Les exaltantes aventures de la vie de moi

Mardi 15 mai 2007 2 15 05 2007 11:48

Moi, j'aime bien chanter. Même qu'une fois je suis allé à une chorale, que je croyais que j'étais ténor et qu'en fait j'étais basse, alors je devais faire Ma ma ma... Ma Mary-lène...Ma ma ma... Ma Mary-lène C'est toi que j'aime, debout au fond avec les autres basses, mais j'ai arrêté à cause des horaires.

 

Ca ne m'empêche pas de continuer à chanter chez moi. J'ai une acoustique particulièrement phénoménale dans mes toilettes d'en bas (un mètre carré au sol, faut éviter de faire popo parce que tu te cognes les genoux à la porte en t'asseyant et la tête au lavabo en te penchant), alors j'aime bien chanter, en particulier du Brassens ou alors Romeo and Juliet d'Emir Kusturica and the No Smoking Orchestra, parce que les basses te résonnent à fond dans les oreilles.

La douche, c'est pas mal aussi, mais mes toilettes sont incomparables pour la sonorité.

Ceci dit, y'a pas que là que j'aime bien chanter. Parce que y'a pas que l'endroit qui compte, y'a aussi les circonstances, soit qui poussent à chanter, soit pas.

Généralement, quand les circonstances sont favorables, par exemple dans une chorale, ça m'intéresse moyen. Je préfère chanter quand y'a pas de raison, ou toutes les raisons de ne pas le faire, sans doute une question d'esprit de contradiction.

Par exemple, en  jouant au badminton (mais si, ce sport de raquettes où la meilleure technique, en tous cas la mienne, est souvent de viser l'adversaire, entre les seins si c'est une fille, dans la tronche si c'est un mec,
et tant pis si ça te vaut une réputation de brute sans coeur auprès de tes charmantes adversaires, en sport, les phéromones ne jouent plus), en jouant au badminton, donc, je répète pour ceux qui avaient perdu le fil comme moi, la logique voudrait que tu respectes ton adversaire avec des petits "bien joué" essouflés quand t'as loupé une belle balle de cet(te) enfoiré(e), ou quelque chose comme ça.

Pas très drôle. Alors avec un copain, un normand (j'assume), on avait pour technique, en double, de se gueuler dessus et de s'insulter quand on perdait un point, et de chanter à pleins poumons pendant les matchs (serait-ce pour cela que malgré notre indéniable talent de joueurs, on s'est pris des sales notes en première année d'école ?). En particulier, on chantait Jeanne et Serge, en canon. Et ben, on a gagné plus qu'on a perdu. Et puis, là aussi, le gymnase, ça résonnait méchant quand on était pas nombreux, hein.

 

Mais le mieux, ça reste de chanter en ville. Le truc, c'est que ça m'arrive pas souvent, parce que y'a une certaine retenue qui me retient. Et j'ai loupé la coupe du Monde et Mireille Mathieu pour chanter la Marseillaise à Paris.

La retenue, elle s'envole que rarement. Quand je sors d'une dégustation de rhums arrangés ou de mojitos dans un petit bar enfumé (ça remonte, comme vous voyez, les petits bars enfumés ne se font plus), elle part dans les vapeurs d'alcool, la retenue, et j'ai des souvenirs (assez vifs, malgré les circonstances), d'interprétations pleines de fougue de "Nathalie, mon amour des JMJ" d'Oldelaf et Monsieur D dans les rues de Rennes, ou de "Dimitri et Aliochka" des Flying Tractors dans celles, vides et mal éclairées, de Lannion (merci à toi Yannick, au passage).

 

Hors bitures (qui, je te rassure maman si tu passes, ce qui n'est pas censé être le cas, furent et restent rares), je crois n'avoir chanté que deux fois en ville, à Paris. Une fois, en rentrant à pied de la porte de la Chapelle jusqu'à Luxembourg, complètement sobre, je n'ai pas pu m'empêcher d'interpréter, avec beaucoup de sensibilité, "Auuuuuuuuux Chaaaaaaaaamps Elysées tatam tam tam tam", sur lesdits Champs, vers une heure du matin.On mettra ça sur le compte de la fatigue.

