croisé Unpied (et pu me moquer de sa nationalité) et parler acoelomates avec Aurélie Pollet, mes cheveux qui avaient été mouillés par de l'eau croupie dans un escabeau avaient été retrempés par la pluie parisienne parce que j'aime bien enlever ma capuche quand il pleut à Paris, ça donne un genre hype et il faut avoir l'air hype dans les soirées parisiennes. Ou alors, boire du Saint-Emilion en terrasse en mangeant des olives et des chips et des cacahuètes et des dattes et des bonbons, ce que j'ai fait plus tard, mais sans tous ces gens-là, juste avec un breton. Mais bon du coup, le lendemain, pour aller en cours j'avais une coupe toute moche immortalisée par Peb & Fox alors j'ai dû me relaver les cheveux pour me refaire mon brushing et qu'on me pointe pas du doigt dans le métro en faisant « Ha Ha ! ».

Mais grâce à mon shampooing antipelliculaire en boîte verte dont j'ai oublié le nom, j'ai pu ne me faire humilier que par ma prononciation chinoise.

Les apparences sont chauves. Euh, sauves.

 

 

(Et tiens, je me dis que cette dédicace était vachte dans le ton, vu que j'ai failli mourir de pas avoir respecté la nature dans mon jardin en me prenant une grosse plâtrée de tuiles sur le crâne en arrachant ce sale lierre.

 

Mon dieu, Peb et Fox sont voyants.)

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 21:42

Entre la cuisine et moi, c'est une chose bien triste, mais l'amour est à sens unique. Il n'y a rien à faire, dès que je m'essaye de mon propre chef à mélanger des trucs avec des machins, et de faire chauffer le tout, ça fume dans la cuisine, ça sent mauvais, j'ouvre la fenêtre en grand et je me sers un grand bol de Chocapic ® pour me consoler.

Enfin bon, d'après mes souvenirs, en fait ça fait longtemps que je me suis décidé à laisser les casseroles et fourneaux à mes colocs, au premier nombre desquels ma frangine, qui elle y prend du plaisir et en plus fait ça bien. En ce qui me concerne, je fais la vaisselle de temps en temps, et j'ai mis mes rêves de maître-queux à la poubelle.

Cependant, il reste que j'aime participer à la cuisine. La cuisine se me doit d'être un grand-oeuvre collectif, et particulièrement pendant les vacances.

Heureusement, si les marmites me font la gueule, j'ai depuis longtemps trouvé ma voie : l'épluchage.

 

Depuis tout petit, j'épluche et j'y prends mon pied. Courgettes, carottes, oignons, patates, navets, aubergines, tomates s'il le faut, pommes, avec un économe ou le machin qu'a une lame d'économe mais fixé à 90° au truc qui sert de manche mais qui en est pas vraiment un et dont j'ai absolument aucune idée du nom ou avec les doigts (mais pas avec un couteau, trop dangereux pour ça, les couteaux). Puis netttoyage de champignons, pour faire bonne mesure, le tranchage de trucs en rondelles, en dés, en lamelles ou finfinfin, parce qu'il faut s'ouvrir des nouveaux horizons, des fois, mais quand même, en grande partie j'en reste à l'épluchage.

 

Le contact avec la matière première, qu'elle soit sèche ou gluante, a quelque chose d'orgasmique, et chaque légume a sa musique.

Le frchhhh râpeux de l'épluchage de la carotte n'est pas le schliiiip liquide de la courgette. Il me faut les deux. Il me les faut toutes.

Donc, j'épluche, j'équeute, j'écosse, j'écale, je pèle, je râpe, le tout en général dans la joie amélipoulienne la plus écoeurante qui soit.

 

Et ce, comme je disais, depuis tout pitit, blond et innocent, quand je m'éclatais à écosser les petits pois pour les tagines de ma nounou, pour le « plop » délicat de la cosse mûre qui explose entre mes doigts (sensation comparable seulement à l'explosion d'un doryphore bien gras entre le pouce et l'index) et surtout pour les petits vers blancs qu'on trouvait parfois à l'intérieur, comme une perle dans une huître, et que je collectais soigneusement dans une boîte de Maxilase ® (boîte qui disparaissait mystérieusement assez rapidement, maintenant que j'y pense). Ca marchait aussi pour les fèves, qu'il faut pousser dans la cosse jusqu'à la sortie, en faisant attention à bien viser, sinon ça part avec la force d'un coup de revolver n'importe où dans la cuisine, mais surtout sous le frigidaire.

