Vendredi 20 juin 2008
Francis est légendaire. La légende vient de la barbe, tout le monde le sait. Francis sans sa barbe n'est plus Francis.
Mais d'où tient-il une aussi belle barbe sans faire d'effort ?

 

Suite à de nombreux mois d'enquête, la disparition de deux de nos reporters (laissant à eux deux deux veuves et quatre orphelins), des caméras plus que cachés, nous avons la solution.

C'est un scoop qui se livre à vous ce soir. Certains ont payé de leur vie pour avoir voulu vous livrer cette vérité. Nous leur rendons hommage en diffusant ce reportage. Préparez-vous à vivre un moment effroyable et unique. Micheline ! Magnéto !

 

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Alors là nous sommes dans un entrepôt où se trouvent rassemblées des centaines de femmes ! Elles ont en commun comme vous le constatez d'être blondes vénitiennes. Comme elles ont l'air pitoyables, pauvres créatures. Oh, mais regardez ça ! Autre chose en commun ! Oh mon Dieu c'est atroce ! Toutes ces femmes.... Oh j'ai du mal à le dire ! Toutes ces femmes ne sont pas épilées ! Quelle horreur, il y a des poils partout ! On comprend mieux qu'elles soient cachées. Mais que diable peut bien faire Francis avec ces femmes ? Peut être aurons-nous la réponse dans un instant.

 

Je vois un homme qui s'approche. Enfin je crois que c'est un homme. Il me rappelle quelque chose. Oh oui ! Avec une barbe ! Mais... C'est Francis ! Imberbe ! Quelle horreur, c'est indescriptible ce qui est apparu devant mes yeux, c'est...

 

Oh, des hommes conduisent les femmes unes à unes vers des chaises. Elles sont ligotées sauvagement. Un tortionnaire s'approche et... Oh les pauvres ! Un épilateur électrique ! La salle s'emplit de cris, c'est à peine supportable, je...je dois couper la transmission.

 

Les cris se sont tus. Toute cette montagne de poils à terre, un vrai massacre. Des aspirateurs sont amenés sur les lieux, les poils sont aspirés dans les tuyaux. Francis part, il s'isole dans un bureau, les aspirateurs le suivent. Je ne sais pas ce qui se passe là dedans, mais je suppose que ce n'est pas joli joli.

Après plusieurs heures d'attente, le voilà qui ressort. Oh, quelle barbe ! Non, mes pires craintes se voient confirmées. Francis séquestre des femmes dans le but d'entretenir sa barbe légendaire. C'est monstrueux. Le monde entier doit voir ça, même si ma vie en dépend.

 

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Ici Lelf, de retour au studio. C'est une horrible vérité qui nous a été révélée ce soir, mais nous nous devions de répandre l'information, en mémoire de nos collègues disparus. C'était Lelf, à bientôt pour une prochaine édition de notre magazine.

par Lelf publié dans : Les trucs de pas moi
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Lundi 16 juin 2008

Bon, ben voilà. Veni, vidi pas grand chose, reveni. Le vendredi 13 ne m'aura pas porté bonheur. Non seulement la France a été laminée au foute, mais on a appris alors qu'on prenait l'apéro dans notre hôtel que les bateaux qu'on était censés aller dessus observer la pêche étaient rapatriés. Ou en tous cas qu'ils avaient plus le droit de pêcher, donc nous plus l'occasion d'observer. Mon premier job aura été court.

 

Ceci dit, c'est une performance, non ? Réussir à être payé pour aller passer un week-end à Malte, playa, visite d'endroits poussiéreux, boîte, boîte, boîte. Bon, je vais peut-être bosser un peu histoire de gagner ces sous, finalement, ils nous proposent d'être honnêtes. Alors je vais gentiment leur rendre leur VFI, leurs pantalons cirés, leur cahier, les notes de taxi, et geeker. Ou faire de la bibliographie.

 

Parce que ça le fait quand même pas des masses, sur un CV :

 

« Juin 2008 : Mission d'observation de la faune nocturne du quartier Saint Julians à Malte. »

 

Bof, quoi.

Ceci dit, j'avais quand même commencé mon rapport, à trois heures du matin, légèrement éméché mais rafraîchi par trois quarts d'heure de marche pour le retour (notre hôtel étant en bord de mer, il suffisait de suivre la côte pour le retrouver, c'est l'avantage des îles)

 

Bref, voilà ce qu'il en est.