 

L'autre fois, c'était dimanche dernier à Paris. En allant visiter le marché aux oiseaux d'à côté de Notre-Dame, après avoir pu observer une espèce de croisement sans yeux discernables entre un poulet du Gers et un lapin angora dont le nom m'échappe (à l'espèce de croisement), on (on, c'est moi et des amis qui viennent d'adopter un zoiseau qu'ils ont trouvé par terre, qu'ils ont prétentieusement baptisé Pilou Passereau et qu'ils m'ont demandé de parrainer malgré son ridicule duvet sur la tête) s'est pris une saucée . Une bonne grosse, avec des gouttes grosses comme un embryon de quatre semaines, un ciel tout noir, et des vents tourbillonnants qui nous envoyaient de la poussière par dessous les lunettes. Une saucée comme je les aime.

 

Ouais, parce que j'ai appris à gérer la pluie : c'est facile, quand il se met à flotter, je me dis que je suis en Bretagne au bord de la mer. C'est con, mais ça marche : au lieu de me coller désespérément à un mur, les épaules voûtées, je me redresse, je regarde les gouttes dans les yeux (bon, ça pique un peu et ça fait cligner, mais l'honneur est sauf), je marche normalement, tout seul au milieu de la rue, en plus ça permet de se la péter un peu, et là, en l'occurence, j'étais content de cette pluie, alors je chantais, sur le quai de la Seine. Je crois que c'était une chanson des Beach Boys dont je connaissais le début du premier couplet, ça donnait Round round get around, I'll get around popopom round round get around I'll get around... Avec le vent et la pluie dans mes cheveux fous, qui ont commencé à friser avec l'humidité, c'était le pied.

 

 Vivement la prochaine tempête à Paris, hein.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Jeudi 17 mai 2007 4 17 05 2007 00:19

Moi, j'aime bien les jardins.

Ca doit être la faute de celui de ma tante (qui est plus grand que le chapeau de mon oncle), qui a tout ce qu'il faut pour un jardin, et qui est en grande partie responsable de ce que j'ai passé nombre de mes étés chez elle : côté entrée de la maison, des fleurs, des hortensias, des arbres, un kiwitier, de la vigne vierge et un gros tas de sable couvert de crottes de chat qui sert pour faire les joints (des murs). Plus, derrière un muret et une haie, une belle table de jardin en plastoc, avec le barbecue à côté l'été pour cuire les steaks et manger en chassant les moucherons d'une main et en regardant les chatons sauvages s'aventurer sur le couvercle bien chauffé dudit barbecue de l'autre (ça saute haut, un chaton, quand ça se crame les coussinets, mais rassurez-vous, rien de bien grave, juste quand même de quoi satisfaire un membre du CCC).

 

Côté derrière la maison, le jardin tout en longueur est séparé en deux parties : tout au fond, une pelouse avec quelques rares arbres, juste ce qu'il faut pour tenter le tir à l'arc et perdre les flèches si le gazon est trop haut, plus un vague étang s'il pleut.

 

Puis au milieu, le plus mieux des jardins : une belle pelouse encore (mon dieu, c'est là que j'ai appris à conduire sur une tondeuse), avec des belles taupinières, des arbres tout au milieu, des cerisiers pleins de CD AOL pour éloigner les étourneaux qui viennent se gaver avant qu'on ait la chance de manger quoi que ce soit, des pommiers qui font des petites pommes bien pour la gelée, des poiriers, des pruniers dont il vaut mieux ouvrir les fruits avant de croquer dedans si on veut éviter d'avaler des perce-oreilles, des trucs que je sais pas ce que c'est qui ont des branches juste assez fines pour que ce soit casse-gueule d'y lire l'intégrale de Jules Verne perché dedans, des arbres juste assez éloignés pour faire des cages de but acceptables pour humilier tes petits frères et soeurs, et le long des bordures, des cassis que tu passes des journées allongé sur le dos en dessous pour cueillir de quoi faire des cageots de gelée, et des groseilliers qui n'empêchent qu'en théorie les moutons de passer bouffer les plus petits des arbres et de s'attaquer au potager. Potager entièrement désherbé à la main, et donnant des tas de radis, de z'haricots, de potirons, de fraises (si les oiseaux sont pas passés avant), et des courgettes issues des rêves les plus déments de Catherine Breillat, et de la rhubarbe pour faire des crumbles...