 

Aujourd'hui, les épluchages familiaux sont plus encore l'occasion de transmettre : on apprend à la nouvelle génération à ne pas arracher trop du corps des haricots verts avec la queue. Et surtout, on ragote au milieu des « clac-zzzzzzip », sur les oncles, les cousins, les cousines, les copains de cousines, les copines de cousins, l'épluchage est essentiel pour se tenir au courant de la sordide actualité familiale. Puis pour conserver une saine émulation au sein du groupe, parce que même si on fait mine de rien, on vérifie du coin de l'oeil qu'on a bien un tas de queues de haricots plus gros que celui de la cousine, on sait jamais, ça peut jouer pour l'héritage.

 

L'épluchage, il n'y a décidément que ça de vrai.

Dommage que ce soit pas bon, les légumes.

 

Par Francis - Publié dans : Les cuisineries de pas trop moi
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 22:42

Se laver les dents

C'est bien embêtant

Mais

Avoir les dents jaunes

Ça n'est pas bien beaune.

 

Voilà.

C'est ce que j'ai réussi à faire de mieux pour répondre à un concours de poésie d'un magazine de dentistes. Un concours de poésie pour la promotion du brossage de dents.

Le mot beaune n'existe pas, mais c'était pour la rime. En poésie, on a le droit de rajouter des lettres au bout des mots, pour la rime. Enfin, en poésie moderne. Ou en vieille poésie respectable faite par des gens morts et souvent homosexuels mais pas obligé.

Malheureusement, cette poésie est trop récente et je ne suis ni assez mort ni assez homosexuel pour que ce soit une poésie respectable. Elle date de hier soir, quand je me brossais les dents, dans ma salle de bains rose, au dessus de mon évier rose. Et j'ai peur qu'elle soit trop moderne pour un journal de dentistes, avec un mot inventé dedans, fût-ce pour la rime. Les journalistes de journaux de dentistes sont un peu frileux avec l'art, je crois. Ou c'est peut-être une idée que je me fais. Je me dis que dans un journal de dentistes, qui sont des gens respectables, les journalistes ne veulent pas choquer, et l'art moderne choque les gens respectables. C'est même fait pour ça.

Devant l'art moderne, les gens respectables disent « Môn Dieû ! » avec des accents circonflexes là où les gens moins respectables disent « waw, grave. » sans accent circonflexe, mais avec une pointe d'admiration. Et ils oublient la majuscule, parce qu'en mode T9, elle passe pas.

 

Le mieux, ça reste quand même si c'est joli et que ça choque. Là, c'est joli parce que ça rime, et ça choque parce que le mot beaune existe pas sauf en nom propre, et inventer des mots, c'est irrespectueux vis-à-vis des gens respectables de l'Académie Française qui décident quels mots existent, comme pyjama ou bravitude, et l'irrespect, ça choque, comme par exemple dire du mal de Gregory Lemarchal alors qu'il est mort et que du coup, c'est triste.

Enfin, là, cette poésie choque mais pas trop, moins que de se moquer de Gregory Lemarchal, parce que ça dit quand même qu'il faut se laver les dents, et ça c'est consensuel. Donc c'est pas de la poésie moderne mieux.

En fait, pour faire de la poésie moderne mieux, il faudrait dire :


Se laver les dents

C'est bien embêtant
Alors
Qu'avoir les dents jaunes
Y'a rien de plus beaune.

 

Mais ça, ça aurait aucune chance de passer dans un journal de dentistes parce que là, le fond est trop révolutionnaire et pendant la révolution, même si on a mal aux dents, on guillotine les dentistes, qui sont des bourgeois (ils ont des lustres en cristal dans leurs salles d'attente). Et après, on se met des clous de girofle sur les dents et on agite les têtes des dentistes au bout de piques en chantant Ça ira, ça ira alors que quand même, ça irait mieux avec des dentistes. Mais on ne fait pas d'omelette à la prolétarienne sans casser des oeufs. Les oeufs, c'est les dentistes, là.

