Mardi 22 avril 2008

Je vous l’ai déjà dit, j’ai des amis très joueurs. Pour mon anniversaire, ils m’ont offert un livre de Marc Levy, les Enfants de la Liberté. En m’enjoignant de faire une fiche de lecture dans les 15 jours, exercice que je n'ai pas tenté depuis la sixième.

 

Bon, j’ai commencé le livre hier matin, j’ai lâché tout l’après-midi, j’ai repris le soir entre deux épisodes de FBI portés disparus, hop en trois-quatre heures en tout c’était plié, voilà qui est fait, presque aussi vite qu’un Yakari, et voilà, comme promis, une fiche de lecture.

 

Les Enfants de la Liberté, c’est une histoire de résistants. Pas les glorieux gaullistes, non, les petits, les sans-grade, des métèques que même pas ils parlent bien français, ceux qu’on connaît même pas et qu’on veut pas dire qu’ils existent parce qu’il fallait pouvoir dire que c’est des français qui ont délivré la France du joug des allemands, que même les gaullistes ils les ont laissé se faire choper pour ça et éviter qu’ils rentrent dans l’Histoire parce que c’est des gros calculateurs, c’est dire s’ils sont maintenant trop peu connus, et il fallait bien quelqu’un pour les remettre sur le piédestal qu’ils méritent.

 

Ce que je ne nie pas (houla non, quand même).

 

Heureusement pour la postérité, Marc Levy a jugé qu’il se devait de leur rendre hommage, et au plus vite, hein ! Parce qu’ils ont été oubliés trop longtemps.

 

Par chance, il avait justement un week-end de libre, il en a profité entre deux binages de son potager pour raconter cette histoire, vue par un jeune garçon juif, roux et myope (ce qui ne donne pas envie de se mettre dans la peau du personnage, marque d’audace de la part de l’auteur),.Un rêveur qui entre en résistance en 1940. Tellement étourdi, notre narrateur, qu’il fait des erreurs de concordance des temps, passant du passé au présent de narration dans la même phrase et oubliant qu'il n'est pas un narrateur omniscient. Hum.


Toute médisance mise bien entendu à part, je pense que Marc Lévy est profondément soucieux de ne pas traumatiser son lecteur. Il se donne donc beaucoup de mal pour désamorcer tout début d’empathie avec les personnages ou de suspense, afin de ne pas mettre notre pauvre petit cœur à l’épreuve. C’est quand même assez fort, mais dès le début, où tu pourrais éventuellement commencer à t’intéresser aux personnages, il te dit qu’ils sont morts, et comment, afin qu’on ne s’inquiète pas trop pour eux par la suite. Si ce n’est pas la marque d’un profond humanisme, je ne sais pas ce que c’est. Il se soucie même de la destinée de personnages dont il ne parle pas dans son roman. Par exemple, ce passage « si Odette avait eu ne serait-ce que les jambes de Lauren Bacall, j’aurais probablement essayé de l’embrasser […] d’autant que c’était la veille de l’après-midi où deux nazis l’ont abattue au coin de la rue des Acacias. Depuis, je n’aime pas les acacias », ça permet d’en savoir un peu sur Odette, ce qui est bien, parce qu’on en parlera plus du tout par la suite, , alors qu’elle méritait sans doute qu’on la cite (on n’en saura malheureusement pas plus sur les relations préalables qu’il entretenait avec les acacias d’ailleurs, ça c’est un peu dommage).

 

Ce que je trouve mignon chez Marc Lévy, c’est son optimisme béat en ce qui concerne le genre humain, à défaut d’une compréhension minimale de la psychologie basique : la veuve éplorée d’un vil procureur tué par la Résistance parce qu’il a fait tuer un résistant  (sous le prétexte « vous êtes étranger, communiste et résistant, trois raisons dont chacune suffit à ce que je demande votre tête à la cour », un vrai méchant quoi, heureusement qu’il est mort lui, mais il compte pas dans l'optimisme de Marc Levy envers le genre humain, il est là parce qu'il faut quand même un méchant) , la veuve donc, quand on lui demande si elle reconnaîtrait l’assassin, dit que « c’est possible, mais qu’elle ne le souhaiterait pas, il y a déjà eu bien trop de morts comme ça ».