 

On s'imaginerait qu'après des années passées dans un paradis pareil, mon jardin à moi, je devrais savoir en prendre un peu soin.

 

Que dalle. C'est déprimant. Je dois tenir de mon popa mon absence totale de main verte. On avait deux arbres dans notre petit jardin : un vernis du Japon qui couvrait les alentours d'une épaisse couche poussiéreuse de pollen collant quand l'envie lui prenait (et quand il pleuvait... beurk), et un pommier qui donnait une vingtaine de pommes grosses comme des melons chaque année.

On les a tués tous les deux. Il n'en reste même plus une trace de racine. On sait toujours pas comment c'est arrivé, mais c'est arrivé.

 

Il reste une vigne vierge incontrôlable, et des trucs pleins d'épines et de fleurs rouges ou jaunes qui sentent bon quelques jours, puis se mettent à perdre leurs pétales partout. Et encore, y'a des feuilles qu'en haut, le reste c'est des tiges grosses comme mon pouce et couvertes d'épines qui piquent. Et maintenant, en plus, ces pleins d'epines se laissent aller à empiéter sur l'étroit chemin qui permet d'entrer dans chez moi.

 
jardin1.jpg


Sale bête. J'ai essayé d'arranger les choses en le remettant vaguement à sa place. Le résultat n'est pas probant.

  jardin2.jpg

Je crois que je vais me convertir à la méthode américaine. Un bon coup de napalm, on bétonne et hop.

Je ne conserverai que le plant de tomate-cerise que j'ai repiqué hier. J'ai confiance en lui. Foi et espérance.

tomate.jpg

Va en falloir.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 05 2007 19:40

Punaise, c’est quand même un sale monde dans lequel on vit.

 

J’arrive à publier des trucs sur un blog, même si tout n’est pas super récent, y’a de l’exclusivité, du scoop sur ma vie trépidante, tout ça, le tout dans un langage châtié et piquant d’une insolence et d’une impertinence dignes de Jojo et Paco les petits malins.

A côté, j’arrive à pondre des articles pour un site plein de belges, que je peux leur parler de Myles na gCopaleen ou de Nini Patalo, et ça me prend même pas des masses de temps énormes de cultiver ces bêtes-là, alors que a priori y’a du boulot.

En bref, écrire, j’y arrive.

 

N’empêche que depuis trois jours (ouais, bon, OK, huit mois), je dois faire deux ou trois malheureuses lettres de motivation, une pour une formation et une pour un poste qui me correspond pas au Maroc, et j’arrive pas plus loin que

 

Madame, Monsieur,

 

Ce qui en soit n’est pas top parce que je suis censé m’adresser à une personne en particulier, je sais, merci. Et le plus important me reste inaccessible, loin, loin, dans l’azur métropolitain. Je sais vraiment pas quoi écrire d’autre, et ça m’énerve, ça m’énerve, au point d’en faire une note de blog pour dire à quel point je vois rien à écrire. C’est triste.

 

A croire que je ne suis pas motivé, en fait. Que je suis fait pour être un chômeur, pas un chercheur d’emploi.

Que jamais j’arriverai à rien, comme l’avait si prémonitoirement noté un prof sur ma copie. Si vous voulez tout savoir, il avait dit, je cite « c’est pas avec une désinvolture pareille que vous trouverez un job », juste en dessous de « vous vous foutez de ma gueule ? » (quand je disais qu’on avait dû voir un truc en cours mais que je me souvenais pas de quoi).

 

Putain, il avait raison.

L'enfoiré.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Mardi 5 juin 2007 2 05 06 2007 13:14
Bon.

Une copine m'ayant reproché mon manque d'enthousiasme devant les circonstances qui semblent l'exiger, je corrige. A mon corps défendant, hein.