Et les dentistes sont comme les autres gens, ils n'aiment pas qu'on fasse d'eux de l'omelette au bout de piques.Donc ça passerait sans doute pas. Je vais me tenir à la première version, pour le concours de poésie de journal de dentiste. J'avais pensé aussi à

Brosse-toi les dents

D'arrière en avant

Puis de bas en haut

C'est vraiment du gâteau

 

Mais finalement l'allusion à du gâteau, c'est maladroit aussi, dans un magazine de dentistes, et dans une poésie sur le brossage des dents, il vaut mieux s'en tenir à une audace de forme, parce qu'après tout qui ne tente rien n'a rien, hein.

 

Ne me reste plus qu'à trouver un concours de poésie dans un journal de dentistes, et à moi la gloire et les détartrages gratuits !

Par Francis - Publié dans : Les élucubrations verbeuses de moi
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 22:42

 

Des fois, comme samedi dernier qui fut à peu de choses près entièrement consacré à remettre au lendemain la révision de mon chinois (ce qui fut assez raté, vu que le lendemain fut finalement dépensé en peinturage de chambre de breton, pêche au brochet totalement infructueuse et allage au cinéma voir enfin Ponyo sur la falaise qu'est vachement choupinou) je me dis que y'a qu'une chose à laquelle je sois bon, c'est la sieste. Parce qu'en ce moment, c'est la plus intéressante partie de mes journées, et avec les ponts qui s'annoncent ça va pas s'arranger. Voilà un truc pour lequel je commence à accumuler un peu d'expérience, que je me dis. LE truc valable à mettre sur mon CV, entre « sait enfiler ses chaussures sans se tromper en moins de trois essais » et « sait donner à téter à un veau s'il est pas trop agressif genre croisé limousin » (sales bêtes, les croisés limousins). « Sait faire la sieste, ce qui a selon de nombreuses études un impact positif sur la productivité ». Ca se tente, que je me dis. Enfin, si j'avais le courage de refaire mon CV.

 

 

Puis je réfléchis, et je me rends compte qu'en fait, je suis pas si doué que ça.

 

J'oublie d'enlever mes lunettes, au risque de les tordre (ça m'est arrivé). Ou plutôt, j'ai la flemme de les enlever, ce qui est encore un peu plus la honte.

Je laisse des trucs dans mes poches, comme mon portable ou des sous, ce qui est super inconfortable dès que je dors sur le côté.

J'arrive pas toujours à gérer le ratio chaussettes / pull pour optimiser les transferts de chaleur, du coup j'ai froid aux pieds et chaud au haut, si je mets mal ma couette.

Je laisse des trucs sur mon lit qui font super plein de bruit en tombant et comme souvent c'est mes cours de chinois (oui, hein, je les révise quand même de temps en temps, sur mon lit mais je révise) il faut que je ramasse tout et que je remette dans l'ordre et c'est super chiant.

Je ferme pas mes volets du coup c'est trop lumineux et j'arrive pas à m'endormir sauf en mettant la tête sous un oreiller et j'arrive plus à respirer et j'ai trop chaud.

J'oublie d'éteindre la télé en bas et ça fait un bruit de fond pénible.

Je dors sur mes bouquins et je les détruis encore pire que ce que fait ma soeur dès que je lui en prête.

Je commence ma sieste à 19 heures du coup je me réveille à 21 et j'ai loupé les infos et ma nuit.

Je ne vais pas pisser avant du coup je me réveille au bout d'une demi-heure et ça me gâche ma sieste.

J'oublie d'éteindre mon téléphone et je me fais appeler par des connards qui devraient se douter que je dors, le vendredi à quatre heures, nom d'un petit bonhomme.

Je dors avec les bras derrière la tête et j'ai super mal aux épaules en me réveillant.

Je dors avec les jambes hors du lit et avec le poids des chaussures j'ai super mal aux genoux en me réveillant.

J'oublie de me recoiffer, alors j'ai la raie sur le côté et l'air con en me réveillant. On dirait un membre lyonnais des jeunesses UMP. Ca décrédibilise, quand même.

 

En fait, faire la sieste est plus compliqué que ce qu'on pourrait croire au premier abord. C'est pas donné à tout le monde d'y être performant.