 Si c’est pas beau. Moi, on m’assassinerait mon mari, faudrait vraiment que je l’aime pas du tout du tout pour pas vouloir qu’on chope son assassin, quand même. Même s'il veut faire tuer des étrangers parce qu'ils sont étrangers.

 

On en apprend aussi sur la psychologie des résistants : « Moi, j’ai le caractère de mon père[…] Je suis une révoltée. Je n’accepte pas l’injustice » (page suivante) « Je t’ai dit que j’avais horreur de l’injustice ?» « Oui, oui, c’était il y a moins de cinq minutes, je m’en souviens très bien !».

Les résistants n’aiment pas l’injustice, contrairement aux veuves de magistrats collabos, qui s’en foutent.

 

Ils sont lyriques, aussi, les résistants. « Ce soir, je ne reviendrais pas, mais ce soir, les miliciens non plus ne rentreront pas chez eux. Alors, des tas de gens que nous ne connaissons pas auront gagné quelques mois de vie, quelques mois d’espoir, le temps que d’autres chiens viennent repeupler les terriers de la haine. »

« Mon frère avait le cœur d’un ange, la bouille d’un gamin. Il croyait au bien et au mal. Tu sais, j’ai compris dès le début qu’il était fichu. Avec une âme aussi pure, on ne peut pas faire la guerre. Et lui, son âme était si belle qu’elle brillait par-dessus la saleté des usines, par-dessous celle des prisons, elle éclairait les chemins d’aube, quand tu pars au boulot avec la chaleur du lit qui te colle encore dans le dos ».

« Jeannot, fais moi cette promesse : jure-moi qu’un jour tu aimeras. J’aurai tant voulu pouvoir le faire, tant voulu pouvoir aimer. Promets-moi que tu porteras un enfant dans tes bras et que dans le premier regard de vie que tu lui donneras, dans ce regard de père, tu mettras un peu de ma liberté. Alors, si tu le fais, il restera quelque chose de moi sur cette foutue terre. ».
Si ça, c’est pas une poignante déclaration d’adieu, hein ! Je suis pas sûr d'avoir tout compris, mais c'est beau.

Mais bon, voilà, ils meurent souvent, les résistants. Faut bien faire pleurer la ménagère. Heureusement, ils ont tué des méchants (« Mais nous n’avons jamais abattu un innocent, pas même un imbécile »), et on ne pleure pas trop parce qu’on était prévenus, qu’il n’y a à peu près aucune conséquence à leurs actions innombrables, que tu te demandes comment l'Allemagne avait encore des boutons d'uniforme en 1943 (des fusillés pour l’exemple ? Noooon, voyons), et que bon, on les mélange un peu tous, aussi. Puis à la fin, c'est fini, cette saloperie qu'est la guerre.

 

Bon, voilà, je crois que j’ai un peu fait le tour. Je raconte pas toutes les péripéties, hein, ce serait gâcher tout le plaisir d’un ouvrage essentiel et poignant, comme quand cinquante ans plus tard, deux regards se croisent, qui s’étaient auparavant croisés l’un depuis un train de déportés, l’autre dans la carlingue d’un avion de chasse anglais.


 

Bon, à qui je le prête ?
par Francis publié dans : L'antre de la Flagorne communauté : Fourre-tout * inclassable
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Dimanche 20 avril 2008

J'avais pas fêté mon anniversaire avec des gens autres que la famille depuis un bail. Je ne compte pas les vaches haut-marnaises qui m'ont souhaité mon vingtième, hein.