Je suis le meilleur. I'm the best, simply the best, I am the lawful master of the code de la route, que je viens de passer avec autant de brillance qu'un flash de paparazzi dans ma gueule à Cannes dans deux ans, quand le monde aura découvert mon génie visionnaire incommensurable et que Paris-Match se trainera à mes pieds en mendiant une interview de deux minutes !

Aujourd'hui, j'ai passé mon code. Avec zéro faute. Queud', nada, peau d'zob de fautes, aucune erreur, même à leurs questions traîtresses sur le délit de fuite ou l'ordre de  réglage du dossier, du siège et du rétroviseur.
Yep.

Ca n'a pas été sans mal, hein. J'y ai consacré des années de labeur depuis ma plus tendre enfance, d'innombrables nuits de travail intensif, à lire des manuels à la lueur blafarde d'une lampe à pétrole, sous la couette pour ne pas déranger les ronflements de ma soeur, puis de mes colocs.
Je n'ai pas été gâté par le destin, qui semblait vouloir m'empêcher d'accéder à ce sésame vers la liberté. Quand je posais des questions à mon papa, du genre "papa, le panneau rouge avec un trait blanc au milieu, qui était au début de la rue, c'était pas un sens interdit ?", ou sur tout autre élément de signalisation, j'avais le plus souvent une réponse du genre "on s'en fout, papa a une plaque diplomatique, on va pas être arrêtés, t'en fais pas".

Même à mon auto-école, ils donnent pas vraiment le bon exemple, le type qui me conduisait au code aurait pris pas mal de points en moins sur son permis si on avait croisé des flics (portable au volant, -2 points, franchissement d'une ligne continue, -3 points, passage au feu rouge, -4 points...)

Mais aujourd'hui, enfin, j'ai pu faire exploser mon talent à la face du monde !
Je suis un grand.
Je suis le Maître.

Prosternez-vous devant le roi des priorités, des stationnements gênants, des PAS et des sièges enfants jusqu'à 10 ans pour les nabots !

(Ca te va, Alex ?)
Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 06 2007 20:10
Là, j'en ai marre.

Je gueule rarement sur mes colocs, je me tape la vaisselle alors que j'en ai pas sali 5%, je range le bordel qui est pas à moi, je suis excessivement bonne pâte, mais là, c'en est trop.

Pour la première fois en neuf mois, j'ai gueulé.

Parce que putain, y'a des choses qui passent pas. Y'a des choses sacrées, bordel.

Et là, en rentrant, elle m'a fait le coup d'amener le saucisson sur le canapé, pour le couper là, sur son plastique, même pas avec une planche dessous et avec un  couteau à dents,  en coupant le bout pas entamé et en faisant des tranches épaisses comme mon doigt  !

Là, j'ai pété un câble.
Le saucisson, ça se respecte, ça se coupe dans la cuisine sur une planche à découper, en tranches fines, avec un putain de couteau lisse bordel, et jamais on ne coupe le saucisson par les deux bouts nom de dieu, c'est l'éducation minimum qu'on doit donner à son gosse merde !

Et vous savez ce qu'elle me dit ?

Je vous le donne en mille.

"Mais calme toi, c'est qu'un saucisson."

Qu'un saucisson !
J'aurais jamais cru entendre ça.

Les gens qui n'ont que mépris pour la charcuterie, comme ça, moi ça me donne des envies de meurtre, j'en ai encore les mains qui tremblent.

Ptain, y'a des baffes qui se perdent des fois.

Qu'un saucisson... putain.