 

Par contre, aujourd'hui, j'ai découvert que j'étais capable de la faire dans le RER, entre deux stations. Là, je suis assez fier de moi. Je me suis senti un peu comme un skipper, capable de micro-siestes tout en restant super affûté et prêt à réagir à toutes les situations. Par exemple, le redémarrage du RER après une heure d'arrêt dans un tunnel tout noir (et personne qui râle, c'était surprenant, et aucune information, ce qui l'était moins).

 

Heureusement que j'avais mon pitit lecteur CD avec de la bonne musique dedans, sinon le temps m'aurait paru long. Mighty Mo Rodgers sustained me.

 



(bon, ça c'est pour toi mon papa)
Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 23:42
En France, il y a quelque chose qu'on aime bien faire, c'est protester. On aime bien râler. En tous cas, il paraît, et en ce qui me concerne, c'est pas faux. J'aime bien râler sur la médiocrité de la société en général, du gouvernement en particulier, et j'aime bien râler sur les réformes, une fois que  j'ai compris de quoi il s'agissait et que c'était pas bien (c'est jamais bien). Mais râler, c'est pas tout. Il faut faire savoir qu'on est pas content, et qu'on voudrait bien que tout ça change, et un peu plus vite, nom d'une pipe. Alors pour ça on a un truc qu'on y est devenu pas mauvais, c'est la grève, assortie de manifestations. Mais il reste un problème, quand même : quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit. Et quand il y a une manif, on râle aussi parce que ça prend les gens en otage et tout et tout, et on veut même pas savoir pourquoi les gens la font. On est devenus un peu blasés de la manif, faut bien dire. Alors on tente des trucs nouveaux : par exemple, les feignants d'enseignants chercheurs font des cours sauvages dans les gares, ou lancent des looooongues lectures publiques de la Princesse de Clèves, ou organisent des évènements comme l'enterrement de la recherche française ou la ronde des Obstinés.


Ça a de la gueule, mais c'est pas super efficace, faut reconnaître. On fait des « Ooooh ! » et des « Aaaah ! » comme devant un feu d'artifice, puis on retourne à son pot-au-feu.


Du coup, y a des gens qui passent à d'autres moyens d'actions un peu plus rudes : récemment, ce sont les séquestrations de patrons par les employés de diverses usines. Là, on en entend parler. Mais le résultat est pas forcément plus brillant : c'est illégal, ça fait du bruit mais ça sauve personne. Dommage. Du coup, on commence à se demander si le terrorisme serait pas la seule solution. On fait péter un grand coup les conseils d'administration des grandes entreprises, le conseil des ministres et on repart à neuf. C'est tentant, mais bon, il y a toujours cette fichue mauvaise conscience qui vient vous empêcher de faire ça (ou pire, la peur du gendarme). Alors on a plus qu'une envie : s'asseoir par terre, prendre sa tête dans ses mains et pleurer. Ou aller dans un bistrot, se bourrer la gueule et penser à autre chose. C'est pas gai. Puis, un jour, on découvre un nouveau moyen de pression auquel on avait pas pensé. Un truc qui fonctionne généralement bien en couple, mais qu'on a jamais imaginé élargir à d'autres utilités que le ménage. Ou on redécouvre Aristophane, des fois (oui, je m'en suis rendu compte après avoir fait cet article déjà pas très en phase avec l'actu).

La grève du sexe. En effet, au Kenya, des associations féminines ont lancé aux femmes de ministres un appel à une semaine d'abstinence sexuelle, afin que leurs maris se consacrent pleinement à réformer le pays. Histoire d'éviter les tentations, elles ont même prévu de payer des prostituées pour prendre part à cette grève. L'idée sous-jacente à ce mouvement est que, vu l'état économique et social du pays, les hommes politiques ne devraient pas avoir le temps de faire des galipettes.
Ce mouvement est soutenu par la femme du premier ministre.

Moi je dis, parlons-en à Carla.


Par Francis - Publié dans : Les élucubrations verbeuses de moi
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 15:42

Bon. On est le premier mai, et cette fois, je reste chez moi. Une fois n'est pas coutume, hein.