 

Puis là, à l'instigation d'une amatrice d'hippopotames, bon ben je l'ai fait. Même qu'un belge est descendu de à côté de Namur spécialement pour ça, et tout. J'étais content, je lui ai même lavé des draps avant qu'il arrive.
Puis on a fait du ménage et tout, passé la serpillière et l'aspirateur, et on a attendu les gens qui venaient après. Que il faut que je les remercie, mais je sais pas comment faire : d'abord ceux qui viennent de plus loin ? Ou ceux qui ont fait les plus beaux cadeaux (histoire de pas avoir à refaire ça l'an prochain) ? Ou par ordre alphabétique ? Mais par ordre de vrai prénom ou de pseudo, parce que la y'en a beaucoup que je fréquente sur internet ? Par âge décroissant ? Ca en fâcherait certaines.

Et moi, même pas je veux me fâcher avec les gens.

Surtout quand ils m'ont fait une aussi belle fête, quoi. Même si c'est par vengeance qu'ils ont décidé de faire du manger japonais, c'est pas grave, c'était bon.

En tous cas, on était tous d'accord que c'était meilleur que le Marcassou. Le Marcassou, je sais pas si vous connaissez, mais c'est une espèce de salami de porc et de boeuf, fumé, qui pue, mais qui est fourni avec un couteau qui coupe bien. C'est toujours ça. Heureusement que notre belge était là pour le finir, son Marcassou. Il le défendait avec ardeur, malgré l'évidence de la supériorité du vrai bon saucisson français. Mais bon, on peut s'attendre à tout de la part d'un utilisateur de pèle-carotte. Enfin bon, ça mettait de l'ambiance dans la soirée, le Marcassou et le pèle-carotte. Ca prouve une chose, pour réussir sa soirée, il faut y mettre un belge.
On s'est dit qu'on tenait un concept, là, un service d'escort belge pour soirée, pour qu'on puisse se moquer, et tout.

Puis on a continué à boire sa bière, à manger du machin qui se prononce "je t'aime" en patois japonais du sud, à refuser du Marcassou, et à m'offrir plein de cadeaux. Plein plein, même. C'était quelque chose.
J'ai eu un T-shirt marxiste, des bédés bien, des livres, un lecteur dévédé (un lecteur dévédé, quoi ! Punaise. Avec les câbles !), des fleurs jolies, un bouquin de Marc Levy pour que je puisse en dire du mal en connaissance de cause, en attendant le prochain avec un robot qui transmet l'amour d'un père à sa fille par-delà la mort, pis j'en oublie sûrement à cause de la vodka-canneberge (c'est bon pour lutter contre les infections urinaires).

Puis (attention, instant émotion, normalement, dans une série américaine, il devrait y avoir des soupirs "hooo..." avec des larmes dans les yeux), ben voilà, y'avait les amis. C'est bien, quand même. (en plus, y'en avait deux, ils se tenaient la main et ils se faisaient des bisous des fois, c'était mignon, et un des deux il avait un t-shirt rigolo, mais j'en dirai pas plus, en tous cas, ça émoustillait notre belge, il avait les yeux tout mouillés).

Merci, les gens. Pour les cadals, les gâteaux, le manger, et surtout pour être venus.

 

Merci, et des becs.

par Francis publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Mercredi 16 avril 2008

Tu sais quoi, lecteur ?

En fait, je me doute bien que non, hein, c’est ce qu’on appelle, quand on est pédant, une question rhétorique. Avec un H aspiré dedans. J’aime bien aspirer les H, mais je ne suis pas un drogué comme, mettons, Bob Marley, pas le joueur de foot de Lyon, le joueur de musique rastafarienne avec des chapeaux informes aux couleurs douteuses, là.

D’ailleurs, Marlet joue-t-il encore à Lyon ? Hein ?

Je sais pas. Je suis pas le foot, en vrai. Sauf pour avoir la télé à moi le mercredi, principe que j’ai prostitué aujourd’hui pour un Big Mac.

C’est ma coloc qui m’a acheté. Pour pouvoir regarder la Starac. Elle ne recule décidément devant rien.