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Samedi 23 juin 2007 6 23 06 2007 10:01
Cette nuit, j'ai été réveillé par un bruit de respiration.
Des inhalations qui faisaient un bruit d'aspirateur engorgé par une pelote de cheveux de grande soeur, vous savez, genre  hhhhhhhhuiiiiiii, le genre d'inspirations qui donnent l'inpression qu'il y a moins d'air qu'il ne devrait dans l'atmosphère, genre 6000 mètres d'altitude par temps dégagé.
Je me suis vite rendu compte que c'était la mienne de respiration, , et qu'elle était accompagnée de ce charmant et incontrôlable écoulement de mucus par les narines, genre grandes eaux de Versailles, version un chouïa plus collante. Cette ravissante morve perlée et translucide, juste teintée d'un vert pâle, qui transperce immédiatement le morceau de PQ du tout dernier rouleau sacrifié à cet usage et vous colle aux doigts, cette morve relativement homogène mais avec des petits grumeaux blanchâtres qui s'égarent à droite à gauche au moindre mouchage. Et je vous raconte pas la galère avec la moustache.
Par ailleurs, si cette substance est trop liquide pour pouvoir empêcher qu'elle coule en descendant, dès que vous tentez de l'inspirer un bon coup, elle refuse des quatre fers et se bloque désespérément dans la narine en vous faisant sortir les yeux des orbites, vous forçant à des gymnastiques respiratoires de maître yogi pour réussir à renifler avec un snurflurflurulufl satisafaisant.

C'est agaçant.
Je vais me venger. Ce soir, je fais la bise à toutes les copines bretonnes. Après tout, y'a  pas de raison que je sois le seul à dégouliner du tarin.

Ca me fait d'ailleurs penser que j'ai eu une grande dicussion sur le cactère viril des gros nez avec Krassinski, l'auteur du Singe qui aimait les fleurs  et des Coeurs boudinés, parce que le singe en question est  un nasique que ça a des gros pifs les mâles mais pas les femelles et que Krassinski et moi on a des gros pifs, et qu'il m'a fait des dédicaces jolies, tout comme Phicil et Drac les auteurs de London Calling et  de Georges Frog, qui est une excellente bédé animalière qu'elle est belle et intelligente (et Drac, qu'elle est mignonne en plus de faire  des belles couleurs), que George il aime le jazz et que c'est une grenouille avec des principes pas comme des démons assassins de Claude François et c'est pas facile d'expliquer ça quand Pierre raconte la partie d'In Niomine Satanis d'hier soir que j'ai pas pu y aller parce que j'étais un bon petit-fils chez mon papy chez qui je suis arrivé tardà cause des dédcaces de ces gens chamants et en plus qu'elles sont belles j'en suis content.

Youpiya, comme on dit sur la montagne

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 06 2007 18:55

C'est la fête du cinéma ! Alors en l'honneur de la fête du cinéma, un article sur le cinéma. En fait, je l'avais écrit avant et heureusement parce que là, j'aurais eu plus de mal après le méchoui en Bretagne, où il n'a même pas plu.
Par contre, il y a eu un verre de rosé, deux de Jurançon, deux de coteaux du Layon moelleux, deux de punch, un de vodka-multivitaminé, deux bières, un peu de Ricard et une quantité indéterminée de rouge californien qui auraient rendue difficile toute tentative de rédaction d'article aujourd'hui (oui, levé tard aussi). Donc, voilà.


Moi, j'aime bien le cinéma. Enfin, j'aime bien les cinémas

Parce que le cinéma, c’est un mix de plusieurs choses : on a d’un côté un écran avec des formes qui bougent et qui font du bruit, d’un autre une salle avec des spectateurs qui en font aussi. Alors je sais pas pour vous, mais pour moi mon appréciation d’un film se fait en bonne partie en fonction du deuxième critère. Des fois même, le film passe limite au second plan (bon, ça dépend généralement de la surface découverte de poitrine de l’héroïne, soyons honnêtes). Ca peut faire de très beaux souvenirs, autant que laisser des envies de meurtre inassouvies qui seront responsables un jour d’une psychothérapie longue et coûteuse, suivie de périodes d’enfermement aux frais du contribuable (nan, j’exagère, c’est juste pour faire un effet de style, histoire de se la jouer élitiste).

Allez, je me lance dans mes souvenirs de jeunesse, bons et moins bons, histoire de faire pleurer la ménagère lectrice de Gala qui sommeille en chacun de vous (j’aime bien Gala moi aussi, mais je préfère Public. Plus de nichons et de capitons).