 

Parce que c'est pas pour dire, mais les manifs, j'en ai un peu ras le bonnet phrygien, là. Je vais laisser aux frangins et gines lyonnais le soin de me représenter. Une manif dans la semaine, c'est déjà bien, en plus on s'est vendus à une autre fac pour faire du bruit chez eux, parce que ma fac, c'était encore plus lamentable que d'habitude. Aucun bruit, mais trop coloré pour faire un faux cortège mortuaire.

 

Du coup, on s'est retrouvés à trois de ma fac à gueuler derrière la banderole d'une autre, mardi dernier, parce qu'ils étaient finalement pas toujours plus bruyants que nous. Pour l'honneur de Paris 7, on a refusé de tenir la banderole, par contre.

 

Bref.

Donc aujourd'hui, je fais mon social-traître sans la moindre honte. J'ai fait ma part et plus, nom d'une pipe.

Pas que ça ai servi à grand-chose jusqu'ici, soit. En cherchant bien, on se rend compte qu'il y a des manifs étudiantes depuis un moment, mais en regardant la télé, on voit nettement plus les médecins, quand même. C'est pas que ça aigrisse, mais quand même. Tant mieux pour les médecins, toujours.

 

Puis de toute façon, j'aime pas le muguet.

Puis on est en mai, je fais ce qu'il me plaît, hein. Et là, ce qui me plaît, c'est de glandouiller devant mon ordinateur, comme un trader, mais sans les sous. Et de ne pas réviser mon chinois et en particulier pas le chinois classique, pour lequel je suis déjà supeeeeer à la bourre, mais si ça se trouve on aura pas d'examens cette année. Ou moins. Ou faciles. Je compte sur le fait d'avoir été là en AG et en manif pour avoir la clémence du jury. Haha.

 

Sinon, rien à signaler. Je m'ennuie. Je profite de mon ennui. Je le savoure, heure après heure. Je me lève tard sauf en cas de cours le matin à des heures indues, je lis, je traîne sur internet, je regarde des téléfilms sur M6 avec des chiens qui parlent et qui font des catapultes à lions des montagnes qui parlent pas parce qu'ils sont méchants et plouf ils tombent à l'eau et c'est grave bien fait pour eux et heureusement y'a des gentils vieux barbus à lunettes qui prennent soin de leurs amis chats parce qu'ils en ont quand même, je fais la vaisselle, et je pleure seul la nuit, barbouillant de morve mon oreiller en gémissant « Pourquoi moi ? Pourquoi ? ». Haha.

 

Puis des fois, je mets des trucs sur youtube, histoire de voir combien de gens ils vont attirer. Et ben, croyez le ou non, mais ça n'intéresse personne, du coup je vous les inflige.

 

Z'aviez qu'à aller voir ailleurs.

 

 

 

Par Francis - Publié dans : Les plaintes geignardes de moi
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /2009 22:42
Chers amis lecteurs, je vais vous faire une confidence.


Je suis doté d'un frère et d'une sœur petits (en âge, pas en taille, hélas). « Woh, vazy, t'es pas le seul, nom d'une pipe », me répondront certains d'entre vous (ceux qui ont le vocabulaire le plus étendu), et ils n'auront pas tort. MAIS ! Mais tous les frères et sœurs dont sont pourvus les autres gens n'ont pas des amis bulgares (coucou les copinov, au passage) ! Certains en ont, d'accord. MAIS ! Mais tous ces amis bulgares ne font pas de vodka dans leur baignoire, EUX. Alors que les amis bulgares de mon petit frère et ma petite sœur, je suis pas sûr qu'ils en fassent pas. Ou alors, c'était leurs voisins. De la mauvaise vodka, mais bon. Enfin, à ce qu'il paraît.

Puis ils ne vous ont pas appris à dire « le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité » en bulgare, je suis sûr. Alors qu'à moi, si. Enfin, par le biais de mon pitit frère et de ma pitite sœur, qui m'ont appris à leur tour, mais c'est presque tout comme, en tous cas, mon pitit frère et ma pitite sœur comprennent quand je le dis, et on rigole comme des bossus français.