Mais je lui en veux pas. Je suis pas rancunier. Sauf envers les gens qui le méritent, comme Goscinny, qui est mort avant Uderzo. Un manque de professionnalisme flagrant, j’appelle ça. Il avait beau s’appeler René, c’était un grand homme. Enfin, il était petit comme Sarkozy, mais au plan écriture, il était plus grand que Chirac.

 

Mais revenons-en à mes moutons, parce que tu te demandes toujours quoi, depuis la première ligne, et moi, là, sans scrupules, sans la plus petite pensée pour le suspense qui monte comme le niveau dans ta vessie à l’approche de ce que tu sens être le dénouement de la question, je te tiens dans l’expectative, c’est un peu comme un strip-tease, sauf que y’a pas d’étoiles au bout des nichons de mon annonce, vu qu’elle a pas de nichons, ce serait grotesque pour une annonce, ben moi, donc, j’ai la pression.

 

Oui, j’ai la pression, parce que je sens que mon annonce va pas être à la hauteur de ton attente, je sens que je vais te décevoir, lecteur, ou lectrice, je ne suis pas sexiste, même s’il est indubitable que les gonzesses sont inférieures aux mecs dans certains domaines, comme par exemple la pêche dans Zelda sur Wii. Par contre, elles me battent toutes en repassage, hein ! Vous voyez bien que je n’ai rien de sexiste. J’aurais horreur d’être sexiste, malgré toutes les raisons familiales qui me poussent dans ce sens, en particulier mes huit tantes. Mais je résiste, vaillamment, Guy Môquet des temps modernes, avec une écriture que j’espère un peu moins chiantes. Même si moins poignante, j’admets. En même temps, c’est pas de ma faute si ma vie n’est pas faite de drames et de vicissitudes (mot que j’ai orthographié correctement du premier coup, si j’en crois Word), c’est pas de ma faute, c’est la faute à trop de chance.

 

Du coup, ça me prive de trucs intéressants dont vous faire part. J’espère que vous m’en voulez pas, comme je n’en veux plus à mes parents de ne pas être alcooliques, tchétchènes ou amateurs de Plus Belle la Vie. Ca aurait certes apporté un peu d’animation sur mon blog d’annoncer «papa vient de casser la bouteille de Cointreau sur la tête de maman »,  « maman se remet bien de son dernier viol par des soldats russes, on tente de l’avorter avec la prothèse de papa » ou « Thomas apprend à Luna qu’il a découvert la relation cachée de Mirta et Roland. Ils décident d’organiser une petite vengeance. Luna coince Roland : plus question de remettre les pieds au Mistral après ce qu’il a fait à Mirta. Forcée de jouer l’innocente, Mirta reproche à Roland de s’être remis bien vite de leur rupture. Roland passe voir Mirta en cachette, pour tirer au clair cette histoire. Rachel arrive alors, explique que leur relation divise le quartier et que les cachotteries doivent cesser… », mais bon, voilà, je ne peux pas dire tout ça, car ce serait malhonnête de ma part, et je suis l’honnêteté incarnée sauf vis-à-vis de ma sœur qui paye toujours EDF alors qu’elle est partie au Cameroun depuis plus d’un an.

 

Donc, voilà, je devais le dire : je dois changer de caleçon.

Ha, et c'était mon anniversaire.


par Francis publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mardi 15 avril 2008

Putain, la loose.

Pour une fois que les français ouvraient leur gueule pour râler pas que pour la leur (1).

Pour une fois qu’on disait tout haut ce que le monde entier pense tout bas.

Pour une fois qu’on prenait des initiatives qui faisaient trembler le monde sur ses bases.

 

Parce que quand même, fallait être sacrément couillu pour se dresser comme l’ont fait nos athlètes contre la Chine. Puis ils avaient pas peur des mots, hein !

« Pour un monde meilleur », qu’ils étaient.

 

Ah ça, une audace pareille, ça faisait longtemps qu’on avait pas vu. Ils avaient pas peur de se faire des ennemis, ils nous représentaient, là, on était fiers d’être français, défenseurs des droits de l’homme, et tant pis pour les conséquences, nous on est pour un monde meilleur, et ceux qui sont contre, ben on va… on va… on va porter nos badges devant eux, et, et puis piquer les dernières frites à la cantine juste devant eux aussi.