Dans toutes les salles que j’ai fréquentées, mon taupe deux est constitué par : en deuxième position le cinéma « BIIIIIP » de Bordeaux (j’ai oublié le nom), situé dans un ancien couvent. C’est joli de partout, des fresques aux murs, je viens de retrouver le nom c’est l’Utopia, franchement ce décor frappe et laisse encore plus de traces que la tatane de Jean-Claude Van Damme (je parle de manière métaphorique). En unième position, je mets… nan j’en parlerai plus tard pour ménager le suspense.

Les plus pires de mes souvenirs de cinéma… La Tunisie, avec les gens qui parlent, mangent et sortent pisser pendant le film… Pas facile de rentrer dans l’histoire. Ca doit aussi être le pire souvenir d’une pauvre dame à côté de qui j’étais assis, vers 9 ans, pour regarder Hook, et à qui je racontais tout le film, ayant déjà lu le bouquin… Je sais pas comment elle a réussi à ne pas me mettre des baffes la malheureuse, en tous cas sa place au paradis est assurée.

Sinon y’a aussi un cinéma de campagne, avec le projecteur qui ronronne à 40 dB juste derrière moi, des chaises métalliques sous mes fesses, et je sais plus quel film…

 

Mais mon meilleur souvenir de cinéma, c’est devant Wild Wild West. En Bretagne, sur ma petite île de Bréhat que j’aime, on avait trois kilomètres à pied pour venir, la caisse était tenue sur une table de camping à l’entrée, la salle était toute petite avec des chaises en plastique sauf celles que des gens avaient amenées, on avait dû s’installer sur des coussins au premier rang, le film était projeté sur un drap formant un écran de 1m50 sur 1 m, avec en prime des fourmis volantes dans la salle et des rampantes sous les fesses. Le tout conclu par le retour dans la nuit noire, obscure et moite, sans lampadaires (trois kilomètres encore), suivis d’un bain de minuit en maillot au milieu du plancton phosphorescent.

Que du bonheur.

 

 

Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Mardi 26 juin 2007 2 26 06 2007 19:34
Tout d'abord, pardon aux mamans pour cette touche triviale de vulgarité, ceci dit des fois ça fait du bien (je parle de la vulgarité, hein, je ne voudrais pas lancer d'affirmations sans savoir, je ne suis pas critique de cinéma).

Pourquoi Procrastinator l'a-t-il dans le BIIIP ? (oui, j'ai décidé d'abandonner là la vulgarité, tant pis pour les pervers attirés par le titre, vous pouvez aller voir ailleurs, bande de dégoûtants)

Parce que là, il a été forcé à agir.

Ouais, parce que vendredi dernier, il avait reçu un coup de fil dans le métro pour lui demander s'il était toujours intéressé par la surveillance des pêches accidentelles de cétacés (et accessoirement leur découpage en morceaux au sécateur)

Alors il avait dit "ouais mais j'ai pas mon permis, je vais réfléchir, on peut en reparler la semaine prochaine ?"

Puis il était allé se biturer à Rennes au milieu d'un gros tas de chouettes copains (sauf Bigberta qui prétend retenir contre moi des propos tenus sous l'emprise de l'alcool)(hahaha je rigole), afin d'éviter d'y penser.

Puis il est rentré à Paris, et il a  éteint son portable pour éviter le coup de fil.
Quand même, hein.

Mais le lendemain, il s'est pris par la peau des fesses (façon de parler, bien sûr, sa souplesse de biscotte Heudeubert tout juste sortie de son sachet fraîcheur le lui interdit, en fait), et il a envoyé un mail pour dire "ouais, pourquoi pas, mais j'ai toujours pas mon permis, hein."

Puis il s'est interdit de regarder les réponses. Mais il l'a finalement fait. Et il a reçu une réponse, avec une demande de rendez-vous pour cet après-midi. Alors il a répondu, en espérant s'y être pris trop tard pour pouvoir  avoir ce rendez-vous le jour même, parce que comme ça il pourrait dire qu'il pourrait pas le lendemain à cause des travaux dans la maison.