Mais ça n'a rien à voir avec le sujet qui nous préoccupe, en fait j'aime bien tourner autour du pot. Il faut toujours tourner sept fois ses fesses autour du pot avant de lâcher sa crotte, disait ma mère dans une vie antérieure, c'est-à-dire qu'elle ne l'a jamais dit, je viens de l'inventer, mais j'aurais bien aimé qu'elle le dise, même si je ne suis pas sûr que j'aurais tout à fait compris ce qu'elle voulait dire par là... D'ailleurs, même maintenant, je ne suis pas bien sûr de la signification de ce proverbe. Si on peut dire que c'est un proverbe.

Bref.

Ces amis bulgares ont filé à mon petit frère et ma petite sœur un CD de musique bulgare qui, si j'ai bien compris, s'écoutait dans les discothèques turques. Je suis pas tout à fait sûr. D'ailleurs, je sais même pas le nom du groupe.
On l'appelle entre nous « Doubka », à cause d'une chanson qui fait Doubka doudoubka, doubka doudoub ka, doub, KA ! Apparemment, ça voudrait dire un truc comme « un trou dans un trou » ou quelque chose comme ça, enfin bon, on se le passait en boucle dans la voiture, lorsque, jeune et fou, j'allais rendre visite à ma famille dans un pays trop chaud. En fait, on s'en passait trois, des chansons, surtout. Doubka, doudoubka, une autre qui faisait « Redbull ! Sexy bull, tapokeyia » ou un truc qui ressemblait, et un machin invraisemblable qui mêle la BO de la guerre des étoiles avec des flonflons orientaux du plus bel effet.

Aujourd'hui, je voulais vous l'offrir.





Par Francis - Publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 01:42

Il y a des soirées comme ça, où au départ, on se dit que ça va être tout pourri. Que le peu de gens qui a accepté de venir se fera chier comme des rats morts. Qu'on aura honte de les revoir après, contraints par la force des choses.

 

C'est comme ça que ça a commencé, cette soirée. Jusqu'à ce soir. Parce que les gens avaient beau être moins nombreux que l'année dernière (parce que des enterrements, des manques de sous, des nouvelles copines, des déménagements dans le sud...), ben ça restait des gens biens.

 

Du coup, la soirée s'est bien passé. Même si je m'y suis pris super tard pour demander de l'aide culinaire à ma frangine, même si je suis allé trois fois dans la journée au casino, c'était bien.

On a bien mangé (merci grande soeur et cousine pour la bouffe, merci breton pour le râpage de carottes), bien bu (pfiou, margarita, mojito, bonnezeau, côteau du Layon, y'a pas à s'étonner que j'ai foutu la moitié de mon martini par terre en mettant une claque au breton), bien discuté (malgré l'appel de la cuisine).

 

Honnêtement, je crois que je connais des gens bien. Qui ne se moquent même pas quand l'alcool me fait parler avec l'accent belge une fois, qui sont tout polis, et qui ont même l'air de ne pas s'ennuyer. Merci à eux.

 

Puis merci aussi pour les cadeaux. Un DVD que je voulais voir depuis longtemps (the Darjeeling Limited), un livre de cuisine essentiel, un must-have de voyage (comment insulter dans toutes les langues), une lampe de chevet vachement de chevet (qui se clipe au bouquin), un ticheurte gratuit froissé, un livre en chinois compliqué...

Même une série anglaise en DVD en provenance d'un faux-belge qu'a pas pu venir. Putaing, je suis gâté.

 

Du coup, j'ai même pas envie de faire la gueule. Je suis juste content. J'ai envie de faire Yabadabadou, et de dire grognasse en italien, et d'aller me coucher parce que là, mine de rien, la tête tourne quand même un peu. Wouuuuuuuuuuuuuuu.

 

Je suis bien content.

C'est assez rare pour le signaler.

Je le fais.

Je crois que je me répète un peu, mais je suis un peu pété, j'ai le droit, vazy, fais pas ton pelmazo.

 

Ha, ha.

 

Bon, il est un peu tard, quand même, là, mine de rien. Pour une soirée qui s'annonçait mal, en tout cas, il est carrément tard, et tant mieux, youpi.

 

Merci les gens, merci papa parce que les courses, c'est le dernier virement qui les a payées, merci doux alcool qui rend les fêtes plus folles.

 

Hahahahahahahahaha.

Je vais me coucher, tiens.

Me coucher content.

 

Youhou, une fois.

Demain, promis, je refais la gueule.

 

Tchousse.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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