Voilà le souvenir qu'il te restera de ce court séjour à Malte, où tu étais censé attendre d'embarquer sur un senneur pour compter des thons. A défaut, et en raison de l'interdiction de la pêche au thon que tu auras apprise quelques minutes après ton arrivée à l'hôtel, tu auras maté des culs à Saint Julians. Et pas qu'un peu. Des culs à droite, des culs à gauche, moulé dans un mini-short, dans une mini-jupe ou dans une mini robe. Les culs sont partout à Saint Julians à minuit. Les filles en sont prodigues. Et force est de reconnaître qu'elles sont bien roulées. Des bonnasses, comme on dit affectueusement entre mecs un peu bourrés. Des bombes sexuelles. La maltaise n'est pas jolie, mais qu'elle est bonne, et avide de le montrer.

Le kilométrage impressionnant de cuisses étalées dans le quartier en est la preuve. Sans compter les gonzesses qui se trémoussent sur les comptoirs des clubs. Si ta maman ne t'avait pas bien élevé, tu laisserais sans doute échapper un Saaaaaalooooooope aux voyelles amoureusement allongées devant le spectacle offert par la brunette en mini-robe rouge qui essaye de faire croire qu'elle ne t'agite pas son string sous le nez. Sous le nez de tout le monde, d'ailleurs. Mais vingt ans d'éducation ne se laissent pas démonter par deux bières, un tiers de bouteille de pinard (moitié rosé, moitié rouge maltais) et une demi-douzaine de vodka-Red Bull (avec taurine). Donc, à défaut de t'exprimer vulgairement, tu mates.

 

Après ce moment de poésie médité sur le chemin du retour, et qui fait nettement plus long sur papier, je crois m'être endormi.

Ptain. Je suis allé en boîte à Malte. En boîtes à Malte, même. Merdalors. Je le fais absolument pas en France.

 

J'ai fait des trucs de jeune. Berk.

Pour me punir, je vais laisser les clés du blog à ceux qui étaient censés le garder.


 

Pour finir, une photo de la vue de l'hôtel (depuis la terrasse avec jacuzzi)


 


Et la vue de ma chambre :


 

par Francis publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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Dimanche 15 juin 2008
Mouahahah! Profitant de l'absence du proprio des lieux, mais également des gardiens du temple pendant ses vacances, j'en profite pour faire de cet endroit le premier espace web annexé par ma conquête du monde. En tout cas, du monde virtuel. Tel le X-Zibit de la blogosphère, je viens cubikiser les blogs. Et quoi de plus normal que de commencer par un de ceux dont on m'a filé les clés. Ben oui, on peut être conquérant mais néanmoins faineant.

Et pourtant, y a du boulot. Parce que bon, relever le niveau d'un dépeceur de Willy même pas sauvés, c'est pas rien. Mais je saurai être magnanime. Je ne suis pas (totalement) un tyran. Comme les romains, je viens surtout amener la civilisation.Aussi mettre une route vers ma Rome, mais là n'est pas le propos. Et pour ça, quoi de mieux que ridiculiser l'annexé? Voici donc la preuve en image que Francis n'est qu'un gros nain et qu'il n'était pas très difficile de faire mieux:



Voilà, je crois que la démonstration est faite et que je peux d'ors et déjà considérer ce blog comme ma nouvelle frontière. Comme j'ai aussi d'autres choses à faire et que je sais être bon avec l'indigène, je laisserai celui qui est maintenant devenu locataire ici, ainsi que ses suppléants, continuer à poster. Pour ma part, d'autres horizons m'attendent. Il y a tant à conquérir.  Peut-être prochainement chez Gima (pas sur). Et ensuite, vers ceux que j'arriverai à convaincre de laisser mon virus sans pitié laisser rentrer chez eux. A moi, le web!
par cubik publié dans : Les trucs de pas moi
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Jeudi 12 juin 2008

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu n'attends

Plus rien de la vie.

 

Un trou sans fond s'ouvre devant toi. Car je sais, lecteur, que tes visites régulières sur ce blog étaient le rayon de soleil qui réchauffait ta chair meurtrie par une vie à la fadeur d'un vieil artichaut sans vinaigrette.