Mais non. Alors il a dû y aller. Il a mis un de ses pantalons pas jeans, une chemise à carreaux achetée aux fripes par sa maman (environ 2 €, probablement), comme ça il était aussi beau que le jour du mariage de son cousin, là où il avait dû lire un extrait de l'épître aux Corinthiens pendant la messe, et il y est allé.

Et là, il tombe sur une fille adorable à peine plus âgée que lui, sortant de la même école. Alors, il discute un peu du boulot, et beaucoup de gens, ils pourrissent un de leurs anciens profs (mais qui ?? je suis sûr que certains le sauront), ils disent du mal des amis de Greenpeace qui viennent dire bonjour aux dauphins mais qui ne pourraient en aucun cas les ouvrir et qui hurlent quand les pêcheurs broient les pauvres araignées prises dans les filets...

Puis ils rediscutent boulot, horaires (10 jours par mois sur le bateau, ça va), et blablabla et puis finalement, Procrastinator qu'avait pas envie de venir, il a plus envie de partir, et finalement, ça le tente bien, ce taf.

C'est bien ce qu'il se disait y'a trois quatre mois.

Bon, ben va falloir avoir le permis, maintenant.
Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Samedi 30 juin 2007 6 30 06 2007 01:49
J'ai rencontré des gens que je connaissais d'internet.

Je me doutais que c'était des gens bien, en fait en vrai ils étaient encore mieux, c'est fou.
On avait prévu de se rencontrer à 19 heures jeudi soir aux Furieux, on l'a fait et j'avais mon T-Shirt Sauvez un lundi matin, mangez un patron.
On a picolé (enfin, pas trop, deux communards, un demi-pêche même si c'est pour les gonzesses, et une caïpirinha, ça va quoi), on a discuté, on a comparé les pipeule qu'on connaissait, ou que des gens qu'on connaissait connaissaient, et on a dû aller jusqu'aux gens que des gens  qu'on connaissaient connaissaient connaissaient (je suis plus tout à fait sûr, mais il est deux heures du mat' là), puis on a discuté d'autres choses aussi, puis on a pris un kebab et on est rentré chacun de notre côté, moi par le RER B qu'avait flambé trois quarts d'heure avant mais j'ai pu quand même sans trop de souci en fin de compte, j'ai eu de la chance.

Puis j'ai vu qu'on me réclamait pour du maraboutage, alors je me suis exécuté, en faisant des photos et en me concentrant, en plus y'a le destin qui voulait que je le fasse parce que jamais j'ai utilisé le retardateur, je savais même pas comment il marchait, puis là j'allume mon appareil photo (c'est rigolo l'appareil il a une icône pour photographier les bébés, elle bouge l'icône, c'est un bébé qui bouge les pattes de derrière, j'ai vu ça quand je voulais photographier les gens d'internet que j'ai vus en vrai), et là je l'allume je disais, et sans faire exprès j'appuie sur un bouton et il me met le retardateur, j'ai pu que m'exécuter on refuse pas une photo au destin.

Puis je me suis dit, houla, c'est moche le titre là-haut, change moi ça gars, ça va pas du tout, il était vingt heures et j'ai commencé, puis ma coloc est revenue du Danemark avec du pain mais pas des chaises alors qu'elle dit que c'est ce qu'ils font de mieux, parce qu'elle y est allée pour raser des carrés de cheveux à des gens pour voir comment ça repousse, elle a étudié le lait à la base mais là elle voit comment les cheveux des gens poussent parce qu'elle parle japonais, c'est pas LA coloc, c'est l'autre en fait, puis on a bu du thé en regardant les épisodes 11 et 12 de  Heroes après qu'elle ait rangé ses soutien-gorges et ses petites culottes, je croyais que j'avais pas les sous-titres du 12 mais en fait si, alors c'est peut-être le 13 ou alors j'ai téléchargé les sous-titres avant, le téléchargement c'est mal mais même, puis je me suis remis à Photoshop et j'ai tenté de faire un truc bien, puis finalement j'ai pas trouvé de truc drôle à faire alors j'ai mis un truc moyen drôle, mais plus que les machins qu'on voit sur les skyblogs ou les cartes postales avec des chatons dans des bottes ou des skieuses toutes nues parce que ça c'est pas drôle, et j'ai fait une note mais à cette heure c'est pas facile d'être cohérent, même si j'ai bu que du thé du supermarché en regardant Heroes.

