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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 11:42

La Muse est une maîtresse capricieuse. Elle peut vous abandonner comme une vieille chaussette des mois durant, vous laissant moisir sous le lit, au milieu des moutons qui s'accumulent, puis revenir vous planter un gros bécot à 6h43 du matin, alors que vous êtes assis sur les cabinets en train d'essayer de vous souvenir de ce rêve où vous bousillez l'escalier de la cave qu'était pas vraiment une cave, en fait, mais c'était pas très clair et pourquoi il était en bois, d'abord, cet escalier, hein ?

Et là, le caleçon aux chevilles, que pouvez-vous faire d'autre que vous saisir de votre téléphone pour noter fébrilement les mots qu'elle vous sussurre à l'oreille, en maudissant la saisie automatique, avant de vous recoucher pour quelques heures de repos bien mérité ?

Et puis vous vous relevez en constatant qu'elle est repartie, la garce, et que vous n'êtes même plus capable de vous souvenir du titre du poème qu'elle vous avait chuchoté alors que vous sombriez dans les limbes tièdes qui règnent sous la couette, encore moins de pondre une note de blog décente qui fasse oublier les mois passés depuis la dernière mise à jour.

Tant pis. Voilà donc mon Poème de six heures quarante, qui permettra au moins de faire disparaître la publicité de ce blog pour quelques jours.

Il est six heures quarante

Embrumé, je me lève et réponds

À l'appel de la vessie

Flipilipilipili

Mon pipi chante

Contre la porcelaine

Prôôôôt

L'écho d'un prout

Fait trembler la cuvette

Ploup ploup

Deux petites crottes

Plongent dans les flots bleus

Elles coulent et puis, coquines,

Remontent à la surface

Pour me faire un clin d'œil.

Et moi,

L'âme emplie de regrets,

Je tire la chasse.

Glou

Glou

Glou.

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