Maintenant que, tel Ulysse, je pars sur les flots bleus de la Méditerranée pour deux ou trois semaines (mais qui sait où les vents du destin me porteront ?), tu sens s'évaporer ta vie, elle perd soudain son sens, et tu pleures des larmes salées qui font couler ton mascara sur tes joues duveteuses.

 

N'aie crainte. J'ai pensé à toi.

 

Oui, pour deux ou trois semaines, j'ai fourni les clés de ce blog à d'ardents camarades aux dents longues qui ne demandaient rien de mieux que de gagner un peu d'amour et de lecteurs en vous divertissant (ou en vous faisant lever les yeux au ciel en disant ralala mais qu'est-ce qui lui a pris, dans un cas, mais je vous dirai pas lequel).

 

Faites-leur bon accueil, ne leur lancez pas de cacahuètes, éloignez-vous des barreaux, et envoyez-leur des bisous d'amour de ma part.

 

Bon, en même temps, ils sont pas très très nombreux, je n'ai pas beaucoup d'amis, donc si vous vous sentez des vélléités de faire ici des trucs que vous oseriez pas faire chez vous, demandez-leur gentiment, pitet ils voudront bien vous filer les clés.


 

Allez, pour se quitter sur un bon souvenir, un peu de musique de circonstance !

 


 

 

par Francis publié dans : La catégorie fourre-tout de moi
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Lundi 9 juin 2008

Aujourd'hui est un grand jour : j'ai signé un contrat. Un vrai, qui dit dessus que je vais gagner des sous. Je suis content. C'est pas aussi bien que rentier, mais au moins, ça va me permettre de passer du temps à la mer.

Parce que je vais compter des poissons. Enfin, essayer, si j'ai bien compris ma mission. Je serais habillé en ciré, avec un VFI qu'on m'a donné, et j'aurai une plaquette en plastique, des papiers, un cahier, des crayons. J'ai été bien shipchandlé. Même la gomme, ils me l'ont fournie. Manque juste la cotte cirée, que je retrouve plus, je vais devoir me dépêcher de l'acheter et de leur envoyer la facture.

 

Ca fait plaisir, l'idée de gagner des sous. On se sent d'avance un peu moins inutile. Ca faisait un bail.

 

La dernière fois, c'était il y a si longtemps. J'étais étudiant, et encore prêt à me raser pour la cause. Je l'ai fait. On m'avait fourni un beau pantalon noir que j'ai encore, et deux beaux T-shirts blancs, que j'ai encore, mais ils sont moins blancs. J'étais tout beau, tout propre, et avec une bande de gais lurons, j'ai passé trois jours à couper des saucissons à la machine, des saucissons secs et à l'ail, et des jambons secs. Et à manger du saucisson et du jambon sec. Purée que c'était bon. Ils se foutaient pas de leurs clients, nos employeurs. En plus, comme ça envoyait plein de de gras sur mon T-Shirt blanc, ça m'évitait de faire le service chez les VIP, à l'étage.

Ha oui, au fait, c'était à un salon agricole professionnel. On donnait à manger aux clients de Sanders. Mais pas que, hein ! On leur donnait à boire, aussi. Du jus d'orange, du perrier, du coca, du kir. Qu'on préparait de nos blanches mains, c'était bien. On mettait des gants, quand même. Comme ça on pouvait faire des blagues.

 

 

Mais il fallait pas les faire devant les clients, hein ! Parce que sinon, ils voulaient pas de nos calculatrices cadeaux.

 

Haha. En fait si, ils en voulaient toujours, de nos cadeaux, hein.

Enfin bon. C'est des bons souvenirs, gagner des sous. Puis le job était mieux que d'autres, hein. J'avais une copine qui devait vendre des produits contre la mammite, forcément, on lui demandait si on pouvait essayer sur elle. (oui, mammite, c'est une infection des mamelles, hein. Ca fait du lait tout moche. Et elle avait une sacrée paire de boules, la copine, pour rien gâcher).

 

Haaaaalalallaa. Ca fait bizarre, quand même, d'avoir un job en point de mire. Même si c'est juste pour 15 jours.

 

par Francis publié dans : Les exaltantes aventures de la vie de moi
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