Ha et tiens quand j'y pense j'ai appris que ma coloc (ouais, LA, cette fois) fêtait son anniversaire demain et qu'elle invitait vingt personnes et que j'étais quand même bienvenu.

Bon, je vais me coucher, hein.
Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 07 2007 22:05
Je sais pas si je l'avais dit sur ce blog, mais j'ai essayé de m'inscrire, sur les conseils d'une gourgandine, à un IUT. Pour devenir libraire, parce que c'était ce qu'on s'était dit qu'on allait faire après l'école. Ou alors travailler dans l'édition (devenir le nouveau Didier Borg, mon idole) ou la bibliothèquerie. Parce que ouais, pourquoi pas hein, quand on glande depuis des mois, toute opportunité est bonne à prendre, puis même si on gagne le SMIC, au moins on est avec des bouquins, et j'aime bien les bouquins.

Ca a pas marché, parce qu'il fallait faire un DUT métiers du livre et tout.
Ca m'attriste un peu, parce que à cause de ça j'ai pas pu voir comment ma lettre de motivation avait été accueillie.

Parce que s'il y  a quelque chose que j'ai en horreur, c'est l'exercice de la lettre de motivation. Je sais jamais quoi dire, je me sens particulièrement couillon et menteur en prime.
Après un début que j'ai mis des heures à retourner pour faire un truc tout pourri, j'ai fini la lettre en trois minutes, en me lâchant plus, et j'étais curieux de voir si ça me desservirait ou pas.

J'ai donc commencé par un poli

Madame, Monsieur

(Jusque là, je sais que c'est déjà pas top, mais j'avais aucune idée de si c'est une gonzesse ou un bonhomme qui s'occupe des candidatures)

Elève ingénieur récemment diplômé
(tu parles) à la recherche d'une nouvelle formation, je suis très (hou mais à quel point tu t'imagines même pas) attiré par la possibilité offerte par votre établissement de me mettre d'ores et déjà en contact avec le monde du travail par le biais de l'alternance (pour laquelle je commence déjà à chercher des pistes (bien sûr) et par les responsabilités que cela implique. (oui, je suis fan des phrases que tu mets dix plombes à lire)
Bien entendu, je suis comme toutes les personnes intéressées par les métiers du livre passionné par tout ce qui se publie dans tous les domaines, et j'essaye de suivre toutes les sorties au plus près.
Jusque là, je pense que vous serez d'accord, c'est très nul, sans parler du côté dégoulinant de miellerie obséquieuse faux-cul . Comme ça me prend à chaque fois des heures à écrire de la merde comme ça, j'ai décidé de finir en essayant d'être sincère et honnête, et j'ai fini d'un trait de bic acéré.

Je souffre en plus d'une tendance compulsive à tenter d'inciter tout le monde à partager les lectures que j'apprécie ou vénère, et je pense que cette formation me permettrait de transformer  en un métier plus profitable que le RMI (aussi bien pécuniairement que sur le plan de l'estime de soi) ce penchant qui se révèle sinon un lourd handicap social.
Je pense donc être un candidat de choix pour cette formation, promis à illuminer ce monde tel un phare de culture dans la triste tempête de l'ignorance générale.

Cordialement,

(paraphe illisible)


Bon.
Comme ma formation de base était pas celle qu'ils voulaient, la réponse a été "va te faire voir, péquenaud d'agronome de mes couilles, on t'encule toi et ta famille jusqu'à la neuvième génération, de toute façon t'es qu'un trou de balle mal torché, va mourir". Je brode un peu, bien sûr.

Mais bon, j'aurais quand même bien voulu savoir ce que ça aurait donné, si la candidature n'était pas non-valable.
Même si je sais plus si je l'aurais fait.

Ho, puis en fait, on s'en fout, j'ai envie de pisser, je publie et j'y vais.
Par Francis - Publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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