Pis voilà.

Et on boudera à leur fête, aussi.

 

Non mais.

Faut pas nous chercher, nous les français, hein. On est les rebelles de la société occidentale qui pense trop qu’aux profits pour ouvrir leur gueule contre les bridés, tu vois ?

 

Puis finalement, non.

 

Le flop.

 

Les athlètes auront pas le droit de porter haut et fort leurs convictions politiques.

Ca dérange, les convictions.

 

Merde.

 

Mais bon, au moins, ils m’auront fait retrouver un autre homme, un artiste engagé qu’on a baillonné, lui aussi, parce qu’il dérangeait.

 

Remember Florent Brunel.




(1) sans dénigrer, hein ! Encore heureux qu'on puisse ouvrir nos gueules pour nous-mêmes.

par Francis publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Samedi 12 avril 2008

Bon.

Une fois de plus, je me fous devant mon clavier sans rien avoir à dire, si ce n’est que je tape plus vite quand il y a quelqu’un dans la même pièce que moi, en l’occurrence ma coloc. Je sais pas à quoi c’est dû, peut-être la panique d’avoir à discuter qui donne des ailes aux doigts pour avoir l’air super occupé, ou alors pas.

Bref.

 

Généralement, quand j’ai envie d’être tranquille dans le salon en bas, j’opte pour la solution consistant à dire que puisqu’elle a une télé dans sa chambre, j’ai le droit de regarder ce que je veux en bas, en l’occurrence généralement un match de foot sans intérêt, et SURTOUT pas Pékin Express, par exemple. Ca me permet d’avoir le salon tout à moi sans complexe.

 

Je sais pas pourquoi elle excite ma méchanceté comme ça.

 

Enfin, j’ai mes soupçons quand même. Je crois que j’ai envie d’être méchant. Donc, je la teste, je la pousse, je suis pas innocent. Par exemple, je voulais faire une expérience aujourd’hui, tenter de ranger pendant qu’elle était devant la télé, manque de bol, j’avais déjà rangé avant qu’elle revienne, donc y’avait plus grand-chose à faire pour tester sa capacité à capter un message non-oral, mais j’aurais bien aimé pouvoir dire que ça lui en a touché une sans faire bouger l’autre (si elle en avait), ben là, j’ai pas pu, c’est bien triste. Même si j’ai pas de doute de ce qu’aurait été le résultat, hein, en fait.

 

J’ai déjà fait l’expérience.

 

Qui s’est conclue comme je le pensais, c’est-à-dire que je ne l’ai pas dérangée.

Je m’étais même pas fait engueuler en passant l’aspirateur pendant qu’elle regardait la télé en milieu d’après-midi, alors que j’aurais bien aimé, histoire de pouvoir être sarcastique et méchant une fois de plus.

 

Mais bon, étant gentil (lire : « lâche ») en face des gens, je profite du blog comme catharsis, en plus ça fait un bail que j’ai pas écrit, par manque d’idées essentiellement, vu que généralement je parle de rien, j’en fais vite le tour, c’est pas facile de trouver du rien dont parler.

 

Tiens, allez, juste pour en remettre une couche, j’avais rangé une couette qui trainait sur le canapé et m’empêchait de m’asseoir, ben elle arrive, hop, elle la refout sur le canapé.

Comment ça, c’est bénin ?

 

OK, ça l’est.

 

Mais même, j’ai le droit.

C’est mon blog, je dis du mal de qui je veux pour ce que je veux.

 

Ha tiens, son copain est revenu et va faire un gâteau, ça va le forcer à faire la vaisselle du plat à gâteau qui traîne dans l’évier depuis le dernier parce que j’ai pas envie de faire la vaisselle de truc que je mange pas.

 

Et je radote.

 

J’en ai marre de radoter.

Pffff.

par Francis publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi communauté : Fourre-tout * inclassable
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